> Yutaka Makino (Traducteur)

ISBN : 2742789510
Éditeur : Actes Sud (2010)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 50 notes) Ajouter à mes livres
Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d’affaires absent, mère d’une fillette de trois ans qu’elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n’a aucun souvenir avant l’âge de cinq ans. Plus étrange encore, ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par selena_974, le 22 mai 2012

    selena_974
    Sayaka est une jeune femme mariée à un homme souvent absent et indifférent aux affaires familiales, mère d'une petite fille qu'elle maltraite. Après avoir été contrainte de confier sa fille à sa belle-famille car elle est incapable de s'en occuper, elle décide de chercher la source de ce comportement dans sa propre enfance, dont elle n'a bizarrement aucun souvenir jusqu'à l'âge de 5 ans. Suite à la mort de son père, elle découvre une étrange clé en forme de tête de lion et pense que la maison qu'elle ouvre recèle tous ses souvenirs. Afin de l'aider, car elle sait qu'elle ne peut y arriver seule, Sayaka fait appel à son amour de jeunesse qu'elle n'a pas revu depuis des années, et qui a publié dans une revue scientifique un article sur la maltraitance des enfants. Ils arrivent donc ensemble dans cette maison mystérieuse, dans laquelle le temps semble s'être arrêté 23 années plus tôt...
    J'ai tout simplement a-do-ré cette histoire de Keigo Higashino. du début à la fin, on vit cette quête dans une atmosphère oppressante, pesante, dans laquelle on avance silencieusement, sur la pointe des pieds. Je me suis surprise à arrêter de respirer à certains passages, ou encore à avoir le cœur qui battait bien trop vite à d'autres. C'est une histoire totalement addictive, quand on la commence, on ne peut rien faire d'autre qu'y penser encore et encore, on n'en sort jamais vraiment, jusqu'à la révélation... Un livre incontournable, superbement écrit, dans ce contexte japonais si particulier que j'affectionne tant...
    Keigo Higashino a écrit d'autres livres traduits en français, je compte bien les découvrir bientôt !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Eskalion, le 08 septembre 2010

    Eskalion
    Quel agréable moment de lecture que ce roman japonais, écrit d'une main de maître par Keigo Igashino.
    C'est le premier roman que je lis venant de cet horizon littéraire si lointain. Et pour tout dire, j'ai été particulièrement séduit.
    Une histoire originale, délicieusement tortueuse, et une énigme qui s'effeuille progressivement, page après page, sans à-coup.
    Car l'écriture de Kego Igashino est aussi délicate, aussi minutieuse que la préparation d'un thé traditionnel. Les ingrédients de cette histoire sont réunis progressivement, avec parcimonie, et délayés délicatement par la plume de l'auteur. S'en dégage une atmosphère particulière, où le lecteur ressent l'existence d'un passé qui ne veut pas se révéler. Car ce thé est sombre, et il se boit froid.
    Sayaka Kurahashi et une jeune femme qui n'est pas heureuse, et qui a déjà tenté de se suicider. Maman d'une petite fille qu'elle ne sait pas aimer, mariée à un homme qui voyage souvent à l'étranger,elle est seule.
    A la mort de son père, elle reçoit en héritage une clé et un plan menant à une maison qu'elle ne connait pas. Pourquoi dès lors ressent-elle ce besoin si puissant de s'y rendre ? pourquoi pressent elle que des réponses à son mal être l'attendent dans cette bâtisse ? Et pourquoi n'a-t-elle aucun souvenir de sa petite enfance ?
    Pour l'accompagner, elle fait appel à son ancien petit ami.
    La force de Kego Igashino, réside dans l'art consommé qu'il a de déposer sournoisement, au fil des pages, tous les détails importants de cette histoire, sans même que nous nous en rendions compte.
    C'est un peu comme une carte en trompe l'œil. Tous les éléments sont là , sous nos yeux, dispersés, anodins et tellement insignifiants. Il suffit juste pourtant de déplacer légèrement la carte, de la mettre en perspective, pour que ces éléments aient un autre sens, pour qu'ils se rejoignent , forment un ensemble cohérent et délivrent une autre vérité, froide et lugubre.
    Et l'intense bonheur du lecteur sera dans la découverte ultime que tout au long du roman il se sera fait balader par un virtuose de l'illusion, sans pouvoir à aucun moment, ne serait ce qu'ébaucher le sens et le final de cette histoire.
    Pour ma part, j'adore quand je n'ai aucune maîtrise sur l'œuvre que je suis en train de lire et que je suis donc totalement à la merci de l'auteur ! Ce fut assurément le cas ici.
    Indéniablement, ce roman fera parti des meilleurs livres que j'aurai lus cette année.


    Lien : http://passion-polar.over-blog.com/
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Marquepages, le 20 mars 2012

    Marquepages
    Donner un avis sur ce roman est pour moi assez destabilisant. Je m'y attelle avec difficulté.
    Quelques mots d'abord sur le titre, l'illustration de la première de couverture et l'intrigue en général :

    Dans un premier temps, je serais tentée de dire que le fond de l'intrigue est original voire génial, conforme à ce que j'attends d'un récit à suspense.
    Pourtant, je n'ai pu m'empêcher de penser que sous ce titre énigmatique à la limite du fantastique, se cache un récit assez lent dans lequel les dialogues paraissent mâchés, faciles, laissant moins de place à l'imagination du lecteur.

    L'intrigue est donc un long fil tranquille qui s'achemine vers le dénouement, lentement mais sûrement. Un dénouement surprenant, je l'admets. Une gageure relevée aussi avec succès que de construire un roman autour de deux personnages dans un lieu unique ou presque.

    Que dire aussi de l'illustration de la première de couverture? Elle ne correspond pas au contenu du roman, ou alors de façon très ténue... Un couple de très jeunes gens, en tenue de mariage, au regard triste, fixe l'objectif. On pense à un mariage forcé ou à des poupées de cire... Si quelqu'un perçoit le lien avec le récit, qu'il me le fasse savoir!

    A la recherche du temps perdu :
    Les deux protagonistes se sont connus et aimés au lycée, mais depuis, chacun a fait sa vie de son côté. Elle, Sayaka, est désormais mariée à un homme d'affaires absent qui lui a donné une fille mais elle avoue la maltraiter et culpabilise, se considère comme une mauvaise mère, incapable d'assumer. Elle a donc confié la garde provisoire à ses beaux-parents. Quel lourd secret cette jeune mère porte-t-elle depuis son enfance?
    Après avoir repris contact avec son amour de jeunesse, elle le convainc de l'accompagner dans cette quête qui doit lui permettre de retrouver les souvenirs profondément enfouis, refoulés de sa plus tendre enfance et peut-être, pourquoi pas, se réconcilier avec elle-même et sa petite fille, on l'espère du moins...

    Sayaka a reçu de son père décédé la clé à tête de lion d'une maison abandonnée. Mais les occupants semblent avoir déserté les lieux depuis bien longtemps. En témoigne la poussière qui a l'air de s'être accumulée depuis des lustres. le temps s'est figé, les horloges sont arrêtées sur la même heure... Passées la peur et la surprise de pénétrer dans cet endroit étrange, l'écheveau se démêle peu à peu grâce à une exploration minutieuse et répétée des lieux, puis la découverte du journal de l'enfant de la maison, le petit Yusuke.

    Les objets, une composante essentielle :
    On l'aura remarqué, le titre du roman pose d'emblée le lieu comme essentiel mais les objets qui s'y trouvent ne le sont pas moins.
    Découverts au fur et à mesure, ils ont tous leur importance et constituent des indices analysés successivement avec brio, parfois trop, par les personnages. D'hypothèse en hypothèse ils reconstituent la trame des événements, à la manière d'un jeu de piste ou d'un puzzle.
    J'ai parfois trouvé que les déductions étaient un peu tirées par les cheveux, notamment celle qui concerne le téléscope, mais je ne vous en dis pas plus pour ne pas déflorer la révélation finale.
    J'avoue quand même avoir eu beaucoup de plaisir à découvrir avec les personnages les différents effets personnels des propriétaires des lieux. Cette intrusion dans leur intimité est délectable. Quelle curieuse je fais!
    Toujours est-il que peu à peu, la jeune femme est rattrapée par son passé, elle a forcément déjà été dans cette maison et en a connu les habitants...
    Vous l'aurez compris, ce roman, récompensé par le prix Polar international de Cognac, ne peut laisser indifférent. J'ai quand même envie de lire d'autres oeuvres de cet auteur japonais, en particulier "Le Dévouement du suspect X".
    Vous ne manquerez pas de trouver sur le net des critiques dithyrambiques de "La maison où je suis mort autrefois"qui se justifient aussi!


    Lien : http://marquepages.over-blog.com/article-la-maison-ou-je-suis-mort-a..
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    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Ness, le 19 mars 2011

    Ness
    Ce roman japonais m'a littéralement scotché sur place et je ne dis pas souvent ça d'un roman.
    Sayaka et le narrateur ont autrefois vécu une histoire d'amour. Depuis, le narrateur vivote entre son travail d'universitaire et les articles qu'il écrit pour une revue scientifique et Sayaka est devenue mère au foyer. Se retrouvant lors d'une réunion d'anciens élèves, la jeune femme confie à son ami qu'elle n'a aucun souvenir datant d'avant ses 5 ans et que son père, décédé depuis peu, lui a laissé en héritage une clé et un plan conduisant à une vieille maison. Persuadée que cette maison détient le secret de son amnésie, elle demande au narrateur de bien vouloir l'accompagnée dans cette aventure. Ce qui commence comme un mauvais film va très vite évoluer en un polar bien ficelé qui tient le lecteur en haleine. le lecteur est un pantin dans les mains expertes de l'auteur qui nous promène à sa guise dans son histoire. Quand on pense détenir enfin la clé de l'énigme, Keigo Higashiro nous plonge un peu plus profondément dans les méandres de la psychologie des personnages. Je n'en dirai pas plus de peur de dévoiler la fin mais ce roman, paru au Japon en 1997 tout de même, est à découvrir sans attendre et sans excuse. Et au risque de me répéter, je n'avais rien lu d'aussi palpitant et haletant depuis bien longtemps et c'est fébrile que j'attends la parution d'un nouveau roman de cet auteur.


    Lien : http://mespetiteslectures.blogvie.com/2011/02/25/la-maison-ou-je-sui..
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    • Livres 5.00/5
    Par Erzuli_Capote, le 26 mars 2012

    Erzuli_Capote
    Magnifique récit, une enquête haletante menée de mains de maître. Jusqu'au bout cette recherche du passé nous plonge dans un suspense dont le dénouement nous laisse pontois. Personnellement à la fin j'ai eu comme de l'empathie pour chacun des personnages même le plus vil.
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 07 mars 2012
    Un beau suspense psychologique, écrit par l'une des figures majeures du roman policier japonais.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par Myrtle, le 30 mars 2012

    Elle ne chahutait pas et ne criait pas sans raison comme la plupart des filles. Elle se tenait toujours en retrait, donnant l'impression d'observer pensivement ce qui se passait autour d'elle. Au début j'avais cru qu'elle était timide, mais je m'étais vide rendu compte que ce n'était pas le cas. Ses yeux, lorsqu'elle regardait ses camarades rire bêtement, étaient semblables à ceux d'un scientifique observant des animaux de laboratoire. Un peu comme si elle était spectatrice d'une pièce de théâtre intitulée "La Deuxième année de lycée". En fait, elle ne tentait jamais de monter sur scène.
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    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par kathel, le 31 juillet 2011

    Le téléphone a sonné chez moi. C'est ainsi que tout a commencé.
    Dès que j'ai entendu sa voix, j'ai su qui c'était. Une voix unique avec un accent juvénile. Mon coeur s'est mis à battre plus fort. J'ai quand même demandé sur qn ton formel qui était à l'appareil. Je voulais lui montrer qu'il me restait un peu d'amour-propre, mais je m'en suis voulu tout de suite et me suis dit que j'étais stupide.
    - Euh, c'est madame Nakano.
    Elle n'a pas donné son nom de jeune fille, mais son nouveau nom. Peut-être par amour-propre, elle aussi.
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par BMR, le 02 janvier 2012

    - Regarde.
    Elle désignait la pendule octogonale tout à fait ordinaire accrochée au-dessus de la porte qui donnait sur le salon.
    - Eh bien quoi ?
    - Tu ne trouves pas ça bizarre ? Elle indique aussi onze heures dix. Exactement comme celle du salon.
    J’ouvris la porte du salon pour regarder à nouveau la pendule du salon. Sayaka avait raison.
    - Qu’est-ce que ça signifie ?

    Et 150 pages plus loin, après de multiples et diverses investigations dans cette maison mystérieuse :

    Bientôt je trouvais un petit réveil rond. Le rebord métallique était rouillé et le cadran tout rayé, mais les chiffres étaient en bon état.
    Le réveil indiquait onze heures dix. Je le montrais à Sayaka.
    - Nous comprenons enfin à quoi cette heure correspond.
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  • Par Cylhis, le 26 janvier 2012

    D'ailleurs, chacun n'a-t-il pas une maison où l'enfant qu'il était est mort autrefois ? On fait seulement semblant de ne pas voir qu'il s'y trouve encore parce qu'on ne tient pas à le rencontrer.
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  • Par Erzuli_Capote, le 04 avril 2012

    "J'avais continué à vivre avec mes parents adoptifs comme si de rien n'était. Sans doute donnions-nous l'impression d'une famille tout à fait ordinaire. Mais je ne peux pas nier que je n'ai jamais cessé de jouer le rôle de leur fils. Et cela n'était probablement pas une chose à leur dire.
    Il n'y avait rien de vrai, l'homme était inexorablement seul... Cette pensée ne m'avait plus jamais quittée. C'est alors que j'avais rencontré Sayaka."
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