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> Yutaka Makino (Traducteur)

ISBN : 2742789510
Éditeur : Actes Sud (2010)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 188 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d’affaires absent, mère d’une fillette de trois ans qu’elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n’a aucun souvenir avant l’âge de cinq ans. Plus étrange encore, ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par andman, le 23 octobre 2013

    andman
    Chacun de nous se rappelle plus ou moins de sa petite enfance : bribes d’évènements familiaux, endroits insolites, jeux particuliers, frayeurs parfois…
    Le personnage principal de « La Maison où je suis mort autrefois », Sayaka, n’a aucun souvenir de ses premières années. Pas une photo de famille, pas une allusion de ses parents à sa tendre enfance auxquelles elle pourrait se rattacher !

    Est-ce la raison pour laquelle, aujourd’hui jeune maman, elle ne supporte pas sa petite fille au point de la maltraiter ? Ses actes insensés ne trouvent-ils pas leurs origines dans des évènements potentiellement traumatiques qu’elle aurait vécus toute petite ? Le phénomène déclencheur de ses pulsions suicidaires serait-il dû à cette amnésie incompréhensible ?
    Livrée à elle-même, son mari est à l’étranger pour plusieurs mois, Sayaka sollicite l’aide de son ex petit ami lequel est devenu scientifique mais resté célibataire.
    Celui-ci en pince toujours pour la jeune femme et les voilà tous deux, le samedi suivant, à plusieurs heures de voiture de Tokyo dans une maison inoccupée mais meublée.
    Feu son père a laissé à Sayaka une enveloppe avec un plan indiquant le chemin conduisant à celle-ci ainsi qu’une clé permettant d’y entrer.
    De façon habile, Keigo Higashino livre une à une les pièces d’un puzzle macabre et plonge le lecteur dans un huis-clos captivant sur les pas de ces deux explorateurs.
    Peu à peu les indices découverts à différents endroits de la demeure apportent de l’eau au moulin de leurs supputations.
    Son ami scientifique s’avère un fin limier et aide brillamment Sayaka à transformer en évidences factuelles les incohérences matérielles observées ici et là.
    Isolez-vous une poignée d’heures dans cette bâtisse poussiéreuse, sans eau ni électricité !
    Cet inconfort passager est le prix à payer pour découvrir un à un les secrets d’une famille cruellement éprouvée par le destin.

    P.-S. : Si vous prenez plaisir à lire ce très bon thriller, vous apprécierez également l’excellent « Le Dévouement du suspect X » du même auteur.
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    • Livres 4.00/5
    Par Iansougourmer, le 18 mai 2013

    Iansougourmer
    La maison où je suis mort autrefois est un roman très bien construit et subtil qui m'a captivé. Je l'ai lu d'une traité, englué dans le récit de Higashino.
    Le narrateur est recontacté par son ex-petite amie qui lui demande de l'aide pour aller visiter une vieille maison reçue de ses parents. Elle ne se souvient pas de son passé avant sa cinquième année et est persuadée que la visite de cette maison isolée et mystérieuse pourrait lui faire revenir la mémoire, ce qui est important pour elle car elle veut pouvoir analyser les raisons profondes qui font qu'elle maltraite sa fille et qu'elle pense liées à son enfance... Entrés dans la maison abandonnée, les deux personnages se retrouvent englués dans une atmosphère oppressante, d'autant plus que la demeure est étrange et semble avoir abrité des événements tragiques...
    Le style de Higashino est concis, sans fioritures, ce qui permet de créer une atmosphère étriquée et angoissante, car le lecteur suit pas à pas les événements et retient toujours son souffle.
    C'est cela qui m'a frappé : normalement, rien ne devrait nous stresser, puisque la maison est abandonnée et que les faits se sont produits il y longtemps ; mais l'auteur parvient à nous angoisser, cette maison est étouffante et on sent que quelque chose d'anormal s'y est produit. de ce fait, le lecteur est sans cesse dans l'expectative, et attend avec anxiété la suite des événements. Toutefois, il n'y a ici nulle épouvante, puisqu'il ne peut rien arriver de physique aux personnages ; la crainte provient de ce que l'on pourrait apprendre, du pressentiment funeste que l'on a dès le début du récit. Hishigano parvient à livrer un livre étonnant à la tension psychologique et au suspens fort, ce qui est paradoxal puisque l'action se passe dans une demeure abandonnée. C'est un tour de force !
    Un autre aspect intéressant de ce livre est qu'il constitue une reflexion tres pertinente de l'influence du passé sur les individus. En effet, il présente Sayaka qui veut connaître son passé car elle croit que cela pourra l'aider à résoudre ses problèmes, mais la découverte de faits tragiques la concernant et qui au passage bouleversent plusieurs de ses certitudes ne sont-ils pas de nature de l'affaiblir psychologiquement voire de la rendre malheureuse ? La réponse de l'auteur semble être la suivante : même si on veut le nier ou on le méconnaît, notre passé s'impose à nous de manière impérieuse, car c'est lui qui nous construit et nous structure.
    Au final, en dépit de son apparente simplicité au niveau de l'intrigue, La maison où je suis mort autrefois est un récit captivant et fort qui interroge les liens des individus avec leur passé.
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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 14 octobre 2012

    marina53
    La maison où je suis mort autrefois, un titre singulier pour un récit posthume...
    Sayaka, mariée avec un homme d'affaires souvent absent, avec un enfant, ne se souvient d'absolument rien avant ses 5 ans. A la mort de son père, elle reçoit une clé et un plan qui semble conduire à une vieille maison isolée, au bord d'un lac. Persuadée que cette maison est le seul moyen qu'elle a de retrouver la mémoire, elle appelle son ex petit ami pour qu'il l'accompagne à la quête de ses souvenirs perdus. Dans cette demeure où règne une atmosphère inquiétante, les deux amis vont aller de surprise en surprise.
    Dans ce polar noir, Keigo Higashino traite de l'amnésie, de l'enfance et du rapport entre ce que nous étions étant enfant et ce que nous sommes devenus.
    Higashino nous livre ici un huis clos angoissant et oppressant.
    Un auteur à suivre ....
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  • Par kuroineko, le 16 mars 2013

    kuroineko
    Je lis assez rarement des polars et romans policiers. Mais le titre de ce roman m'a fortement intriguée (et une fois n'est pas coutume, la traduction en était juste).
    Le roman permet entre autre une incursion dans le problème de la maltraitance des enfants, Sayaka infligeant sans raison particulière de mauvais traitement à sa fille. C'est pourquoi elle se lance à la recherche de ses souvenirs, dont le compteur est bloqué à ses cinq ans. Avant, le néant. Après avoir appris dans un article que les mères violentes avaient été le plus souvent elles-mêmes victimes de sévices pendant la petite enfance, Sayaka se lance à l'aventure, requerrant au passage l'aide de son ancien amant. Certes, l'utilisation du poids du passé n'est pas neuve; pourtant ici je ne me suis pas sentie face à un cliché de plus.
    Higashino Keigo construit son intrigue patiemment, amenant les éléments à dose homéopathique. Au fur et à mesure de ma lecture, je me suis retrouvé avec un paquet de fausses hypothèses et le secret ne s'éclaire vraiment qu'à la toute fin. le style est très sobre, voire froid. Les deux personnages principaux, le narrateur et son ex petite amie, Sayaka, sont bien campés. Bien que le rythme se révèle assez lent, on n'éprouve aucun ennui tant l'histoire est maîtrisée. Deux autres romans ont été traduits de cet auteur, je compte bien poursuivre ma découverte de son univers littéraire.
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    • Livres 4.00/5
    Par sandrine57, le 19 septembre 2012

    sandrine57
    Le narrateur est contacté par Sayaka, son ancienne petite amie, après des années de silence. Elle est désormais mariée et mère d'une petite fille. Mais son mari est souvent absent et sa fille vit avec ses beaux-parents. Elle dit ne pouvoir compter que sur lui pour l'aider à résoudre un problème. Elle lui confie n'avoir aucun souvenir de sa petite enfance et pense pouvoir trouver des réponses à ses questions grâce à une clé et un plan qu'elle vient de trouver dans les affaires de son père décédé. Réticent au début, le narrateur finit par accepter d'accompagner Sayaka et ensemble ils se rendent dans une maison perdue au fond d'un bois, près du lac de Matsubara. La maison est abandonnée, figée, comme si le temps s'y était arrêté il y a 23 ans à 11h11. Leur exploration les conduit au journal intime d'un jeune garçon, Yusuke, qui semble avoir vécu des heures sombres en ces lieux. Reconstituant petit à petit le fil des évènements, ils cherchent le lien entre cet endroit et l'enfance de Sayaka.

    Ambiance glauque, angoisse presque palpable, pudeur des sentiments, le japonais Keigo HIGASHINO réussit ici un huis-clos captivant, un roman sombre et oppressant qui mène le lecteur jusqu'au coeur d'une tragédie familiale. Dans une maison des plus inquiétantes, à l'écoute d'un petit garçon sérieux et heureux dont la vie tourne au cauchemar avec la disparition de son père et la survenue de "l'autre", un homme méprisable et violent qui le soumet à une torture autant psychologique que physique. Tout au long du récit, le lecteur se prend d'empathie pour ce bonhomme courageux, s'inquiète de son sort, mais les indices sont là et s'accumulent pour ne pas douter qu'au final le drame est inévitable. Quelles séquelles garde-t-on de son enfance? Peut-on y trouver la source de nos comportements d'adulte? Par petites touches, l'auteur évoque la famille traditionnelle japonaise : le chef de famille décisionnaire, les enfants comme investissements pour l'avenir et la maltraitance, phénomène nouveau qui s'invite de plus en plus souvent dans les foyers.
    Un très bon et très beau roman noir.
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 07 mars 2012
    Un beau suspense psychologique, écrit par l'une des figures majeures du roman policier japonais.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par andman, le 21 octobre 2013

    Au cours de l'interview, j'avais appris que près de soixante-dix pour cent des mères téléphonant pour un conseil se disaient maltraitantes. Selon la conseillère, prétendre que si l'on était capable de demander conseil on pouvait aussi s'arrêter, c'était ne rien comprendre à la maltraitance. Les mères appelaient justement parce qu'elles souffraient de ne pouvoir s'arrêter. Par exemple, elles frappaient leur enfant à la tête et, quand celui-ci perdait connaissance, elles se précipitaient pour l'emmener à l'hôpital où, pendant qu'il était soigné, elles pleuraient dans le couloir. Elles téléphonaient pour dire qu'elles avaient peur, si cela continuait ainsi, de tuer leur enfant.
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  • Par marina53, le 01 août 2012

    Au début j’avais cru qu’elle était timide, mais je m’étais vite rendu compte que ce n’était pas le cas. Ses yeux, lorsqu’elle regardait ses camarades rire bêtement, étaient semblables à ceux d’un scientifique observant des animaux de laboratoire. Un peu comme si elle était spectatrice d’une pièce de théâtre intitulée « La Deuxième Année de lycée ». En fait, elle ne tentait jamais de monter sur scène. Son aspect enfantin était en parfait décalage avec sa personnalité.
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  • Par andman, le 24 octobre 2013

    Ses yeux, lorsqu’ elle regardait ses camarades rire bêtement, étaient semblables à ceux d’un scientifique observant des animaux de laboratoire.

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  • Par Myrtle, le 30 mars 2012

    Elle ne chahutait pas et ne criait pas sans raison comme la plupart des filles. Elle se tenait toujours en retrait, donnant l'impression d'observer pensivement ce qui se passait autour d'elle. Au début j'avais cru qu'elle était timide, mais je m'étais vide rendu compte que ce n'était pas le cas. Ses yeux, lorsqu'elle regardait ses camarades rire bêtement, étaient semblables à ceux d'un scientifique observant des animaux de laboratoire. Un peu comme si elle était spectatrice d'une pièce de théâtre intitulée "La Deuxième année de lycée". En fait, elle ne tentait jamais de monter sur scène.
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  • Par Cylhis, le 26 janvier 2012

    D'ailleurs, chacun n'a-t-il pas une maison où l'enfant qu'il était est mort autrefois ? On fait seulement semblant de ne pas voir qu'il s'y trouve encore parce qu'on ne tient pas à le rencontrer.

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