Ce premier roman de
Tony Hillerman n'a pas une once de gras : il a su trouver le juste équilibre entre les rebondissements de l'intrigue, les descriptions des croyances du pays navajo et les sentiments des uns et des autres.
L'auteur aime cet endroit, ses paysages, sa faune, sa flore, ses habitants, et ça se sent.
Avec Jo Leaphorn, le lieutenant de la police tribale, il a su créer un personnage complexe, tiraillé entre sa culture amérindienne et la nécessité de s'adapter au monde nouveau.
Après "
Là où dansent les morts", Hillerman écrira encore onze romans ayant le même cadre, le policier navajo Jim Chee succédant à Joe Leaphorn (sans que ce dernier disparaisse tout à fait).
On aurait pu s'attendre à une effet d'accoutumance.
Et bien non, à chaque fois fonctionne la magie navajo.