
par Outis, le 2007-10-15 17:37:29
L’effrayant c’est que des systèmes, en se développant, dépassent les hommes et les enserrent dans leur poigne satanique, leurs auteurs aussi bien que leurs victimes, de même que de grands édifices...
par Outis, le 2007-10-15 17:33:57
Je sais comment libérer peu à peu mes forces créatrices des contingences matérielles, de la représentation de la faim, du froid et des périls. Car le grand obstacle, c’est toujours la...
par Outis, le 2007-10-15 17:33:05
La femme cherche toujours l’homme unique à qui elle donnera son savoir, sa chaleur, son amour, son énergie créatrice. Elle cherche l’homme, non l’humanité. Cette question féminine n’est pas si...
par Outis, le 2007-09-18 11:35:26
Deux vies ne sauraient coïncider. Pour moi, en tous cas. Tout au plus connaît-on quelques moments de communion. Mais ces moments justifient-ils une association pour la vie ? Suffisent-ils à...
Etty Hillesum : Un itinéraire spirituel, Amsterdam 1941 - Auschwitz 1943
Lettres de Westerbork
La Pesanteur et la Grâce
Etty Hillesum est juive. Elle commence un journal en 1941, sa seule publication à ce jour. À 27 ans, sa foi en la vie, en l'homme et en l'art étonnent, d'autant que la guerre et ses mesures antisémites sévissent. Mais à peine en fait-elle part dans son journal qu'elle emploie plutôt à se dire, à comprendre sa relation au monde, aux autres et à Spier, l'homme qu'elle aime, également psychanalyste et disciple de Jung. Alors que l'humanité s'avilit, la voix de la jeune Néerlandaise s'élève comme une incantation, d'une pureté sans fard et sans naïveté.
En 1943, sa famille est déportée à Westerbork. Avant même d'être appelée, elle la rejoint, accomplissant le voeu qui clôture son journal : "On voudrait être un baume versé sur tant de plaies." Les lettres qu'elle y écrit, réunies dans la seconde partie de ce volume, sont éblouissantes de foi et de lucidité mêlées. Sa liberté intérieure sonne, étrange et belle, dans les camps, jusqu'en ce 7 septembre 1943 qui l'emporte à Auschwitz. Et l'on se remet mal de son silence. --Laure Anciel