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> Minnie Danzas (Autre)

ISBN : 2070378535
Éditeur : Gallimard (1987)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 68 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Jackson est le gars le plus candide de Harlem, pour ne pas dire demeuré. Et dans le coin, il y a un tas de dégourdis qui commencent par lui étouffer son pognon. Sa petit amie, Imabelle, une fille superbe à la peau couleur banane, l'entube comme c'est pas permis.... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par NastasiaBuergo, le 30 mai 2012

    NastasiaBuergo
    Ce livre est comme un drôle de corbillard noir lancé à vive allure dans le marché du Harlem des années 1950. Laissez-moi d'abord vous parler des personnages de ce roman qui sont tellement attachants qu'on a peine à les voir malmenés. Jackson, un rondouillard un brin trop crédule, bonne pâte, mais un peu trop maladroit pour se frotter aux caïds de Harlem. Son frère (jumeau dans l'histoire mais tellement différent de caractère qu'il ne peut être que faux jumeau), Goldy, qui passe ses journées déguisé en mère de charité à vendre des billets pour le ciel, indic à ses heures perdues, plutôt malin et déluré, Imabelle, beaucoup trop belle et maligne pour être simplement la poule de Jackson, deux inspecteurs, aimables comme des fils de fer barbelés, versions noires de l'inspecteur Harry, canardeurs patibulaires et mal embouchés, mais aussi pasteur à mourir de rire, croque-mort radin, voyous toujours prêts à trancher des gorges, maquerelles travesties, bref, les ingrédients pour un bon petit cocktail explosif. Chester Himes nous fait vivre le Harlem de cette époque à fond de train dans un style parfois proche du burlesque mais toujours suffisamment fort et juste pour nous faire sentir tant la violence que la misère et la condition noire de ce New-York là. Vous ne vous ennuierez pas une seconde, la description très cinématographique et la construction temporelle de la seconde partie peut faire penser et/ou avoir inspiré des films plus récents comme Jackie Brown de Quentin Tarantino. Bien sûr, il faut un peu aimer ce genre d'intrigues, mais ce n'est pas une littérature spécifiquement dévolue aux inconditionnels du roman noir ou policier (peut-être même que les aficionados du polar trouveront à redire avec tel bouquin plus ceci, tel auteur plus cela, mais il demeure un bon roman, haletant et très agréable à lire, ceci étant tout relatif, bien sûr, puisque ce n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose).
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 29 juin 2012

    carre
    Un classique de la littérature policière. Harlem années 50,Jackson le héros de Himes n'est pas le plus futé du coin. Entre son frangin Goldy, déguisé en bonne soeur pour arnaquer son prochain et Imabelle sa belle, justement peut-être trop pour être sincère, Jackson à l'art de se faire avoir dans les grandes largeurs. C'est justement parce q'il vient de se faire pigeonner que Jackson entreprend de retrouver l'inélégant qu'il l'a arnaqué. Mais outre une multitude de personnages aussi improbables que barrés, il va devoir croiser la route de "Fossoyeur Jones" et d' "Ed cercueil" deux flics atypiques bien décidés à faire régner la loi même de manière peu orthodoxes.
    On pourra peut-être trouver un style un peu vieillot, mais force est de constater que "La reine des pommes" est un roman qui mélange de façon ingénieuse drôlerie, violence, absurdité dans une communauté rarement aussi bien décrite. Car Himes, porte au final un regard assez désabusé et peu glorieux sur tout les personnages, chacun cherchant à profiter un temps soi peu de l'autre. Et puis, il y a ces deux flics hallucinants forcément devenus cultes,. Rien que pour eux, pour l'ambiance formidablement décrite du mythique Harlem, pour les emmerdes que le pauvre Jackson empile à la pelle le bouquin de Himes mérite largement le détour. Même si le genre policier n'est pas votre tasse de thé.
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    • Livres 4.00/5
    Par loicdj, le 18 avril 2013

    loicdj
    Laissez-moi d'abord vous parler des personnages de ce roman qui sont tellement attachants qu'on a peine à les voir malmenés. Jackson, un rondouillard un brin trop crédule, bonne pâte, mais un peu trop maladroit pour se frotter aux caïds de Harlem. Son frère (jumeau dans l'histoire mais tellement différent de caractère qu'il ne peut être que faux jumeau), Goldy, qui passe ses journées déguisé en mère de charité à vendre des billets pour le ciel, indic à ses heures perdues, plutôt malin et déluré, Imabelle, beaucoup trop belle et maligne pour être simplement la poule de Jackson, deux inspecteurs, aimables comme des fils de fer barbelés, versions noires de L'inspecteur Harry, canardeurs patibulaires et mal embouchés, pasteur à mourir de rire, croque-mort radin, voyous toujours prêts à trancher des gorges, maquerelles travesties, bref, les ingrédients pour un bon petit cocktail explosif. Chester Himes nous fait vivre le Harlem des années 1950 à fond de train dans un style parfois proche du burlesque mais toujours suffisamment fort et juste pour nous faire sentir tant la violence que la misère et la condition noire de ce New-York là. Vous ne vous ennuierez pas une seconde, la description très cinématographique et la construction temporelle de la seconde partie peut faire penser et/ou avoir inspiré des films plus récents comme Jackie Brown de Quentin Tarantino. Bien sûr, il faut un peu aimer ce genre d'intrigues, mais ce n'est pas une littérature spécifiquement dévolue aux inconditionnels du roman noir ou policier (peut-être même que les aficionados du polar trouveront à redire avec tel bouquin plus ceci, tel auteur plus cela, mais il demeure un bon roman, haletant et très agréable à lire).
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    • Livres 3.00/5
    Par Philemont, le 17 avril 2013

    Philemont
    Jackson est pour le moins candide et vit à Harlem. Or, dans ce quartier new-yorkais, les candidats ne manquent pas pour utiliser sa naïveté afin de lui subtiliser le peu d'argent dont il dispose. C'est notamment le cas de sa petite amie, mais aussi celui de son frère, qui gagne d'ailleurs sa vie à grand renfort de prêches publics déguisé en bonne soeur...
    Premier roman policier de Chester HIMES, La reine des pommes est depuis un classique du polar (noir) américain. L'intrigue y est certes simpliste, mais le propos de l'auteur est avant tout la mise en scène du quartier mythique de New-York, d'une galerie de personnages hauts en couleur et de situations plus improbables les unes que les autres. le tout étant servie par une prose rythmée et des dialogues truculents, c'est sans mal que l'auteur parvient à ses fins, à savoir faire sourire, voire rire le lecteur, tout en décrivant la vie de la communauté noire de Harlem, en tout cas ses travers.
    A noter que l'on croise dans ce roman les inspecteurs John Fossoyeur et Ed Cercueil, aussi dangereux que les criminels qu'ils traquent, et que l'on pourra retrouver dans d'autres romans de Chester HIMES.
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    • Livres 3.00/5
    Par Titine75, le 27 janvier 2012

    Titine75
    Jackson, employé des pompes funèbres, est un homme naïf, crédule même. La reine des pommes c'est lui. En témoigne la scène d'ouverture du roman de Chester Himes. Jackson pense pouvoir faire transformer ses billets de 10 dollars en billets de 100. L'arnaqueur empoche bien entendu toutes les économies du pauvre bougre. Jackson se fait ensuite arrêter par un flic, il lui faut donc encore de l'argent pour payer ce dernier. A Harlem, les flics sont toujours à vendre. Jackson va se mettre sacrément dans le pétrin en volant l'argent à son patron et en essayant de retrouver celui qui l'a arnaqué.
    « La reine des pommes » est le premier roman policier de Chester Himes et il a été publié en 1958. Dès ce livre, l'écrivain impose son univers, sa patte. Il mélange la violence la plus brutale à l'humour de ses dialogues argotiques. L'intrigue est ici complexe, pleine de rebondissements. Jackson passe d'un arnaqueur à un autre, personne ne semble honnête à Harlem.
    Le quartier est d'ailleurs au cœur de l'univers de Chester Himes. Il en est un personnage central. Ce quartier noir de New York est le lieu symbolique de la violence faite aux noirs et perpétuée par eux. C'est un lieu glauque où règnent la fatalité et le crime. « Si on regarde vers l'est, du haut des tours de la cathédrale Riverside, perchée au milieu des bâtiments universitaires, sur la rive haute de la rivière Hudson, on voit tout en bas, dans la vallée, les vagues des toits gris, qui, comme celles de l'océan, faussent la perspective. Sous cette étendue mouvante, dans les eaux troubles des garnis crasseux, une dense population noire se convulse dans une frénésie de vivre, à l'image d'un banc grouillant de poissons carnassiers qui parfois, dans leur voracité aveugle, dévorent leurs propres entrailles. On plonge la main dans ce remous et on en retire un moignon. C'est Harlem. »
    Chester Himes c'est aussi une galerie de personnages loufoques, improbables. « La reine des pommes » est le théâtre de la première apparition de Fossoyeur Jones et Ed Cercueil, flics à Harlem, qui deviendront des personnages récurrents. Ils sont inquiétants, patibulaires et désabusés. Et comme tout bon flic noir de Harlem, ils ont un principe : « (…) on tire d'abord et on interroge le cadavre ensuite. » En face d'eux, il y a le pauvre Jackson, gros nounours innocent, prêt à tout pour garder son Imabelle à la peau couleur de banane. Une fine embrouilleuse cette Imabelle ! Heureusement Jackson n'affronte pas tous ses problèmes seul, il peut compter sur son frère Goldy. Ou devrais-je dire sœur Gabrielle puisqu'il passe son temps habillé en bonne-sœur pour faire la quête et soutirer des informations. Dans le quartier interlope d'Harlem, on ne peut se fier à personne et surtout pas à une bonne-sœur !
    Un roman noir très réussi qui nous plonge dans une ambiance pittoresque et brutale. Ça castagne, ça flingue sans vergogne. Aucun temps mort dans les rues de Harlem. Fossoyeur Jones et Ed Cercueil ont encore du pain sur la planche…

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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Citations et extraits

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  • Par carre, le 28 juin 2012

    On est à Harlem, dit-il, et des bleds comme ça, y en a pas deux. On est obligé de partir de rien, parce que les gens de Harlem agissent pour des raisons qui ne viendraient jamais à l'idée de personne, ailleurs. Tenez, par exemple : j'ai connu deux gars de couleur, deux ouvriers sérieux et pères de famille. Ils se sont bagarrés un jour dans un bar de la Cinquième Avenue , près de la Cent dix-huitième Rue, pour savoir si Paris était en France ou si c'était la France qui était dans Paris! Et ils se sont saignés à mort.
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  • Par Pickwick, le 09 septembre 2010

    - Écoute-moi gars. Les mirontons qui t'ont empilé, eh bien, ils sont recherchés par la police du Mississipi, pour avoir rectifié un Blanc. Ces mecs-là sont dangereux. Si tu sors avec un pistolet, t'es sûr de te faire descendre. C'est tout ce que tu vas y gagner. Et ça l'avancerait à quoi, ta femme, si t'es buté ?

    - Je vais les feinter, moi, ces mecs, déclara Jackson rageur.

    - T'es fou à lier, mon gars. Tu sais même pas où ils se planquent.

    - Je les trouverai, même si je dois sonder toutes les caves de Harlem.

    - Mec, saint Pierre lui-même, il connaît pas toutes les caves de Harlem
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  • Par Belem, le 20 février 2013

    Ayant quitté Jackson, Goldy se rendit chez lui pour déjeuner en compagnie de la Grande Kathy et de Lady Gitane. Ils firent honneur au jambon cuit au four accompagné de bouillie de maïs, au plat de haricots-gombo et de maïs à l'étuvée, et aux petits pains à la mode de Géorgie. Ils terminèrent leur repas par une tarte aux patates douces, arrosées de vin de muscat. Mère l'oie les servait en silence.
    Comment ça se présente en ville ?, demanda la Grande Kathy à Goldy.
    C'est le calme et la sérénité, répondit Goldy. Personne, à ma connaissance, ne s'est fait buter, ni couper en morceaux, ni voler, ni écraser ce matin. Mais y a une nouvelle équipe dans les parages qui pratique le coup de la Levure.
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  • Par carre, le 28 juin 2012

    Parfois j’me sens perdu comme un enfant sans mère,
    Parfois j’me sens perdu comme à mon heure dernière.

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  • Par carre, le 28 juin 2012

    Selon un dicton de Harlem, le maigre assis souffre autant que le gros qui galope.

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Chester Himes : une Affaire de Viol
Olivier BARROT présente cette émission depuis une cour du 4ème arrondissement de PARIS. - Après un bref portrait de Chester HIMES, il présente l'intrigue de son roman "Une Affaire de Viol", paru en français aux éditions André Dimanche.








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