> Marie-José Lamorlette (Autre)

ISBN : 2253034355
Éditeur : Le Livre de Poche (1984)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
1966. Tucsa, Oklahoma. Deux bandes rivales, les Socs – la jeunesse dorée de la ville – et les Greasers – sortes de blousons noirs aux cheveux gominés –, se livrent une guerre sans merci.

Ponyboy Curtis, quatorze ans, est un Greaser. Il traîne dans les rue... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (7)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Nanieblue, le 17 mai 2012

    Nanieblue
    ▬ Dans une petite ville d'Oklahoma, dans les années 60, un jeune homme sort d'un cinéma et rentre chez lui à pied lorsqu'il se retrouve coincé dans une ruelle, 4 jeunes hommes à ses trousses.
    Ponyboy Curtis, le narrateur, nous fait partager son histoire, à commencer par ce guet-apens dont il est la victime dans les premières pages du roman. Ponyboy est un Greaser, il habite l'est de la ville dans un quartier modeste. Ses agresseurs, se sont des Socs, les gosses de riches des quartiers Ouest.
    ▬ Entre Socs et Greasers, c'est la guerre! Deux bandes rivales qui s'affrontent depuis toujours. C'est devenu une tradition, c'est comme ça et puis c'est tout. Ponyboy a toujours connu ces bagarres entre Socs et Greasers. Il suit sa bande, en particulier ses grands frères, sans se poser de question mais il se sent mal à l'aise face à toute cette violence qui régit son quotidien.

    ▬ Ce roman s'articule autour de Ponyboy, qui loin d'être bête, n'a pourtant pas la jugeote nécessaire pour éviter certaines situations et certains ennuis. A 14 ans, le jeune homme est loin des “clichés” concernant les Greasers. C'est un jeune homme intelligent qui préfère plonger dans un livre que dans une bagarre. Même si sa bande potes l'entraine parfois dans de mauvais coups, il préfèrera s'éclipser avant que cela ne dégénère. Il n'est pas lâche pour autant et défendra toujours un Greaser, quoi qu'il arrive.
    C'est d'ailleurs cette loyauté envers sa bande qui va changer le cours de sa vie. le jeune homme va se retrouver mêler à une affaire de meurtre – coupable ou non, je vous laisse le soin de le découvrir – et devra quitter la ville en compagnie de son meilleur ami. Cette cavale va être l'occasion pour les jeunes hommes de voir de nouveaux horizons, d'apprendre à se connaitre l'un autre, mais aussi d'apprendre à se connaitre soi-même. Ils vont grandir et faire preuve d'un courage que jamais personne n'aurait pu soupçonner, surtout avec leur étiquette de Greasers.
    ▬ Les Greasers, qui sont-il? Ponyboy, le personnage principal de cette histoire, est le benjamin des Curtis. Orphelin de père et de mère, il vit sous la tutelle de son grand frère Darry. Ce dernier se montre très dur envers ses frères, surtout envers Pony. C'est un jeune homme de 20 ans qui a du faire face très vite à énormément de responsabilité et malgré ses airs de gros dur, on découvre un jeune homme terrifié à l'idée de perdre un de ses frères. C'est un personnage vraiment très touchant. le deuxième frère Curtis, Sodapop est un “enivré de la vie” comme le dis si bien son petit frère. Compréhensif, rieur, il n'est pas le dernier pour mettre de l'ambiance dans la famille Curtis, tout en jouant un gardant un côté très maternel vis-à-vis de Ponyboy.
    Les Greasers sont une grande famille, et qu'importe s'ils n'ont aucun lien de parenté, l'important pour eux, ce sont les potes! Parmi eux, il y a Johnny, le meilleur ami de Pony. L'adolescent de 16 ans est le petit chouchou de la bande. Il fut la victime d'une bande de Socs qui lui tombèrent dessus et le laissèrent salement blessé sur un terrain vague. Il en garde des traces physiques, comme la cicatrice qu'il a sur le visage, mais aussi des traces psychologiques. C'est un personnage très touchant mais aussi très mystérieux, qui se révèlera au fil de l'histoire.
    D'autres Greasers apportent une touche d'humour à ce roman comme Grain de Sel ou encore Steve. Mais il y a un Greaser qui fiche la trouille: Dally. Il est plus enrager que la plupart de ses copains. Après plusieurs séjours en prison, Dally est totalement incontrôlable, toujours en train de défier les lois, la police et surtout les Socs.
    En parlant de Socs, Pony nous en parle également dans son récit et pas spécialement en de mauvais termes, à commencer par la charmante Cherry, qui se révèlera bien moins superficielle que la plupart des filles qu'il connait.
    Susan Eloise Hinton est née à Tulsa, en 1950 et elle a écrit ce livre à 16 ans, révoltée par les injustices sociales dont elle est le témoin au lycée. Et je dois dire que tout s'explique alors!
    Il y a par moments, des phrases qui ne colle pas, des sentiments un peu trop exacerbés pour certains personnages et des petits mots doux qui sonne faux dans la bouche d'un Greaser trop fière pour pleurer devant ses copains.
    On peut comprendre alors cette étrange naïveté qui plane par moment. Mais il y a aussi des moments très fort, qui prennent encore plus de sens, sachant que la jeune fille qui écrivait ses lignes en avait été témoin.
    Malgré quelques descriptions parfois longuettes, j'ai trouvé ce roman vraiment bien écrit. Les pages se sont tournées sans que je ne m'en rende compte!
    ▬ Ce livre est un petit bijou de sincérité et d'émotions mais quelques détails m'ont un peu moins plu, comme certaines descriptions physiques un peu trop détaillées et parfois inutiles. Et quelques petits passages un peu trop mielleux pour ce genre d'univers.
    Mais malgré ces tous petits détails, qui ne m'ont pas déranger plus que ça, j'ai trouvé ce roman très émouvant et et d'autant plus poignant qu'il fait référence à une réalité dont a été témoin l'auteure.
    C'est l'histoire d'une fratrie, et d'un jeune homme homme qui tente de trouver sa place dans ce monde. C'est l'apprentissage de la vie, de la survie, du respect et du deuil. C'est un témoignage sur la jeunesse américaine qui se scinde à cause de leurs origines sociales. C'est une guerre de gang dont un jeune homme voudrais se sortir. Ce sont des personnages sont émouvants, agaçants, compréhensifs ou totalement égoïstes.
    Et le petit plus, qui en fait pour moi un coup de cœur, c'est la fin, qui m'a totalement prise au dépourvue. Je ne regrette absolument pas d'avoir enfin découvert l'histoire des Greasers et j'ai hâte de voir le film maintenant ^^

    Lien : http://nanieblue.free.fr/QNL/?p=771
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kanterror, le 28 décembre 2010

    kanterror
    Le résumé m'avait attiré, les histoires de rebelles gominés valant toujours leur pesant de cacahouètes... résultat, une grosse frustration au bout d'une vingtaine de pages, l'écriture étant extrêmement gentillette, flirtant même avec la niaiserie régulièrement (j'imagine que la traduction en français n'aide pas... les "c'est un chic type", "mince alors", "mon frère est un chou" font plus penser à la série la fête à la maison qu'à des caïds s'éclatant à coups de chaines de vélo). Après vérification, effectivement le roman s'adresse plus aux ados, et a été écrit par une américaine alors âgée d'à peine 17ans. Une fois mis ca de côté, on retrouve un roman de gare qui se lit bien (je l'ai lu dans un train d'ailleurs), pas prise de tête, pas trop moralisateur, mais pas franchement révolutionnaire non plus. Les gominés méritent mieux ! Je le conseillerai quand même à un ado, ca peut toucher son public (un ado pas fan de lecture, avec un environnement personnel pas super sain, ca doit se trouver)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Liyah, le 07 septembre 2009

    Liyah
    J'ai lu ce livre dans le cadre de l'operation Masse critique de Babelio. Je dois dire que j'ai vraiment beaucoup appreciee ce livre. Il est simple et agreeable a lire. L'histoire est tres prenante et on s'attache vite aux personages, malgres leur mauvaise reputation.
    Cette histoire se situe dans les annees 60 mais pourrait tres bien, helas, etre ecrite a notre époque. La “guerre” entre bandes ennemis font toujours des victims.
    En revanche, je ne sais pas comment expliquer, mais on sent que ce sont les ecrits d'une jeune adolescente car j'avais parfois l'impression de sentir une certaine naivete. Enfin des chose qu'une fille pourrait ecrire mais pas un garcon, et encore moins un voyou !
    Mais ce livre reste une tres bonne decouverte et j'aimerai voir le film.
    Enfin je m'excuse de mon tres grand retard pour poster ma critique et je remercie Babelio et les Editions Hachette pour cette jolie decouverte !

    Ma note : 17 /20
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Glacha, le 30 avril 2012

    Glacha
    Ce livre de dévore tout cru. le lecteur suit un jeune "Greaser" (Loubard) pas vraiment comme les autres dans les années 60 aux États-Unis. Orphelin, il vit avec ses deux grands frères et La Bande. Entre histoires de filles, de gomina, de blousons en cuirs et de rivalités urbaines avec les "Socs" (les jeunes des quartiers riches) ; le récit va cependant vite tourner au drame et donner à ses jeunes 'Greaser' une profondeur, et une grande humanité. Ce livre m'a fait penser au roman de Richard Price "Les seigneurs"que j'avais beaucoup aimé.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Lyra, le 22 juin 2009

    Lyra
    J'm'attendais à un livre un peu ennuyeux et vulgaire sur les guerres de gangs, et je me suis retrouvée toute bouleversée une fois le ivre terminée. J'ai été au bord des larmes une ou deux fois et j'ai vraiment apprécié l'histoire. C'est difficile de se mettre à la place des gens qui vivent ce genre de vie, et je me dis que certains ne s'en sortent vraiment pas mal.
    Bref, un livre qui m'a agréablement surprise.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Nanieblue, le 17 mai 2012

    Dans quel genre de monde vivons-nous pour que la seule chose dont je puisse être fière soit de passer pour un voyou, et d’avoir les cheveux longs? Je ne tiens pas à être un voyou, mais même si je ne vole pas, si je n’agresse personne et si je ne me cuite pas, je suis marqué. Je suis un minable, un vaurien. Pourquoi devrais-je être fière de ça? Pourquoi devrais-je même faire semblant d’en être fière?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Nanieblue, le 17 mai 2012

    Soda et moi essayons d’éviter les ennuis; et quand nous ne pouvons pas, nous faisons gaffe à ne as être pris. Ce que je veux dire, c’est que la plupart des Greasers font ce genre de trucs, tout comme ils portent les cheveux longs, des jeans et des T-shirts, des blousons de cuir, des tennis ou des boots, ou comme ils laissent dépasser un pan de chemise. Je ne dis pas que les Greasers sont mieux que les Socs, ou vice versa. C’est comme ça, c’est tout
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Outsiders par :

  • Mail
  • Blog

Autres livres de Susan Eloise
Hinton(1) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (38)

> voir plus

Quiz