> Elisabeth Suetsugu (Traducteur)

ISBN : 2877308715
Éditeur : Editions Philippe Picquier (2006)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 41 notes) Ajouter à mes livres
Voici un roman touché par la grâce, celle d'un chat "si petit et si frêle qu'on remarquait tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l'extrême".
Quand un jeune couple emménage un jour dans le pavillon d'une ancienne demeure japonaise, il ne sait pas en... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (12)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 23 mars 2012

    le_Bison
    « Le Chat qui venait du ciel » est le premier (et seul traduit à ce jour) de Takashi Hiraide, poète et écrivain contemporain. Maintenant que je l'ai lu, je peux regarder plus précisément ce qu'en pensent les autres… Et apparemment, le livre fait débat et semble avoir - quelque fois - souvent été abandonné en cours de route, dans le meilleur des cas… D'où vient cette haine, ce dénigrement pour une œuvre qui se veut simplement un moment complice et autobiographique avec un chat inconnu mais d'une grâce majestueuse.
    Certes, certains passages paraissent obscurs et étrangement présents au milieu d'un tel roman : Machiavel, de Vinci, les lithographies polychromes, comment calculer la hauteur d'un arbre avec son ombre… Mais, perdus entre les méandres de ces quelques lignes, il y a la description d'un jardin, les allers-et-venus du chat des voisins, les rapports avec la vieille propriétaire. Certes, il n'y a pas d'histoire, pas de scénario à proprement parlé. C'est juste un roman contemplatif comme certains cinéastes japonais savent en réaliser. Il ne s'y passe rien dans ce jardin, mais je le contemple quand même. J'espère y voir un puits dans lequel je puis m'y plonger tout au fond, mais au lieu de ça je me retrouve avec un pin, et un gigantesque orme. Et au milieu de ce jardin, se trouve un couple (le narrateur et sa femme) qui y découvre un chat tout aussi mystérieux que le jardin, un chat nommé Chibi qui va bousculer la vie du couple.
    Un roman qui parle humainement des rapports entre les êtres et les animaux domestiques, animaux qui au final deviennent bien plus que de simples bêtes, mais aussi du bonheur, du deuil et encore du bonheur, celui de vivre paisiblement, de trouver un repos salutaire au milieu d'un petit bout de jardin « magique » au cœur de la ville… Voilà, je milite donc pour la réhabilitation de ce roman.
    Ce que j'ai aimé dans ce bouquin ? Son aspect contemplatif.
    Aucune action, aucun mouvement que le vol d'une libellule, les promenades d'un chat ou le cri strident d'une mante religieuse. Cela fait énormément de bien de se reposer ainsi, seul ou avec l'ombre de Chibi, au milieu de ce jardin. J'y flâne, j'y respire, j'y médite... Un livre presque zen, totalement contemplatif, une inspiration typiquement japonaise.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Melopee, le 11 juin 2011

    Melopee
    La couverture est très élogieuse puisqu'elle parle de "roman touché par la grâce" et là grâce dont on parle n'est autre qu'un petit chat qui prend sa place dans la vie des gens.
    Je veux juste ajouter ma note personnelle car ce livre m'a là aussi beaucoup plu. Je crois qu'il n'est pas nécessaire d'être un grand ami des félins pour trouver de l'écho dans cette histoire.
    Mais c'est vrai que l'histoire tourne autour de Chibi, surnommé ainsi par le couple qui le voit passer la journée. Et Chibi c'est un jeune chat qui vagabonde de maison en maison, toujours à se faire dorloter par ses propriétaires et voisins. le chat est indépendant, ça tout le monde le sait, est peut donc passer d'une vie à une autre : être très heureux auprès de son petit garçon de maître et aller, loin de son regard, chercher les caresses chez les nouveaux venus de voisins.
    Le fil conducteur c'est cette relation qui s'installe entre le couple et le chat. La lente adoration de la maitresse (par intermittence) pour ce bout de félin et la compassion du maître (toujours par intermittence) à la vue de tant de tendresse.
    Bon j'avoue être moi-même tout à fait adepte des chats. Qu'ils soient petits ou plus en jambe, aucune différence du moment qu'ils ont pattes, moustaches et longue queue marquant le tic-tac ! Alors Chibi je me le suis très bien figuré : un brin snob, un brin adorable, toujours ce qu'il faut pour se faire ouvrir la porte.
    Et ce chat on peut dire qu'il mène les gens par le bout du museau : il suffit qu'il surgisse et tout le monde s'affaire pour lui trouver de quoi manger. Alors on suit les déambulations du chat et surtout ce couple qui se raccroche finalement à l'animal. Et un jour advient un petit drame, ce genre d'événement qui retourne l'entourage et vous donne envie de pleurer un bon coup.
    Chibi ne revient plus chez le jeune couple. Est-il enfermé chez ses propriétaires? Lui est-il arrivé un malheur?
    On ne se doute jamais de l'attachement qu'on peut avoir à son animal. C'est un rapport qui se tisse insidieusement, à l'abri de tous.
    Voilà un livre très poétique ! On ne se lasse pas de Chibi, du couple qui passe des rires aux larmes. Et quand on n'a pas de chat (ce qui est mon cas), on a presque envie d'en prendre un illico presto. Comment ça, j'ai dit "presque"?
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Sesheta, le 14 mai 2009

    Sesheta
    Chose rare, je ne l'ai même pas terminé… le très grand charme et la beauté de certains passages n'a, simplement, pas compensé mon ennui.

    Lien : http://chaosdecritures.over-blog.com/
    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par clarinette, le 29 juin 2008

    clarinette
    Un couple sans enfant a emménagé dans une maison située dans un quartier résidentiel. Il reçoit la visite quotidienne du chat des voisins, Chibi, qui prend très vite ses habitudes chez eux. L'auteur et sa femme, s'attachent progressivement au petit animal et finissent par le voir presque comme leur enfant, un cadeau du ciel.
    On voit que le romancier connaît bien les chats et a bien observé leur comportement, à savoir, entre autre, qu'un chat qui est libre d'aller et venir à sa guise choisit ses maîtres et qu'il a souvent plusieurs domiciles. Il décrit également parfaitement la gestuelle du chat, ses jeux, son comportement, son caractère...car il a compris que chaque chat a sa personnalité propre.
    Les anecdotes sur le chat alternent avec des descriptions dela maison, du jardin et du quartier, et des réflexions sur les changements de la société japonaise et sur Machiavel auquel Hiraide se réfère souvent. Il faut prendre le temps de s'imprégner de l'atmosphère zen qui se dégage de ce roman contemplatif et fermer les yeux de temps en temps pour imaginer la maison et son jardin "à la japonaise". On est loin de la modernité, des gratte-ciels et de la vie trépidante de Tokyo mais dans un quartier ancien et paisible...

    la suite sur http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-20675234.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par VanessaV, le 22 mai 2008

    VanessaV
    Il est très agréable de constater que certaines lectures sont plus riches qu'il ne semble en apparence. « Le Chat qui venait du ciel » de Takashi HIRAIDE est un petit livre largement autobiographique qui pourrait se lire comme une histoire plate, uniquement intéressante pour un de ses héros, le chat Chibi.
    Mais voilà, il s'agit de bribes de vie d'un poète et les personnages se retrouvent bien plus nombreux que nous pouvions le croire. le chat, bien sûr, mystérieux, évanescent, visiteur éphémère du foyer de l'auteur. Mais aussi ce jardin majestueux, à côté, en attente de l'attention d'un homme prêt à s'occuper de lui ou cette sente en zigzag, « le passage de l'éclair », chemin délimitant le voisinage et cloisonnant ces quelques maisons du quartier complet. Et la maison occupée par l'écrivain est une véritable « boite noire qui ne reflète que les éléments essentiels », une maison japonaise aux panneaux de papier translucides ou opaques, mobiles ou fixes, aux ouvertures qui donnent accès à la lumière ou au vent. Et puis ce rythme de vie, ce destin humain, est à lui seul un être à part.
    lire la suite ici http://iam-like-iam.blogspot.com/2008/05/chasseur-et-protecteur-de-lenfance.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (8)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par clarinette, le 26 juin 2008

    "Ce Chibi était une merveille : la robe blanche parsemée de taches rondes d'un gris noir légèrement nuancé de marron clair comme il est fréquent d'en voir au Japon, il était mince et élancé, et réllement tout petit.

    Ce qui le différenciait des autres chats, c'était précisément son extrème minceur, si petit et si frêle qu'on remarquait tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l'extrème. En dehors de cette particularité, on se rendait compte immédiatement qu'il n'était pas du genre à se frotter aux jambes d'un humain. [...]

    L'attention qu'il portait aux choses se déplaçait avec une rapidité étonnante, caractéristique qu'il n'a pas perdue, même en grandissant. Etait-ce le fait de jouer seul la plupart du temps dans l'immense jardin qui lui avait appris à réagir avec vivacité aux insectes et aux lézard. J'avais presque fini par croire qu'il était sensible aux métamorphoses invisibles du vent ou la lumière. Car s'il est courant d'observer ce trait chez les chatons, les réactions de Chibi étaient d'une acuité sans pareille."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par le_Bison, le 23 mars 2012

    ... Je levai l'index de ma main. La libellule tournoya en un tour complet à mi-distance. Puis elle s'approcha très vite, tourna juste devant mes yeux, à peine avais-je eu le temps de voir le petit cercle qu'elle traçait, elle vola en direction du doigt tendu et s'y posa.
    Mon cœur a bondi de joie, en même temps que j'ai retenu mon souffle...
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par le_Bison, le 24 mars 2012

    Une grive s'envola du sommet de l'orme de la maison voisine à l'est, fit entendre son cri strident et s'enfuit. Surprise, la libellule s'éloigna du doigt, tournoya quelques instants haut dans le ciel au-dessus du jardin. J'ai continué à pointer le doigt vers le ciel, et j'ai attendu. Bientôt, après avoir voltigé à deux mètres environ au-dessus de ma tête, elle revint se poser sur mon doigt, comme pour d'y installer.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par MarinetteB, le 18 mars 2012

    Dans la demeure vaguement sombre, la minuscule balle blanche rebondissait avec de légers claquements secs. Et la petite masse vivante qui la poursuivait, baignée dans le clair de lune, se métamorphosait en perle de nacre.
    Le jour pointait, Chibi poursuivait ses jeux dans le jardin, le dos parsemé de pétales de fleurs de prunier, happant une abeille, reniflant un lézard, ce jardin qui pressentait la vie et le chaos.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Myrabelle, le 27 février 2012

    Alors, craintivement, une libellule que je voyais toujours posée sur un grand rocher en bordure de l'étang bien exposé au soleil, élevant dans l'air le milieu de son corps bleu transparent poudré de blanc, s'approcha de l'eau du puits, sur laquelle rebondissait les gouttes du tuyau.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le Chat qui venait du ciel par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (87)

> voir plus

Quiz