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Tetsuya Yano (Traducteur)Frédéric Guyader (Adaptateur)Olivier Vachey (Adaptateur)
ISBN : 2756006300
Éditeur : Akata (2007)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 26 notes)
Résumé :

En 1606, la ville de Kyoto fut le théâtre d'un étrange remue-ménage. Un samouraï venait d'établir un record des plus particulier : faire passer une cinquantaine de flèches d'un bout à l'autre de la galerie extérieure d'un temple de la ville. La nouvelle va bouleverser les fiefs avoisinants et, bientôt, ceux-ci n'auront de cesse de vouloir améliorer la performance, certains samouraïs réussiss... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Presence
Presence04 mars 2015
  • Livres 5.00/5
Il s'agit d'un récit complet et indépendant de tout autre, en 1 tome unique. le récit a été publié initialement en 1969/1970. Il est en noir & blanc, écrit dessiné et encré par Hiroshi Hirata. Ce tome comprend également 4 pages de glossaires, un texte de 2 pages d'un descendant d'un inspecteur du fief du seigneur Owarii, 11 pages d'interview du responsable éditorial de l'histoire lors de sa prépublication, 2 pages de commentaires de Junzô Ishiko, un court texte d'Hiroshi Hirata et une biographie d'Hirata.
L'histoire s'ouvre avec une présentation du temple de Rengeôin (appelé Sanjûsangen-Dô) à Kyoto, et en particulier de sa galerie ouverte, sur le côté Est, protégé par un auvent de 120 mètres de long. En 1606, Asaoka, un archer, s'installe à l'une des extrémités de cette galerie et réussit à envoyer 51 flèches à l'autre extrémité. Cette épreuve est institutionnalisée par différents fiefs et est baptisée Tôshyia. Au fil des années, détenir le record de flèches ayant traversé devient une marque de prestige pour le fief duquel dépend l'archer. Chaque seigneur de la région instaure donc un programme de recrutement et de formation à l'art du tir à l'art, Kyudo en japonais. Il revient à chaque fief qui présente un candidat de financer l'épreuve qui se déroule chaque année au temple Sanjûsangen-Dô.
Le père de Kanza est tué par accident par un archer à l'entraînement. Kanza (samouraï de basse classe) réussit à se faire accepter par un seigneur de haut rang du fief qui l'inscrit à la préparation au défi Tôshyia.
À la fin des années 1950, certains mangakas (auteurs de manga) décident que les mangas peuvent également pouvoir raconter des histoires à destination d'un public adulte. "L'âme du Kyudo" s'inscrit dans ce courant de manga. Hiroshi Hirata écrit l'équivalent d'un roman historique, racontant l'histoire d'un personnage fictif, participant à une épreuve ayant réellement existé. L'entrée à la matière déconcerte. le récit commence par un dessin pleine page montrant la perspective de la galerie ouverte (le lieu de l'épreuve du Tôshyia), puis une autre vue du temple minutieusement détaillée sur 2 pages, puis une autre image sur 2 pages comprenant 36 statues de Bouddha pour évoquer le millier de statues abritées dans le temple, puis encore 2 dessins en double page, montrant les détails architecturaux de la charpente.
Après ces dessins montrant dans le menu détail l'environnement de l'épreuve Tôshyia, l'histoire introduit les premiers personnages, Asaoko et son assistant. Au premier abord les images dessinées par Hiroshi Hirata semble faites à la va-vite, avec des visages dessinés à gros traits, des postures un exagérées pour mieux faire passer le mouvement et l'état d'esprit des personnages, des expressions de visage un peu forcées, et une apparence générale qui donne une impression de dessins réalisés rapidement, d'un premier jet qui n'a pas été retravaillé et qui n'a pas été peaufiné.
Pourtant le regard repère des détails et constate une grande cohérence visuelle. Il n'y a aucun doute sur l'authenticité des tenues des personnages, sur la véracité de l'architecture, sur les accessoires divers et variés (de la vaisselle au harnachement des chevaux). D'un côté, l'apparence rugueuse des dessins confère un aspecte naturel et immédiat qui facilite la lecture et en augmente le rythme. de l'autre côté, alors que les pages se tournent très vite, le lecteur constate qu'il assimile un grand nombre d'informations transmises de manière visuelle. Il ne s'agit donc pas d'un dessinateur qui s'économise, mais d'un artiste qui choisit chaque trait pour l'information qu'il apporte, et qui a sciemment fait le choix d'une esthétique âpre, en cohérence avec la nature du récit. Une fois habitué à cette esthétique, le lecteur constate l'efficacité peu commune de la narration sur le plan visuel.
Au premier niveau, le lecteur découvre l'histoire de cette épreuve singulière et de ce jeune homme qui voue sa vie à devenir "premier dans le ciel", le titre décerné à tout nouveau détenteur du record. Sur ce plan là, Hiroshi Hirata rconte l'apprentissage d'une discipline, de ses valeurs, par un jeune homme au fil des semaines, des mois et des années. Il l'a pourvu d'une motivation complexe qui évolue au fil du temps passant d'une forme de vengeance de son père à une ascèse sportive devenant le sens de sa vie. En parallèle l'histoire du Tôshyia se confond avec les luttes d'influence des fiefs, et l'évolution des techniques d'archerie. Au fil de ces 422 pages, l'auteur aborde de nombreux aspects du Kyudo. Il montre comment cet art martial se trouve transformé en compétition sportive. L'enjeu pour un fief est tel qu'il s'installe une course à la préparation de nouveaux champions, avec la conception d'aire d'entraînement toujours plus sophistiquées (jusqu'à reproduire la galerie ouverte du temple), avec des sessions de recherche et développement sur les arcs, les flèches et les gants du kyudoka.
À un deuxième niveau, le lecteur peut douter de la réalité de ce code de l'honneur rigide et exigeant des différents participants (les perdants allant jusqu'à se faire seppuku), des sommes englouties (au détriment de la population) par les seigneurs pour présenter un nouveau champion. le savoir faire d'Hiroshi Hirata lui permet de rendre vivant ces codes moraux, au travers d'individus plausibles et réalistes. Une fois plongé dans ces us et coutumes, le lecteur prend alors conscience de l'analyse pénétrante que l'auteur effectue. Il y a donc la fonction régulatrice du Tôshyia accaparant beaucoup de ressources des fiefs, mobilisant les dirigeants et leurs gens, la compétition sportive remplaçant les batailles. Il y a les stratégies développées par les seigneurs pour disposer d'un champion, leurs calculs pour savoir qui inscrire à l'épreuve afin d'avoir le plus de chances (sans jamais prendre en compte les aspirations des kyudokas). Au fur et à mesure de l'augmentation du record, ils doivent prendre en compte qu'un archer devra la tenter plusieurs fois, ce qui décale d'autant le bénéfice de leur investissement.
Hiroshi Hirata se montre encore plus perspicace et émouvant avec les interrogations qui assaillent Kanza. Au début, celui-ci s'interroge sur la dureté de l'entraînement qu'on lui fait subir, ce qui l'amène à réfléchir à sa motivation et à son implication. Il s'agit de thèmes souvent rabâchés dans les mangas pour adolescents. Au fur et à mesure de des mois passés à s'entraîner, Kanza va approfondir sa réflexion, constater que toute sa vie est organisé pour parfaire sa technique afin de décocher le plus de flèches possibles en 24 heures dans la galerie ouverte du temple. D'un côté, il devient un expert de cette technique à un niveau exceptionnel, de l'autre sa vie n'a de sens que dans le contexte du Tôshyia. Tout événement extérieur indépendant de sa volonté remettant en cause la tenue de l'épreuve remet également en cause sa raison d'être.
Au travers de "L'âme du kyudo", Hiroshi Hirata a réalisé une fresque historique, une analyse des relations de pouvoir des seigneurs de la région de Kyoto, un portrait pénétrant de la position des athlètes de haut niveau, une histoire passionnante et émouvante.
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MissG
MissG04 janvier 2014
  • Livres 5.00/5
"L'âme du Kyudo" est un manga appartenant à la catégorie du gekiga - littéralement "drame réalisé sur du papier" -, Hiroshi Hirata étant lui-même considéré comme une figure emblématique du gekiga.
Kanza est un jeune paysan japonais qui voit son père mourir d'une flèche perdue.
Fou de rage et de douleur, il venge la mort de son père mais appartenant à une classe inférieure de bushi, cette vengeance est considérée comme un meurtre.
Pour garder la vie sauve il doit alors réaliser un tir à l'arc hautement improbable, s'ensuit qu'il attire l'attention d'un samouraï qui décide de le former, Kanza voyant-là la possibilité de s'extraire de sa classe : "Je me sortirai coûte que coûte de cette classe inférieure de bushi ! Grâce à mes aptitudes, je vais pouvoir dire adieu à la misère !".
Kanza passe par des phases de doute, sur le point d'abandonner il se teste lui-même et décide de poursuivre l'entraînement jusqu'à l'épreuve suprême, le Tôshiya : "Aussi dur que puisse être l'entraînement, je n'abandonnerai plus jamais ! Même si je dois en mourir, je suivrai vos directives et j'irai jusqu'au bout de mes limites ! Je vous en prie, maître ! Guidez-moi jusqu'au Tôshiya !".
Le Tôshiya était une épreuve mythique se déroulant dans un temple de Kyôto : "Autrefois, dans ce temple, une épreuve appelée Tôshiya était régulièrement tentée par des samouraïs, au péril de leur vie. L'objectif était de faire passer, en une seule journée, des flèches - le plus grand nombre possible - d'un bout à l'autre du bâtiment, sans jamais toucher ni l'auvent ni le corridor.".
Nombre de samouraïs se firent seppuku après avoir échoué à cette épreuve, c'est cette Histoire s'inscrivant dans celle de Kanza que raconte Hiroshi Hirata.
C'est extrêmement bien documenté et très intéressant à lire, d'autant plus que je ne connaissais absolument pas cette épreuve et à vrai dire, pas grand chose sur les samouraïs.
Ce manga est très instructif et j'ai énormément apprécié cette lecture, l'histoire est passionnante, il y a beaucoup de détails enrichissants, les dessins sont de toute beauté et d'une précision redoutable traquant le moindre détail.
Ce manga fait plus de quatre cents pages et se découpe en cinq chapitres mais il se lit très rapidement et très facilement, il suffit juste de prendre le coup d'oeil pour lire "à la japonaise".
Au-delà du Kyudo, art martial japonais, l'auteur a su faire revivre la période médiévale du Japon, où l'honneur, le courage et la fierté étaient un état d'esprit pour lesquels des hommes étaient prêts à sacrifier leur vie.
Je reconnais qu'il y a aussi une part de fanatisme dans tout cela, c'est à mon sens assez bien montré par l'auteur qui amorce un virage avec un prédécesseur de Kanza qui dénonce la tournure et l'enjeu que représente désormais l'épreuve du Tôshiya, véritable objet de lutte entre les clans : "Ne voyez-vous donc pas à quel point vous êtes stupides et aveugles, face à cette épreuve qui flatte votre ego et vous fait perdre toute mesure ?! N'êtes-vous donc que des pantins ?! le vrai samouraï n'est pas un pantin !! La vraie vaillance n'a rien à voir avec le fait d'obtenir un nouveau record à l'épreuve du Tôshiya !"; Kanza lui-même mettant en lumière à la fin l'inutilité et les pertes engendrées par cette épreuve.
Il est aussi question au début de tous les samouraïs qui se firent seppuku pour avoir échoué, ce qui au départ n'était en quelque sorte qu'un pari a pris une tournure dramatique et conflictuelle.
Mais "L'âme du Kyudo" est aussi un livre mettant en avant la philosophie du tir à l'arc japonais et je trouve de façon plus générale de la philosophie japonaise.
Cela peut heurter nos croyances et nos certitudes occidentales, en tout cas cela nous fait nous poser des questions sur le sens que nous donnons à certains mots comme l'honneur, la fierté, et surtout sur le sens même du mot "engagement", les samouraïs s'engageant corps et âme dans tout ce qu'ils entreprenaient.
"L'âme du Kyudo" est une lecture instructive qui fait également réfléchir, elle séduit tant par la beauté de l'histoire que par les graphismes et montre que le manga est très loin des stéréotypes attachés à ce genre littéraire.
Ce fut en tout cas une très belle découverte et incursion dans l'univers du manga, Hiroshi Hirata est un auteur de talent qui livre ici une histoire sensible, belle et documentée, faisant revivre des hommes avec leur code de l'honneur et de l'engagement, un véritable plaisir à lire dont il serait dommage de passer à côté.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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oblo
oblo01 novembre 2015
  • Livres 4.00/5
Le kyudo, art japonais du tir à l'arc, est le thème central de ce récit publié en 1969-70 par Hiroshi Hirata, habitué des histoires mettant en scène le Japon ancien, celui du shogun, des samouraïs, des guerres féodales et des katanas, surtout celui de l'honneur qui domine très largement les vies de ces hommes fidèles à des clans.
Hirata a pris prétexte d'une épreuve de tir à l'arc se déroulant dans un temple de Kyoto, consistant à faire passer le maximum de flèches à travers la galerie. Mois après mois, années après années, le record est amélioré ; de 51, record originel, on passe à quelques centaines, un millier et bientôt plus de 5000. le toshiya (c'est le nom de l'épreuve) est surtout un prétexte à la rivalité entre les clans. Ceux-ci envoient leurs meilleurs kyudokas, lesquels, s'ils échouent, se font régulièrement seppuku afin de laver l'affront de leur échec.
Le récit suit le parcours de Kanza, un jeune bushi, c'est-à-dire un officier inférieur (lesquels, par leur mode de vie, sont plus proches des paysans que des officiers supérieurs) qui perd son père accidentellement. Ce dernier est la cible inattendue d'une flèche perdue par l'un des kyudokas s'exerçant en vue du toshiya. Kanza, s'étant vengé lui-même, est passible de la décapitation mais il est recruté par le fief Kii pour s'entraîner et devenir l'un des espoirs pour devenir "Premier sous le ciel", le titre honorifique que l'on obtient en battant le record. Peu à peu, ses aptitudes le placent parmi les meilleurs du fief Kii et le jour de l'épreuve semble approcher. Mais l'entraînement intensif ne suffit pas, et Kanza doit aussi faire face aux jalousies et aux coups bas qui jalonnent son parcours.
L'âme du kyudo met parfaitement en scène un Japon aux valeurs fortes, où la vie humaine ne vaut pas grand-chose face aux exigences du clan. L'honneur est fondamental. Pour parvenir à leurs objectifs, pour quelques centaines de flèches passées à travers d'un corridor, les kyudokas s'astreignent à un entraînement qui ne souffre aucun relâchement. La force du récit tient en la longue répétition de ces séquences d'entraînement et à la mise en avant de la notion du sacrifice. En cela la mort du père de Kanza n'est que le premier d'entre eux.
Hirata est aussi un formidable gekigaka car il rend le plus fidèlement possible le Japon féodal. le trait est fin, minutieux, précis. le dessin est une force indéniable du récit et l'on ne peut trouver aucun défaut ou aucun point faible au travail esthétique d'Hirata, qui excelle aussi bien dans le rendu de l'architecture que des corps ou de l'apparence vestimentaire. Ainsi Hirata construit-il une oeuvre complète, parfaitement symbolique de son travail.
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Haruko
Haruko06 mai 2012
Je ne savais pas quoi penser de cette oeuvre. Mais lorsque j'ai tourné les pages j'ai été happé dans un japon médiéval où les codes, l'honneur sont des valeurs fortes. On voit émerger un héros Kanza et on le suit dans sa quête pour devenir le meilleur archer.
Le dessin est magnifique, particulièrement celui du temple où se situe l'action principale, on ressent toute la dimension et le gigantisme du lieu alors que nous n'avons qu'un morceau de papier en main.
La pratique du tir à l'arc est mise à l'honneur et permet de découvrir une autre facette de l'histoire du Japon. Il n'y a pas que les Katana du samouraï, il y a aussi son arc.
Il y a quelque chose de majestueux dans la pratique du tir à l'arc et les planches de ce manga le reflète. C'est un hommage aussi au dépassement de soi et à la volonté.
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Anassete
Anassete27 juillet 2012
  • Livres 4.00/5
J'ai tout simplement été enchantée par ce manga. Certes la narration y est un peu hachée ou au contraire rabâchée, mais il faut rappeler que Hiroshi Hirata était d'abord publié dans un magazine, d'où le rappel d'événements ou les rallonges de chapitres par des répétitions. La fin me paraît un peu escamotée aussi, comme si on avait demandé à l'auteur de vite terminer sa BD.
Mise à part ce point noir qui m'empêche de mettre 5 étoiles, j'ai tout simplement adoré la découverte de la culture japonaise de cette époque dans l'oeil d'un homme à cheval sur l'ancien Japon et la modernité. On sent tout le poids du traditionalisme et de la personnalité de Hiroshi Hirata. J'admire son travail des fonds et sa technique du pinceau pour repasser les personnages. On a l'impression qu'ils bougent devant un décor de théâtre.
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
MissGMissG04 janvier 2014
Ne voyez-vous donc pas à quel point vous êtes stupides et aveugles, face à cette épreuve qui flatte votre ego et vous fait perdre toute mesure ?! N'êtes-vous donc que des pantins ?! Le vrai samouraï n'est pas un pantin !! La vraie vaillance n'a rien à voir avec le fait d'obtenir un nouveau record à l'épreuve du Tôshiya !
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MissGMissG04 janvier 2014
Autrefois, dans ce temple, une épreuve appelée Tôshiya était régulièrement tentée par des samouraïs, au péril de leur vie. L'objectif était de faire passer, en une seule journée, des flèches - le plus grand nombre possible - d'un bout à l'autre du bâtiment, sans jamais toucher ni l'auvent ni le corridor.
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MissGMissG04 janvier 2014
Aussi dur que puisse être l'entraînement, je n'abandonnerai plus jamais ! Même si je dois en mourir, je suivrai vos directives et j'irai jusqu'au bout de mes limites ! Je vous en prie, maître ! Guidez-moi jusqu'au Tôshiya !
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MissGMissG04 janvier 2014
Je me sortirai coûte que coûte de cette classe inférieure de bushi ! Grâce à mes aptitudes, je vais pouvoir dire adieu à la misère !
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Videos de Hiroshi Hirata (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hiroshi Hirata
Hiroshi Hirata à Angoulême 2009 - partie 4
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