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> Tetsuya Yano (Traducteur)
> Frédéric Guyader (Adaptateur)
> Olivier Vachey (Adaptateur)

ISBN : 2756006300
Éditeur : Delcourt-Akata (2007)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

En 1606, la ville de Kyoto fut le théâtre d'un étrange remue-ménage. Un samouraï venait d'établir un record des plus particulier : faire passer une cinquantaine de flèches d'un bout à l'autre de la galerie extérieu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par Haruko, le 06 mai 2012

    Haruko
    Je ne savais pas quoi penser de cette œuvre. Mais lorsque j'ai tourné les pages j'ai été happé dans un japon médiéval où les codes, l'honneur sont des valeurs fortes. On voit émerger un héros Kanza et on le suit dans sa quête pour devenir le meilleur archer.
    Le dessin est magnifique, particulièrement celui du temple où se situe l'action principale, on ressent toute la dimension et le gigantisme du lieu alors que nous n'avons qu'un morceau de papier en main.
    La pratique du tir à l'arc est mise à l'honneur et permet de découvrir une autre facette de l'histoire du Japon. Il n'y a pas que les Katana du samouraï, il y a aussi son arc.
    Il y a quelque chose de majestueux dans la pratique du tir à l'arc et les planches de ce manga le reflète. C'est un hommage aussi au dépassement de soi et à la volonté.
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    • Livres 4.00/5
    Par Anassete, le 27 juillet 2012

    Anassete
    J'ai tout simplement été enchantée par ce manga. Certes la narration y est un peu hachée ou au contraire rabâchée, mais il faut rappeler que Hiroshi Hirata était d'abord publié dans un magazine, d'où le rappel d'événements ou les rallonges de chapitres par des répétitions. La fin me paraît un peu escamotée aussi, comme si on avait demandé à l'auteur de vite terminer sa BD.
    Mise à part ce point noir qui m'empêche de mettre 5 étoiles, j'ai tout simplement adoré la découverte de la culture japonaise de cette époque dans l'œil d'un homme à cheval sur l'ancien Japon et la modernité. On sent tout le poids du traditionalisme et de la personnalité de Hiroshi Hirata. J'admire son travail des fonds et sa technique du pinceau pour repasser les personnages. On a l'impression qu'ils bougent devant un décor de théâtre.
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    • Livres 4.00/5
    Par MonsieurO, le 12 novembre 2010

    MonsieurO
    Le guerrier médiéval nippon, nul le l ‘ignore, est le plus souvent dépeint comme une égérie. Sa figure gracieuse et délicate déploie, dans la mythologie médiévale, une virtuosité au maniement du sabre qui n ‘a d ‘égale que son charme, son éthique et la force de son esprit. Mais ce fantasme n ‘a pas cours chez Kobayashi, encore moins chez Hirata. Eux reviennent sur cette allégorie avec une peinture beaucoup plus naturaliste, et donc moins glorieuse. Leur patrie ne rayonne plus, le talent de ses soldats d ‘élite s ‘est éteint. Ils sont redevenus ces hordes de paysans haut de gamme, sans savoir-vivre, violents et inféodés sagement comme des chiens de garde à leur maître.
    Chronic ‘art
    C ‘est en parcourant les pages de la section BD du site Chronic ‘art que je suis tombé sur cette critique très positive de Stéphane Beaujean au sujet de l'‘âme du Kyudo. l'‘occasion de souligner, à défaut de l ‘avoir fait au moment de la sortie du livre en juin, tout le talent d ‘Hiroshi Hirata, révélé en France par l ‘une de ses séries phares : Satsuma. Invité à l ‘occasion de la parution en France de son nouvel album, nous avions eu la chance de le rencontrer avant son départ pour les Rencontres d ‘Amiens où il s ‘était présenté en dédicace vêtu de sa tenue de samouraï ! Etonnant personnage fasciné par l ‘histoire du Japon et de ses samouraï qui reste, à plus de 70 ans, l ‘un des maîtres incontesté du gekiga.
    Dans l'‘âme du Kyudo (1969), Hiroshi Hirata fait revivre le Japon médiéval. Sur les traces du Kyudo, art martial japonais du tir à l ‘arc, il ressuscite le Toshiya, cette épreuve consistant à faire passer dans l ‘espace d ‘une journée, le maximum de flèches à travers une galerie longue de plus de 120 mètres dans l ‘espoir de remporter le titre de « Premier sous le ciel » décerné au détenteur du record. Durant de nombreuses décennies, l ‘épreuve va cristalliser l ‘opposition des fiefs entre eux. Une guerre à distance aussi coûteuse en finances qu ‘en hommes puisque déshonorés, les participants qui échouaient devaient se faire seppuku. A travers la destinée d ‘un homme, Kanza, Hirata dresse le portrait d ‘une époque, celui des hommes et de leurs idées. Stakhanoviste forcené, Hirata travaille seul, arpentant les rives d ‘un univers à l ‘incommensurable richesse, mêlant mythes, histoires et Histoire. On le sait calligraphe, attentif au plus infimes détails, affublé d ‘un trait rude et énergique épousant l ‘essence même de son propos. le coeur d ‘un samouraï et l ‘âme d ‘un mangaka en somme.

    Lien : http://monsieur-o.fr/2007/09/25/l-ame-du-kyudo-hiroshi-hirata/
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    • Livres 4.00/5
    Par Ubikson, le 14 septembre 2012

    Ubikson
    L'ame du Kyudo nous conte l'histoire du Toshiya, une épreuve japonaise du tir à l'arc dont le but était de faire passer le plus de flèches le long du porche d'un temple long de 120m.
    Ce que l'on ne réalise pas forcément avec notre oeil occidental, c'est que la morale des samourais va prendre le pas sur cette épreuve, et lui donner une dimension politique. Nous sommes ici bien loin des Jeux Olympiques, et battre le record du Toshiya, c'est apporter la gloire à son fief, à son seigneur.
    Echouer, c'est embrasser la honte, et pour éviter cela, seul reste le seppuku.
    Adapter de faits historiques, l'ame du kyudo va nous faire suivre les aventures d'un samourai inférieur, Kanza, dont le rêve est de battre le record et de devenir officier supérieur. Mais les embuches seront forcément nombreuses.
    Pour tout dire, cet ouvrage est très intéressant et le choc culturel violent, car l'honneur des samourais japonais du 17eme siècle n'a pas vraiment de rapport avec la chevalerie européenne. La mentalité est très bien représentée et bien expliquée.
    Néanmoins, il faut quand même reconnaitre, qu'à moins d'être archer soi-même, un manga de 300pages sur le tir à l'arc japonais en 1606, ça devient vite un peu longuet !!!
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  • Par kbd, le 08 août 2012

    kbd
    (...)
    Alliant témoignage historique et aventure humaine, Hiroshi Hirata dresse le portrait réaliste d'une société très hiérarchisée qui repousse les basses castes en bas de l'échelle et qui, méprisant le coût d'une telle compétition, n'hésite pas à sacrifier les plus pauvres.
    Utilisant un trait soigneux, précis et rigoureux, il réussit à ne pas lasser son lecteur malgré l'aspect redondant de l'intrigue (toujours plus de flèches !) et intime à son récit un rythme varié qui colle aux tensions et aux découragements de l'épreuve.
    L'âme du kyûdô se révèle au final un récit parfaitement maîtrisé qui, en abordant un thème quelque peu délaissé par les productions habituelles, met en lumière à la fois une époque historiquement intéressante, mais aussi un art martial dominé par le code d'honneur et la fierté de ses pratiquants.
    (...)

    Lien : http://k.bd.over-blog.com/article-l-ame-du-kyudo-hirata-107880124.html
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