> Arnaud Mousnier-Lompré (Traducteur)

ISBN : 2290002968
Éditeur : J'ai Lu (2007)


Note moyenne : 4.4/5 (sur 146 notes) Ajouter à mes livres
Alors que les navires emportent au loin le prince Devoir et la Narcheska Elliania désormais libres de se marier, un homme seul se dresse sur les rivages de l'île d'Aslevjal. Fitz Chevalerie, s'il a fini par se résoudre à la mort du fou, ne peut supporter de laisser la d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par steppe, le 11 octobre 2010

    steppe
    J'ai lu 2 fois l'assassin royal et alors que je viens de relire cette note de lecture, je me rends compte à quel point, malgré sa longueur, elle est incomplète.... Cette œuvre m'a profondément marquée de par sa richesse, sa profondeur et le talent de plume de Robin Hobb...
    Alors, par où commencer ? Peut-être en disant que pour moi, c'est l'un des cycles majeurs de la Fantasy actuelle. Et même s'il ne fait pas l'unanimité, chacun s'accorde à lui reconnaître la grande qualité de son écriture.
    L'auteur manie les mots avec un réel talent pour nous conter l'histoire des Six Duchés et les aventures de Fitz le bâtard, nous offrant même quelques beaux moments de poésie....
    L'un des principaux reproches faits à l'assassin royal, c'est sa lenteur, son manque de rythme et d'action... Ça n'est pas entièrement faux... Pourtant, ça ne m'a à aucun moment gênée. Oui, l'auteur prend son temps pour planter le décor. Elle freine le rythme, ralentit, se pose pour mieux observer ses personnages et poser les jalons d'une aventure qui va s'étendre sur 13 volumes ...
    Elle s'attarde mais ça le vaut bien et c'est ce qui nous aide à mieux saisir les personnages, à nous y attacher et pour certains à nous identifier à eux. Elle parvient ainsi à établir entre le lecteur et son univers une belle intimité nous le rendant aussi familier qu'un souvenir d'enfance.
    C'est aussi avec ces lenteurs que l'on arrive à cerner un peu mieux le Fou, personnage énigmatique et ambigu comme peu de héros peuvent l'être... Grâce à cela que l'on arrive à appréhender ce que sont l'Art et le Vif ( magies.....) Ou la complexités des relations entre les différents protagonistes.
    La psychologie des personnages est ici très fouillée nous permettant une forte empathie avec eux. De plus le récit à la 1ère personne permet une immersion totale dans l'univers et les aventures de Fitz. C'est pour moi un des points forts de l'oeuvre.
    Je comprends que certains aient été rebutés par le temps que met l'histoire à prendre son envol ( oui mais quel envol!!!), pour ma part, j'ai été envoûtée dès les premières lignes par le ton grave et nostalgique si bien rendu par la plume de R. Hobb... Et oui, l'aventure est bien au rendez-vous même s'il s'agit beaucoup d'intrigues royales dans la 1ère partie du cycle.. Mais les passages avec Vérité et les dragons dans la carrière,la force de son désespoir qui nous déchire et nous laisse pantelants, si désarmés dans notre désir de l'aider, et notre impuissance à le faire (nous devenons à ce moment là si semblables à Fitz...)....
    On reproche aussi à Fitz son indécision ou son manque d'engagement dans l'histoire... Oui, mais il prend de l'épaisseur au fil des tomes et, même si on doit lui forcer quelque peu la main, c'est ce qui me l'a rendu si attachant.... Ce désarroi qui l'accompagne et lui colle à la peau.... Et puis, qui a dit que pour être intéressant, un personnage devait forcément présenter tous les archétypes du super héros, vaillance, courage, force de caractère?
    L'un des points forts du cycle , c'est la façon dont Robin Hobb lie certains de ses personnages avec un animal (le Vif) et les moments d'intimité entre Fitz et le loup ("Œil de nuit") ont été pour moi parmi les plus forts et les plus émouvants... Alors non, ce n'est pas la première fois qu'un auteur utilise les animaux et les unit ainsi à ses héros. Mais R. Hobb le fait avec une telle profondeur, tant d'inventivité et de cohérence... Tant de compassion aussi et tant de tendresse..... Car elle aime ses personnages et cet amour transparaît à chaque page, chaque ligne, chaque détail agissant comme le ciment de cette aventure.
    Si je ne devais utiliser qu'un mot pour définir ce qu'a été pour moi l'assassin royal, ce serait l'émotion. Puissante, presque terrassante par moments.....
    Il y aurait encore tant à dire, sur les descriptions par exemple (Aslevjal et ses grottes de glace parmi les plus réussies), ou d'autres personnages .... Pour moi, l'essentiel est là :
    Œil-de-Nuit a été mon compagnon de Vif,
    Umbre Tombétoile mon maître,
    Le Fou mon ami
    et Vérité mon roi.
    Burrich a été mon père.....
    Et pour finir cette "petite note de lecture" (bravo à ceux qui l'on lue en entier...), quelques morceaux choisis :
    "Ma plume hésite, puis échappe à ma main noueuse, laissant une bavure d'encre sur le papier de Geairepu. Encore une feuille de ce fin matériau gâchée, dans une entreprise que je soupçonne fort d'être vaine. Je me demande si je puis écrire cette histoire ou si, à chaque page transparaîtra un peu de cette amertume que je croyais éteinte depuis longtemps. Je m'imagine guéri de tout dépit mais, quand je pose ma plume sur le papier, les blessures d'enfance saignent au rythme de l'écoulement de l'encre née de la mer, et je finis par voir une plaie rouge vif sous chaque caractère soigneusement moulé." (1ères phrases du cycle.)
    "Le fou pencha légèrement la tête en nous regardant d'un œil interrogateur. Je perçus comme un contact de sa part, l'infime tranchant de la conscience partagée. Je faillis en oublier la jument. Par pur réflexe, je touchai les empreintes argentées qu'il m'avait laissées bien des années plus tôt sur un poignet et qui avaient pris depuis une teinte gris pâle. Il sourit de nouveau et leva une main gantée, l'index tendu comme s'il voulait renouveler les marques. "Tout le temps où nous ne nous sommes pas vus, dit-il d'une voix au timbre aussi riche que la couleur de sa peau, tu es resté avec moi, aussi proche que le bout de mes doigts, même lorsque des océans nous séparaient, même lorsque les années s'accumulaient entre nous. Ta présence était comme la vibration d'une corde pincée à la limite de mon ouïe ou comme un parfum porté par la brise. Ne l'as-tu pas ressenti?" Je pris une profonde inspiration avant de répondre, craignant de le blesser par mes paroles. "Non, dis-je à mi-voix. Je le regrette ; trop souvent j'ai eu l'impression d'être seul au monde, en dehors de la présence d'Oeil-de-Nuit. Trop souvent je me suis installé au bord de la falaise et j'ai tendu mon Art pour communiquer avec quelqu'un, n'importe qui, n'importe où." le fou secoua tristement la tête. " Si j'avais vraiment possédé l'Art, tu aurais su que j'étais là, au bout de tes doigts, mais incapable de répondre." "

    "Petit frère, ne me traite pas comme si j'étais déjà mort ou agonisant. Si c'est ainsi que tu me vois, j'aime mieux être mort pour de bon. Tu voles le maintenant de ma vie quand tu crains que je disparaisse demain. Ta peur a des griffes glacées qui m'enserrent et me dépouillent du plaisir que je tire de la chaleur du jour." (Œil de nuit à Fitz)
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par petitepom, le 03 septembre 2011

    petitepom
    J'ai lu tout cette série en 2 ans, entrecoupé par la série "Les aventuriers de la mer".
    Et voila, j'ai fini, que d'émotions dans ce dernier tome. Je me suis attachée aux personnages, je les quitte comme des proches avec regret et un pointe de chagrin ; difficile de choisir une nouvelle lecture après avoir passé plusieurs jours en leur compagnie.
    Fitz a décidé de rester sur l'île d'Aslevjal pour retrouver le fou, et c'est les larmes au bord des yeux que j'ai lu ces retrouvailles : chagrin et joie mêlé ; leur amour plus fort que l'amour physique est un moment inoubliable. Ce n'est pas seulement avec le fou que les adieux et les retrouvailles sont émouvants, tous le livre en est rempli. J'ai aussi bien ri : j'aurai bien aimé voir Umbre prendre un coup d'éventail de dame patience, il l'a bien mériter cette vieille araignée !
    Dans l'ensemble, j'ai préféré la 2° partie que la première, les 3 premiers romans sont remplis d'intrigue et de trahison, mais les 3 suivants sont différents, on rentre dans la magie de six duché, c'est plus subtil : le parcours de Fitz est une initiation dans l'univers de robin Hobb, les romans 4/5/6 ont leur utilité, mais sur le coup, j'ai ressenti une lassitude voulant continuer à lire un récit mouvementé comme les 3 premiers. J'ai ensuite découvert Les aventuriers de la mer et les habitants du désert des pluies, tout cela pour mieux apprécier la fin de cette série où tout s'éclaire.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Aklarielle, le 30 avril 2010

    Aklarielle
    Désespérée d'être arrivée au bout de cette magnifique saga... Je n'avais pas pleuré sur un bouquin depuis la mort d'Eddie dans le dernier tome de La tour sombre, de Stephen King, et me voilà à sangloter sur la séparation de Fitz et du Fou. Sentimentale, moi ? Pensez-vous ! C'est juste que cette relation tissée entre eux depuis 13 tomes a été tellement bien écrite, tellement bien décrite, tellement fouillée, qu'elle en est devenue presque réelle. Eclipsant à mes yeux totalement Molly, Ortie, Umbre, Devoir et tous les autres personnages.
    On m'a demandé il n'y a pas si longtemps comment je verrais une suite à cet opus. "Je n'ai jamais été raisonnable..." Ce sont, je crois, les derniers mots du Fou à Fitz, et j'ai envie de m'y accrocher comme à une lueur d'espoir. Il serait si peu raisonnable de revenir vers Fitz, de chambouler sa sérénité enfin retrouvée auprès de Molly et d'Ortie, et pourtant... Si suite il devait y avoir, j'aimerais que le Fou me foute tout ça en l'air ! Dans cette école où il est retourné, il aurait pu avoir une vision, et se rendre compte que son travail avec son Catalyseur n'est pas terminé. Et alors, il reviendrait en Cerf, même si ce n'est pas raisonnable, et retrouverait son Bien-Aimé pour de Nouvelles aventures !
    Raisonnable, moi ? Jamais !
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par jeromfan, le 20 avril 2008

    jeromfan
    "l'assassin royal" de Robin Hobb est un cycle d'héroïc fantasy dont j'ai appris l'existence grâce au bouche à oreille.
    Une série de livres que rien ne pourrait distinguer de la nombreuse littérature fantasy qui fleurit depuis le succès du Seigneur des anneaux.
    Et pourtant. Robin Hobb est une magicienne. En quelques volumes, elle met sur pied un univers complexe et cohérent, une intrigue qui ne cesse de se nouer et se dénouer comblant une attente pour en créer une autre, des personnages mystérieux aux caractères ciselés....
    C'est de la fantasy mais loin des clichés du genre. Elle ne lorgne pas en direction de Tolkien, c'est autre chose, et c'est bien.
    Il faut bien le dire: lorsque l'on passe les premiers châpitres du premier tome durant lesquels histoire et personnages se mettent en place, on est accro.
    Franchement, vue la quantité et l'épaisseur des volumes, jamais je n'aurais cru les engloutir si rapidement, en quelques jours à peine.
    Il faut dire que quand on a commencé à lire Robin Hobb, on ne parle plus, on ne regarde plus la télé, on ne dort plus. On lit. On vit. On croit avoir le Vif, et communiquer avec son chat, sentir la chaleur du soleil sur sa fourrure. On croit avoir l'Art et détenir le pouvoir de mêler nos pensées à celles de l'inconnu qui nous fait face dans le métro.
    Bref, difficile d'en sortir!
    http://jeromfan.over-blog.com/article-1384717.html
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Milii, le 18 janvier 2010

    Milii
    Probablement le seul de la série qui soit décevant...
    Pendant 12 tomes, Robin Hobb nous balade d'intrigues en intrigues et de personnages en personnages.
    Il est fort dommage que la fin soit aussi "baclée".
    Sans dévoiler le dernier tome, nous avons le droit à une fin très décevante, bien loin de ce à quoi on pourrait s'attendre au vu de la qualité des tomes précédant.
    C'est convenu, rapide, presque facile.
    Alors que les autres tomes créaient la surprise, que Hobb nous baladait loin de ce qu'on prenait plaisir à imaginer, créant la surprise à chaque fois, ce dernier tome, donne l'impression d'avoir été écrit pour enfin achever le cycle une bonne fois pour toute.
    Et c'est bien dommage avec la qualité des personnages et des intrigues.
    Un tome 13 décevant donc, mais on lui pardonne, puisque on referme le livre en sachant que les héros sont heureux...
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Citations et extraits

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  • Par Well-read-kid, le 07 mars 2010

    Mon rêve, je le tenais dans mes bras, et il était mort.
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  • Par Solarine, le 21 novembre 2011

    "Quand je partirai d'ici, te reverrai-je un jour ?"
    _ probablement pas. ce ne serait pas raisonnable.

    [...]
    Alors j'entendis sa voix presque comme s'il se trouvait avec moi dans la pièce : "je n'ai jamais été raisonnable."
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)






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