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> Arnaud Mousnier-Lompré (Traducteur)

ISBN : 2290318450
Éditeur : J'ai Lu (2002)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 463 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Les pirates, de plus en plus audacieux et téméraires, ont commencé leur invasion dévastatrice. Royal le fourbe, après avoir assassiné le souverain légitime, est monté sur le trône des Six-Duchés. Avec son entourage, le lâche usurpateur s'est replié à l'intérieur des ter... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 11 octobre 2012

    Luniver
    Après avoir été sauvé de la mort grâce à Œil-de-Nuit, Fitz doit réapprendre à se comporter comme un humain, avec beaucoup de difficultés. Une fois remis, le constat de son existence est sombre : la plupart de ses amis le croient mort et doivent rester avec cette idée, et il parvient à blesser les rares personnes qui veillent sur lui. Burrich et Umbre décident de laisser Fitz enfin prendre ses propres décisions, et le laissent seul.
    Fitz vit un petit moment entre l'état d'homme et de loup, puis finit par prendre une décision à la suite d'une attaque de forgisés : il se rendra à Gué-de-Négoce, nouvelle capitale de Royal, pour l'assassiner et venger son roi.
    Ses choix ne se révéleront pas être les plus judicieux : ce qu'il a gagné en liberté, Fitz l'a perdu en soutien et précieux conseils. Plusieurs personnes essayeront de se lier avec lui en chemin (groupe de ménestrels, autres possesseurs du Vif), mais il repoussera leur proposition d'aide à chaque fois.
    Notre héros était au plus bas à la fin du volume précédent : on assiste ici à sa difficile reconstruction. Fitz doit apprendre à tracer sa propre route et à effectuer des choix. Ce tome se concentre uniquement sur son évolution, et délaisse le côté politique des Six-duchés. On en apprendra pas beaucoup sur les Pirates Rouges, ni sur la quête de Vérité. Il faut toutefois noter que les tomes 4, 5 et 6 ne forment qu'un seul volume à la base, et n'était donc pas destiné à être un livre « complet ».
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    • Livres 5.00/5
    Par Deuzenn, le 10 avril 2012

    Deuzenn
    Après le traitement que lui ont infligé Royal et ses sbires, FitzChevalerie a été laissé pour mort. C'était sans compter sur le Vif... Fitz réapprend à vivre tant bien que mal, loin de Castelcerf. Il n'a pourtant pas l'intention de rester caché : il reprend la route en direction de Gué-de-Négoce, là où Royal a emmené la cour, et est bien décidé à se venger du nouveau Roi des Six-Duchés.
    Pour la première fois depuis le début de la série, Fitz se retrouve livré à lui-même et ce tome se veut donc plus introspectif et plus lent dans sa narration que les trois précédents. Une époque est révolue, et le jeune assassin du roi est désormais un adulte. L'ambiance change complètement : on est loin du huis-clos de Castelcerf, avec son lot d'intrigues et de personnages. Ce tome-ci se veut plus dépouillé. C'est donc une autre facette, plus mature, de l'assassin royal que le lecteur découvre : une façon d'amorcer la fin de la saga, deux tomes plus tard.
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    • Livres 5.00/5
    Par Nef, le 27 janvier 2013

    Nef
    Comme toujours, dans cette série,Robin Hobb parvient à plonger le lecteur dans ce monde des six duchés. Son style d'écriture, ses descriptions font de ses histoires une vraie réussite.Ce quatrième tome, loin de me lasser,est toujours aussi passionnant que les précédents et me pousse à lire la suite des aventures de Fitz Chevalerie, le héros si attachant de ce livre.
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    • Livres 4.00/5
    Par Elise_ademimot, le 17 septembre 2012

    Elise_ademimot
    Après la fin émouvante du précédent tome, Fitz est laissé pour mort. Seuls Burrich, Umbre et Oeil-de-Nuit connaissent la vérité. Ses mentors font tout leur possible, pour le ramener à la vie d'Homme. Fitz n'a jamais été aussi fusionnel avec son loup et c'est ce qui lui a sauvé la vie. Mais revenir à la civilisation réveille de douloureux souvenirs. Fitz est brisé, aussi bien physiquement que moralement.
    Ce quatrième livre de l'assassin royal est avant tout, un tome de transition. le FitzChevalerie que nous connaissons est mort ; pour sa sécurité et celle des personnes qu'il aime, il doit le rester. C'est le début d'une période difficile, où il doit réapprendre à vivre et faire de nombreux choix. Vivre sa vie en tant que Loup ou en tant qu'Homme ? Rejoindre son roi ou se venger de Royal ? Commence alors une sorte de voyage initiatique vers les Duchés de l'Intérieur, une renaissance.
    J'ai trouvé ce tome légèrement en dessous des précédents. L'histoire met plus de temps à se lancer et j'ai pu relever quelques longueurs. Néanmoins, j'ai beaucoup apprécié ma lecture. La première partie du livre est essentiellement centrée sur Fitz et Oeil-de-Nuit. J'ai été émue par leur relation empreinte de respect, de partage et d'égalité. L'un et l'autre se découvrent et s'apprivoisent d'une autre manière. La seconde partie est un retour parmi les hommes, mais malgré qu'il soit entouré de ses semblables, le sentiment d'isolement domine.
    Même au bout de plusieurs tomes, je ne me lasse pas de la personnalité de Fitz. Ce personnage est toujours aussi attachant et touchant. Il se remet beaucoup en question et on ne peut ignorer sa solitude et son désir de vengeance.
    Un autre aspect qui m'a plu dans ce tome, c'est qu'on en apprend plus sur l'intérieur des Six Duchés. C'est une autre réalité qui nous est présentée, on comprend mieux certaines choses.
    En chemin, Fitz fait la connaissance d'autres personnes pratiquant le Vif. J'ai aimé en apprendre d'avantage sur cette "magie". Cette rencontre, bien que brève, présage de belles révélations dans les prochains tomes.
    Pour conclure :
    Le quatrième tome de l'assassin royal pourrait sembler un peu creux après le précédent, truffé d'action et de rebondissements. Pour moi, il n'en est rien. Il faut avant tout, voir ce livre à la manière d'une transition, d'une évolution. Essentiellement centré sur Fitz, je vous avoue que les autres personnages m'ont manqué. Mais je suis sûre, que je n'en serai que plus heureuse, de les retrouver dans les prochains tomes. J'attache une importance toute particulière à ne pas considérer chaque livre séparément, mais l'œuvre dans son ensemble. Décidément, l'assassin royal n'a pas fini de me faire vibrer !

    Lien : http://a-demi-mot.blogspot.be/2011/09/lassassin-royal-t4-le-poison-d..
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    • Livres 4.00/5
    Par zembla, le 14 janvier 2013

    zembla
    Fitzchevalerie laissé pour mort par Royal réussit, grâce a Umbre et Burrich, a revenir a la vie. Mais cette résurrection a un prix et ce prix est difficile a payer. Fitzchevalerie doit réapprendre a vivre et choisir entre le retour chez les hommes ou retourner a l'état sauvage. Pour cela il peut compter sur le soutien de son ami Burrich qui veille sur lui. Mais soucieux d'indépendance Fitzchevaleire décide de couper les ponts avec ses amis et réaliser sa vengeance : tuer l'usurpateur Royal.

    Après un tome précédent plein de bruits et de fureur dans lequel le héros avait laissé beaucoup de plumes, Voici un tome beaucoup plus introspectif où l'on assiste a la reconstruction physique et morale de Fitzchevalerie. Un épisode charnière qui sert de jonction et dans lequel on voit le héros vouloir prendre plus d'indépendance et se détacher de son passé. Une sorte de loup solitaire qui réclame vengeance coûte que coûte et qui fait passer l'intérêt personnel avant l'intérêt collectif. L'auteure en profite pour nous sortir de Castelcerf en nous faisant découvrir les autres états des six-duchés. Un épisode moins frénétique et plus posé que les précédents qui marque une rupture dans la saga.
    Une baisse de rythme voulue comme une respiration avant de nous replonger dans l'action. Il n'en reste pas moins que cet épisode apporte son lot d'émotion et de rebondissements. Pas le meilleur épisode de la saga mais un épisode dont l'utilité est indéniable, une sorte de passerelle obligatoire pour nous transporter vers d'autres sommets. le style est toujours aussi agréable a lire et nous donne toujours l'envie de connaître la suite des aventures de ce héros qui vient de quitter l'adolescence pour l'âge adulte. A suivre.

    Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par Luniver, le 11 octobre 2012

    J’observai Umbre pendant qu’il approchait : l’hiver l’avait vieilli, accentuant ses rides et le gris de ses cheveux, mais il se déplaçait avec plus de vigueur que je ne m’en souvenais, comme si les privations l’avaient endurci. Enfin, je me portai à sa rencontre avec un curieux sentiment de timidité et de gêne ; quand il leva les yeux et m’aperçut, il s’arrêta sur la piste ; je continuai jusqu’à lui. « Mon garçon ? » fit-il d’un ton circonspect quand je fus auprès de lui ; je dus faire un effort pour acquiescer en souriant. Le sourire qui illumina soudain son visage me mortifia ; il lâcha son bâton pour me prendre dans ses bras, puis il appuya sa joue contre la mienne comme si j’étais encore un enfant. « Oh, Fitz, Fitz, mon garçon ! s’exclama-t-il d’une voix empreinte de soulagement. Je te croyais perdu ! J’avais peur que nous ne t’ayons infligé un sort pire que la mort ! » Ses bras secs et forts m’étreignaient.

    J’eus pitié du vieil homme. Je ne lui dis pas que c’était le cas.
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  • Par laindiia, le 20 février 2011

    J'essayais d'enlever des saletés qui me piquaient les yeux quand Astérie apparut près de moi ; je m'écartai, pensant qu'elle désirait de l'eau, mais elle me chuchota :

    "A votre place je garderais mon mouchoir."

    J'essorai le morceau de tissu et le renouai sur ma tête. "Oh, je le garde, mais ça ne m'empêche pas d'avoir de la poussière dans les yeux."

    Astérie me regarde en face."Ce n'est pas de vos yeux dont vous devriez vous soucier, mais de cette mèche blanche. Vous devriez la teindre en noir avec de la graisse et de la cendre ce soir, si vous avez un moment à vous ; on la remarquera peut-être moins."

    Je m'efforçai de prendre une expression purement interrogatrice.

    Elle sourit d'un air malicieux. "Les gardes de Royal sont passés dans le village quelques jours avant nous ; ils ont dit aux habitants que le roi soupçonnait le Grêlé de traverser Bauge - et vous avec lui." Elle se tut et attendit une réaction de ma part. Comme je continuais à la regarder sans répondre, son sourire s'élargit. "Mais il s'agit peu-être d'un autre individu qui a lui aussi le nez cassé, une balafre sur le visage, une mèche blanche dans les cheveux et... (elle désigna mon bras) une entaille récente faite par une épée à l'avant-bras".
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  • Par Luniver, le 11 octobre 2012

    « Je vais tuer Royal ainsi que son clan. Je vais tous les tuer à cause de ce qu’ils m’ont fait et de tout ce qu’ils m’ont enlevé.
    - Royal ? C’est de la viande que nous ne pouvons pas manger. Je ne comprends pas la chasse des hommes. »
    Je pris mon image de Royal et la combinai à celles qu’il conservait du marchand d’animaux qui l’avait mis en cage et frappé avec un gourdin cerclé de bronze quand il était petit.
    Œil-de-Nuit réfléchit. « Une fois que je lui ai échappé, j’ai eu le bon sens de ne plus m’approcher de lui. Attaquer l’autre est aussi avisé que chasser un porc-épic.
    - Je ne peux pas faire autrement, Œil-de-Nuit.
    - Je comprends. Je suis pareil avec les porcs-épics. »
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  • Par steppe, le 01 décembre 2010

    J'allais m'asseoir sur la pierre d'âtre. Burrich ne me regardait pas : je me couchai sur le côté, puis roulai sur le dos et m'étirai. C'était bon. Je fermai les yeux et savourai la chaleur du feu sur mon flanc.
    "Lève-toi et assieds-toi sur le tabouret, Fitz" dit Burrich.
    Je soupirai mais j'obéis. Umbre ne me jeta pas un coup d'œil. Burrich se remit à parler.
    "Je préfère lui éviter les chocs ; il a besoin de temps pour s'en sortir seul, c'est tout. Des souvenirs lui reviennent parfois, mais il les repousse ; je crois qu'il n'a pas envie de retrouver la mémoire, Umbre. Il n'a pas envie de redevenir Fitz Chevalerie ; peut-être a-t-il trop apprécié d'être un loup et ne reviendra-t-il jamais.
    - Il faut qu'il revienne, murmura Umbre. nous avons besoin de lui.
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  • Par steppe, le 01 décembre 2010

    L'écriture joue pour moi le rôle que la cartographie jouait pour Vérité : la minutie et la concentration exigées suffisent presque à faire oublier l'aiguillon de la dépendance et les souffrances résiduelles d'une ancienne intoxication. On peut se perdre dans de tels travaux ou s'y oublier, ou bien aller plus profondément encore et retrouver de nombreux souvenirs de soi-même. Trop souvent, je m'aperçois que je m'écarte de l'histoire des Six-Duchés pour narrer celle de Fitz Chevalerie, et ces réminiscences me laissent face à celui que j'étais et à celui que je suis devenu.
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