Note moyenne : 4.37/5 (sur 210 notes)
L'Assassin royal, tome 5 : La Voie magique10Ajouter à mes livres
Le roi Vérité est vivant ! Il a imposé une ultime mission à Fitz : «Rejoins-moi !»
Loin sur les sentiers mystérieux de l'Art, au-delà du royaume des montagnes, le jeune homme se met en quête pour répondre à l'appel de son souverain affaibli. Mais il reste seul, p... > voir plus
Dans ce 5ème tome, on découvre la contrepartie de l'art, on comprend à quel point Fitz a été bléssé par son pseudo maître lors de sa formation, mais surtout on le découvre vulnérable, obligé de faire face à ses démons intèrieurs...Les mystères des Anciens, de l'Art et du Vif se dévoilent progressivement,...Certains personnages se révèlent, mais chut, je n'en dirai pas plus... Une trés belle mise en bouche pour la suite...
LA fin de la quete approche dans ce volume. Fitz a trouvé des compagnons pour poursuivre sa quête et ils ne seront pas de trop face aux mystères et aux dangers qui les attendent. Les mystérieux anciens ont laissé des vestiges oubliés affectant les initiés sensibles à l'Art. Et cette magie que Fitz a tant de mal à maitriser se révélera dangereuse pour lui parfois dans son voyage. Encore (et toujours ai-je envi de dire) des épreuves pour Fitz mais toujours un régal à lire.
Ma note 3,5/5 On dirait bien que l'auteur a repris les rennes en main !
J'ai dévoré ce tome à une vitesse incroyable, plongée dedans, surprise et pourtant dieu sait si j'ai l'impression que ce bon vieux Fitz je commence a le connaitre par coeur ! L'intrigue est à son paroxysme, les évènements s'enchaînent et ne prennent bien souvent pas la direction à laquelle on s'attends ... j'ai adoré. Une petite pause s'impose néanmoins avant que je puisse poursuivre ma lecture avec le tome 6, j'aurais peur de moins le savourer ...
Dans ce tome, qui démarre pourtant sur les chapeaux de roues, l'histoire s'apaise. On approfondit notre connaissance des différents personnages ainsi que de leur passé, et on en découvre d'autres : une pause avant l'envolée du dernier tome de la première parie de e cycle envoutant.
Tout comme pour les précdents, il est difficile de lâcher le livre avant d'avoir tourné la dernière page.
L'écriture de madame Hobb est un plaisir. Loin de s'attarder sur des détails qui alourdissent elle sait aller à l'essentiel tout en plantant bien son décor et ses personnages et le tout sans excès ou caricature. Son héros est tout ce qu'il y a de plus humain, avec des doutes, des coups de colère, des raisonnements subjectifs... et çà fait un bien fou. le fond médiéval est lui aussi tout à fait réaliste.
Autant d'éléments qui ajoutés à l'intrigue font qu'une fois accroché aux pas de Fitz, on a bien du mal à lâcher le livre ou à ne pas se ruer sur le suivant...
"Demain, me dit-il d'un ton grave, nous serons de nouveau nous-mêmes : le fou et le bâtard, ou le Prophète Blanc et le Catalyseur, si tu préfères. Nous devons reprendre le cours de ces existences, même si nous ne les aimons pas, et accomplir tout ce que le destin nous impose. Mais en cet instant, ici, rien qu'entre nous, et pour le seul motif que je suis ce que je suis et que tu es ce que tu es, je te le dis : je suis heureux, heureux que tu sois vivant. Te voir respirer insuffle l'air dans mes poumons. Si mon sort doit être lié à celui de quelqu'un, je suis heureux que ce soit le tien."
Il se pencha et appuya son front contre le mien ; puis il poussa un long soupir et s'écarta. "Dors, maintenant, mon garçon, fit-il en imitant, fort bien, ma foi, la voix d'Umbre. Demain sera bientôt là et nous avons du pain sur la planche." Il eut un rire mal timbré. " Nous devons sauver le monde, toi et moi."
"Dommage que tu n'aies pas réussi à tuer Royal, fit soudain le fou
- Je sais. J'ai essayé, mais, comme conspirateur et comme assassin, je ne vaux rien."
Il haussa les épaules à ma place. "Tu n'as jamais été très doué là-dedans, tu sais. Il y a toujours eu chez toi une naïveté qu'aucune laideur ne pouvait souiller, comme si tu ne croyais pas vraiment au mal. C'est ce que je préférais chez toi." Le fou oscillait légèrement sur son séant, mais il se ressaisit. "C'est ce qui m'a le plus manqué quand tu es mort."
Je le grattai délicatement derrière l'oreille et c'est tout juste s'il ne se roula pas sur le dos dans la neige. "Tu retourneras auprès d'eux un jour ?"
Il avait du mal à se concentrer sur mes propos pendant que je le grattais. J'interrompis mon geste et lui reposai la question. Il pencha la tête de côté pour me regarder d'un air amusé. "Demande-le-moi ce jour là et je pourrai te répondre"
- Un jour à la fois, acquiesçai-je. Je suis heureux que tu sois ici, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tu es revenu. Tu aurais pu rester avec la meute.
Ses yeux croisèrent les miens et ne me lâchèrent plus malgré l'obscurité. "On t'a appelé, non ? Ton roi ne t'a-t-il pas hurlé : "rejoins-moi" ?"
Je hochai la tête à contre coeur. " Il m'a appelé, oui."
Il se releva soudain et s'ébroua, puis son regard se perdit dans la nuit. "Si on t'appelle, on m'appelle aussi."
Burrich me croyait mort, mort pour de bon, et il portait mon deuil.
Burrich, Burrich ! Écoute-moi, je ne suis pas mort ! Burrich ! Burrich !
Je me démenai, je tempêtai autour de lui, projetai contre lui la moindre parcelle d'Art que je détenais, mais, comme toujours, je n'arrivai à rien et je me réveillai soudain, tremblant, les bras serrés sur moi, avec la sensation d'être un fantôme. Il avait sans doute déjà annoncé la nouvelle à Umbre et tous deux me croyaient mort désormais. Une angoisse étrange m'envahit à cette idée : quel terrible malheur d'être tenu pour mort par tous ses amis !
Aujourd'hui, vous... Burrich, vous ne m'entretenez jamais d'amour. Vous ne m'avez jamais effleurée, ni sous l'effet de la colère, ni sous le coup du désir; cependant, votre silence et votre regard me parlent davantage d'amour que leurs paroles et leurs façons de me toucher.