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ISBN : 2362310531
Éditeur : Castelmore (2012)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 131 notes)
Résumé :
Le jour où Alice rencontre Jack, la jeune fille ne s’attend pas à voir sa vie basculer. Il suffira d’une discussion autour d’un café en pleine nuit pour qu’elle se sente proche du jeune homme. Alice n’avait jamais rencontré quelqu’un comme lui, aussi sûr de lui, agaçant et rassurant à la fois.Puis Alice rencontre le frère de Jack, Peter. Il l’attire comme un aimant, bien malgré elle – et malgré lui. Car il semble la détester d’emblée. Mais hésiter entre deux garçons... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Pommesucre
Pommesucre22 août 2012
  • Livres 1.00/5
A sa sortie VO en version électronique, ce livre a fait son buzz outre-atlantique et l'auteur est passée d'auteur auto-publiée sur Amazon à auteur convoitée par les plus grands éditeurs. Il n'en fallait pas plus pour piquer ma curiosité.
Malheureusement, j'ai du mal à comprendre les raisons de ce buzz. Car bien que ce livre a plu à un bon nombre, l'auteur nous sert du prémâché et du réchauffé ... Rien de bien neuf sous le soleil donc.
Alice est une jeune fille des plus normale qui profite de sa jeunesse avec sa meilleure amie. A deux, bien que mineures, elles tentent de rentrer dans les boîtes de nuit pour pouvoir profiter des joies réservées aux plus grandes. Mais un soir, leur sortie tournera au vinaigre quand un groupe d'hommes voudra profiter de leur faiblesses et du coin isoler. Mais au moment où les choses se corsent pour nos deux jeunes filles, une voiture fait son apparition avec un jeune homme habillé en t-shirt et en short (en hiver) et fera peur aux méchants (mon ton est ironique, mais c'est vraiment comme ça que ça se passe). Ce jeune homme ne laissera pas la meilleure amie d'Alice de marbre, pourtant ce n'est pas elle qu'il regarde. Peter ne se contentera pas de cette rencontre sauvetage et cherchera à revoir Alice pour qui la vie et la vision de la vie risque de fort bien changer.
J'ai lu ce livre. C'est tout.
Je décortique :
Ce livre est une succession de cliché et une succession de plagiats à peine disssimulés d'autres ouvrages. J'ai du mal à comprendre cette manie du plagiat chez les auteurs américains et encore plus leur manque de réaction face à ça. Stephenie Meyer qui plagie Charlaine Harris et L.J. Smith. Edward qui est "végétarien" et qui répugne à se nourrir d'humains, comme Stefan ; Sookie qui est téléphate et qui découvre en Bill un homme dont elle n'entend pas les pensées, comme Edward le télépathe qui découvre en Bella une jeune fille dont les pensées ne filtrent pas. Pour les deux c'est le coup de foudre, bah oui sinon c'est pas drôle.
Ici le début est aussi un plagiat d'une scène de Twilight. Vous vous souvenez quand Edward se prend un policier qui file un dangereux criminel, j'ai nommé Bella, et qu'il la sauve d'un groupe de mecs bourrés et aux idées perverses ? Ici c'est pareil, Alice et sa copine sortent et se font coincer par un groupe de mecs bourrés leur faisant des avances peu reluisantes (oh), et c'est pile à ce moment là qu'une voiture déboule pour les sauver. Bon ici on n'a pas droit au feulement de chat d'Edward, mais bien à une démonstration de force digne de Superman. Les mecs se font dégommer, prennent la fuite et la gloire et l'admiration revient à notre cher Peter, petit gringalet au charme dévastateur et qui se promène en short et t-shirt d'ado en plein hiver (vous avez dit crédible ?). Alice, notre héroïne, ne tombe pas sous le charme (comme par hasard et comme Bella *hum*). Cette résistance et ce manque d'intérêt intrigue Peter qui cherchera à la fréquenter.
Bien sûr, pour un "bon" livre il faut un gros obstacle qui semble impossible à franchir : un amour impossible. Alice craque pour le frère de Peter (oh Damon craque pour la copine de son frère).
Ah et le projet de Peter de faire d'Alice sa compagne pour sa vie éternelle (ça vous dit quelque chose?) et le départ du frère de Peter pour reprendre ses marques face à Alice (ça aussi ça vous dit quelque chose ?).
Ce livre est un mélange de scènes Twilightesque et du Journal d'un Vampire. On prend une scène par-ci, on se l'adapte au contexte de ce que l'on écrit et on prend par-là, on shake pour pondre son propre roman et on arrive à faire un buzz avec ça. Ca relève du miracle.
Je me demande sincèrement comment l'auteur a pu se faire des millions de dollar dans ces conditions, on pointe des artistes pour plagiat pour bien moins que ça. J'ai du mal à saisir la logique des gens.
Concernant les personnages, je ne suis pas plus convaincue ...
J'ai l'impression qu'Alice est passive dans sa vie. Elle subit les sorties en ville avec sa meilleure amie, elle subit ce qui se passe avec sa mère, elle subit aussi sa relation avec Peter sans se poser des vrais questions. Quand Peter lui annonce qu'il aimerait passer l'éternité avec elle, ça ne la dérange pas plus que ça, elle s'inquiète bien pour son frère, mais rien de plus. Se rend-elle compte que ce type veut la couper du monde réel et de son entourage pour son plaisir et boucher les trous de sa solitude ?
Pour Peter aussi ça ne vole pas haut ...
Un vampire n'est-il pas censé se faire discret ? Alors pourquoi, oui pourquoi, il se promène en tenue de plage en plein hiver ? Pourquoi ne pas se trimballer en slip de bain et une planche de surf à la main ? Autant assumer le look ado surf jusqu'au bout ... et puis bon on ne sait jamais si la neige se met à fondre et qu'elle fasse une belle vague dans les rues, ce serait dommage de rater ça. le pire c'est que Peter évoque cette discrétion et le danger que représente de se faire remarquer, c'est fort non ?
Tous ces éléments font que je n'ai pas été convaincue par l'auteur dont je me presserai pas pour lire la suite dès sa sortie prévue pour le 9 novembre prochain. Je ne peux malheureusement pas non plus juger de sa plume étant donné que le trois quart des éléments du roman est "plagié" de deux trois autres romans ayant eu leur succès.
Lien : http://bulledepomme.blogspot..
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Myrtle
Myrtle21 juillet 2012
  • Livres 3.00/5
Rien de nouveau sous le soleil - pardonnez-moi l'expression - pour cette histoire de vampires. Petit succès outre-atlantique, je m'attendais à quelque chose de plus croustillant. La jeune Alice hésite entre deux frères vampires, Jack et Peter, le gentil et le méchant, pour simplifier. D'ailleurs, en passant, on a beaucoup comparé "De mon sang" à "Twilight", moi c'est au "Journal d'un vampire" qu'il me fait penser. Sauf qu'ici , il n'y a pas de rebondissements mais plutôt une héroïne qui passe son temps à hésiter, et à réagir de manière inattendue, pas très logique (comme le reste des personnages d'ailleurs... On a l'impression que tout le monde est perdu en fait!)
Alors, certes, c'est un premier tome, mais on s'ennuie un peu et le roman est un peu bancal, comme si l'auteur ne savait pas elle-même où elle allait... Bof, bof!
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CamKessler
CamKessler29 juillet 2012
  • Livres 4.00/5
J'avais très envie de lire ce livre. Tout d'abord avec le boum médiatique qu'il a reçu, et en second, parce que j'ai lu le synopsis (présent ci dessus) et que j'étais vraiment, vraiment intriguée. Il me promettais une jolie histoire... en recevant le livre, j'ai lu la quatrième de couverture et ho ! j'ai appris que c'était une histoire de vampires. Je n'ai rien contre les vampires, j'aime à peu près toutes les créatures fantastiques, seulement, dans de Mon Sang, je ne voit pas bien pourquoi on nous a signalé que ce soti des vampire dans al quatrième de couverture, alors que dans le livre, on ne l'a réellement découvert qu'à la 181éme pages sur 315, un peu plus de la moitié...C'était drôle, on voyait tout ce que l'héroïne voyait, mais elle devait s'éfforcer de comprendre alors que nous savions que les Messieurs étaient des suceurs de sang... bon, passons.
Ce livre a été pour moi mitigé, même s'il s'en sort pas mal. Tout d'abord rien que le début, c'est vraiment flagrant comme le mot ''twilight'' à résonné dans ma tête, ça c'est pour le début, on retrouve quelque similitude, le thème vampire tourne un peu sans le sens de twilight à de nombreuses reprises au cour du roman. Ensuite, vers un peu plus de la moitié, j'ai trouvé un petit air de Vampire Diaries, avec les deux frères, mais là c'était vraiment léger.
de mon sang est un livre ... qui parait aux premiers abords très - Déjà vu. J'ai trouvé que beaucoup de cliché revenaient, vraiment.
Néanmoins l'auteure sur une histoire qui mélange un peu beaucoup de sauce vampire-jeunesse comme on les connais si bien, a su introduire une originalité dans son roman, qui m'a bien plu. Je dois dire que j'ai lu le livre en deux petit jours, rapprochés, si je n'avais pas un temps soit peu aimé... il aurait trainé.. En effet, j'ai trouvé l'histoire des frères bien tombé, pas tellement vu même si on peux toujours l'apparenter, mais c'était vraiment intéressant et j'ai beaucoup aimé, à tel point qu'il fallait que je lise la suite, pour savoir ce qui allais se passer, ça a duré 100 pages, durant lesquelles j'étais en alchimie avec le roman, prise à l'intérieur.
Le roman durant les -environ - 200 premières pages, est un peu lent... enfin il ne se passe pas grand chose, en fait c'est le même scénario qui repasse encore et encore sauf qu'à chaque fois quelque chose change un petit peu. Il peux sans doute être là pour introduire, et comme il est expliqué après, pour gagner la confiance, mais bon, si j'ai bien aimé Jack, j'avoue qu'au début, répéter tout les soirs les mêmes sous-entendu, sans pour autant dévoiler le vifs du sujet.. Mmm, je ne sais pas comment Alice à tenu avec un inconnu comme ça... Au tout début la famille de Jack nous parait étrange... décalée, et encore une fois, je ne sais pas comment Alice a fait pour ne pas prendre ses jambes à son coup...
Passé ces 200 pages là, le récit devient plus intéressant, disons. On rentre enfin dans le vif du sujet, qui rattrape un peu la première partie. Je ne vais pas m'attarder la-dessus, car c'est à découvrir par soit même, mais comme dit précédemment c'est une partie attractive, que j'ai vraiment eu plaisir à lire, c'est la que les bonnes questions se posent, que l'histoire prend une tournure intrigante, et qu'on a réellement envie de dévorer ce livre. Je ne sais pas quoi dire exactement...
Hormis que la fin m'ait un peu déçu, elle n'est ni satisfaisante, ni pas assez, elle n'appelle pas non plus au second tome, pourtant il reste encore quelque points de l'histoire à éclaircir.
L'écriture de l'auteure est tout de même bonne je dois dire, elle sait bien mener un récit pour qu'on n'en voit pas les pages passer, ni trop simple, ni trop dure, je l'ai bien aimé. Elle est proche d'Alice tout en étant proche des autres, assez de description est de dialogue, pour équilibrer le tout:
Question Personnages ...
Je dois dire que j'ai vraiment apprécié les vampires. Surtout Jack.
Je l'ai trouvé adorable, simple est réconfortant; un personnage qu'on aimerais bien côtoyer, malgré son âge, il reste presque un enfant, et sa bonne humeur nous accompagne tout au long du roman, ainsi que son humour, ce qui nous le rend plus léger. C'est un personnage agréable à suivre.
Peter... est diffèrent. Mais je l'ai bien aimé, même si on pourrait le détester, il avait ce côté mystérieux, sombre, caché, et son lien avec Jack nous faisait nous demander quelques questions à son sujet... Néanmoins, il est un personnage un peu plus compliqué...
Alice... l'héroïne... c'est surtout le côté cliché qui 'ma dérangé, sinon, Alice est assez sympa, même si des fois le côté ado m'avait bien fait rire (alors que je n'aurais pas dû)
Milo, son frère est aussi vraiment adorable, un peu à la Jack..
Ezra et Mae sont diffèrent, sur une peinture il serait la partie la plus estompé, mais ils se veulent des bases sûres qui en trembleront pas pour l'histoire et une sorte de réconfort, adoucissant la noirceur de l'autre coté...
En conclusion, ce livre qui a des airs de Déjà vu, reste tout de même un agréable livre jeunesse, pour ceux qui aime les vampires, ou la romance fantastique, ce roman est assez adéquat, je lirais sans doute le second tome pour savoirs si l'histoire devient plus inintéressante, mais de mon sang reste une bonne lecture dans l'ensemble malgré de nombreux points à signaler..

Lien : http://afallofbook.blogspot...
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Nyx
Nyx11 juin 2012
  • Livres 2.00/5
Ce roman a beaucoup fait parlé de lui puisque c'est une sucess story qui fait rêver : l'auteur s'est auto-publié en numérique et a vendu des millions d'exemplaires de son roman avant de passer sous contrat avec une maison d'édition, le bouche à oreille la rendant millionnaire. C'est assez incroyable et pourtant très compréhensible suivant l'époque. En effet, avec le succès de Twilight les histoires du même genre marchent très bien et les lecteurs sont demandeurs.
De Mon Sang n'est pas une copie de Twilight mais on sent tout de même l'inspiration.
Si l'auteur s'est contenté des vampires, les loups-garous n'existent pas, la mythologie est légèrement modifiée (les vampires ne brillent pas au soleil...) et surtout nous n'avons pas réellement de triangle amoureux.
Alice est une jeune fille qui n'a pas une vie de famille idéale mais qui n'est pas foncièrement malheureuse. Un soir, elle rencontre Jack et l'apprécie immédiatement. L'amitié qui se tisse entre les deux jeunes gens est rapide et profonde jusqu'à ce que Jack lui présente sa famille. Si Alice est immédiatement adopté par son frère aîné et sa femme, Peter lui semble détester la jeune femme et ne supporte pas d'être en sa présence. Vont alors commencer les problèmes pour la jeune femme.
Si on aime Twilight l'idée de fond n'est pas mauvaise et comporte suffisamment d'originalité pour qu'on apprécie la lecture. Par certains aspects l'héroïne fait moins "cruche" que Bella, mais elle aussi se fait furieusement ballottée par les évènements sans jamais chercher à se reprendre en main.
Le principal défaut c'est que tout va tellement vite que beaucoup de choses ne sont pas crédibles. Il y a des dialogues et des réactions complètement invraisemblables qui gâchent le récit le rendant franchement moyen.
J'avais assez apprécié le premier Twilight pour l'histoire d'amour mignonne et là il y avait du potentiel pour que j'apprécie ce qui se démarquait dans de mon sang si seulement ce n'était pas aussi ... aberrant.
Le début n'est franchement pas génial, mais la seconde partie du roman est un petit peu mieux. Toutefois les réactions des personnages me dérangent et m'ont empêcher d'être complètement happée par ce roman.
Je lirai probablement la suite puisque je suis une incorrigible curieuse, mais ce n'est clairement pas le roman de l'année, et de loin.
Lien : http://nyx-shadow.blogspot.f..
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LittleJohn
LittleJohn04 septembre 2012
  • Livres 4.00/5
J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre!! :) Je suis de plus en plus critique sur les livres young adult que je trouve trop souvent gentillets. Lisibles, mais sans plus. J'ai tendance à m'endormir dessus.
Celui-ci par contre, je l'ai lui d'une traite. Je ne dirai pas que ce livre est parfait, loin s'en faut, un petit arrière-goût de premier roman, avec un manque d'assurance et de maturité dans l'écriture. Mais peu importe, puisqu'il est bien ;)
J'ai aimé ce livre, et pourtant Dieu sait ce qu'il a pu m'énerver. Au moins durant la première moitié, j'ai eu l'impression de déjà-vu sur plein de références:
- Jack est beau à tomber par terre
- toutes les filles se pâment devant lui
- sauf Alice qui est spéciale puisqu'elle est complètement immunisée contre son charme
- du coup il en pince pour elle alors qu'il snobe toutes les autres
- il conduit très vite
- il est un peu angoissé de la présenter à sa famille zarbi
- ils sont tous très beaux
- ils sont très riches on ne sait pas comment
- le frère de Jack veut bouffer Alice...
et j'en passe plein d'autre. Bref, n'aurai-je pas déjà lu une version parallèle à tout ceci dans... twilight?
Heureusement, après le premier tiers ou peut-être la première moitié du livre, cette impression de déjà-vu se tasse. En plus, Alice a un frère et il est gay. Si là nous n'avons pas une trame novatrice... ;)
Petit bémol, je trouve que la 4e de couverture dévoile trop de choses.
Enfin, moi je dis tout ça mais je dis rien. Car même si j'ai l'air d'un peu râler, le dévorage rapide du sujet de mon irritation fait que l'on ne s'y trompe pas: j'ai aimé ce livre!
En tout cas, j'ai hâte de lire la suite, j'espère de nombreux rebondissements :)
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Les critiques presse (1)
Ricochet21 septembre 2012
Peu d’originalité dans ce nouveau roman de bit-lit mais une construction classique et un style assez entraînant, qui plairont donc aux amateurs du genre.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations & extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable28 mars 2014
Jane piétinait, les bras couverts de chair de poule, au moins en partie à cause du froid. Mais elle prétendait que c’était seulement parce
qu’elle en avait marre de patienter dans la file, et soutenait que fumer cigarette sur cigarette la réchauffait.
— J’en ai ras le bol, dit-elle en jetant d’une chiquenaude son mégot sur le trottoir mouillé avant de l’écraser de sa botte à talon aiguille.
— On devrait peut-être s’en tenir là pour ce soir, proposai-je.
Nos fausses cartes d’identité n’étaient pas aussi réussies que le contact de Jane l’avait promis, puisque nous étions sur le point de nous faire
refouler d’une troisième boîte, si nous parvenions seulement à atteindre la porte.
Pour l’occasion, j’avais donné l’autorisation à Jane de choisir mes habits, si bien que rien ne m’allait et que mon décolleté était beaucoup trop
profond pour les nuits fraîches du Minnesota. Une brume épaisse s’était installée, mais mon amie se refusait à frissonner ou à admettre que cela
la gênait de quelque façon que ce soit. Elle comptait se soûler puis se taper un parfait inconnu, et je n’avais aucun moyen de la raisonner.
— Pas question ! s’écria-t-elle en secouant la tête. Je le sens bien, cette fois.
— Il est minuit passé, Jane.
Les chaussures à talons qu’elle m’avait prêtées me blessaient, et je me dandinais d’une jambe sur l’autre pour soulager mes pieds
douloureux.
— J’ai juste envie de danser et de m’éclater ! pleurnicha-t-elle, ce qui la fit paraître bien plus jeune que ses dix-sept ans et réduisit encore nos
chances d’entrer. Allez Alice, c’est ça, être jeune !
— J’espère vraiment que non, marmonnai-je.
Selon moi, faire la queue pendant des heures pour se voir refuser l’accès à plusieurs boîtes n’avait rien d’amusant.
— On pourra retenter le coup le week-end prochain, repris-je. Promis. Ça nous laissera le temps de nous procurer des papiers mieux
contrefaits.
— Je n’ai même pas bu.
Malgré son expression boudeuse, je savais qu’elle commençait à flancher.
— Je suis sûre qu’on peut dénicher de l’alcool quelque part, lui assurai-je.
Jane en trouvait aussi facilement que moi de l’eau. Je ne comprenais pas de quoi elle se plaignait : partout où elle allait, la fête ne tardait
jamais à faire son apparition.
— D’accord, soupira-t-elle, mais à charge de revanche !
Elle s’écarta de la file et nous partîmes en direction de mon appartement, laissant derrière nous les fumeurs ivres et les lumières scintillantes
des discothèques.
— Comment ça ? répliquai-je.
— Tu m’obliges à rentrer tôt…
Après quelques mètres à peine, n’y tenant plus, je m’arrêtai et ôtai mes chaussures, préférant marcher pieds nus sur le bitume sale plutôt que
risquer d’attraper de nouvelles ampoules. Un chewing-gum ou autre chose allait très probablement entrer en contact avec l’une de mes plaies et
me donner la typhoïde ou la rage, un sort que j’estimais pourtant plus enviable.
Au fur et à mesure que nous nous éloignions des boîtes de nuit, les rues devenaient de plus en plus désertes. Il n’était pas prudent pour deux
adolescentes de se promener dans le centre de Minneapolis.
— On devrait prendre un taxi, suggérai-je.
D’un mouvement de tête, Jane rejeta mon idée. Nous n’avions pas beaucoup d’argent, alors plus on avancerait, plus le trajet à payer serait
court. J’habitais près de Loring Park, et nous ne pouvions pas rejoindre ce quartier à pied, même s’il n’était pas si loin que ça.
Quand un taxi vert et blanc nous dépassa, je le suivis d’un regard envieux.
— De toute manière, un peu d’exercice nous fera le plus grand bien, décréta Jane qui avait remarqué mon expression.
Je me demandais pourquoi j’acceptais toujours d’entrer dans ses combines. Cela l’amusait beaucoup plus que moi. Jouer les faire-valoir
d’une fille plus séduisante n’était pas reluisant.
— Mais j’ai mal aux pieds, protestai-je.
— Il faut souffrir…
— … pour être belle, ouais, je sais, l’interrompis-je en râlant.
Elle s’alluma une autre cigarette et nous continuâmes à marcher en silence. Je savais qu’elle faisait la tête car nous n’avions pu entrer dans
aucune boîte et qu’elle essayait de manigancer un nouveau plan palpitant dans lequel m’embarquer, mais cette fois, je ne me laisserais pas
entraîner.
Lorsque les bruits de la circulation sur Hennepin Avenue se furent estompés, j’entendis des pas résonner derrière nous. Jane semblait n’avoir
rien remarqué, mais j’avais l’impression tenace qu’on nous suivait.
Puis les pas commencèrent à s’accélérer et à s’amplifier, auxquels s’ajoutaient des souffles saccadés et des voix masculines étouffées.
Jane me décocha un regard paniqué, m’indiquant qu’elle aussi les entendait. Plus courageuse que moi, elle jeta un coup d’oeil par-dessus
son épaule.
J’allais lui demander ce qu’elle avait vu, quand elle se lança dans une course effrénée. Il ne m’en fallut pas plus. Je tentai de la rattraper, mais
elle ne ralentit pas et conserva une longueur d’avance sur moi.
La rue débouchait sur l’entrée d’un parking souterrain. Elle se précipita à l’intérieur du bâtiment, et je l’imitai. Il y avait forcément d’autres
endroits fréquentés, mais son choix s’était d’abord porté sur un garage mal éclairé.
Pour la première fois, je me risquai à regarder derrière moi. Dans la pénombre, je distinguai seulement quatre silhouettes imposantes
d’hommes. Lorsqu’ils virent que je m’étais retournée, l’un d’eux se mit à me siffler.
Je courus de plus belle et m’aperçus que Jane avait disparu. Incapable de décider si je devais attaquer ou fuir, je me figeai.
— Par ici ! murmura alors mon amie.
À cause de la mauvaise acoustique du lieu, je ne pus déterminer d’où provenait sa voix et restai tétanisée sous la lumière jaune vacillante d’un
néon, espérant une mort rapide et sans douleur.
— Salut fillette, susurra l’un des types d’un ton qui était tout sauf amical.
Je me retournai. Comme mes agresseurs avaient cessé de courir en même temps que moi, ils s’approchèrent sans se presser.
— Pourquoi tu cherches à éviter un bon moment ? me demanda un autre.
Pour une raison qui m’échappa, ses copains jugèrent cette réplique hilarante, et leurs rires se propagèrent dans tout le parking.
J’eus soudain la chair de poule. J’ouvris la bouche pour répondre ou pousser un cri, mais aucun son n’en sortit. Je me tenais dans une flaque
d’eau froide et d’huile, et le néon au-dessus de ma tête décida de rendre l’âme pour de bon.
Je fermai les yeux pour ne pas voir ce que mes agresseurs s’apprêtaient à me faire subir. Ils parlaient entre eux, riaient et lançaient des
blagues tordues, et je fus persuadée que j’allais mourir.
Quelque part dans mon dos s’éleva un crissement de pneus, mais je me contentai de serrer les paupières encore plus fort.
francoise pochon
Chapitre 2
— Hé ! Qu’est-ce que vous faites ? cria quelqu’un à côté de moi.
Dès que j’entendis cette voix, je compris qu’elle n’appartenait pas à l’un de mes poursuivants et j’ouvris les yeux.
— En quoi ça te regarde ? grogna un grand tatoué, qui recula d’un pas.
Un véhicule venait de se garer sur ma droite, et ses phares projetaient leur lumière aveuglante droit sur moi.
— Je crois que vous devriez dégager, ordonna le nouveau venu.
Je lui jetai un coup d’oeil furtif, sans réussir à distinguer ses traits, parce qu’il se tenait à contre-jour. Il faisait trop sombre, et je ne discernai
que son tee-shirt rose.
Il s’avança encore, et mes agresseurs battirent en retraite. Ils ne bougèrent pas assez vite cependant, et la tache fuchsia et floue fondit
soudain sur eux.
J’eus l’impression que l’obscurité et la peur m’empêchaient de me fier à ma vue. On aurait dit que le tee-shirt se déplaçait à une vitesse
surnaturelle. Les types hurlèrent quand mon sauveur les percuta et ils s’enfuirent hors du parking.
Le temps que je cligne des paupières pour accoutumer mes yeux au noir, tout le monde avait disparu.
Enfin, pas exactement. Le néon au-dessus de ma tête ressuscita, et je découvris que le garçon en rose se tenait près de moi. Sur son torse
se détachait l’inscription « LES VRAIS HOMMES PORTENT DU ROSE », en lettres noires majuscules.
Il paraissait plus âgé que moi, probablement la vingtaine, et n’était pas particulièrement grand ou costaud. Il semblait plus maigre que musclé,
et j’avais du mal à imaginer ce qui avait fait fuir les autres.
Son visage, ouvert et amical, s’éclaira d’un sourire spontané que je ne pus m’empêcher de lui retourner, même si je venais de frôler la mort.
— Ça va ? demanda-t-il en me jaugeant du regard.
— Oui, répondis-je d’une voix que je ne me connaissais pas. Tu viens de me sauver la vie.
— C’est imprudent de rester seule dans un lieu pareil, répliqua-t-il sans relever mon allusion à son héroïsme.
— Je suis avec ma copine Jane, qui est quelque part par là.
Je me mis alors à la chercher des yeux. D’un côté, je lui en voulais de n’avoir rien tenté pour me secourir, mais il fallait avouer que je ne l’avais
pas aidée non plus, et j’estimais que je ne devais pas me montrer plus exigeante envers elle que je ne l’étais envers moi-même.
— Deux filles ?
Il haussa un sourcil interrogateur.
— Je crois que Jane a une bombe lacrymogène sur elle, précisai-je sans conviction.
— Et où est-elle, cette soi-disant amie ?
À son tour, il scruta les environs avant de désigner une camionnette blanche stationnée à l’autre bout du parking.
— Je pense que c’est elle, là-bas, ajouta-t-il.
— Où ?
Je plissai les yeux dans la direction qu’il m’indiquait, mais ne vis rien.
— Là-bas, répéta-t-il en faisant un pas vers la Jetta noire garée près de moi. Viens, on va la récupérer, et ensuite je vous ramènerai chez vous
en voiture.
Je fis le tour du véhicule pour m’installer sur le siège passager. L’idée de refuser ne m’effleura même pas. Pour une raison qui m’échappait,
j’avais confiance en lui.
L’autoradio diffusait un morceau du groupe Weezer et, à la lueur bleutée qui émanait du tableau de bord, j’examinai mon sauveur pour la
première fois. Si sa peau était sans défaut, ses cheveu
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CielvariableCielvariable28 mars 2014
- Tu peux entrer si tu en as envie, finit-il par me proposer.
J'eus plus l'impression de céder et de me laisser tirer vers lui plutôt que de le rejoindre en marchant. Je me retrouvai soudain sur le lit, assise dangereusement près de lui.
J'inspirai et humai un doux parfum de pomme, qui provenait sûrement de son savon, mais la merveilleuse odeur acidulée que je distinguai également était bel et bien la sienne.
Comme une imbécile, je lui dis qu'il sentait bon.
Pour la première fois, je lui vis un sourire sincère dont la perfection me frappa. Puis peu à peu, il se transforma en rire, ce qui me provoqua des picotements incroyables dans tout le corps. Je faillis frissonner de plaisir.
- Qu'est-ce que je sens ?
Peter se pencha plus près de moi, comme pour me confier un secret. Il était si proche que lorsqu'il expira, une mèche de ses cheveux mouillés se souleva et vint me frôler la joue. Ma peau frémit d'excitation, exigeant davantage.
- La pomme ?
Je me demandai comment j'avais trouvé la force de parler.
Je me rendais compte que notre conversation était absurde et banale, mais la quasi-totalité de mon cerveau était obnubilée par lui. Pas par de simples pensées, mais par son être tout entier.
Il s'était comme insinué en moi et était devenu une partie de mon être, mais cela ne me suffisait pas. J'avais désespérément besoin de lui.
- Oui.
Il esquissa un sourire malicieux et se pencha un peu en arrière, s'éloignant de moi.
Je me surpris à corriger la distance qui nous séparait. J'aurais préféré ne pas bouger, mais mon corps insistait pour se pencher plus près de lui.
- Pourquoi me détestes-tu ? lâchai-je, incapable de croire que je venais de prononcer ces paroles.
Une voix intérieure me hurlait de me taire, m'avertissant que je ne pouvais pas lui demander cela. Mais il avait réussi à bloquer l'irrigation vers la partie de mon cerveau qui contrôlait mes inhibitions. Si je n'y prenais pas garde, je ne tarderais pas à lui dévoiler mes secrets les plus intimes.
- Je ne te déteste pas.
Manifestement gêné, il baissa les yeux.
Une douleur horrible s'empara de moi dès lors que je cessai de le regarder, mais elle s'accompagna d'un certain soulagement, car j'allais pouvoir penser un peu plus clairement.
- Alors pourquoi tu te comportes comme si c'était le cas ? insistai-je.
Bon sang, mais qu'est-ce que je faisais ? En temps normal, j'étais une vraie poule mouillée, et voilà qu'au pire moment possible, je décidai d'être courageuse et de pousser cet homme absolument éblouissant à me détester. Il avait prétendu ne pas me haïr, mais après l'avoir offensé et irrité de cette manière, j'étais sûre que ce n'était plus le cas à présent.
- Je ne sais pas.
Il releva la tête et regarda fixement devant lui, les yeux dans le vague. Ses traits délicats se crispèrent en un masque de douleur.
- Pourtant, tu as envie de me détester.
Il m'avait entendue malgré ma voix presque inaudible. J'avais cru ne plus avoir la force de parler, mais les mots ne cessaient de jaillir de ma bouche.
- Ce n'est pas tout à fait exact.
Son visage se radoucit, et il se tourna vers moi. Son regard m'embrasa, et je sentis mon coeur marteler ma poitrine. Avec douceur, il posa la main sur la mienne, et je perçus la même décharge électrique que la veille, encore plus intense. Une vague de plaisir me submergea, et je fermai les yeux.
Puis, soudain, il retira sa main et je les rouvris brusquement. Son visage n'était qu'à quelques centimètres du mien, et arborait une expression affamée. Il ne vacilla pas ni ne bougea, mais lorsqu'il parla, sa voix s'était transformée en un grondement guttural :
- Pars, avant que je te fasse du mal !
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CielvariableCielvariable28 mars 2014
- Comment va ta gorge ? s'enquit-il d'une voix triste en admirant mon cou.
- Ça va, mentis-je.
J'avais l'impression d'avoir subi un sévère traumatisme cervical, mais je ne voulais pas qu'il culpabilise de m'avoir blessée. Je m'assis sur le canapé, par conséquent, il s'installa délibérément dans le fauteuil le plus éloigné de moi.
- Je suis désolé, s'excusa-t-il. (Il me considéra d'un regard triste, puis baissa les yeux.) Je n'aurais pas dû faire ça. Mais tu doit savoir que je suis ainsi. Je ne suis pas très gentil, ajouta-t-il d'une voix à peine audible.
- Je ne te crois pas.
- Tu devrais, répondit-il en croisant posément mon regard. Tu serais beaucoup mieux avec Jack. Je suis...
Il secoua la tête, incapable ou peu désireux de compléter sa phrase.
Il était conscient de mes sentiments et du fait que je ne les maîtrisais pas, pourtant il essayait de me persuader qu'il était mauvais. Le choix s'était déjà opéré, et peu m'importait que Peter soit néfaste pour moi.
- Mais je veux être avec toi, insistai-je.
Quelque chose dans ma voix le surprit assez pour qu'il s'adoucisse un peu. Mais il se reprit très rapidement et ses traits se durcirent de nouveau.
- Tu ignores ma nature. Je ne suis pas comme eux. Je suis dangereux.
- En quoi es-tu différent ?
Je détestais qu'il se tienne aussi loin de moi et je finis par ne plus supporter cette distance. Je me levai et m'approchai de lui, puis m'agenouillai à ses pieds.
Il m'adressa un sourire plutôt doux et sincère, puis tendit la main, me frôla la joue et me caressa les cheveux vers l'arrière. Un frisson de plaisir me parcourut, et je m'efforçai de ne pas fermer les yeux pour les garder rivés sur les siens.
- Tu devrais avoir très peur de moi, mais ce n'est pas le cas, murmura-t-il, perplexe.
Il scruta mon visage, tandis que sa main s'attardait délicieusement sur ma joue.
- Si tu n'étais pas... (il se passa la langue sur la lèvre et soupira) si je ne ressentais pas cela pour toi, je n'hésiterais pas à te tuer. Est-ce que tu comprends bien ?
J'ignore ce que je lui aurais répondu, mais je m'étais mise à trembler si fort que je ne pouvais plus parler. Il se pencha plus près de moi et déplaça ses doigts pour les enfoncer dans la masse de mes cheveux.
- Je suis un véritable vampire. J'ai tué des gens.
- Tu... c'est vrai ? chuchotai-je.
Mon coeur, qui battait désespérément de désir pour lui, se serra de peur et de dégoût.
Il poussa un soupir plus résigné que le précédent.
- Ils ne t'ont pas raconté. Ça m'étonne de la part de Jack, mais Ezra cherche toujours à me protéger. Après... la mort d'Elise, commença-t-il, une lueur de vive douleur dans le regard, je me suis livré à des actes de violences de toutes sortes. J'ai fini par maîtriser cette fureur en moi, mais cette soif demeure toujours.
- Mais c'était il y a longtemps, dis-je doucement.
- Je ne veux pas te faire de mal.
- Ça n'arrivera pas, lui promis-je.
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LittleJohnLittleJohn15 août 2012
- Tu peux me mordre si tu veux, proposai-je gentiment.
Je savais qu'il en avait très envie, et ne voyais pas ce qu'il y avait de mal à ça.
- J'aimerai bien, poursuivis-je.
Il s'arrêta devant la Jetta. Je restai à un mètre de lui pour l'observer. Il éclata d'un rire sinistre et se retourna vers moi en se grattant le crâne, un sourire incrédule aux lèvres.
- Tu veux m'achever? (Il secoua la tête, puis pointa ses clés dans ma direction, en avançant vers la portière.) Tu es bien plus dangereuse que moi!
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CielvariableCielvariable28 mars 2014
- Tu entends mon sang, chuchotai-je.
Il ne répondit pas, mais détacha lentement le regard de ma gorge pour croiser de nouveau le mien. Sa soif sembla perdre de son intensité, provoquant un étrange désir en moi.
- A quel bruit ça ressemble ? demandai-je.
- A... (Il laissa échapper un soupir qui m'eut tout l'air d'un gémissement.) à de la musique.
- Qu'éprouve-t-on ? murmurai-je. Quand on se fait mordre ? Qu'est-ce que je ressentirais ?
Ses yeux prirent une lueur mélancolique, presque identique à celle d'Ezra lorsqu'il pensait à Mae, et mon coeur palpita. Une expression de plaisir traversa son visage, et l'espace d'un instant, la force de son appétit et de son adoration me fit rougir.
- Il faut vraiment que... (il poussa un long soupir, puis esquissa un sourire empreint d'amertume) tu t'en ailles.
Il s'écarta brusquement de moi, se retourna et s'éloigna. Ce revirement brutal ainsi que ce désir persistant me surprirent.
- Quoi ? Pourquoi ? demandai-je en sautant du tabouret avant de le suivre en trottinant. Il n'est pas très tard.
- En effet, reconnut-il en marchant jusqu'au garage. (Je retins la porte avant qu'elle se referme et me précipitai derrière lui.) Mais ma volonté a ses limites.
- Tu peux me mordre si tu veux, proposai-je gentiment.
Je savais qu'il en avait très envie, et ne voyais pas ce qu'il y avait de mal à ça.
- J'aimerais bien, poursuivis-je.
Il s'arrêta davant la Jetta. Je restai à un mètre de lui pour l'observer. Il éclata d'un rire sinistre et se retourna vers moi en se grattant le crâne, un sourire incrédule aux lèvres.
- Tu veux m'achever ? (Il secoua la tête, puis pointa ses clés dans ma direction, en avançant vers la portière.) Tu es bien plus dangereuse que moi !
- En quoi ? insistai-je en le regardant par-dessus le toit de la voiture. Pourquoi tu refuses de le faire ?
Son envie me poussait à le désirer, moi aussi, et je ne comprenais pas ce qui l'empêchait de me mordre.
- Je ne peux pas, c'est tout, Alice.
Son expression était grave, et il détourna les yeux avec un air un peu honteux.
- Et si tu n'arrêtes pas, reprit-il, alors je demanderai à Mae de te raccompagner chez toi. (Il secoua la tête.) Je ne vais pas être capable de dire non.
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