> Adolphe Loève-Veimars (Traducteur)
> José Lambert (Préfacier, etc.)

ISBN : 2080703307
Éditeur : Flammarion (1993)


Note moyenne : 4/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Edgar Poe, Gogol, Stevenson, Kafka... Goya et Dali, Schumann et ses Kreisleriana, Offenbach et ses Contes d'Hoffmann bien sûr : rarement un écrivain aura si durablement marqué, non seulement la littérature, mais aussi la musique et la peinture, ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par dbacquet, le 20 mai 2012

    dbacquet
    " L'inventeur, ou du moins le premier auteur célèbre qui ait introduit dans sa composition le FANTASTIQUE ou le grotesque surnaturel, était si près d'un véritable état de folie qu'il tremblait devant les fantômes de ses ouvrages. " C'est ainsi que Walter Scott présenta son contemporain et peut-être rival, tant il est vrai que celui-ci aimait, dans ses Contes, qui avaient lancé alors une véritable mode, jouer avec le surnaturel et les peurs qu'il suscite. On y croise non seulement des revenants, des esprtis qui rôdent la nuit, ou qui sortent des souterrains, comme dans un roman noir, mais aussi parfois le diable, sous la forme d'un personnage grotesque et ricanant, Hoffmann ajoutant la satire au drame. Des visions s'accompagnent d'une profonde mélancolie et des troubles de l'esprit. Mais Hoffmann avait aussi un goût quasi mystique pour l'art, la peinture et la musique qu'il pratiquait également, et aimait donner pour cadre à ses anecdotes et récits les villes et les paysages, aux couleurs plus douces et plus chaudes, de l'Italie, et c'est souvent que l'amour y triomphe, après maints combats et péripéties, des forces les plus obscures.
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  • Par dbacquet, le 29 avril 2012

    dbacquet
    Les Contes d'hoffmann ont, malgré un lyrisme profond et un amour de l'art qui les élève, des accents sombres et inquiétants : ils peignent les vices et les tourments de l'âme humaine et l'on croit y déceler parfois les yeux étincelants d'un démon. Ils sont à l'instar d'une tragédie grecque truffés de prémonitions fatales et de rêves sanglants. Des spectres errent au milieu des débris, des couloirs d'un vieux château féodal, isolé sur une terre inhospitalière, au bord d'une mer qui mugit. Au milieu des masques de la pantomime des courtisans émaciés et grimaçants ne sont plus que colère et avarice. Hoffmann y met en scène des êtres difformes qui ressemblent à des insectes, des monstres de foire, des aventuriers sanguinaires, des femmes bavardes et cruelles, des mendiantes et des sorcières. Et quand deux amants s'aiment d'un amour absolu, il n' y a que la mort pour les réunir. Hoffmann a été souvent qualifié par ses contemporains de génie bizarre, faisant de son inspiration une sorte d'idéal contrastant avec les tristes vicissitudes de son existence. La traduction de Loève-Veimars fit en France la fortune de ces Contes, qui frappèrent alors par leur singularité et leur modernité, leur richesse d'évocation et leur grande qualité musicale, emportant l'adhésion de Gautier, Nerval, Sand et de Baudelaire.
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Citations et extraits

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  • Par Pessoa, le 17 juin 2011

    Je me trouvai donc seul dans la haute et vaste salle. La neige avait cessé de tomber, la tempête de mugir, et le disque de la lune brillait à travers les larges fenêtres cintrées, et éclairait d’une manière magique tous les sombres recoins de cette singulière construction, où ne pouvait pas pénétrer la clarté de ma bougie et celle du foyer. Comme on le voit souvent dans les vieux châteaux, les murailles et le plafond de la salle étaient décorés, à l’ancienne manière, de peintures fantastiques et d’arabesques dorés. Au milieu de grands tableaux, représentant des chasses aux loups et aux ours, s’avançaient en relief des figures d’hommes et d’animaux, découpées en bois, et peintes de diverses couleurs, auxquelles le reflet du feu et celui de la lune donnaient une singulière vérité. Entre les tableaux, on avait placé les portraits de grandeur naturelle des anciens barons en costume de chasse.
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  • Par LSH, le 13 septembre 2008

    Extrait de : Maître Martin (encore nommé : Le Tonnelier de Nuremberg.) : En travaillant au portrait de Rosa, mon coeur était redevenu calme ; j'avais satisfait en peintre une passion de peintre. Ce misérable état de tonnelier me semblait odieux, et, lorsque la vie réelle se trouve si proche, que je me vis à la veille de m'affubler d'un mariage et d'une maîtrise, je crus que j'allais entrer dans un cachot et me faire garrotter tout le reste de ma vie. Comment la vierge céleste que je porte en mon coeur peut-elle devenir ma femme ? Non ! Elle doit éternellement briller de la jeunesse, de la grâce et de la beauté que mon imagination lui a départies. Ah ! que mes désirs sont impatients ! Comment pourrais-je renoncer à mon art divin ? Bientôt je me baignerai de nouveau dans ton atmosphère embrasée, magnifique pays, patrie de tous les arts !
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  • Par Pessoa, le 17 juin 2011

    On sait combien les choses fantastiques me frappent et me touchent. Je jugeai indispensable de faire la connaissance d’Antonie. J’avais déjà appris quelques-unes des conjonctures du public sur cette jeune fille, mais je ne soupçonnais pas qu’elle vécût dans la ville, et qu’elle se trouvât sous la domination du bizarre Crespel.
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