> Laure Meysselle (Éditeur scientifique)

ISBN : 2080721534
Éditeur : Flammarion (2002)


Note moyenne : 3.42/5 (sur 50 notes) Ajouter à mes livres
Mademoiselle Chambon, c'est d'abord cette petite mélodie qui sort régulièrement de la bouche en coeur du petit Kevin : "ma Maîtresse". Refrain mêlé de tendresse et de soumission qui n'attise aucune flamme encore, pas même une ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 28 mai 2012

    carre
    Antonio est maçon, venu chercher son fils à la sortie de l'école il rencontre Mademoiselle Chambon son institutrice. La rencontre improbable toute en douceur et en délicatesse de deux personnes à l'opposé professionnel, culturel, social. Et pourtant l'attirance va s'opérer dans le secret. Un regard, un geste, des nons-dits, un air de musique, par petites touches Holder décrit avec grâce et poésie la naissance du sentiment amoureux. Et puis, le déchirement d'Antonio, qui doute, renonce, souffre de tout perdre. Holder signe un roman simple sur des gens ordinaires, avec un sens remarquable de justesse, sans en rajouter, c'est ce qui fait sa réussite.
    Notez la très belle adaptation ciné avec les excellents Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon.
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par ancoline, le 13 avril 2012

    ancoline
    Antonio est maçon, capable avec ses dix doigts de réaliser beaucoup de choses dans une maison. Il est marié à une charmante jeune femme Anne-Marie, avec laquelle on sympathise vite, et ils ont ensemble un adorable enfant Kevin. La maîtresse, Véronique Chambon trouve ce dernier intelligent certainement un peu trop timide. Toute la famille vit très heureuse, comme cela.
    Antonio c'est habitué à son petit train-train et cela lui convenait très bien. Il en refuse le nouveau travail de responsabilité que lui propose son patron. Mais la découverte de la maîtresse de son fils va tout bousculer. Il se sent mal à l'aise, la dans la peau comme il l'expliquera à son meilleur copain. Mais comment faire quand toute la journée vous ne pensez qu'à elle, vos sentiments pour elle et que vous savez qu'elle en a certainement autant pour vous?
    Elle est la nouvelle institutrice dans cette petite ville et n'a pas encore d'ami. Elle a un petit studio, où elle apprécie y écrire son journal, rêver. Mais elle a découvert Antonio, et tout lui parait terne, elle veut le revoir plus souvent.
    Je vous laisse découvrir la fin, qui se découvre très rapidement. C'est un roman d'amour simple, la souffrance est exprimée sans être dite, et les personnages évoluent sans parole mais leurs gestes parlent pour eux. J'ai apprécié ce livre.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par chocobogirl, le 05 avril 2011

    chocobogirl
    Jean est maçon et vit une routine sans heurts avec Anne-Marie, sa femme et leur petit garçon Kevin. Son quotidien s'épanouit autour des chantiers où il travaille, des visites intempestives de son patron et de leur maison à Montmirail, petite ville où tout le monde se connait mais où plus personne n'échange.
    "Il faut avoir grandi, puis vivre dans le même bourg de la province profonde pour épouver le poids de l'enlisement, les grandes espérances ramenées aux proportions d'un compte bancaire, l'ennui auquel on n'échappe plus que par d'infimes détails : un magasin qui ouvre, la fermeture d'un ancien, le vote, au conseil municipal, d'une nouvelle fontaine. "
    C'est la rencontre avec la maitresse de son fils qui va servir d'électro-choc. Antonio va chercher Kevin pour la première fois à l'école. Mademoiselle Chambon bouleverse notre maçon et elle-même aura le coeur qui s'emballe. Chacun va essayer d'établir un rapprochement de façon innocente : Antonio va prendre l'habitude d'aller chercher son fils, Mademoiselle Chambon lui demandera de changer une fenêtre.
    Personne ne parle de ce qu'il ressent et les deux personnages en resteront là, avec leur sentiments.
    Iront-ils alors au bout de leur attraction mutuelle ?
    Ce roman prometteur m'a finalement pas mal déçue...
    Très marquée par les quelques extraits du film où le couple semble sublime, tout en retenue et en pudeur, j'ai trouvé ce roman très froid et très distancié. Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages et je n'ai pas ressenti du tout l'intensité de leurs sentiments. Au contraire des auteurs asiatiques ( exemple pris complètement au hasard ) qui savent montrer les non-dits et la force des sentiments à petites touches, on retrouve ici un style complètement plat (excepté quelques passages) qui n'est pas capable de traduire l'amour que se porte les deux personnages. Au point que je me suis même posé la question, si c'était vraiment de l'amour ou un prétexte pour fuir le quotidien...
    Car c'est bien de fuite qu'il est question ici. Tel le champ de blé qu'ils contemplent à la fin du roman, leur amour a muri et prêt à être "récolté". Pourtant chacun se dérobera devant leur attirance pour mieux se conformer à ce qu'on attend d'eux. Plus que l'histoire d'un amour impossible, j'y ai surtout vu de la lacheté et du conformisme chez deux êtres qui préfèrent choisir la fuite donc et le désespoir de leur petite vie étriquée.
    On y trouve cependant quelques beaux passages, comme la scène des champs de blé ou celle où Antonio part au Crotoy et cherche des traces de la présence de Mademoiselle Chambon alors que cette dernière a décidé de ne pas y partir pour mieux trainer du côté de la maison d'Antonio. Constat amer de deux personnages qui se croisent et ne sont pas destinés à se retrouver.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-mademoiselle-chambon-e..
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    • Livres 2.00/5
    Par Matavem, le 29 juin 2010

    Matavem
    Antonio, maçon d'origine portugaise, et Anne-Marie, qui travaille dans un atelier de maroquinerie, ont un petit garçon, Kevin. Ils vivent à Montmirail, tranquillement. Un jour, Antonio va chercher Kevin à l'école et rencontre la maîtresse de l'enfant, Véronique Chambon. A partir de là, les vies d'Antonio et Véronique vont être bouleversées.
    Récit léger et tout en nuances pour exprimer la naissance et la force d'un sentiment amoureux que les personnages eux-mêmes semblent considérer comme incongru ; l'un est un bon ouvrier, qui maîtrise si bien son métier que sa main semble aller plus vite que l'esprit et l'autre une institutrice, violoniste, intellectuelle et raffinée, une femme qui lit. le double-vitrage que viendra poser Antonio chez Véronique sert de catalyseur au prémisse de leur relation, laquelle, décrite en quelques mots simples et furtifs, évolue sur la toile de fond de l'ambiance ouvrière de l'atelier d'Anne-Marie et des chantiers d'Antonio. Sur cette toile de fond parcourue de touches vives, justes et légères, se détache le violon que voit Antonio et la sonate de Bartok qu'elle a enregistrée et dont elle lui offre la cassette.
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    • Livres 5.00/5
    Par pyrostha, le 07 janvier 2011

    pyrostha
    J'ai fait l'erreur de me précipiter pour acheter le livre en sortant de la séance de cinéma (pas de quoi se priver,il ne fait que 3€50) ou plutôt de le lire aussitôt arrivée chez moi....Ce n'est pas un livre épais mais il est dense dans son contenu.
    Du point de vue histoire proprement dite, le film a suivi à peu près (je ne peux pas en dire plus si certains(es) vont le voir mais sachez quand même que le roman est encore plus désespéré)
    Tout d'abord le lieu de l'intrigue :Dans le film il se passe dans les Bouches du Rhône d'où le soleil quasiment omniprésent et qui allège l'atmosphère.Alors que Montmirail (3866 habitants en 2004) est décrit comme une petit ville grise et on sait très bien que la Marne n'est pas réputée (hélas pour nous, pauvres Marnais) pour son ensoleillement....
    Dans le livre, l'amour d'Antonio (poncif du maçon Portugais?) et de Véronique démarre en Février et évolue au fil des saisons pour atteindre son point culminant en été et finir en Septembre avec l'automne donc...
    Véronique Chambon va devenir amie avec la femme d'Antonio ,ce qui accentue le problème évidemment et ne fait que précipiter le dénouement vers le malheur.En effet ,cet amour condamné dès le départ a un effet désastreux sur Antonio qui fuit comme il peut dans une cause à laquelle il n'adhère pas ,comme un lent suicide.....Ce sera, pour lui, un très très long hiver.....
    J'étais déjà très remuée par le film mais la lecture du roman m'a achevée par sa désespérance.Je ne veux pas dire par là qu'il ne faut pas le lire car il est excellent ,écrit sans lyrisme,avec des phrases aux mots si bien choisis,ciselés, qu'ils mettent tout de suite dans l'ambiance,lourde ,feutrée comme il peut y en avoir dans les petites villes où il ne se passe pas grand chose et si bien décrite par d'autres auteurs avant lui,sans aucun effet de style (et du coup il a un style à lui,particulier)
    Eric Holder raconte une histoire simple qui peut (hélas) arriver à tout le monde ,rend hommage aux gens simples eux aussi ,comme vous et moi.


    Lien : http://lemelimelodepyrostha.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par sabina, le 24 mai 2012

    On est en hiver, donc, et l'on ne sort pas. On met des plaques en carton sur les pares-brise des voitures. Quand on les enlève, le matin, c'est gelé autour. On attaque les journées en arrondissant le dos, en rentrant le cou, front baissé. Jamais les rues n'ont paru si grises. On a perdu jusqu'au souvenir de l'été, lorsqu'il y avait des marchés de plein air, ou qu'on allait en chemise aux terrasses des bistros. Il semble, comme dans certains contes, que le soleil ne reviendra pas - qu'il a été volé. Les rares passants se croisent à Montmirail en échangeant des regards soupçonneux. L'homme est ainsi bâti qu'il accuserait d'autres hommes du temps qu'il fait.
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  • Par sabina, le 24 mai 2012

    Elle ne parvient qu'a s'installer dans une paix inhabituelle, où chaque objet trouve sa place, quand le temps ralentit jusqu'au battement qui marque les secondes.
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  • Par sabina, le 24 mai 2012

    C'était un de ces très beaux matins lavés de soleil, quand on ne sait quel éclat de joie brille dans les coins des maisons, sous la gouttière, dans le géranium sorti an balconnière. Ce qui a paru alors si triste, ou bien qu'on n'a pas vu, vient au jour avec u,e sorte de malice.
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  • Par Moan, le 08 avril 2012

    Elle se revoit , les soirs d'hiver qu'il faisait si froid dehors, pelotonnée dans ses oreillers, à lire des romans interminables et bons. Elle ne se souvient pas d'être arrivée ici, chaque fois qu'elle rentrait du travail, sans une sorte de soulagement, l'hostilité, comme la froidure, ne passait pas la porte.
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  • Par frederiqueM, le 20 octobre 2010

    (…) Mallard avait une façon de regarder par en-dessous qui trahissait immédiatement le goût du vice. On le sentait capable des pires choses, pourvu qu’elles fussent impunies. Il y avait en lui cette sorte de jouissance qu’éprouvent certains hommes à faire le mal en secret
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La chronique de Fred, libraire à la Musardine (premier décembre 2011)
Frédéric, librairie à la Musardine, nous présente ses coups de coeur en matière de littérature érotique (ou presque). Cette semaine, "Clèves" de Marie Darrieussecq, "Les découvertes" d'Eric Laurrent, "Embrasez-moi" d'Eric Holder et la sortie en poche de "Q" de Pierre Bisiou








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