> William Olivier Desmond (Traducteur)

ISBN : 207031670X
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Dans un coin perdu du Herefordshire s'étend le bois de Ryhope, vestige d'une ancienne forêt remontant à la dernière glaciation ; un bois tellement dense qu'il paraît impossible d'y pénétrer au-delà d'une certaine limite.
George Huxley, qui s'est établi avec sa fa... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(5)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par JS-KM, le 10 novembre 2011

    JS-KM
    Je fais ici référence au commencement de la saga, que vous retrouverez dans un volume I de l'intégrale Denoël, donc, ou bien chez FolioSF qui découpe la saga en quatre parties/tomes. ( à moins que ce ne soit cinq ?)
    J'étais resté sur un sentiment mitigé à la première lecture, il y a deux ans peut-être. Quelque chose m'avait déplu dans le traitement du sujet, et dans l'enchaînement qui l'emmenait à son terme. Mais quel est donc ce sujet, et comment en garder toute la saveur intacte sans trop en dévoiler ? La quatrième de couverture ne fait pas mystère de la tournure rapide que les évènements seront susceptibles de prendre ; on est aussi dans un livre de fantasy, et à ce titre on a les yeux rivés sur l'orée des bois de Ryhope, dès le départ. Nous sommes bien conscients qu'il s'y passe quelque chose.
    Le bois des Ryhope se situe "dans un coin perdu du Herefordshire [...]", et il constitue le "vestige d'une ancienne forêt remontant à la dernière glaciation". Ryhope est le nom d'une famille qui semble posséder les terres alentours, et il n'est, curieusement, que très peu question de celle-ci au cours du roman.
    Nous n'avons guère eu le temps de vivre auprès de la famille Huxley, qui habite une demeure située à la lisière de ces bois, avec la bénédiction de l'autorité locale que sont les Ryhope. le livre à peine ouvert nous voilà à évoquer le passé, aux côtés de Steven Huxley, le deuxième et dernier fils de George et Jennifer Huxley, cadet de son frère Christian. Ce temps révolu, que Steven nomme l'enfance, est une ère lointaine et habitée de mystères, de craintes et d'une douleur qui semble s'être apaisée dans l'attente de l'avenir, d'un autre avenir. Il y a ces souvenirs d'un homme bourru, comme possédé, qui était son père. Les odeurs dont il finissait par s'imprégner, alors qu'il passait des jours, puis des semaines absent dans les bois. Les réminiscences du jeune homme ne lui épargnent pas non plus la silhouette de sa mère, sombrant peu à peu dans la folie face au mutisme de son mari, et à son obsession pour la forêt, dont il confie les détails hallucinés, à travers les pages de son journal.
    Une sombre acceptation semble avoir accompagné Steven avec l'âge adulte, alors qu'il est mobilisé pour la guerre, au mois de mai 1944. Il récupère des forces, au terme de celle-ci, dans un village en Provence, presque pendant deux ans. Et ce sont, donc, les premières pages du livre.
    Tout s'y déroule exactement comme si le passé avait fini de vivre de son écrasante présence. Steven semble suggérer, quant à ces deux années de convalescence, qu'elles lui ont permis de se faire des amis, et de prétendre à une certaine quiétude dans une région où le soleil commande de se faire à une vie lente et paisible.
    Son frère Christian, avec qui il correspond régulièrement, est lui aussi revenu de la guerre, pour s'en retourner aussi vite vers l'ancienne demeure familiale de Oak Lodge, où vit encore son père. Les lettres font état d'une tension grandissante entre eux, et d'un état d'aboutissement terminal de son obsession pour le bois. Jusqu'à la mort du désormais vieil homme, qui condamne Christian à la solitude dans la maison de famille. Steven s'y rend alors, pour l'en soulager.
    Il remarquera en premier lieu que son frère, jadis vigoureux et en bonne santé, semble avoir subi le travail d'une pente où le physique suit la voie d'une étrange dégradation. Et son inclinaison, il en jurerait, le pousse à rassembler du père et les traits, et l'allure sauvage. Ces retrouvailles seront marquées d'un fort non-dit, d'une appréhension visible de part et d'autre ; car Christian a bel et bien repris les travaux mystérieux de son père, et n'entend pas laisser à Steven l'occasion d'interférer dans ce qu'il ne manquerait pas de considérer comme le début d'une nouvelle ère de folie. le passé fait écho.
    Mais s'agit-il vraiment de folie ? le bois des Ryhope attend, sombre et souvent impénétrable tant la végétation y est dense.
    Est-il possible de chavirer dans le passé ? Steven et Christian ont-ils jamais quitté le lieu du naufrage originel, où cette forêt a littéralement avalé leur père, et leur vie avec ? Quel autre destin pour eux que d'y revenir ?
    Le temps, à l'extérieur de la forêt, pourrait menacer de s'écouler lentement, trop lentement. Et si le passé a seulement encore un sens, tant il est, de fait, prégnant dans la vie de Steven, une certitude prend peu à peu le lecteur : la vie n'est pas à la lisière des bois. La vie se trouve, au contraire, au plus profond de ceux-ci, et l'appel qui en monte a ceci d'étrange que toute réalité, bientôt, perdra de son autorité face aux charmes d'un monde endormi, enfin décidé à se dévoiler.
    C'est une expérience troublante que de plonger dans la Forêt des Mythagos. Je ne suis pas forcément pour crier au chef d'oeuvre, mais il faut admettre que la thématique est redoutable. Cette sensation de glissement progressif, mais irréversible, vers l'ailleurs, est pour moi un des objets de contemplation les plus réussis de cette aventure. J'ai pris un risque ici : de ne pas en dire assez, probablement. Une quatrième de couverture pourrait vous renseigner plus efficacement sur le contenu de ce livre. Mais pour moi, elle en donne définitivement trop !

    En espérant que vous fassiez d'agréables découvertes...
    N'hésitez pas, si vous avez déjà lu, à donner vos impressions...



    Lien : http://aussenwelt.eklablog.com/la-foret-des-mythagos-i-de-robert-hol..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par books2heaven, le 12 janvier 2011

    books2heaven
    Même si ce livre n'est pas un coup de coeur, je l'ai quand même aimé. Il est divisé en trois parties et ce n'est que dans la dernière que l'héros et le lecteur sauront vraiment ce qui se cache dans la forêt. Pourtant, on est intrigués dès le début. Pourquoi le père de Christian et de Steven était-il obsédé à ce point par cet endroit ? Que signifient les notes de son journal ? Et ses absences répétées ?

    Le livre est bien écrit et laisse une grosse part à la description pour nous permettre d'imaginer au mieux cet environnement. Il y a peu de personnages principaux ce qui est parfait car on ne perd pas de temps à se rémémorer qui est qui. En revanche, comme le texte est à la première personne, il n'y a que le personnage de Steven que nous connaissons vraiment. J'aurais aimé en savoir plus sur Christian par exemple. En ce qui concerne Guiwenneth, elle m'a beaucoup intriguée et j'ai beaucoup aimé son personnage.

    La principale originalité de ce roman, ce sont les mythagos. Ce concept peut sembler compliquer au premier abord et ça l'est, mais j'ai trouvé que l'auteur nous expliquait assez bien. L'auteur se permet aussi une petite réflexion sur la création des mythes dans l'inconscient collectif. Cependant, j'ai lu ce livre pour le plaisir et je n'irais pas plus loin dans l'analyse.
    Enfin, un dernier mot sur le rythme de l'action : j'ai trouvé qu'il en manquait un peu à mon goût. Si les mystères du bois et des mythagos ne m'avaient pas autant captivée, j'aurais moins aimé ce livre.

    Pour conclure, j'ai bien aimé ce premier tome. Certains mystères de la forêt nous ont été révélés, mais il en reste bien d'autres à élucider. Robert Holdstock a écrit trois autres tomes que je compterai lire mais d'autres livres ont la priorité.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par MarieC, le 15 octobre 2010

    MarieC
    Un début de roman très prometteur : une écriture classique, une ambiance anglaise un peu vieillotte, un père qui a découvert des mystères, un frère énigmatique, une épouse disparue, et l'ombre de la forêt qui plane... Mais assez rapidement, le charme se rompt. La dimension quasi policière qu'aurait pu prendre l'intrigue n'est pas du tout exploitée : on ne découvre pas avec le héros comment fonctionne cette magie, tout est expliqué par les notes du père, d'une manière assez peu crédible. L'aventure reste assez mince, et le constant retour à un certain réalisme ne laisse guère d'espace à l'émerveillement.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par julien_le_naufrage, le 27 décembre 2010

    julien_le_naufrage
    C'est franchement avec bonheur que j'ai découvert Robert Holdstock. Il est vrais que ce livre, et ses suites, font quasi partie des classiques actuels du genre SFFF (bref, les mondes de l'imaginaire quoi!), en tout cas il fait partie de "La bibliothèque idéale de l'imaginaire" du Cafard Cosmique. Maintenant je comprends mieux pourquoi on tient ce livre en si haute estime car il est vraiment magnifique. Et je comprends également pourquoi il ne plaît pas à tant de monde car "La forêt des mythagos" n'est pas le dernier livre de fantasy classique et formaté. Robert Holdstock nous livre ici un livre à la croisée des genres de l'imaginaire, en cela je rejoint presque Brian Aldiss dans sa préface où il nous dit "La forêt des mythagos n'est ni du merveilleux, ni du fantastique, ni de la science-fiction, mais un genre à lui seul".
    LA SUITE SUR MON BLOG... (voir le lien!)

    Lien : http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/12/la-foret-des-mythag..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Ptitetrolle, le 26 décembre 2010

    Ptitetrolle
    Un titre qui sort des sentiers battus et qui ne ressemble pas du tout à ce qu'on a l'habitude de lire en Fantasy. Un thème intéressant mais un peu trop complexe à mon goût, et surtout une fin qui n'en est pas une puisque la forêt des mythagos est une forêt tellement spécial qu'elle permet aux personnages d'envisager des milliers de possibilités...
    Des points positifs donc, mais qui n'ont pas suffit à me captiver assez pour me donner envie de lire la suite !

    Lien : http://lecturestrollesques.blogspot.com/2010/12/la-foret-des-mythago..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • SciFiUniverse , le 13 avril 2012
    Robert Holdstock s'inspire des mythes, se sert de références littéraires pour bâtir son histoire. Normal quand l'intrigue se base sur ce concept […]. Ce qui dort dans la forêt donne la chair de poule et l'effet rendu est assez spectaculaire.
    Lire la critique sur le site : SciFiUniverse






Acheter sur Amazon

Faire découvrir La forêt des Mythagos, Tome 1 : La forêt des mythagos par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (59)

> voir plus

Quiz