> Alexis Fouillet (Traducteur)

ISBN : 2259207383
Éditeur : Plon (2009)


Note moyenne : 3.22/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Une enquête de Vik et Stubo
La présidente des Etats-unis, en voyage officiel en Norvège, a disparu. En pleine fête nationale, la panique s'empare des autorités. En un éclair, la police est sur les dents, le FBI débarque à Oslo et, avec lui, Scifford, profiler che... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon, le 21 mars 2012

    Sharon
    Ce roman me réconcilie avec les polars norvégiens. Certes, il est fortement américanisé et plutôt que de me plaindre de ne pas avoir lu un roman norvégien pur et dur, j'y verrai plutôt les marques de l'implantation de la culture américaine dans ce petite pays tranquille.
    Très tranquille - au point que la toute nouvelle présidente des Etats-Unis choisit le pays de ses ancêtres pour sa première visite officielle. Elle disparaît - et tous les polices de Norvège sont sur les dents, allant de fausses pistes en déduction hâtive et erronée. le FBI se porte à leur rescousse - ou plutôt met en doute leur capacité. La guéguerre entre les services - mention spéciale pour le professionnalisme des norvégiens - n'empêche pas Stubø de chercher réellement à comprendre ce qui s'est passé. Quand vous découvrirez comme Madame la Présidente a été enlevée, vous trouverez le moyen employé à la fois totalement simple et énorme à la fois. Il s'appuie sur les failles que nous avons en chacun de nous, ces petits secrets que nous avons honte ou peur de dévoiler et qui pourtant, une fois révélé, ne diminuent ni l'estime ni l'amour de nos proches. Chacun juge l'importance de son secret à sa propre aune - dc3a9fi-scandinavie-noireet c'est à partir de ce jugement que le complot pourra réussir (ou pas).
    D'autres récits prennent place en parallèle à l'intrigue principale, sans que les liens soient faciles à percevoir d'abord. Ils rejoignent peu à peu l'intrigue principale, tressant le motif serré d'une tapisserie, à l'image de celle que le kidnappeur a conçu.
    Machiavélique ? Il l'est, et bien plus encore. En dépit de toutes les précautions qu'il a prises, il se retrouve face à un impondérable de taille. En face de cet homme (je peux au moins vous dévoiler ceci), se dressent non seulement le FBI (peu efficace), Stubø et des femmes de l'ombre. Officiellement, Vik ne participe pas à l'enquête, elle s'est retirée chez une amie, ancienne héroïne des romans policiers d'Anne Holt - je l'ai découvert hier - et toujours, en dépit de sa paralysie, très efficace. J'ai apprécié aussi que le personnage de la présidente ne soit pas, comme dans les romans ou les séries, une petite chose entièrement à la merci de son service d'ordre. Helen reprend son destin en main, efficacement - jusqu'à quand ? L'épilogue est prometteur, et les extraits du dernier opus d'Anne Holt me donnent envie de découvrir un peu plus l'oeuvre de cette romancière.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-madame-la-presidente-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Bill, le 03 février 2011

    Bill
    Une envie de rester dans le monde des romans policiers nordiques après mes retrouvailles avec Henning Mankell ...
    Une envie de voir si la littérature norvégienne était toujours aussi noire que dans les romans de Gunnar Staalesen ...
    Une pile de ce roman sur les étagères de la FNAC le jour où je faisais mes courses de Noël ...
    Et voilà comment j'ai découvert ce treizième roman d'une ancienne Ministre de la Justice de Norvège !
    L'histoire en deux mots : la Présidente nouvellement élue des Etats Unis disparait au cours d'un voyage officiel en Norvège.
    La police locale et les agents des Services Américains mènent l'enquête ...
    D'une histoire qui aurait pu être embrouillée, Anne Holt fait un récit limpide où aucun fil ne reste libre ...
    Bien tricoté ficelé, j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman ...
    D'ailleurs, à mon prochain passage à la médiathèque, je vérifierai s'ils ne possèdent pas d'autres ouvrages de cet auteur ... avant de craquer pour les aventures précédentes de Vik & Stubø chez l'un de mes libraires ...


    Lien : http://les.lectures.de.bill.et.marie.over-blog.com/article-madame-la..
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Citations et extraits

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  • Par joedi, le 28 février 2011

    Une tisserande avait toujours un plan. Elle ne commençait pas dans un coin pour travailler au petit bonheur vers une oeuvre d'art achevée. Elle savait où aller, et cela prenait du temps. De temps en temps, l'inspiration passait et elle intégrait sur un coup de tête les plus beaux détails. La perfection d'un tapis fait main résidait dans les minuscules écarts par rapport au projet initial, mais aussi dans la symétrie et l'ordre sans faille de l'ensemble.
    Le plus beau d'entre eux se trouvait dans sa chambre. C'était sa mère qui l'avait tissé, et ce travail avait duré huit ans. Quand il avait été terminé, Abdallah avait treize ans, et elle lui en avait fait cadeau. On n'avait encore jamais vu un tel tapis. Les tons dorés changeaient à mesure que la lumière baissait et rendaient difficile de définir avec certitude les couleurs. Jamais on n'avait vu des noeuds aussi serrés, ni senti une douceur et une densité aussi concevables.
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  • Par joedi, le 01 mars 2011

    Ils avaient vu "Piège de cristal", avec Bruce Willis.
    Ce film américain vieux de presque vingt ans était le préféré de Rashid. Aucun de ses frères aînés ne comprenait pourquoi. Pour eux, "Piège de cristal" était périmé depuis longtemps, avec ses effets spéciaux affligeants et son héros qui n'était même pas un dur. Pour Rashid, six ans, les scènes d'action étaient parfaites : dignes d'une bande dessinée et irréelles, donc pas de quoi avoir peur pour de bon. En plus, les terroristes venaient d'Europe de l'Est, en 1988. Ils n'avaient pas encore eu le temps de devenir arabes.
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  • Par joedi, le 01 mars 2011

    Il avait toujours un exemplaire joliment relié de l'Art de la guerre, cet ouvrage vieux de 2.500 ans.
    Il le prit et se mit à tourner les pages. Il l'avait fait retraduire en arabe, et le livre qu'il tenait dans la main était l'un des trois seuls exemplaires qu'il avait fait imprimer. Et qu'il possédait.
    Il vaut mieux laisser intact l'Etat de l'ennemi, lut-il. Ce n'est qu'en second choix qu'il faut le détruire. Livrer cent batailleset remporter cent victoires ne représente pas la plus grande adresse. Ne pas combattre et soumettre malgré tout l'ennemi, voilà l'oeuvre de l'homme habile.
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  • Par joedi, le 01 mars 2011

    Abdallah connaissait les limites de la haine. Pendant sa convalescence en Suisse, après la mort de son frère, il avait compris que la haine était un sentiment auquel il ne se laisserait jamais aller. Dès ce moment-là, alors qu'il n'avait que seize ans, il saisit que le rationalisme était l'arme essentielle de n'importe quel guerrier, et que le bon sens était incompatible avec la haine.
    En outre, la haine engendrait la haine.
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  • Par joedi, le 28 février 2011

    La terreur, répéta Salhus en rangeant le stylo dans un tiroir. En gros, on peut la définir comme un acte illégal où la victime de violence ou de menaces n'est pas la cible principale, mais un moyen pour atteindre la population toute entière. Avec l'angoisse et la peur, tout simplement.
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