> Robert Flacelière (Autre)
> Jean Bérard (Éditeur scientifique)
> Victor Bérard (Autre)
> René Langumier (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070102610
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 4.68/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Depuis dix ans, les Grecs assiègent Troie. Les dieux eux-mêmes semblent prolonger cette interminable guerre : Athéna protège les Grecs, Arès et Apollon prêtent main-forte aux Troyens. Achille, qui vient de perdre son meilleur ami, décide alors de partir au combat, porte... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par zohar, le 16 mai 2011

    zohar
    L'Iliade est, tout d'abord, le poème d'une guerre aristocratique (poème des combats autour de Troie ou Ilion) ; c'est aussi une guerre dominée par quelques champions privilégiés et réduite le plus souvent à des séries d'exploits individuels ; une guerre qui implique, de surcroît, des qualités morales ; et enfin une guerre sans pitié (mais exempte de cruauté gratuite) dans laquelle les combattants sont rarement des êtres rationnels.
    L'Odyssée est, quant à lui, un chant qui raconte le retour d'Ulysse, après la guerre de Troie, dans son île d'Ithaque pour y retrouver Pénélope.
    Les deux récits représentent, de façon indéniable, le reflet d'une société «homérique ».
    Le monarque y apparaît entouré de conseillers rois ; mais le peuple, même s'il est tenu à l'écart des grandes décisions, représente une puissance effective.
    La morale repose sur l'honneur et le respect, qui imposent tout un réseau de conventions sociales auxquelles nul ne peut se soustraire sans risquer la vengeance des dieux.
    La morale est sociale, et non individuelle : « être toujours le premier et supérieur aux autres », tel est l'idéal homérique !
    L'Odyssée pourtant, voit de nouvelles valeurs, en particulier dans le personnage d'Ulysse : l'endurance, la ruse, le contrôle de soi et aussi le sens des valeurs familiales (ne renonce-t-il pas à l'immortalité pour le retour?).
    Sur le plan religieux, dans L'Iliade, l'assemblée des dieux est comme une société qui connaît, jusqu'au comique, les mesquineries et querelles de la société humaine ; ils sont plus violents et pervers que les hommes mêmes !
    Dans L'Odyssée, au contraire, leur image est plus nuancée ; elle est faite de plus de compréhension réciproque comme le montrent les relations privilégiées entre Athéna et Ulysse.
    Pourtant, le pouvoir des dieux sur les hommes est illimité : tout dépend de leur volonté, d'un simple « signe de tête », sans que, pour autant, la liberté de l'homme soit niée !
    C'est peut-être en ce sens que l'épopée homérique a ouvert la voie à la tragédie.
    Mais ce qu'on peut dire, c'est qu'Homère a fourni à l'Antiquité des valeurs morales et des règles de conduite, au point que la pédagogie antique se conçoit mal sans référence à son œuvre.
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    • Livres 5.00/5
    Par ay_guadalquivir, le 21 juillet 2009

    ay_guadalquivir
    Sur la pointe des pieds, quelques mots sur ces deux textes, dans une rubrique "critique" bien mal nommée lorsque l'on s'attaque au récit de l'Hitsoire de l'Homme ! J'avais lu L'Iliade et l'Odyssée plus jeune, sans passion ni émoi. Et puis l'envie m'en a repris, sans doute pour quelques raisons personnelles. L'édition de la Pléiade rend certes la lecture agréable, loin du texte rébarbatif dont j'avais le souvenir, mais pas seulement. Comment dire la grandeur du souffle épique, l'Homme face à lui-même plus que face aux dieux. Magistral.
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    • Livres 5.00/5
    Par Hindy, le 16 décembre 2010

    Hindy
    Il n'y a pas de plus belle épopée !
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    • Livres 5.00/5
    Par den, le 30 décembre 2010

    den
    On peut difficilement faire mieux...
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 04 avril 2010

    L'Aurore sortait de son lit. ... Zeus envoya aux nefs rapides des Achéens la terrible déesse des combats tenant dans sa main le signe de la guerre. Elle s'arrêta près de l'énorme nef noire d'Ulysse, qui se trouvait au centre, pour que l'on fût entendu dans les deux directions : jusqu'aux pavillons d'Ajax, fils de Télamon, ou jusqu'à ceux d'Achille. Ils avaient tiré leurs nefs bien balancées aux extrémités, se fiant à leur courage et à la maîtrise de leurs bras. La déesse s'étant arrêtée là, poussa un grand cri, terrifiant, droit dressé...
    Tels des moissonneurs, quand, se faisant face, ils mènent les andains, à travers le champ de froment ou d'orge; d'un homme opulent, et que tombent, serrées, les poignées d'épis,.... Comme des loups, ils s'élançaient avec fureur, et le dieu des combats, cause de gémissements sans nombre, mettait sa joie à les contempler...
    Un lion n'a pas de peine à mettre d'un coup en pièces les tout jeunes petits d'une biche rapide que, de ses dents puissantes, il a saisis, étant entré dans leur gîte,et à qui il a enlevé leur tendre coeur. La biche peut bien se trouver toute proche, elle ne peut leur être un secours. Car un tremblement terrible en elle s'insinue. Vite elle s'élance à travers les bois, à travers l'épaisse forêt.
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  • Par brigetoun, le 04 avril 2010

    .Le porcher fut stupéfait. Il se releva vivement. Comme il était à mélanger le vin qui flamboie, les récipients qui servaient à sa besogne lui tombèrent des mains...
    Le porcher leur présenta des plats de viandes rôties, les restes de ce qu'ils avaient mangé la veille. Il se hâta d'entasser le pain dans les corbeilles et mélangea dans un pot le vin délicieux comme le miel.. Ils jetèrent les mains sur les bonnes choses étalées toutes prêtes...
    Télémaque, ayant coulé ses bras autour de son noble père, de crier sa douleur en répandant des larmes... Ils pleurèrent avec des gémissements aigus et plus pressés que ceux des oiseaux, orfraies, vautours .. à qui les hommes des champs ont ôté leurs petits
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  • Par brigetoun, le 04 avril 2010

    Un lion, nourri dans la montagne, enlève, confiant dans sa force, la meilleure vache d'un troupeau à la pâture. De ses dents puissantes il la saisie et lui a d'abord mis le coup en pièces. Puis, tandis qu'il la déchire goulûment, il avale le sang et les entrailles toutes entières
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  • Par brigetoun, le 04 avril 2010

    On voit parfois un homme nourrir un plant d’olivier magnifique, dans un lieu solitaire, un beau plant plein de sève, arrosé d’une eau abondante, vibrant à tous les vents, qu’ils soufflent d’ici ou de là, et tout couvert de blanches fleurs. Mais un vent vient soudain en puissante rafale
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  • Par brigetoun, le 11 novembre 2009

    Il arriva aux nefs rapides des Achéens et se rendit auprès d'Agamenon l'atride. Il le trouva en train de dormir dans son pavillon, où l'entourait la coulée du divin sommeil
    (Iliade)
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Philippe Brunet, traducteur de l'œuvre homérique, a fait l'exploit de chanter l'Odyssée à la manière des aèdes grecs.











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