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ISBN : 2070102610
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 4.48/5 (sur 123 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Présentation de l'éditeur
Dans l'univers de gloire de l'Iliade et l'Odyssée, les héros grecs accomplissent prouesses et merveilles, dépassent leurs peurs et pénètrent dans le royaume du surnaturel. Les célèbres épopées d'Homère portent haut les couleurs d'Achille... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Alcapone, le 11 février 2012

    Alcapone
    L'illiade et L'Odyssée d'Homère (voir cette belle exposition sur Homère proposée par la BNF : http://expositions.bnf.fr/homere/index.htm) sont des textes de référence de la Grèce Antique. Ces deux épopées, découpées sous forme de chants, reprennent la Guerre de Troie (Illion) et L'Odyssée d'Ulysse. Depuis longtemps, nombreuses sont les traductions qui ont été proposées. A chaque époque, répond une interprétation adaptée. le présent compte-rendu de lecture porte sur la traduction de Louis Bardollet. C'est en lisant Ulysse from Bagdad d'Eric-Emmanuel Schmitt que j'ai eu envie de découvrir cette oeuvre dont je ne connaissais les événements que par d'autres ouvrages. J'ai choisi cette édition de 1995 car il me paraissait intéressant de me pencher sur une traduction récente. Ce texte majeur de la mythologie grecque est à mon sens incontournable car il permet une bonne appréhension de la civilisation antique grecque. Au delà du récit, ce texte constitue un héritage culturel inestimable. On le savait déjà mais l'ouvrage nous le confirme : le sacré occupait déjà une place primordiale dans l'esprit des hommes de l'époque. Les Dieux de l'Olympe étaient créés à l'image de l'homme et dotés de pouvoirs surnaturels qu'ils utilisaient à des fins purement personnelles. L'illiade et L'Odyssée raconte leurs conflits d'intérêts où les hommes ne sont que les pions d'un immense jeu d'échecs. Personnellement, il m'a beaucoup plu d'envisager sous cet angle le système de pensée de l'époque avant l'avènement de l'ére judéo-chrétienne...
    Je ne reviendrai pas sur les évéments racontés dans l'ouvrage car il existe de nombreuses sources accessibles sur le sujet. Je recommanderais d'ailleurs l'excellent travail réalisé par Jean-Philippe Marin à partir de l'édition du livre de 1956 aux Editions des Deux Coqs d'or traduit par Jane Werner Watson : http://www.iliadeodyssee.com/site/main.html qui propose une adaptation multimédia de l'ouvrage avec vidéos, musique et illustrations. le site est excellent. La version PDF de cette traduction est également en ligne : http://www.iliadeodyssee.com/ebook/iliade_odyssee.pdf et j'en conseille la lecture à tous ceux pour qui la prose d'Homère est difficile. C'est un joli livre électronique.
    Pour en revenir à la traduction de Louis Bardollet, je dois tout d'abord applaudir l'énorme travail accompli. La langue d'Homère me parait inaccessible pour les publics non-avertis et la présente édition nous en permet une bonne approche. Cependant, j'avoue que la lecture est difficile et malgré le décryptage de l'auteur, il faut déjà avoir des connaissances sur le sujet. En effet, la langue imagée d'Homère, les moultes métaphores, les répétitions, les multiples personnages, synonymes et expressions, appartiennent à une civilisation ancienne dont nous connaissons peu les codes. Je n'ai donc pas eu d'autre choix que de ma fier à la proposition de Louis Bardollet, que j'ai parfois trouvée drôle. J'évoquerais par exemple les descriptions attribuées aux principaux personnages et qui m'ont beaucoup plu : on parle d'Hera à face de génisse, d'Athena à face de chouette, d'Achille aux pieds prompts, de Zeus le Chronide, de Poséidon ébranleur de la terre, d'Ulysse aux mille inventions, etc... J'ai également été marquée par certaines expressions récurrentes : chaque fois qu'un des messagers envoyés par les Dieux donne un ordre, on s'attendra à lire "Et il ne fut pas indocile". Ou lorsqu'un chef de guerre s'adresse à l'un de ses subordonnés, on ne manquera pas de noter cette phrase : "Mais je vais te dire une chose, et toi, mets-la toi dans l'esprit". J'ai également beaucoup apprécié la description des combats ainsi que la sagesse qu'on retrouve dans nombreux dialogues. Mais plus que tout, ce que j'ai aimé dans cet ouvrage, ce sont bien sûr les Dieux de l'Olympe. Ils ne cessent de comploter les uns contre les autres par humains interposés et malgré les opulentes offrandes qui leur sont faites, les Dieux n'en font qu'à leur tête. C'est donc résignés que les hommes continuent leur combat avec bravoure. Séduction, persuasion, manipulation, tels sont les maîtres mots de ces Dieux grecs, dignes des plus grands stratèges de notre temps. Vous l'aurez compris : j'ai beaucoup aimé cette oeuvre et malgré la difficulté, je trouve que c'est une formidable épopée !
    Notons également que l'ouvrage est enrichi par une étude littéraire pour chacune des deux épopées, de cartes, justifications et opinions de Louis Bardollet, de justifications de certains choix de traduction, d'orientations bibliographiques et de notes et de références.

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2012/02/liliade-et-l..
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    • Livres 5.00/5
    Par Philemont, le 20 décembre 2012

    Philemont
    Sur L'Iliade...
    Ne nous attardons pas sur la genèse de l'oeuvre et sur les multiples spéculations quant à son auteur. Rappelons simplement que L'Iliade est une poésie en prose écrite probablement au VIIIème siècle avant Jésus-Christ et que celle-ci est attribuée à HOMÈRE depuis ARISTOTE. Chacun sait aussi que l'oeuvre est entrée depuis longtemps au patrimoine mondial de la littérature et que ce qui y est narré est constitutif d'une bonne partie de l'imaginaire collectif.
    L'Iliade raconte l'épisode décisif de la guerre de Troie. Celle-ci dure depuis dix ans et on se lasse de part et d'autre. Dans le camp achéen, une crise couve du fait de la rivalité entre Agamemnon, chef suprême aussi despotique qu'orgueilleux, et Achille, le plus puissant et le plus glorieux de ses vassaux. Dans le camp troyen, la crise est le fait de la lâcheté supposée de Pâris, qui préfère la chambre d'Hélène au champ de bataille, et d'un groupe de guerriers réfléchis, mené par Hector, qui se demande si le sang et la souffrance du peuple n'est pas un prix trop élevé pour les plaisirs de Pâris. La situation est telle que l'on commence à penser à d'autres solutions que l'affrontement brutal. Ce n'est toutefois pas le souhait des dieux, dont la volonté rime avec les nécessités de l'Histoire, lesquelles exigent des solutions radicales et violentes. Dès-lors ceux-ci manipulent les Hommes en ce sens, en s'appuyant tout particulièrement sur la colère d'Achille envers Agamemnon…
    L'âge de l'oeuvre autant que le fait qu'il s'agisse d'une poésie peuvent faire craindre l'ennui aux lecteurs d'aujourd'hui, en particulier s'ils sont amateurs de littératures de l'imaginaire. Pourtant la lecture effective de L'Iliade est aisée et fait découvrir une épopée étonnamment moderne dans sa structure et particulièrement imagée dans son style. En fait, le premier poème homérique était probablement destiné à être conté oralement, d'où la sensation que l'auteur ne souhaitait pas raconter une histoire, mais bel et bien montrer les évènements qui conduisirent à la chute de Troie. Une lecture à voix haute de certains passages témoigne d'ailleurs de cette caractéristique et donne toute sa dimension au récit.
    Incidemment ou non, l'oeuvre est aussi un témoignage contemporain de l'émergence de l'Empire grec. Elle est aussi un moyen relativement simple d'aborder la riche cosmogonie hellène, laquelle dictait les actes des Hommes tout au long de leur vie, même si cela devait les conduire irrémédiablement à la mort. La destinée d'Achille est en cela exemplaire.
    Pour toutes ces raisons, L'Iliade est une oeuvre essentielle de la littérature au sens large. Elle est aussi une oeuvre fondatrice des littératures de l'imaginaire, lesquelles lui doivent probablement le fait d'exister aujourd'hui, en tout cas sous leur forme actuelle.
    Sur L'Odyssée...
    Plus encore que L'Iliade, L'Odyssée d'HOMÈRE est incroyablement moderne, tant dans sa structure que dans son style. Thomas Edward LAWRENCE (Lawrence d'Arabie), traducteur britannique du second poème homérique (1932), le qualifie d'ailleurs dans sa préface de " plus ancien livre qui vaille la peine d'être lu pour l'histoire qu'il raconte " et de " premier roman européen ".
    Les dieux étant ce qu'ils sont, leur grande majorité était favorable aux Achéens pendant la guerre de Troie, mais se retourne contre eux au lendemain de la victoire. Il est vrai que la guerre n'est pas belle au-delà des actes d'héroïsme ; elle n'est alors plus qu'abus de pouvoir, massacres, pillages et subterfuges peu glorieux. Parmi ces derniers, le cheval de bois est le plus fameux. Or l'on sait que c'est Ulysse qui en eut l'idée et que pour cela Poséidon s'acharne contre lui quand il veut rentrer chez lui, à Ithaque ; il le fait errer pendant dix ans sur la Méditerranée, lui faisant affronter des épreuves aussi dangereuses qu'extraordinaires.
    Dans le même temps, à Ithaque, la femme d'Ulysse, Pénélope, et son fils, Télémaque, doivent se défendre contre les prétendants à la succession, qui veulent forcer la première à choisir parmi eux un nouvel époux, et qui dilapident impudemment les biens du second. Tandis que Pénélope temporise tant bien que mal, Télémaque s'enquiert lui de la destinée de son père. A son retour il échappe à une tentative d'assassinat et retrouve finalement son père avec qui il prépare sa vengeance.
    Tout cela est savamment équilibré et se lit effectivement comme un roman, un roman écrit il y a près de trois millénaires. Rien qu'en cela, L'Odyssée se démarque de L'Iliade. le second poème homérique se distingue aussi du premier par la condition respective de leur personnage principal. Dans L'Iliade, Achille assumait pleinement un destin imposé par les dieux sans jamais croire un seul instant qu'il pourrait y changer quoi que ce soit. Dans L'Odyssée, Ulysse ne croit pas à la destinée imposée par les dieux et se bat pour rester en vie et retrouver les siens. En cela il se pose en véritable être humain et son histoire peut quasiment se définir comme un roman humaniste. L'histoire d'Achille relève elle de l'épopée céleste et uniquement de cela.
    Alors oui, définitivement, HOMÈRE est le père fondateur des littératures de l'imaginaire. Avec les deux poèmes qu'on lui attribut il a défini les principales caractéristiques de cette Fantasy qui plait tant aujourd'hui. Outre les innombrables scènes de combat, c'est l'épopée, avec le rôle central joué par les dieux ; c'est encore l'apprentissage des Hommes, par l'intermédiaire de quêtes initiatiques ; c'est enfin le merveilleux, pour la mise en scène d'un bestiaire pléthorique de créatures extraordinaires.
    Alors L'Odyssée est-il le premier roman européen de Fantasy ? A chacun de répondre à cette question en le lisant. Quelle que soit la réponse, la lecture sera plaisante et riche d'enseignements !
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    • Livres 5.00/5
    Par zohar, le 16 mai 2011

    zohar
    L'Iliade est, tout d'abord, le poème d'une guerre aristocratique (poème des combats autour de Troie ou Ilion) ; c'est aussi une guerre dominée par quelques champions privilégiés et réduite le plus souvent à des séries d'exploits individuels ; une guerre qui implique, de surcroît, des qualités morales ; et enfin une guerre sans pitié (mais exempte de cruauté gratuite) dans laquelle les combattants sont rarement des êtres rationnels.
    L'Odyssée est, quant à lui, un chant qui raconte le retour d'Ulysse, après la guerre de Troie, dans son île d'Ithaque pour y retrouver Pénélope.
    Les deux récits représentent, de façon indéniable, le reflet d'une société «homérique ».
    Le monarque y apparaît entouré de conseillers rois ; mais le peuple, même s'il est tenu à l'écart des grandes décisions, représente une puissance effective.
    La morale repose sur l'honneur et le respect, qui imposent tout un réseau de conventions sociales auxquelles nul ne peut se soustraire sans risquer la vengeance des dieux.
    La morale est sociale, et non individuelle : « être toujours le premier et supérieur aux autres », tel est l'idéal homérique !
    L'Odyssée pourtant, voit de nouvelles valeurs, en particulier dans le personnage d'Ulysse : l'endurance, la ruse, le contrôle de soi et aussi le sens des valeurs familiales (ne renonce-t-il pas à l'immortalité pour le retour?).
    Sur le plan religieux, dans L'Iliade, l'assemblée des dieux est comme une société qui connaît, jusqu'au comique, les mesquineries et querelles de la société humaine ; ils sont plus violents et pervers que les hommes mêmes !
    Dans L'Odyssée, au contraire, leur image est plus nuancée ; elle est faite de plus de compréhension réciproque comme le montrent les relations privilégiées entre Athéna et Ulysse.
    Pourtant, le pouvoir des dieux sur les hommes est illimité : tout dépend de leur volonté, d'un simple « signe de tête », sans que, pour autant, la liberté de l'homme soit niée !
    C'est peut-être en ce sens que l'épopée homérique a ouvert la voie à la tragédie.
    Mais ce qu'on peut dire, c'est qu'Homère a fourni à l'Antiquité des valeurs morales et des règles de conduite, au point que la pédagogie antique se conçoit mal sans référence à son œuvre.
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  • Par sylvie, le 15 septembre 2008

    sylvie
    Sous sa jaquette qui offre une belle reproduction de G. Moreau : "Hélène sur les remparts de Troie", se cache un superbe livre illustré tout en papier glacé et à la belle couverture mate et noire.
    Paul Demont, professeur de littérature grecque, propose un somptueux voyage à travers L'Iliade et l'Odyssée.
    Il présente, commente, situe et éclaire les passages clés de ces deux œuvres, en les illustrant de morceaux choisis (les vers de l'Iliade sont traduits par Frédéric Mugler, et ceux de l'Odyssée par Philippe Jacottet). La lecture est ponctuée de tableaux d'artistes inspirés par ces grands textes.
    Nous nous promenons à grandes enjambées dans cette histoire fleuve, guidés par l'auteur, en pouvant nous arrêter souvent sur une image, un extrait, pour mieux reprendre notre souffle...
    La mise en page soignée, la profusion et la qualité de l'iconographie, la bibliographie et les index situés à la fin, font de ce livre un "vrai beau bon bouquin plaisir" que je suis heureuse d'avoir dans ma bibliothèque.
    Pour donner un aperçu de ce qu'on peut y trouver et qui m'a ravie, je vous propose quelques images piochées de figures féminines :
    D'abord Pénélope, tour à tour vue par, Gustave Boulanger, Max Klinger, Sir Franck Dicksee, John Roddam, et Johan Heinrich Wilhelm Tischbein.Ensuite Hélène, bien sûr...vue par Gustave Moreau et Richard Westall,et puis aussi, Athéna, de Franz von Stuck, et Gustav Klimt .Je ne résiste pas à vous montrer un peu de Nausicaa, parWilliam Mac Gregor Paxton, en fond, et
    Charles Wolston Bunny .Enfin,voici quelques images de sirènes de Christopher Wood et Gustave Moreau, sur un fond fait d'un détail d'un stamnos à figures rouges .
    les images se trouvent ici : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/09/liliade-et-lodysse-paul-demont.html
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    • Livres 5.00/5
    Par ay_guadalquivir, le 21 juillet 2009

    ay_guadalquivir
    Sur la pointe des pieds, quelques mots sur ces deux textes, dans une rubrique "critique" bien mal nommée lorsque l'on s'attaque au récit de l'Hitsoire de l'Homme ! J'avais lu L'Iliade et l'Odyssée plus jeune, sans passion ni émoi. Et puis l'envie m'en a repris, sans doute pour quelques raisons personnelles. L'édition de la Pléiade rend certes la lecture agréable, loin du texte rébarbatif dont j'avais le souvenir, mais pas seulement. Comment dire la grandeur du souffle épique, l'Homme face à lui-même plus que face aux dieux. Magistral.
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 04 avril 2010

    L'Aurore sortait de son lit. ... Zeus envoya aux nefs rapides des Achéens la terrible déesse des combats tenant dans sa main le signe de la guerre. Elle s'arrêta près de l'énorme nef noire d'Ulysse, qui se trouvait au centre, pour que l'on fût entendu dans les deux directions : jusqu'aux pavillons d'Ajax, fils de Télamon, ou jusqu'à ceux d'Achille. Ils avaient tiré leurs nefs bien balancées aux extrémités, se fiant à leur courage et à la maîtrise de leurs bras. La déesse s'étant arrêtée là, poussa un grand cri, terrifiant, droit dressé...
    Tels des moissonneurs, quand, se faisant face, ils mènent les andains, à travers le champ de froment ou d'orge; d'un homme opulent, et que tombent, serrées, les poignées d'épis,.... Comme des loups, ils s'élançaient avec fureur, et le dieu des combats, cause de gémissements sans nombre, mettait sa joie à les contempler...
    Un lion n'a pas de peine à mettre d'un coup en pièces les tout jeunes petits d'une biche rapide que, de ses dents puissantes, il a saisis, étant entré dans leur gîte,et à qui il a enlevé leur tendre coeur. La biche peut bien se trouver toute proche, elle ne peut leur être un secours. Car un tremblement terrible en elle s'insinue. Vite elle s'élance à travers les bois, à travers l'épaisse forêt.
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  • Par brigetoun, le 04 avril 2010

    .Le porcher fut stupéfait. Il se releva vivement. Comme il était à mélanger le vin qui flamboie, les récipients qui servaient à sa besogne lui tombèrent des mains...
    Le porcher leur présenta des plats de viandes rôties, les restes de ce qu'ils avaient mangé la veille. Il se hâta d'entasser le pain dans les corbeilles et mélangea dans un pot le vin délicieux comme le miel.. Ils jetèrent les mains sur les bonnes choses étalées toutes prêtes...
    Télémaque, ayant coulé ses bras autour de son noble père, de crier sa douleur en répandant des larmes... Ils pleurèrent avec des gémissements aigus et plus pressés que ceux des oiseaux, orfraies, vautours .. à qui les hommes des champs ont ôté leurs petits
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  • Par ValHel, le 27 juillet 2013

    Au milieu de l’enceinte, un rejet d’olivier éployait son feuillage ; il était vigoureux et son gros fût avait l’épaisseur d’un pilier : je construisis, autour, en blocs appareillés, les murs de notre chambre ; je la couvris d’un toit et, quand je l’eus munie d’une porte aux panneaux de bois plein, sans fissure, c’est alors seulement que, de cet olivier coupant la frondaison, je donnai tous mes soins à équarrir le fût jusques à la racine, puis, l’ayant bien poli et dressé au cordeau, je le pris pour montant où cheviller le reste ; à ce premier montant, j’appuyai tout le lit dont j’achevais le cadre ; quand je l’eus incrusté d’or, d’argent et d’ivoire, j’y tendis des courroies d’un cuir rouge éclatant... Voilà notre secret !... la preuve te suffit ?... je voudrais donc savoir, femme si notre lit est toujours en sa place ou si, pour le tirer ailleurs, on a coupé le tronc de l’olivier.
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  • Par brigetoun, le 04 avril 2010

    On voit parfois un homme nourrir un plant d’olivier magnifique, dans un lieu solitaire, un beau plant plein de sève, arrosé d’une eau abondante, vibrant à tous les vents, qu’ils soufflent d’ici ou de là, et tout couvert de blanches fleurs. Mais un vent vient soudain en puissante rafale

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  • Par sylvie, le 15 septembre 2008

    Car il est un secret dans la structure de ce lit : je l'ai bâti tout seul. Dans la cour s'élevait un rejet d'olivier feuillu dru, verdoyant, aussi épais qu'une colonne. Je bâtis notre chambre autour de lui, de pierres denses, je la couvris d'un bon toit, la fermai d'une porte aux vantaux bien rejoints. Ensuite, je coupai la couronne de l'olivier et, en taillant le tronc à la racine, avec le glaive je le planai savamment et l'équarris au cordeau pour faire un pied de lit ; je le perçai à la tarière. Après cela, pour l'achever, je polis le reste du lit en l'incrustant d'argent, d'ivoire et d'or ; je tendis les sangles de cuir teintes de pourpre. Voilà le secret dont je te parlais ; mais je ne sais si mon lit est encore en place, ô femme, ou si déjà un autre , pour le déplacer, a coupé la racine
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