ISBN : 2361930455
Éditeur : Les Grandes Personnes (2011)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres

Londres, 1861. Grace Parkes, presque 16 ans, vient d accoucherd un enfant mort-né. Afin de lui donner unesépulture décente, la jeune fille embarque à bord de l expressfunéraire Necropolis, en direction du cimetière de Brockwood.E... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Archessia, le 06 novembre 2011

    Archessia
    Grace et sa soeur Lily sont orphelines. Après que leur mère soit décédée quelques années auparavant, elles ont dû apprendre à se débrouiller seules dans la dure pauvreté de Londres. Bien qu'étant la cadette, Grace doit s'occuper de sa soeur, celle-ci étant un peu simple d'esprit.
    Après un séjours à l'orphelinat, qui s'est horriblement mal passé à cause d'un homme venu visiter leur lit, Grace est tombée enceinte, sans savoir quoi faire. Comment affronter ce genre de situation, seule, quand on a 15 ans ?
    C'est presque un soulagement quand elle apprend de la sage-femme que l'enfant n'a pas survécu, mais la peine est belle et bien là, alors qu'elle emporte son petit paquet contre son coeur pour lui offrir un enterrement le plus décent possible.
    A son retour, le malheur semble les suivre, et elles affrontent déceptions et duretés de la vie avec la plus grande dignité et le plus grand courage.
    Malheureusement, ces deux nobles qualités ne sont pas suffisantes pour survivre, et il faudra bien que Grace trouve une solution et ravale sa fierté, ne fut-ce que pour sa soeur. La place de pleureuse qu'on lui a proposé devient de plus en plus tentante.
    Mais comment aurait-elle pu savoir que cette famille avait bien d'autres projets pour sa soeur et elle ?
    Y a t'il vraiment une lueur au bout du tunnel pour ces deux jeunes filles ? Ou doivent-elles se résigner à un sombre avenir ?

    Encore une magnifique lecture, j'adore quand elles s'enchaînent comme ça.
    Ici, nous sommes directement plongé dans le Londres victorien, mais sans le côté glamour de cette époque. En effet, l'auteur nous entraîne dans les quartiers pauvres, et nous montre la vie de ces personnes, leur façon de survivre au quotidien, les astuces pour manger, pour se faire un petit peu d'argent, pour réussir à se tenir au chaud quand l'hiver approche ...
    C'est très intéressant, en plus d'être formidablement écrit. Ce que j'ai aimé, c'est qu'à aucun moment on ne tombe dans le mélodrame, ce qui fait que, bien que le ton soit triste, mélancolique et teinté de gris, on dévore quand même le livre avec passion, en étant fasciné par ce qui arrive aux deux soeurs.
    Le ton est presque dur, en fait, assez froid même. On assiste assez platement aux évènements, ce qui nous permet du coup de nous détacher un minimum et de ne pas être submergé par le chagrin lors de cette lecture.
    J'ai aimé les contrastes ressentis pendant cette lecture, car bien que, justement, on arrive à prendre du recul par rapport aux évènements tragiques, on est néanmoins très attaché à Grace et Lily, tout en éprouvant toute la haine du monde pour les personnes leur voulant du mal.

    J'ai trouvé Grace, surtout, particulièrement attachante.
    Elle a une force et un courage qu'on ne peut que respecter, et sa capacité à faire preuve de dignité même dans les moments les plus durs peut vraiment servir de leçon.
    J'ai adoré suivre le quotidien de ces soeurs, bien qu'absolument tragique. Il y a de l'espoir dans chaque page, et même quand on a l'impression qu'elles vont toucher le fond, on ne peut s'empêcher de prier pour un lendemain meilleur.
    Rien n'est jamais vraiment perdu, les portes ne sont pas complètement fermées. La lumière est toujours présente dans l'obscurité, même faiblement.
    C'est cette note d'espoir qui nous est accordée qui est tout simplement délicieuse, et qui nous réchauffe le coeur, même au plus profond du smog dans lequel est plongé le récit.

    Ce livre est vraiment magnifique, et va conquérir des lecteurs de tout âge de par le sujet qu'il traite, par ses personnages extraordinaire et son intrigue simple mais magnifiquement menée. J'ai été séduite, par l'ambiance et la saveur de l'histoire, douce-amer, toute en contrastes. Une aventure humaine qui laissera une trace dans le coeur du lecteur.

    Lien : http://archessia.over-blog.com/article-waterloo-necropolis-87330930...
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    • Livres 4.00/5
    Par morpheia, le 27 janvier 2012

    morpheia
    Londres, 1861. La jeune Grace monte à bord de l'express Waterloo Necropolis qui la conduit au cimetière de Brookwood, où elle emmène la dépouille de son enfant mort-né... Là, elle fait la connaissance de Mr. et Mrs. Unwin, entrepreneurs de pompes funèbres, qui lui proposent de devenir pleureuse d'enterrement. Elle refuse, mais quelques mois plus tard, expulsée de son misérable logement, dans l'impossibilité de gagner sa vie et de quoi nourir sa soeur Lily, elle finit par accepter la proposition de Mrs. Unwin. Elle intègre donc l'entreprise et sa jeune soeur devient servante dans la maison du couple. Mais celui-ci semble vouloir éloigner les deux soeurs l'une de l'autre, et sa cupidité ne fait aucun doute...
    Mary Hooper brosse un tableau très documenté de la société victorienne. On côtoie les petites gens, les petits métiers de l'époque, et on prend toute la mesure de la fracture sociale qui se matérialise jusque dans les manifestations du deuil : comme à notre époque, tout se paie, y compris les vêtements de deuil et les billets de première classe pour aller enterrer un défunt... Mary Hooper campe une héroïne à la fois forte et fragile, qui affronte une véritable mafia pour sauver sa soeur. le texte, remarquablement documenté, est très rythmé et on ne s'ennuie pas une seconde. le thème peut paraître morbide mais il n'en est rien : c'est une réflexion sur la condition féminine au XIXème siècle, sur la société victorienne et le commerce de la mort. A recommander à tout âge car on y apprend beaucoup sur l'époque.
    A noter : ce roman est sélectionné pour le prix Sorcières 2012.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par chardonette, le 30 janvier 2012

    chardonette
    Attention, attention encore un coup de coeur pour ce magnifique roman.
    Nous sommes à l'époque victorienne à Londres et on découvre Grace, jeune fille de 16 ans qui va prendre un train et là l'histoire commence.
    Et qu'elle histoire, drame, deuil, famille, amitié, scandale, horreur...
    J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur qui non seulement raconte une histoire mais surtout décris une période historique, on retrouve l'univers de Charles Dickens. L'auteur arrive à nous faire passer beaucoup d'émotions à la fois de la peine, de la tendresse, de l'amitié et de la haine.
    Des personnages cruelles mais aussi des personnes gentils, je suis déçue l'avoir fini.
    Et puis ce train Waterloo Necropolis reste dans nos têtes, c'est difficile d'imaginer ce voyage où morts et vivant se côtoyaient mais c'est "bon" de ce dire que les riches et les pauvres étaient pour une fois dans le même lieu, la même peine.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Kirakira80, le 01 novembre 2011

    Kirakira80
    Au premier abord, on a une histoire à la Dickens — l'auteur d'Oliver Twist fait d'ailleurs une brève apparition dans le roman — qui, si elle est émouvante, ne sombre jamais dans le pathos grâce à son héroïne : en effet, si Grace accumule les coups du sort, elle ne perd jamais courage ; volontaire et débrouillarde, elle parvient toujours à rebondir. L'intrigue est bien menée et maintient jusqu'au bout une tension palpable : on tremble pour Grace et Lili et ce n'est qu'à la dernière page que l'on peut souffler.
    Mais la force de ce roman, c'est à mon sens le cadre choisi par Mary Hooper, car c'est un véritable tableau du Londres victorien qu'elle nous offre avec ses quartiers pauvres, ses grands magasins, ses œuvres de charités... Et puis, il y a le choix surprenant de centrer son histoire sur le commerce des morts ! Une vraie bonne idée !
    Petit coup de cœur aussi pour la présentation des chapitres avec ses extraits d'annonces, de cartes de visites et de manuel de savoir-vivre.
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    • Livres 4.00/5
    Par lilimarylene, le 21 mars 2012

    lilimarylene
    Ce roman qui se passe à l'époque victorienne utilise sciemment les codes et les ambiances des romans de Charles Dickens : la terrible pauvreté d'une grande partie des Londoniens (il est difficile d'imaginer que les conditions de vie aient pu être aussi terribles et généralisées), la profusion de bonimenteurs et de filous qui profitent de la naïveté ou de la pauvreté des autres, et les retournements de situation un peu improbables mais que le lecteur est extrêmement soulagé de voir se réaliser. On sent que l'auteure a beaucoup étudié cette époque, et se sert d'éléments historiques pour agrémenter son récit. J'ai par exemple été surprise de constater, grâce aux notes à la fin du roman, que la ligne Waterloo-Necropolis a réellement existé ! le nom de la ligne est tellement romanesque que j'ai cru à une invention. En fait, cette ligne avait été créée pour permettre aux Londoniens d'enterrer leurs défunts dignement à l'extérieur de la ville, en raison de la saturation des cimetières londoniens à la suite des épidémies de choléra... Petit point original du roman : la façon de commencer chaque chapitre avec une petite annonce issue du journal, qui nous plonge dans la vie quotidienne de cette époque. Les petites annonces sont également importantes pour comprendre les orientations que va prendre le récit. J'ai aimé comment tous les éléments s'emboîtent peu à peu, et comment les destins se croisent et se recroisent : c'est bien sûr un peu exagéré et le hasard fait un peu trop bien les choses pour que ce soit crédible, mais je pense que c'est le but, car c'est aussi un peu l'impression qui se dégage des romans de Dickens. Et même si on se doute de comment tout ça va se terminer, c'est tellement bien fichu, et on est tellement stressé, qu'on tourne et tourne fébrilement les pages jusqu'à la fin. Il faut en tout cas avoir le coeur bien accroché quand on commence cette lecture, car les thèmes abordés sont tout de même très durs : viols, pauvreté extrême et dénuement le plus total, mort,... C'est un roman très noir, mais aussi extrêmement lumineux à la fin. J'ai passé un très bon moment de lecture, et j'ai été enchantée de découvrir des détails historiques que je ne connaissais pas, comme tout le tralala qui entourait le deuil à cette époque. Un roman fort et original à découvrir...à fond de train !

    Lien : http://surlestracesduchat.blogspot.fr/2012/03/waterloo-necropolis.html
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Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 19 septembre 2011
    Si vous êtes passé à côté des romans de Charles Dickens, voici le livre adéquat pour vous plonger dans l'ambiance anglaise de cette seconde moitié du XIXe siècle. Tout y est ! Des jeunes filles de bonne famille livrées à elles-mêmes, des prêteurs sur gages véreux, des donateurs distingués tout aussi vénaux, des ruelles embrumées par le fog... Un régal !
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Ricochet , le 07 août 2011
    Même si l’issue ne fait aucun doute, l'entrée est singulière et on a envie de savoir comment l’héroïne s’en sort en dépit de tous les obstacles. A recommander avant de se lancer dans les originaux, Dickens ou Hugo !
    Lire la critique sur le site : Ricochet

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Citations et extraits

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  • Par AliceW, le 16 janvier 2012

    Serrant contre elle son précieux fardeau, Grâce trouva sans grande difficulté l'entrée de la gare. L'express funéraire disposait, exactement comme l'avait dit Mrs Smith, la sage-femme, de sa propre ligne reliant la gare de Waterloo au cimetière de Brookwood, situé dans le comté du Surrey. Et c'est là, dans la gare de Londres, que se rassemblèrent, juste avant onze heures, les familles des défunts en tenue de grand deuil. Les quelques femmes en mesure de supporter nerveusement la cérémonie portaient un voile épais, et leurs robes de crêpe noir n'étaient égayées par aucun bijou scintillant, boutons ou ornements fantaisie ; les hommes, en chapeau haut de forme bordé de crêpe, portaient une redingote de cérémonie et une cravate de bombasin. Tous attendaient le train qui les emmènerait, eux et leurs proches, à la campagne, dans le grand jardin du sommeil éternel, à Brookwood. Là-bas, loin de la crasse et du brouillard londoniens, leurs chers disparus reposeraient en paix au milieu des pins, des roses et des chênes verts.
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  • Par Pays_des_contes, le 11 novembre 2011

    « Vous avez un visage tellement expressif ! dit Mrs Unwin, qui baissa la voix avant de poursuivre. N’avez-vous jamais pensé travailler comme pleureuse d’enterrement ?
    Grace la dévisagea, interloquée. Elle voulait se débarrasser de la main de cette femme, mais savait que cela serait fort impoli.
    - Vous devez trouver qu’il est peu délicat de ma part de vous parler d’une chose pareille, mais sachez que je suis certaine que vous feriez une parfaite pleureuse professionnelle.
    Grace ne répondait toujours pas, tant elle était surprise.
    - Vous êtes jeune et paraissez pourtant avoir déjà éprouvé toute la tristesse du monde. Vous seriez une merveilleuse pleureuse ! » Comme Grace continuait à ne pas réagir, la femme poursuivit : « Le marché des pompes funèbres est en pleine expansion, ma chère enfant. Nous avons toujours besoin de visages comme le vôtre. Vous pourriez venir vivre chez nous et faire partie de la famille Unwin. (…) Avec un visage tragique comme le vôtre, vous seriez très demandée pour les funérailles de la haute société. »
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  • Par chardonette, le 30 janvier 2012

    Et la vérité s'imposa à elle : elle comprit la raison pour laquelle la fumée de cigare et l'huile de macassar pour les cheveux déclenchaient une chaîne de souvenirs qu'elle ne ovulait surtout pas creuser, la raison pour laquelle son corps n'était que répulsion dès qu'il était dans parages. Sylverster Unwin était l'homme de l'église, le jour des funérailles de Welland-scropes, l'homme dont la seule présence la rendait nauséeuse. Sylvester Unwin était l'homme qui avait rendu visite une nuit...
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  • Par chardonette, le 30 janvier 2012

    Tandis que James préparait les documents, Mrs Macready se tourna vers Grace et, avec un clin d’œil, rapprocha son index de son majeur pour indiquer qu'ils formaient un joli couple.
    Grace ne réagit pas, ne sachant trop quoi en penser. Elle s'était prise d'affection pour James, mais n'aurait jamais osé imaginer qu'un jeune homme éduqué comme lui, promis à un bel avenir et issu d'une grande famille, puisse la considérer comme une amie convenable-surtout depuis qu'il était au courant de spires choses qu'il y avait à savoir sur elle.
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  • Par lilimarylene, le 21 mars 2012

    L"express funéraire disposait, exactement comme l'avait dit Mrs Smith, la sage-femme, de sa propre ligne reliant la gare de Waterloo au cimetière de Brookwood, situé dans le comté du Surrey.
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