n goût chargé de douleur, de chagrin et de désespoir. Ici, la mort rôde.
La mère de Thomas lui a offert ,juste avant de mourir, un masque de lion. Masque qu'il va conserver tout au long du récit. le petit garçon fait face à la mort de sa mère et voit son père s'écrouler jour après jour.
Un bd très troublante, très douce aussi parfois. Mais d'une douceur frigorifiante. Les personnages de Hornschemeier prennent toute la place. Les corps, les visages, le masque aussi, remplissent les cases, les habitent. le lecteur est face à leur douleur, à leur tentative de survivre. Une bande dessinée qui vous prend de plein fouet, et vous laisse emplit d'une tristesse sans nom. Les mots restent coincés dans la gorge, c'est à la fois doux et rude. le trait de Hornschemeier n'est pas abrupte, il glisse, et il épuré. L'impression de douceur qui en ressort rend le chagrin plus que palpable encore plus présent, encore plus vivant.
Et ce masque de lion, qui suit le petit Thomas et le lecteur, ce masque est une ombre, un voile, mais aussi une cachette où la douleur se cloître.
Mother come home est exceptionnelle, pleine de finesse. Loin d'être mièvre, elle est faite de pas chancelants, croulants sous le chagrin. Elle est faite d'indicible, de ces choses qui vous laissent sans voix, qui vous "parlent". Sans voix, oui. Il n'y a rien à ajouter.