> Valérie Bourgeois (Traducteur)

ISBN : 2264043571
Éditeur : 10 (2006)


Note moyenne : 4.3/5 (sur 403 notes) Ajouter à mes livres
Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d'un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les ga... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par lilicrapota, le 29 octobre 2011

    lilicrapota
    Encore une incursion dans un monde qui m'est complètement étranger, une plongée au cœur de l'Afghanistan avec des gens, des modes de vie, des coutumes et un décor politique, certes bien différents de chez nous, mais tellement humains ! Amir et Hassan grandissent ensemble : l'un est fils de commerçant, l'autre Hazara (chiite donc inférieur…esclave des sunnites). S'ils semblent se vouer une amitié indéfectible, Hassan ne cessera de protéger son « maître » alors qu'Amir, lui, commettra la pire des lâchetés en l'abandonnant entre les mains d'un ennemi qui violera Hassan. A partir de là, rien n'est plus comme avant ; Amir ne supportant sa faute, fait en sorte de faire partir Hassan et son père. Plus tard, exilé aux Etats-Unis, marié, et ne s'étant toujours pas pardonné cette faute, il reçoit un coup de fil d'un vieil ami d'alors, qui lui annonce qu'il a une chance de se rattraper. Hassan s'est marié et a eu un fils, mais lui et sa femme sont morts et l'enfant est en orphelinat. Amir qui n'a jamais pu avoir d'enfant s'en va donc le chercher (sans savoir au départ qu'il devra le ramener avec lui) et découvre qu'en fait Hassan était son demi-frère (le fils de son père).
    Le roman se situe de 1971 à 2001 (en gros). Il exploite une des techniques littéraires que j'adore, à savoir la métaphore filée (en fait je suis même pas sûre que ça s'appelle comme ça…mes souvenirs sont de plus en plus vagues…) : les cerfs volants, présents du début à la fin du roman apparaissent comme des symboles (le symbole de l'amitié entre Hassan et Amir, le symbole de la quête de reconnaissance d'Amir envers son père, le symbole de la liberté et de l'égalité entre deux peuples, pour finir le symbole du pardon (Amir s'étant pardonné enfin à lui-même) et la renaissance du fils d'Hassan (qui semble enfin s'intéresser à quelque chose après un an de mutisme aux états unis). Et puis il y a tout un tas de « hasards » prévisibles certes (ben déjà le fait que ça finisse par les cerfs volants c'était couru d'avance) mais le fait qu'Amir retrouve au final le violeur d'Hassan et que ce soit à lui qu'il prenne l'enfant c'était là aussi évident (et pourtant super bien amené), que l'enfant sauve Amir de la mort avec son lance-pierre (comme son père) c'est aussi un « signe ». Alors bon, d'accord, ça manque peut être un peu de surprises mais c'est super intéressant, très bien écrit, très humain (oui je sais, je me répète) et ça m'a vraiment beaucoup plu !!!
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par IreneAdler, le 08 février 2012

    IreneAdler
    Amir, fils de notable kabouli, et Hassan, fils du domestique, sont inséparables. Jusqu'à ce qu'Amir, par lâcheté, laisse faire à Hassan une chose horrible. Rongé par la culpabilité, Amir ne lui adresse plus la parole.
    Puis vient la guerre contre l'URSS. Amir et son père fuient aux Etats-Unis, tandis que Hassan reste au pays.
    Des années passent. Amir est diplômé, marié et son premier roman est publié. Un appel du Pakistan vient tout chambouler : il peut racheter sa lâcheté d'alors ; mais il doit plonger dans son passé et dans un pays en proie à la fureur talibane.
    Un roman plein de verve et de fugue. Un grand moment de littérature.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par seriephile, le 09 octobre 2011

    seriephile
    Années 70, Amir et Hassan sont amis et portant leurs vies sont bien différentes. le premier, fils d'un riche commerçant, mène une vie aisée. le second est le fils de leur serviteur. Cependant, ils passent leurs journées ensembles et ne font pas grand cas de leur différence sociale.
    Il sont même en équipe pour « la grande course des cerfs-volants ». Il faut, pour la gagner, couper le fil des autres cerfs-volants à l'aide du sien et donc être le dernier cerf-volant dans le ciel. Lorsque le dernier cerf-volant coupé part à la dérive, tous les enfants de Kaboul se précipitent pour aller le récupérer. Hassan y compris, il veut pouvoir le rapporter à Amir et ainsi lui montrer l'amitié qu'il lui porte.
    Cependant, un événement terrible vient tout bouleverser, et Amir en est témoin. Sa réaction va être l'élément déclencheur de la fin de leur amitié, et du départ d'Hassan et de son père. Les deux familles sont alors séparées pendant de nombreuses années...
    Nous continuons de suivre Amir et son père, qui, forcée de partir de chez eux, se retrouvent sur les routes. Quelques années plus tard Amir reçoit un coup de fil, il vit aujourd'hui aux Etats-Unis. Son interlocuteur lui explique qu'il peut faire peau neuve sur ses fautes passées, mais que pour cela, il doit revenir en Afghanistan...
    Au début du livre l'histoire est simple, deux enfants, une amitié, un pays magnifique au paysage et à la culture si raffinés. Et puis vient l'incident, horrible,et tragique, puis le mensonge et la séparation des deux familles. A ce moment là tout change...
    Khaled Hossseini ne nous épargne rien, de l'Afghanistan d'autrefois il ne reste plus rien et c'est un pays dans la tourmente, son pays, que l'on découvre au fur et à mesure des pages. Il nous parle des horreurs commises par les talibans, des vies meutries des Afghans, d'exil, du lien avec la terre natal et surtout de la possibilité de rédemption d'un homme qui ne s'est jamais pardonné d'avoir fait un si mauvais choix étant enfant.
    Ce livre est une magnifique déclaration d'amour de l'auteur à son pays natal. Un livre bouleversant...
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Youplala, le 25 janvier 2009

    Youplala
    J'ai vraiment été scotchée par cette lecture. Dès le début, le narrateur nous révèle que quelque chose de terrible s'est passé dans sa vie, au point que cela a modifié son cours pour le restant de ses jours. C'est ainsi que se passe la première partie du roman… nous suivons Amir, nous découvrons son enfance en Afghanistan et la douceur de vivre que seuls les souvenirs peuvent conférer. Puis nous sommes rattrapés par l'évènement-clé, celui qui a déclenché une culpabilité dévorante chez Amir et qui l'a poussé à commettre des actes dont les conséquences étaient de plus en plus difficiles à vivre. Puis nous voyons dans la deuxième partie du roman son exil en Amérique, la vie qu'il s'est construite là-bas. Et enfin, la réalité au moment de la rédaction du livre rattrape tout. L'Afghanistan est aux mains des talibans, le pays est ruiné par des années et des années de guerre, et ses habitants vivent un enfer.
    J'ai également énormément appris au cours de ma lecture, ce que j'apprécie beaucoup. Les deux ethnies principales en Afghanistan, leurs relations conflictuelles, l'opposition si présente entre chiisme et sunnisme, la culture afghane… j'ignorais presque toutes ces choses. Pourtant, elles m'ont rappelé la Belgique, avec ses différentes communautés de cultures différentes, ainsi que la situation tendue actuelle (bien qu'on ne puisse pas dire que le niveau de violence soit le même… et heureusement!).
    Toutefois, j'ai trouvé que le plus fort dans ce roman était la description du paradis de l'enfance d'Amir, de son innocence, son amitié inébranlable avec Hassan, la nostalgie de cette époque, et le passage brutal à l'âge adulte, celui où il sait qu'il ne sera plus jamais aussi heureux qu'il l'a été, celui où il est rongé par la culpabilité et les regrets. En même temps qu'il prend conscience de cela, l'Afghanistan commence à changer très profondément et à s'éloigner de plus en plus rapidement du pays idéal, pour se transformer en enfer à ciel ouvert. Nous savons tous qu'en grandissant, nous perdons pas mal de choses… des amis d'enfance, des connaissances, un lieu préféré, une saveur particulière… mais perdre carrément son pays, c'est encore au-delà de ce que nous vivons habituellement. Pis que tout, Amir est sûr de ne plus jamais rien retrouver de son enfance. Et quand il retourne au pays, il découvre peu à peu à quelle point cette perte est énorme, qu'un gouffre le sépare de tout ce qu'il a connu auparavant et de ce qu'y existe maintenant.
    Quant aux regrets et à la culpabilité… ce sont bien les seules choses dont il aurait voulu se débarrasser. Malheureusement pour lui, s'ils apparaissent et s'installent très rapidement, leur disparition n'en est que plus difficile…
    En fait, la seule chose avec laquelle j'ai eu du mal dans ce roman, cela a été la dernière partie. Je dirais que c'est “la couche de trop”, celle qui n'était pas nécessaire pour faire de ce roman un bon roman. Cette dernière couche ajoute du malheur là où il y en avait déjà trop… et surtout, je l'ai trouvée moins “réelle” que le reste du roman, moins crédible. Nul n'ira contredire la description apocalyptique de l'Afghanistan des talibans, la folie furieuse de ces derniers et l'horrible lucidité des manipulateurs qui les dirigent. Mais la dernière partie avec Sohrab, je n'y ai pas cru. C'était “trop”, en plus du reste.
    Mais pour conclure, je dirais que ce livre touche le lecteur grâce à son évocation de l'enfance et des tourments de l'âge adulte. A l'heure actuelle, l'Afghanistan n'est plus le/la (?) même qu'au cours de la rédaction des “Cerfs-volants de Kaboul”, et pourtant les sentiments contradictoires éprouvés par Amir restent toujours aussi interpelants pour nous.

    Lien : http://youplala.wordpress.com/2009/01/25/les-cerfs-volants-de-kaboul..
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    • Livres 3.00/5
    Par nanoucz, le 30 novembre 2009

    nanoucz
    Dans les années 70, Amir vit avec son père, Baba, dans un quartier riche au nord de Kaboul. Dans leur grande propriété, habitent également Ali, le serviteur de Baba, et son fils Hassan. Élevés ensemble par la même nourrice, les deux garçons sont depuis toujours compagnons de jeu. Amir souffre de la dureté de son père à son égard, et son attitude vis-à-vis d'Hassan est marquée par la jalousie. En effet, Baba témoigne d' une grande affection pour Hassan et Amir se rend compte qu'il déçoit souvent son père, à cause de sa faiblesse et de sa lâcheté.
    La compétition annuelle de cerfs-volants qui se déroule à Kaboul chaque année est l'occasion pour Amir de gagner l'admiration de son père et Hassan y contribue de tout son coeur. Mais lorsque Hassan se fait agresser de la pire façon par des voyous , Amir assiste à l'outrage sans réagir, bloqué par la peur et la couardise. Son sentiment de culpabilité et ses remords compromettent définitivement sa relation avec Hassan, qu'il trahit et abandonne. Des années plus tard, alors qu'Amir vit aux Étas-Unis, chassé de l'Afghanistan par l'invasion soviétique, un appel téléphonique va lui donner l'occasion de retourner dans son pays et de se racheter, au prix d'une confrontation redoutable avec les talibans.
    J'avais lu de nombreux billets très élogieux sur ce livre, aussi j'ai été désappointée au début de ma lecture : le personnage d'Amir, englué dans ses faiblesses et ses mensonges, n'est pas sympathique et sa perpétuelle contrition est assez agaçante. Je trouve que l'auteur accorde trop de place dans le récit aux remords exprimés par l'enfant, ce qui a nui, en ce qui me concerne dans un premier temps, à la force du récit.
    Ensuite, lorsque la situation se gâte en Afghanistan, contraignant Amir et son père à l'exil, j'ai davantage apprécié cette histoire de trahison et de rédemption.
    Par ailleurs, c'est un livre très intéressant par son aspect documentaire et historique sur l'Afghanistan : Quel contraste entre la vie que décrit Amir, avant l'invasion soviétique, et ce que nous connaissons de ce pays ! Quelle surprise de découvrir cette fameuse fête des cerfs-volants et l'engouement qu'elle suscite dans la population ! A travers les nombreuses descriptions, l'amour de l'auteur pour son pays éclate magnifiquement dans ce livre et je trouve que cela justifie pleinement sa lecture.
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Citations et extraits

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  • Par philo15, le 19 mars 2008

    - Pour toi un milliers de fois, m'entendis-je déclarer.
    Et je courus.
    Ce n'était qu'un sourire, rien de plus. (...) Un détail. Une feuille dans les bois agitée par le brusque envol d'un oiseau effrayé. Mais qu'à ce la ne tienne je m'en accomodais. (...)
    Je courus moi, un adulte, au milieu d'un essaim d'enfants criards. Je m'en moquais. Je courus avec le vent dans la figure et sur mes lèvres un sourire aussi large que la valllée du Pandjshir. Je courus.
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  • Par Sidou-69, le 20 janvier 2011

    Il me restait une dernière chance. Une dernière occasion pour décider de qui j'allais devenir. Je pouvais m'avancer dans cette allée, défendre Hassan - de la même façon qu'il m'avait secouru à bien des reprises - et en accepter toutes les conséquences. Ou je pouvais m'enfuir. An bout du compte, j'optai pour la seconde solution. Je m'enfuis parce que j'étais lâche. (...) Voilà ce que je me forçait à croire. J'aspirais à la lâcheté parce que l'autre raison, la vraie, qui me poussait à me sauver était qu'Assef avait raison: on n'a jamais rien sans rien en ce bas monde. Et peut-être Hassan état il le prix à payer, l'agneau à sacrifier pour gagner l'Amour de mon père ? M'en coutait-il trop ? La réponse surgit dans mon esprit avant que j'aie le temps de l'étouffer. Il n'était qu'un Hazara n'est ce pas?
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  • Par clarinette, le 06 juillet 2008

    Je suis devenu ce que je suis aujourd'hui à l'âge de douze ans par un jour glacial et nuageux de l'hiver 1975. Je revois encore cet instant précis où, tapis derrière le mur de terre à demi éboulé, j'ai jeté un regard furtif dans l'impasse située près du ruisseau gelé. La scène date d'il y a longtemps mais, je le sais maintenant, c'est une erreur d'affirmer que l'on peut enterrer le passé : il s'accroche tant et si bien qu'il remonte toujours à la surface. Quand je regarde en arrière, je me rends compte que je n'ai cessé de fixer cette ruelle déserte depuis vingt-six ans.
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  • Par Marsup, le 12 mai 2010

    Les enfants ne sont pas des livres de coloriage. Tu ne peux pas les peindre avec tes couleurs préférées.
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  • Par FraHau, le 23 novembre 2010

    Voici le rituel que j'observe chaque année lors de la première chute de neige : je sors de la maison tôt le matin, encore en pyjama, en serrant mes bras contre moi pour me réchauffer. Je découvre l'allée du jardin, la voiture de mon père, les murs, les arbres, les toits et les collines ensevelis sous une couche de trente centimètres. Je souris. Le ciel bleu s'étend à l'infini et la neige est si blanche que les yeux me brûlent. J'en ramasse un peu et la fourre dans ma bouche, j'écoute le silence assourdi interrompu par le seul croassement des corbeaux. Puis je descends les marches du perron, pieds nus et j'appelle Hassan pour qu'il vienne profiter du spectacle.
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Les Cerfs-Volants de Kaboul , film américain du Suisse Marc Forster (2007) bande annonce VF








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