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> Valérie Bourgeois (Traducteur)

ISBN : 2264043571
Éditeur : 10-18 (2006)


Note moyenne : 4.31/5 (sur 1364 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d'un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles.

Liés par une indéfectible passion pour les cerfs... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par joedi, le 13 septembre 2013

    joedi
    Je réfléchis, que vais-je écrire sur ce livre que je viens d’achever ? En toile de fonds, le JT de 13 heures et soudain, un reportage sur des manifestants devant le cabinet de la secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, qui sont-ils, que demandent-ils ? Ils sont Afghans, des mères et des pères avec leurs enfants, qui réclament des « papiers » qui craignent, la peur au ventre, d’être expulsés vers un pays qu’ils ont fuit. Les coïncidences, elles existent, en plus de ces manifestants, hier, toujours à la TV, un reportage sur le commandant Massoud ! Cela ne m’aide pas pour ma critique, mon petit résumé personnel, il y a tant à dire sur le sujet ; ce roman paru en 2003, dix ans après, n’a pas pris une ride.
    C’est l’histoire d’Amir, dont la mère est morte en lui donnant naissance ; d’Hassan né un peu plus d’un an après lui, fin 1964, dont la mère est partie, l’a abandonné. Amir est le fils de Baba, riche propriétaire, Hassan le fils d’Ali, qui travaille pour Baba.
    Fuyant la guerre, Baba et son fils vont émigrer pour les Etats-Unis. Plus tard, Amir épousera Soraya et deviendra écrivain.
    Ils vivent à Los Angeles. Soraya quant à elle est enseignante. Ils mènent une vie paisible jusqu’au jour où Amir reçoit une lettre d’un ami de son père lui demandant de venir.
    « Les cerfs-volants de Kaboul » est plus qu’un roman, c’est un livre témoignage d’un Afghanistan toujours en proie à la terreur que font régner les talibans.
    Aujourd’hui, vendredi 13 septembre 2013, des insurgés afghans, utilisant une voiture piégée pilotée par un kamikaze, ont attaqué le consulat américain à Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan. Côté assiégés, au moins une personne a été tuée et 18 autres blessées. L'attaque a d'ores et déjà été revendiquée par les talibans. "Notre but était de démontrer que les Américains ne sont en sécurité nulle part en Afghanistan", a déclaré un porte-parole des insurgés talibans.
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    • Livres 5.00/5
    Par Sando, le 11 août 2014

    Sando
    Nés avec seulement un an d'écart, ils ont grandi ensemble, dans la même maison, partageant leurs jeux, leurs rires, leurs secrets et se moquant des barrières dressées par leur différence de rang. Car si Amir est le fils d'un riche entrepreneur afghan, Hassan quant à lui est son Hazara, c'est-à-dire son serviteur et, en tant que tel, il voue à Amir une admiration et une dévotion sans failles.

    Tous deux ont grandi avec l'absence d'une mère, l'une étant morte en couches, tandis que l'autre est partie rejoindre une troupe de saltimbanques, laissant derrière elle sa famille. Mais si Hassan a été entouré par l'amour de son père, Amir lui, frêle jeune homme épris de littérature, va passer sa vie à chercher l'affection du sien, quitte à commettre des actes qui le poursuivront le restant de ses jours… Et s'il existait une possibilité de racheter les regrets de toute une vie ?

    « Les cerfs-volants de Kaboul » est le premier roman de Khaled Hosseini, celui qui l'a fait connaître par la force de son sujet et la beauté de sa plume. Il nous parle de l'Afghanistan qu'il a connu, celui des années 60-70 où l'on organisait encore des concours de cerfs-volants dans les rues de Kaboul, où l'on se baladait sans crainte des bombardements. Un pays où les grenadiers donnaient encore des fruits juteux et où les gens respectaient un certain art de vivre. Mais la face de l'Afghanistan a changé avec l'arrivée des russes et du communisme, puis celle des talibans. A travers le destin tragique d'Amir et d'Hassan, l'auteur nous livre la détresse d'un pays tombé aux mains d'extrémistes et qui n'est plus que l'ombre de lui-même.

    Cela faisait longtemps qu'un roman ne m'avait pas autant bouleversée et c'est les larmes aux yeux et le cœur serré que j'ai découvert la cruauté et la barbarie contenue dans certains passages… Impossible de rester insensible face à la détresse de tout un peuple, privé injustement de ses droits et de sa liberté. La plume de Khaled Hosseini est belle, intense et captivante et rend parfaitement hommage à sa terre et à sa culture. Un roman magnifique, difficile à refermer une fois commencé, véritable témoignage d'un pays marqué par la violence et qui souffre encore… Si vous ne l'avez pas déjà lu alors ne tardez plus, il serait vraiment dommage de passer à côté !
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    • Livres 5.00/5
    Par SuperPomme, le 23 novembre 2013

    SuperPomme
    Comment aurais-je pu ne pas être sensible à cette histoire?
    Comment ne pas se laisser embarquer au coeur de ce magnifique roman porteur de messages d'amitié, de pardon, de seconde chance..?
    Comment trouver les mots justes et donner envie à une autre personne de le lire, quand il lui suffirait de lire la première page, la première ligne et de se laisser simplement porter par ce récit passionnant?
    Comment ne pas se laisser éblouir par la beauté d'un geste, d'une parole "Pour toi, un millier de fois"?
    Comment ne pas être ému en découvrant un pays ravagé par la guerre après avoir été transporté dans un Kaboul aux mille couleurs?
    Comment vous le dire autrement? Ne passez pas à côté.
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    • Livres 5.00/5
    Par patachinha, le 14 juillet 2012

    patachinha
    J'ai simplement adoré ce livre, le message qu'il véhicule est très beau : un vrai ami pardonne toujours les infidélités, ne garde pas de rancoeur et fera toujours tout pour nous aider et nous sauver, tout comme le fait que la rédemption peut survenir à tout moment, parfois quand on ne l'attendait plus...

    Ce livre raconte la vie politique et les problèmes sociaux qui gangrènent la société afghane depuis des décennies. Entre les différents changements de régimes, la lente évolution des mentalités en ce qui concerne notamment l'appartenance à certaines catégories sociales et l'arrivée des talibans au pouvoir et dans toutes les sphères importantes de la société, il nous emmène dans un voyage culturel très intense, peuplé de disparités, de richesses, de misère, de couleurs, de saveurs et de parfums très divers.

    Une bien belle histoire d'amitié et de pardon, avec un "traître" qui rattrape son erreur, les blessures du passé qui se cicatrisent doucement mais sûrement... Une leçon pour beaucoup...
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    • Livres 5.00/5
    Par gouelan, le 19 juin 2014

    gouelan
    Deux enfants ; Amir, sunnite , fils d'un riche commerçant, et Hassan, son serviteur chiite, partagent ensemble une enfance heureuse et surtout leur passion commune pour les cerfs volants.
    Malgré leur amitié, ils n'en restent pas moins chacun un pachtoun et un hazara. Amir profite de son instruction pour ridiculiser Hassan, se moquer de lui. Hassan est courageux, intelligent, malgré son manque d'instruction , vouant une loyauté indéfectible, presque insupportable, à son ami, . Amir est lâche et hypocrite.
    Au fil de l'histoire, on comprend pourquoi Amir se comporte de cette façon,ce n'est pas leur différence ethnique. Ils sont deux jeunes garçons qui ont été élevés ensemble et les ethnies, la religion, n'y peuvent rien changer. Son comportement est guidé par sa volonté d'attirer à tout prix l'attention de son père sur lui . Il est jaloux de l'affection que ce dernier semble porter à Hassan. Il paiera cher cette volonté de lui plaire, il agira de façon odieuse envers son ami, il sera lâche et s'en voudra à jamais de sa trahison.
    Des années plus tard, de retour au pays, il apprendra que son père avait commis le plus grand pêché; celui de le déposséder de son droit à la vérité.
    Il tentera de briser le cercle , le cycle des mensonge et des trahisons. Chacun des deux, le père et le fils avaient été rongé par la culpabilité. Il était temps alors pour Amir de se racheter et en même temps de racheter la faute de son père.
    L'autre partie de l'histoire est consacrée à la redoutable analyse de la culture afghane, avec ses ethnies, sa religion, sa pauvreté.
    La sévérité avec laquelle la société traite les femmes. le pire étant le récit des atrocités des talibans, ces hommes qui n'en sont pas vraiment . Comme le dit le père d'Ali:
    " je pisse à la barbe de ces singes imbus de leur dévotion. Ils ne font qu'égrener leurs chapelet et réciter un livre écrit dans une langue qu'ils ne comprennent même pas. Que Dieu nous aide si l'Afghanistan tombe un jour entre leurs mains."
    C'est un récit beau et tragique à la fois, qui dénonce l'absurdité de ces querelles entre ethnies , des mensonges imposés par une société trop rigide, le sacrifices de vies innocentes, d'orphelins privés d'enfance et surtout l'horreur des atrocités de ces talibans, fanatiques incultes et pervers, ennemis de l'Islam .
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Critiques presse (1)


  • BoDoi , le 21 décembre 2011
    Sans doute une transposition trop linéaire de l’histoire (riche il est vrai), qui entraîne une accumulation de séquences-émotions indigestes à la longue. La narration en flash-back renforce l’impression de lourdeur d’un scénario tire-larmes; on est bien sûr bouleversé, mais on a le désagréable sentiment de s’être fait forcer la main.
    Lire la critique sur le site : BoDoi

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Citations et extraits

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  • Par philo15, le 19 mars 2008

    - Pour toi un milliers de fois, m'entendis-je déclarer.
    Et je courus.
    Ce n'était qu'un sourire, rien de plus. (...) Un détail. Une feuille dans les bois agitée par le brusque envol d'un oiseau effrayé. Mais qu'à ce la ne tienne je m'en accomodais. (...)
    Je courus moi, un adulte, au milieu d'un essaim d'enfants criards. Je m'en moquais. Je courus avec le vent dans la figure et sur mes lèvres un sourire aussi large que la valllée du Pandjshir. Je courus.
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  • Par Sidou-69, le 20 janvier 2011

    Il me restait une dernière chance. Une dernière occasion pour décider de qui j'allais devenir. Je pouvais m'avancer dans cette allée, défendre Hassan - de la même façon qu'il m'avait secouru à bien des reprises - et en accepter toutes les conséquences. Ou je pouvais m'enfuir. An bout du compte, j'optai pour la seconde solution. Je m'enfuis parce que j'étais lâche. (...) Voilà ce que je me forçait à croire. J'aspirais à la lâcheté parce que l'autre raison, la vraie, qui me poussait à me sauver était qu'Assef avait raison: on n'a jamais rien sans rien en ce bas monde. Et peut-être Hassan état il le prix à payer, l'agneau à sacrifier pour gagner l'Amour de mon père ? M'en coutait-il trop ? La réponse surgit dans mon esprit avant que j'aie le temps de l'étouffer. Il n'était qu'un Hazara n'est ce pas?
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  • Par clarinette, le 06 juillet 2008

    Je suis devenu ce que je suis aujourd'hui à l'âge de douze ans par un jour glacial et nuageux de l'hiver 1975. Je revois encore cet instant précis où, tapis derrière le mur de terre à demi éboulé, j'ai jeté un regard furtif dans l'impasse située près du ruisseau gelé. La scène date d'il y a longtemps mais, je le sais maintenant, c'est une erreur d'affirmer que l'on peut enterrer le passé : il s'accroche tant et si bien qu'il remonte toujours à la surface. Quand je regarde en arrière, je me rends compte que je n'ai cessé de fixer cette ruelle déserte depuis vingt-six ans.
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  • Par joedi, le 08 septembre 2013

    Peu importe ce que prétend le mollah, il n'existe qu'un seul et unique péché : le vol. Tous les autres en sont une variation.
    ...
    Lorsqu'on tue un homme, on vole une vie. On vole le droit de sa femme à un mari, on prive ses enfants de leur père. Lorsqu'on raconte un mensonge, on dépossède quelqu'un de son droit à la vérité. Lorsqu'on triche, on dérobe le droit d'un autre à l'équité.

    [p. 27]
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  • Par darkmoon, le 04 juin 2013

    Bien avant que l'armée russe envahisse l'Afghanistan, bien avant que les villages soient brûlés, les écoles détruites, les mines semées comme des graines mortelles et les enfants enterrés sous des tas de pierres, Kaboul était devenu pour moi une ville peuplée de fantômes. De fantômes affublés de becs-de-lièvre. Les Etats-Unis étaient différents. Ils s'apparentaient à mes yeux à un fleuve tumultueux qui avançait, insoucieux de son passé. Je pouvais m'y plonger, laisser mes péchés couler au fond et le courant m'entraîner au loin. Au loin, vers un lieu qui ne hantait nul fantôme, nul souvenir, nul péché. A défaut d'une autre, c'est pour cette raison que je fis mien ce pays.
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