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> Valérie Bourgeois (Traducteur)

ISBN : 2714443273
Éditeur : Belfond (2007)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 512 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Après l'immense succès des Cerfs-volants de Kaboul : le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l'histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s'entremêlent, un chant... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par viou1108, le 29 octobre 2012

    viou1108
    Vu la pléthore de critiques déjà publiées, ce livre n'a guère besoin d'être défendu. J'y vais malgré tout de mon (pour une fois) petit commentaire, pour dire combien cette histoire m'a secouée. On sait tous, malheureusement, ce que l'Afghanistan subit comme horreurs depuis des années, et pourtant… Et pourtant, aucun documentaire ou reportage télé, bien réel, ne m'a touchée autant que ce roman, pourtant fictionnel.
    Or donc, nous voici à Herat, au début des années 70, avec Mariam, jeune fille mal née, qu'on marie à Rachid, vieux cousin lointain, qui l'emmène à Kaboul. Ne pouvant pas avoir d'enfants, Mariam devra céder la place des années plus tard, à la 2ème épouse de Rachid, Laila, jeune voisine orpheline depuis qu'une roquette s'est abattue sur ses parents. La tension initiale entre les deux femmes fera peu à peu place à une solidarité complice face aux épreuves qu'elles vont endurer. Car l'adversité est féroce, entre un mari violent et odieux et un régime taliban qui, en plus de les rendre invisibles sous des burkas étouffantes, emprisonne les femmes dans une sorte de sous-espèce humaine, quelque part entre la bête de somme sachant cuisiner, et l'enclume sur laquelle le marteau s'abat plus souvent qu'à son tour.
    L'auteur nous fait parcourir à toute vitesse (le roman se dévore) 30 ans d'histoire et de culture afghanes, jusqu'à l'après 11 Septembre, au travers de la vie de ces deux femmes. Parce qu'il s'agit malgré tout de vie, ou plutôt de survie, au milieu des bombes et des violences physiques et morales. Parce qu'elles luttent en dépit de tout, pour leurs enfants, pour leur préserver un peu d'espoir.
    L'écriture et le style d'Hosseini n'ont rien d'exceptionnel, mais peu importe, parce que son talent de conteur fait naître des émotions fortes, entre rage et désespoir. Ce livre est un véritable hommage au peuple afghan, aux femmes en particulier. C'est beau et triste à la fois, bref c'est déchirant.
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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 20 juin 2012

    kathy
    Un pays : l'Afghanistan, déchiré par 40 ans d'histoire.
    Deux femmes : Mariam et Laïla, mariées de force à un homme brutal et misogyne.
    Deux destins, qui malgré les violences physiques et morales, la cruauté, le rejet et la souffrance endurés, trouveront ENCORE la force de croire en l'amour et l'espoir.
    Une très belle histoire, poignante de réalisme.
    Mais au-delà de l'histoire, c'est bien le SORT réservé aux femmes, que nous relate Khaled Hosseini.
    Car les lois édictées par l'Emirat islamique d'Afghanistan, - les talibans -, font froid dans le dos…
    Voici quelques lois auxquelles les femmes devaient obéir :
    " - Vous ne quitterez plus votre maison. Il est inconvenant pour une femme de se promener dehors sans but précis. Pour sortir, vous devez être accompagnée par un « mahram », un homme de votre famille. Si vous êtes surprise seule dans la rue, vous serez battue et renvoyée chez vous.
    - En aucun cas vous ne dévoilerez votre visage. Vous porterez une burqa à l'extérieur de votre maison. Sinon, vous serez sévèrement battue.
    - Il vous est interdit de vous maquiller.
    - Il vous est interdit d'arborer des bijoux.
    - Vous ne vous afficherez pas avec des vêtements aguichants.
    - Vous ne parlerez que lorsqu'on vous adressera la parole.
    - Vous ne regarderez aucun homme droit dans les yeux.
    - Vous ne rirez pas en public. Sinon, vous serez battue.
    - Vous ne vous vernirez pas les ongles. Sinon, vous serez amputée d'un doigt.
    - Il vous est interdit d'aller à l'école. Toutes les écoles pour filles seront fermées.
    - Il vous est interdit de travailler.
    - Si vous êtes reconnue coupable d'adultère, vous serez lapidée.
    - Ecoutez bien et obéissez. Allah-u-akbar".
    Tout cela donne à réfléchir sur la condition des femmes en France à un moment où la parité hommes/femmes en politique fait débat.
    Les femmes ont toujours été de toutes les luttes contre les inégalités et dans les actions décisives afin de construire pour les générations futures, une société respectueuse des droits.
    En disant cela je pense notamment aux prémices de la SCOLARISATION des filles sous la II° république ; je pense aussi à ces femmes grâce auxquelles, suite à leur engagement dans la résistance pendant l'occupation, le droit de VOTE et d'éligibilité (1944) a été acquis ; je pense encore à Simone Veil et son engagement (1975), pour le droit à l'AVORTEMENT ; je pense encore à Françoise Giroud, qui en 1975 lança « cent une mesures » en faveur des femmes ; je citerai enfin Simone de Beauvoir, icône du féminisme qui a participé au mouvement de LIBERATION des femmes en 1970.
    Et j'en oublie… de ces FEMMES ENGAGEES...
    Plus qu'un roman, c'est un reportage, écrit pour éveiller nos consciences, que nous livre Khaled Hosseini.
    Le combat, dans le monde, pour la cause des femmes, continue … semble t-il dire…
    Sachant qu'en France, il reste encore à poursuivre un travail de transformation des rapports sociaux de sexe pour aller vers l'égalité et diminuer les comportements sexistes et les violences faites aux femmes (loi 2010) - liés à de nombreux stéréotypes ancrés dans les mentalités ou bien véhiculés par les médias et la publicité.
    Bref ! Qui a dit que « L'avenir de l'homme, c'est la femme… » ?
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    • Livres 5.00/5
    Par Nyxlapolicecomicsansms, le 17 février 2013

    Nyxlapolicecomicsansms
    Rares sont les livres qui portent admirablement bien leur nom. Mille soleils splendides est de ceux-là. Il a en effet ébloui, que dis-je, illuminé mon train-train quotidien de lectrice.
    Difficile toutefois d'en parler sans avoir l'impression de le profaner tant les mots semblent creux, faux, à côté de ce sanctuaire littéraire.
    Mille soleils splendides est une petite prouesse, un trésor de simplicité et d'humanité qui parvient à faire poindre, d'une histoire effroyable, un rayon de soleil salvateur.
    Mille soleils splendides est une œuvre poignante. de celle qui vous marque à jamais.
    Khaled Hosseini y relate le quotidien de deux petites filles – puis femmes – qui tentent tant bien que mal de (sur)vivre dans un foyer régenté par la violence et un pays sclérosé par la guerre. C'est d'ailleurs là l'un des atouts du livre : l'auteur y partage ses connaissances sur la musique, la littérature, la cuisine mais aussi l'histoire endeuillée de l'Afghanistan entre l'invasion soviétique et la résistance des moudjahidine, l'établissement d'un gouvernement islamiste et son éviction en 2001 par une coalition internationale.
    La force du livre réside toutefois avant tout dans le récit. Et par récit j'entends la plume de Khaled Hosseini qui est certes tout sauf singulière mais qui confère un rythme haletant et un souffle romanesque à l'histoire. Dès les premières pages ("Ouvre tes oreilles en grand et retiens bien la leçon : de même que l'aiguille d'une boussole indique le nord, un homme qui cherche un coupable montrera toujours une femme du doigt. Toujours"), il nous avertit : le futur de Mariam et Laila sera ombragé. le talent de l'auteur se cristallise donc dans la narration qui maintient cette intensité dramatique du début à la fin.
    Bien que Mille soleils splendides soit une fiction romanesque, on ne peut toutefois pas occulter sa configuration implicite, à mi chemin entre le reportage, le documentaire et le témoignage. Au fil des chapitres, il est en effet impossible de ne pas penser à toutes les Mariam et les Laila qui peuplent cette planète car les personnages que décrit Khaled Hosseini avec une extrême finesse ne sont malheureusement que les miroirs d'une triste réalité, imprégnée de misogynie, de maltraitance et d'esclavagisme.
    Ainsi, les lois édictées par l'Emirat islamique d'Afghanistan, qui font d'ailleurs écho au film Wadjda qui lui traite des conditions de vie des femmes saoudiennes, sont citées dans leur intégralité par l'auteur. On y apprend notamment que les femmes ne peuvent regarder un homme droit dans les yeux, se mettre en valeur (vernis, bijou, maquillage), travailler ou encore aller à l'école. Ce roman livre donc, en filigrane, une réflexion fort intéressante sur les relations entre les hommes et les femmes car il ne reflète pas seulement la violence physique et morale mais aussi la violence symbolique (chère à Bourdieu).
    Seul bémol, qui d'ailleurs fait que Mille soleils splendides ne peut (malheureusement) pas prétendre rejoindre le monde de Sophie et la liste de mes coups de cœur : la quatrième et dernière partie (soit 40 pages à peu près) que je ne peux pas vous détailler sans vous révéler la fin mais que je juge inutile et, d'une certaine manière, préjudiciable puisqu'elle atténue la puissance dramatique du livre selon moi.
    Quoi qu'il en soit, un roman sublime qui met en lumière deux destins entrecroisés qui finiront par n'en faire plus qu'un et qui, en parallèle, retrace l'histoire de l'Afghanistan de 1960 à nos jours. Un hommage déchirant aux milles soleils splendides*, qui, on le comprend peu à peu, désignent ces femmes prisonnières des carcans de leur religion, des murs de leur maison et des poings de leur bourreau.
    *Cette expression est extraite d'un poème de Saib-e-Tabrizi (XVIIème siècle) :
    "Nul ne pourrait compter les lunes qui luisent sur ses toits,
    Ni les Mille soleils splendides qui se cachent derrière ses murs."
    Plus de détails (mes rubriques "n'hésitez pas si ; fuyez si ; le petit plus ; le conseil (in)utile, en savoir plus sur l'auteur") en cliquant sur le lien ci-dessous.


    Lien : http://blopblopblopblopblopblop.blogspot.fr/2013/02/mille-soleils-sp..
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    • Livres 3.00/5
    Par litolff, le 05 mai 2012

    litolff
    Des femmes qui souffrent…
    Deux ans après Les cerfs-volants de Kaboul, Khaled Hosseini nous fait voir l'Afghanistan de l'intérieur, mais d'un point de vue féminin cette fois, des années 60 aux années 2000.
    D'abord, il y a Mariam, pauvre fille illettrée de la campagne, mariée de force à 15 ans pour servir d'esclave à un mari tyrannique et violent qui lui imposera la burqa ; déshonneur suprême, elle ne peut pas avoir d'enfant… Puis il y a Laila, jeune fille instruite de Kaboul qui, sera contrainte de se marier et de partager le sort de Mariam auprès de Rachid lorsque les talibans s'emparent du pouvoir en 1992 et qu'elle se retrouvera orpheline et enceinte.
    C'est toute l'horreur de la condition réservée aux femmes afghanes, asservies par des brutes qui est décrite sans détours dans un Afghanistan dévasté par les conflits meurtriers et le régime sauvage des Talibans.
    S'il est vrai que ce roman ne m'a pas autant emballée que Les cerfs-volants de Kaboul, c'est néanmoins une belle histoire bouleversante et surtout un témoignage saisissant sur un magnifique pays détruit par des fous.
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    • Livres 5.00/5
    Par pyrouette, le 10 avril 2012

    pyrouette
    Je suis touchée par cette lecture qui nous décrit la condition des femmes afghanes. J'ai tourné les pages avec avidité pour suivre le misérable destin de Mariam et Laila. Choquée, révoltée mais en toute connaissance de cause puisque j'ai travaillé pour des associations humanitaires, je reconnais humblement que ces deux femmes ont un caractère fort, malgré les coups, les mauvais traitements et la méchanceté gratuite de Rachid leur mari. En lisant je pensais que la traductrice avait du minimiser quelques faits afin de ne pas heurter notre sensibilité d'occidentaux. Renseignements pris effectivement, l'auteur en parle à la fin du livre mais pour la traduction littérale faite par Joséphine Davis. Cela reste une très belle histoire d'amour et de haine dans un Kaboul mouvementé où les bombes font partie du quotidien des gamins qui jouent dans les rues, où la vie continue malgré tout. La ténacité de ces deux femmes est une belle leçon de vie et même si cela reste un roman il est à lire de toute urgence pour relativiser nos petits bobos quotidiens. Contrairement à mon habitude, je ne vous ferai pas lire mes nombreuses citations relevées, j'ai eu comme un sentiment de voyeurisme…

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2012/04/10/23979805.html#com..
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Citations et extraits

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  • Par michoko, le 17 mai 2013

    Mourir de faim devint tout à coup une réalité envisageable. Certains choisissaient de ne pas attendre une telle issue, comme cette veuve dont Mariam avait entendu parler, qui avait broyé du pain sec en y incorporant de la mort-aux-rats avant de manger le tout avec ses septs enfants.

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  • Par michoko, le 17 mai 2013

    parfois, Laila se demandait pourquoi Fariba s'était donnée la peine de la mettre au monde. Elle trouvait anormal que les gens soient autorisés à faire de nouveaux enfants lorsqu'ils avaient déjà dispensé tout leur amour aux précédents.

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  • Par michoko, le 11 mai 2013

    Mariam n'ayant jamais porté de burqa, Rachid dut l'aider à enfiler la sienne. La partie rembourrée, au sommet, lourde et un peu étroite, lui enserrait le crâne comme un étau, et le fait de voir à travers le grillage lui parut très étrange. Elle s'entraina à marcher avec dans sa chambre mais, comme elle était déstabilisée par la perte de sa vision périphérique et que l'étoffe se collait contre sa bouche, l'empêchant de respirer, elle ne cessait de trébucher, se prenant les pieds dans l'ourlet de la robe.
    - Tu t'y feras, lui assura Rachid. Avec le temps, je suis même prêt à parier que tu aimeras ça.
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  • Par kathy, le 12 juin 2012

    Mariam regarda les flocons de neige tournoyer devant la fenêtre en se rappelant les paroles de Nana : chaque flocon est en réalité un soupir poussé par une femme accablée, quelque part dans le monde. Toutes ces plaintes silencieuses montaient au ciel et y formaient des nuages de plus en plus gros, jusqu'au moment où ils se brisaient en minuscules fragments qui tombaient sans bruit sur la terre.
    "C'est pour rappeler aux gens ce que toutes les femmes comme nous peuvent endurer, avait-elle ajouté. Sans jamais se plaindre, en plus".
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  • Par viou1108, le 22 octobre 2012

    Mariam regarda les flocons de neige tournoyer devant la fenêtre en se rappelant les paroles de Nana: chaque flocon était en réalité un soupir poussé par une femme accablée, quelque part dans le monde. Toutes ces plaintes silencieuses montaient au ciel et y formaient des nuages de plus en plus gros, jusqu'au moment où ils se brisaient en minuscules fragments qui tombaient sans bruit sur la terre.
    "C'est pour rappeler aux gens ce que toutes les femmes comme nous peuvent endurer, avait-elle ajouté. Sans jamais se plaindre, en plus".
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Vidéo de Khaled Hosseini

Les Cerfs-Volants de Kaboul , film américain du Suisse Marc Forster (2007) bande annonce VF








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