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> Valérie Bourgeois (Traducteur)

ISBN : 2714443273
Éditeur : Belfond (2007)


Note moyenne : 4.35/5 (sur 825 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après l'immense succès des Cerfs-volants de Kaboul : le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l'histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s'entremêlent, un chant d'amour... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Under_The_Moon, le 28 août 2013

    Under_The_Moon
    Attention coup de coeur !!! (je remercie donc très chaleureusement Malivriotheque de m'avoir prêté cette perle)
    Que dire de ce roman à couper le souffle, si ce n'est qu'il a tout pour plaire ? Un bon scénario à l'américaine avec les couleurs chaudes et âpres de l'Afghanistan de ces 40 dernières années. En toile de fond, une histoire de femmes, et d'amitié entre deux personnages que tout oppose pourtant - a priori - et le tout servi avec une écriture très fluide.
    Comment résister ??? !!!
    Au fil des pages, on suit l'évolution de Mariam et Laila, tout autant que l'histoire chaotique de l'Afghanistan.
    Mariam devient l'étendard de toutes ces femmes qui souffrent et se sacrifient en silence, quant à Laila, elle incarne l'espoir dans un pays exsangue, ravagé par les guerres et les affrontements tribaux:
    "(Laila) est sidérée de voir combien le destin de chaque Afghan est marqué par la mort, le deuil et la douleur. Et pourtant, force lui est de constater que les gens réussissent à survivre."
    Il y a beaucoup de sensibilité dans ce récit, et ce qui m'a le plus frappé, c'est que l'auteur a adopté un point de vue assez féministe - chose plutôt rare pour un homme.
    C'est un roman qui ne se raconte pas, et qui se prête mal à la critique : c'est tout simplement un roman qui se lit et se vit.
    Traditions et modernité, rêves brisés, humiliations, espoir, tentatives de rébellions avortées et sagesse "humaine" de grand-mère,... Un délice ! A dévorer de toute urgence !!
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    • Livres 4.00/5
    Par viou1108, le 29 octobre 2012

    viou1108
    Vu la pléthore de critiques déjà publiées, ce livre n'a guère besoin d'être défendu. J'y vais malgré tout de mon (pour une fois) petit commentaire, pour dire combien cette histoire m'a secouée. On sait tous, malheureusement, ce que l'Afghanistan subit comme horreurs depuis des années, et pourtant… Et pourtant, aucun documentaire ou reportage télé, bien réel, ne m'a touchée autant que ce roman, pourtant fictionnel.
    Or donc, nous voici à Herat, au début des années 70, avec Mariam, jeune fille mal née, qu'on marie à Rachid, vieux cousin lointain, qui l'emmène à Kaboul. Ne pouvant pas avoir d'enfants, Mariam devra céder la place des années plus tard, à la 2ème épouse de Rachid, Laila, jeune voisine orpheline depuis qu'une roquette s'est abattue sur ses parents. La tension initiale entre les deux femmes fera peu à peu place à une solidarité complice face aux épreuves qu'elles vont endurer. Car l'adversité est féroce, entre un mari violent et odieux et un régime taliban qui, en plus de les rendre invisibles sous des burkas étouffantes, emprisonne les femmes dans une sorte de sous-espèce humaine, quelque part entre la bête de somme sachant cuisiner, et l'enclume sur laquelle le marteau s'abat plus souvent qu'à son tour.
    L'auteur nous fait parcourir à toute vitesse (le roman se dévore) 30 ans d'histoire et de culture afghanes, jusqu'à l'après 11 Septembre, au travers de la vie de ces deux femmes. Parce qu'il s'agit malgré tout de vie, ou plutôt de survie, au milieu des bombes et des violences physiques et morales. Parce qu'elles luttent en dépit de tout, pour leurs enfants, pour leur préserver un peu d'espoir.
    L'écriture et le style d'Hosseini n'ont rien d'exceptionnel, mais peu importe, parce que son talent de conteur fait naître des émotions fortes, entre rage et désespoir. Ce livre est un véritable hommage au peuple afghan, aux femmes en particulier. C'est beau et triste à la fois, bref c'est déchirant.
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    • Livres 5.00/5
    Par Symphonie, le 28 janvier 2014

    Symphonie
    Ces Mille soleils splendides m'ont littéralement éblouis, incendiés le coeur, brûlés les yeux. Ce roman de Khaled Hosseini me poursuivra longtemps, j'en suis convaincue.
    L'auteur nous trace le destin tragique de deux femmes; Mariam, mal aimée de sa mère, reniée par son père Jalil, un homme fortuné, se voit contrainte d'épouser à quatorze ans, un veuf de quarante cinq ans, sans la moindre délicatesse. Ne pouvant lui donner le fils espéré, pour Mariam le début d'un long calvaire ne se fait attendre. Humiliée, battue, soumise à cet homme machiavélique, Mariam voit une rivale en la personne de Laila, jeune rescapée des bonbardements de Kaboul. Sauvée et recueillie par Rachid, ce dernier fond tous ses espoirs en Laila pour lui donner enfin ce fils tant souhaité. Entre Mariam et Laila, la cohabitation s'avère plutôt houleuse. Fou de rage à la naissance de la petite Aziza, dont il n'est pas le père, la hargne de ce mari perfide n'épargne désormais plus les deux femmes que la violence de leur époux rapproche. Désormais complices, unies pour le meilleur et le pire au coeur de la guerre Afghane, elles vont tenter de fuir ce mari démoniaque dont elles portent les stimagtes de la perversité.
    Ce roman époustouflant conquit le lecteur du début à la fin. Le parcours de Mariam et Laila remarquablement décrit nous fait vibrer et l'on ne peut qu'admirer la bravoure de ces deux femmes. Mais pas seulement. L'auteur nous plonge avec une grande lucidité dans les affres d'une guerre sans merci, et sans épargner le lecteur de l'étendue de son désastre. Au cours de ma lecture, j'ai entendu le bruit des bombes, les cris, les pleurs, j'ai lu la terreur dans les yeux et sur les visages d'innocents. J'ai vu la famine, les fuites hallucinées, le sang versé, le port de la burqua dans une chaleur étouffante, le coran, les sanctions, les coûtumes, l'espérance, le désespoir et... au coeur d'un pays on ne peut plus dévasté, une histoire d'amour tourmentée, illuminée par Mille soleils splendides.
    Un roman coup de coeur, coup de poing, coup de gueule à la fois, " solaire " si tant est que l'on puisse employer ce terme lumineux dans le sombre de combats incessants de l'Afghanistan. Un récit intense, violent, riche émotionnellement, que l'on referme en mesurant notre chance de vivre dans un pays où les enfants ne marchent pas en tenant un biberon dans une main et une arme à feu dans l'autre...
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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 20 juin 2012

    kathy
    Un pays : l'Afghanistan, déchiré par 40 ans d'histoire.
    Deux femmes : Mariam et Laïla, mariées de force à un homme brutal et misogyne.
    Deux destins, qui malgré les violences physiques et morales, la cruauté, le rejet et la souffrance endurés, trouveront ENCORE la force de croire en l'amour et l'espoir.
    Une très belle histoire, poignante de réalisme.
    Mais au-delà de l'histoire, c'est bien le SORT réservé aux femmes, que nous relate Khaled Hosseini.
    Car les lois édictées par l'Emirat islamique d'Afghanistan, - les talibans -, font froid dans le dos…
    Voici quelques lois auxquelles les femmes devaient obéir :
    " - Vous ne quitterez plus votre maison. Il est inconvenant pour une femme de se promener dehors sans but précis. Pour sortir, vous devez être accompagnée par un « mahram », un homme de votre famille. Si vous êtes surprise seule dans la rue, vous serez battue et renvoyée chez vous.
    - En aucun cas vous ne dévoilerez votre visage. Vous porterez une burqa à l'extérieur de votre maison. Sinon, vous serez sévèrement battue.
    - Il vous est interdit de vous maquiller.
    - Il vous est interdit d'arborer des bijoux.
    - Vous ne vous afficherez pas avec des vêtements aguichants.
    - Vous ne parlerez que lorsqu'on vous adressera la parole.
    - Vous ne regarderez aucun homme droit dans les yeux.
    - Vous ne rirez pas en public. Sinon, vous serez battue.
    - Vous ne vous vernirez pas les ongles. Sinon, vous serez amputée d'un doigt.
    - Il vous est interdit d'aller à l'école. Toutes les écoles pour filles seront fermées.
    - Il vous est interdit de travailler.
    - Si vous êtes reconnue coupable d'adultère, vous serez lapidée.
    - Ecoutez bien et obéissez. Allah-u-akbar".
    Tout cela donne à réfléchir sur la condition des femmes en France à un moment où la parité hommes/femmes en politique fait débat.
    Les femmes ont toujours été de toutes les luttes contre les inégalités et dans les actions décisives afin de construire pour les générations futures, une société respectueuse des droits.
    En disant cela je pense notamment aux prémices de la SCOLARISATION des filles sous la II° république ; je pense aussi à ces femmes grâce auxquelles, suite à leur engagement dans la résistance pendant l'occupation, le droit de VOTE et d'éligibilité (1944) a été acquis ; je pense encore à Simone Veil et son engagement (1975), pour le droit à l'AVORTEMENT ; je pense encore à Françoise Giroud, qui en 1975 lança « cent une mesures » en faveur des femmes ; je citerai enfin Simone de Beauvoir, icône du féminisme qui a participé au mouvement de LIBERATION des femmes en 1970.
    Et j'en oublie… de ces FEMMES ENGAGEES...
    Plus qu'un roman, c'est un reportage, écrit pour éveiller nos consciences, que nous livre Khaled Hosseini.
    Le combat, dans le monde, pour la cause des femmes, continue … semble t-il dire…
    Sachant qu'en France, il reste encore à poursuivre un travail de transformation des rapports sociaux de sexe pour aller vers l'égalité et diminuer les comportements sexistes et les violences faites aux femmes (loi 2010) - liés à de nombreux stéréotypes ancrés dans les mentalités ou bien véhiculés par les médias et la publicité.
    Bref ! Qui a dit que « L'avenir de l'homme, c'est la femme… » ?
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    • Livres 5.00/5
    Par Marple, le 11 juillet 2014

    Marple
    L'histoire de Mariam est celle de beaucoup d'Afghanes d'aujourd'hui, commune mais triste à pleurer, une histoire de soumission, de souffrance et de désespoir. Jeune bâtarde élevée par une mère aigrie, elle est mariée à 14 ans à un vieux croûton grincheux, autoritaire, violent et méchant. Stérile, elle se retrouve rabaissée par son mari au rang de bonniche cloîtrée sous sa burqa et ponctuellement de punching-ball.
    De quoi être épanouie et pleine de confiance en la vie, n'est-ce pas ? D'autant plus que la guerre fait rage entre Sovietiques et Islamistes fanatiques, avec son cortège d'horreurs et de morts. Mariam devient donc à son tour dure, indifférente et sèche.
    Jusqu'à ce qu'une petite étincelle d'amour et d'espoir fasse irruption de force dans sa vie en la personne de Laila, sa jeune voisine orpheline, vivante, courageuse, amoureuse, combattive. Une petite étincelle qui changera tout pour Mariam, ou plutôt qui changera son cœur, ses rêves et son ressenti, car son destin restera fondamentalement tragique.
    Sans mots ronflants ni sentimentalisme exacerbé, ce livre raconte l'histoire récente de l'Afghanistan en insistant sur la terrible condition des femmes. En cela, il est plus qu'instructif, il est bouleversant. Car la petite étincelle d'espoir instillée par Laila relève du romanesque, elle n'existe pas forcément dans la vie des vraies Afghanes. Alors que la privation des libertés, les brimades, les sévices, les injustices oui, malheureusement.
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Citations et extraits

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  • Par babycomeback44, le 06 octobre 2014

    notre watan s'appelle désormais l'émirat islamique d’Afghanistan. voici les lois que nous allons faire appliquer et auxquelles vous obéirez :
    tous les citoyens doivent prier cinq fois par jour. quiconque sera surpris à faire autre chose au moment de la prière sera battu.
    tous les hommes doivent se laisser pousser la barbe. la longueur correcte est d'au moins un poing en dessous du menton. quiconque refusera de respecter cette règle sera battu.
    tous les garçons doivent porter un turban - noir pour veux scolarisés en primaire, blanc pour ceux des classes supérieures - ainsi que des habits islamiques. les cols de chemise seront boutonnés.
    il est interdit de chanter
    il est interdit de danser
    il est interdit de parier et de jouer aux cartes, aux échecs et aux cerfs-volants.
    il est interdit d'écrire des livres, de regarder des films et de peindre des tableaux
    quiconque gardera des perruches chez soi sera battu et ses oiseaux tués
    quiconque se rendra coupable de vol aura la main coupée. et s'il recommence, il aura le pied coupé
    il est interdit à tout non musulman de pratiquer son culte en un lieu où il pourrait être vu par des musulmans, au risque d'être battu et emprisonné. quiconque sera surpris à essayer de convertir un musulman à sa religion sera exécuté.
    à l'attention des femmes :
    vous ne quitterez plus votre maison. il est inconvenant pour une femme de se promener dehors sans but précis. pour sortir, vous devrez être accompagnée par un mahram, un homme de votre famille. si vous êtes surprise seule dans la rue, vous serez battue et renvoyée chez vous.
    en aucun cas vous ne dévoilerez votre visage. vous porterez une burqa à l'extérieur de votre maison. sinon, vous serez sévèrement battue.
    il vous est interdit de vous maquiller
    il vous est interdit d'arborer des bijoux
    vous ne vous afficherez pas avec des vêtements aguichants
    vous ne parlerez que lorsqu'on vous adressera la parole
    vous ne regarderez aucun homme droit dans les yeux
    vous ne rirez pas en public. sinon vous serez battue
    vous ne vous vernirez pas les ongles, sinon vous serez amputée d'un doigt
    il vous est interdit d'aller à l'école. toutes les écoles pour filles seront fermées
    il vous est interdit de travailler
    si vous êtes reconnue coupable d'adultère, vous serez lapidée.
    écoutez bien et obéissez.
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  • Par kathy, le 12 juin 2012

    Mariam regarda les flocons de neige tournoyer devant la fenêtre en se rappelant les paroles de Nana : chaque flocon est en réalité un soupir poussé par une femme accablée, quelque part dans le monde. Toutes ces plaintes silencieuses montaient au ciel et y formaient des nuages de plus en plus gros, jusqu'au moment où ils se brisaient en minuscules fragments qui tombaient sans bruit sur la terre.
    "C'est pour rappeler aux gens ce que toutes les femmes comme nous peuvent endurer, avait-elle ajouté. Sans jamais se plaindre, en plus".
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  • Par Under_The_Moon, le 22 août 2013

    Je sais que tu es encore jeune, (...), mais je veux que tu comprennes une chose dès maintenant : le mariage peut attendre. Pas l'éducation. Tu es une fille très, très intelligente. Vraiment. Tu pourras faire ce que tu veux plus tard, Laila. Je le sais. Et je sais aussi que lorsque cette guerre sera terminée l'Afghanistan aura besoin de toi autant que de ses hommes, et peut-être même davantage. Parce qu'une société n'a aucune chance de prospérer si ses femmes ne sont pas instruites, Laila. Aucune chance.
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  • Par viou1108, le 22 octobre 2012

    Mariam regarda les flocons de neige tournoyer devant la fenêtre en se rappelant les paroles de Nana: chaque flocon était en réalité un soupir poussé par une femme accablée, quelque part dans le monde. Toutes ces plaintes silencieuses montaient au ciel et y formaient des nuages de plus en plus gros, jusqu'au moment où ils se brisaient en minuscules fragments qui tombaient sans bruit sur la terre.
    "C'est pour rappeler aux gens ce que toutes les femmes comme nous peuvent endurer, avait-elle ajouté. Sans jamais se plaindre, en plus".
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  • Par kathy, le 13 juin 2012

    Devant la grimace de Tarik, Laila comprit que les garçons différaient des filles. Eux ne faisaient pas étalage de leurs sentiments. lls n'éprouvaient aucun besoin de s'avouer ce genre de chose. Elle supposa que ses frères avaient été pareils. Pour eux, l'amitié était comparable au soleil : son existence était irréfutable, mais si on appréciait sa lumière, on ne la regardait pas en face.

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