> Valérie Bourgeois (Traducteur)

ISBN : 2714443273
Éditeur : Belfond (2007)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 244 notes) Ajouter à mes livres

Après l'immense succès des Cerfs-volants de Kaboul : le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l'histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s'entremêlent, un chant... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (55)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 14 juin 2011

    Malaura
    « Mille soleils splendides », c'est le récit, des années 1970 à nos jours, de la destinée de deux femmes dans un Afghanistan exsangue, en ruine, laminé par la peur, la violence et les bombes.
    A 14 ans, la jeune campagnarde Maryam, parce qu'elle est ce que l'on appelle honteusement « une bâtarde », est forcée d'épouser Rachid, un homme de 30 ans son aîné. Cet homme frustre et brutal, la bat sauvagement et la méprise pour ne pas avoir pu lui donner d'enfants.
    Cruauté, brutalité, séquestration, condamnation au silence dans un système où le mâle a tout pouvoir, seront le lot quotidien de Maryam tout au long de ses années de mariage.
    Seul rayon de soleil dans sa triste vie, l'arrivée de Laïla, une jolie jeune fille vivant dans le même quartier de Kaboul.
    Laïla est seule au monde depuis que de terribles bombardements ont décimé toute sa famille. Abandonnée, sans ressource, elle est contrainte elle-aussi d'épouser Rachid.
    D'abord rivales, les deux femmes, soumises à la brutalité et à la cruauté du même homme, vont peu à peu s'apprivoiser, jusqu'à tisser les liens d'une indéfectible amitié.
    L'Afghanistan est au cœur de ce roman qui nous plonge dans les ténèbres d'un pays dévasté par les guerres et les conflits, un pays victime de la religion et de la politique.
    Khaled Hosseini offre un témoignage saisissant sur la dépendance asservissante des femmes à un système patriarcal tyrannique, et réussit, avec sobriété et sensibilité, à faire l'autopsie d'un pays écrasé sous le joug des codes sociaux en même temps qu'un documentaire puissant de réalisme sur ce qu'est la vie au quotidien dans les affres de la guerre ou de la dictature.
    Occupation soviétique, seigneurs de guerre, talibans, extrémismes religieux s'acharnent comme une malédiction sur une Kaboul oppressée, à l'image des femmes afghanes, par près d'un demi-siècle de conflits.
    Et c'est avec tristesse que l'on constate que le destin de chaque Afghan est marqué par le deuil, la perte ou la mort.
    Cependant, au milieu de toute cette souffrance évoquée pudiquement, Khaled Hosseini réussit à faire briller les « Milles soleils splendides » de la générosité, de l'amour et de l'amitié, à travers le portrait infiniment émouvant de ses deux héroïnes.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 03 décembre 2011

    Luniver
    Myriam est née d'une relation illégitime. Pour sauver sa réputation, son père l'envoie vivre dans un petite cabane à l'écart de la ville avec sa mère, leur envoie de la nourriture une fois par semaine, et vient les voir de temps en temps. Malgré tout, la petite fille est folle de son père. Un jour, elle prend son courage à deux mains et contre l'avis de sa mère, va le retrouver en ville. Celui-ci donne l'ordre de le déclarer absent et la laisse passer une nuit dehors, sur le seuil de sa porte. Elle finit par le voir, mais il renvoie chez elle, où elle découvre sa mère pendue. Forcée de vivre chez son père quelques temps, Myriam va être donnée en mariage à un homme plus vieux qu'elle de 20 ans, Rachid.
    Dans les premiers temps, Rachid ne traite pas trop mal Myriam, bien que lui imposant la burqa, et décidé à exercer ses droits sur son épouse. Après plusieurs fausses couches de Myriam, l'ambiance se détériore rapidement : brimades et coups font rapidement partie du quotidien de la jeune femme.
    On suit ensuite la vie de Laila, une jeune voisine de Myriam. Sa forte amitié avec Tariq finit par se transformer en amour. Malheureusement, la guerre civile force la famille de Tariq à quitter le pays. Lorsque la famille de Laila se décide enfin à faire la même chose, elle est la cible d'une roquette. Seule Laila survit, recueillie par Rachid, qui en profite pour lui faire la cour. Elle accepte de se marier avec lui, se sachant enceinte de Tariq, pour protéger son enfant. L'arrivée des Talibans au pouvoir met un terme aux maigres libertés qu'il restait aux deux femmes.
    Hosseini est parvenu à nous offrir un livre qui nous raconte à la fois l'histoire récente de l'Afghanistan, avec le pouvoir aux mains des Soviétiques, puis la succession des guerres civiles après l'effondrement de l'URSS, et la vie quotidienne des femmes du pays. Si au début du récit, Kaboul semble partagé entre la modernité et les anciennes traditions, l'arrivée des Talibans donne aux femmes un sort peu enviable.
    Ce livre est un beau témoignage, qui se termine sur une note optimiste. L'avenir de l'Afghanistan reste toujours incertain, j'espère que l'avenir donnera raison à l'auteur.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par nanoucz, le 30 novembre 2009

    nanoucz
    Mariam, vit avec sa mère dans une misérable cabane à l'écart de la ville d'Herat, où son père, Jalil, est le riche propriétaire du cinéma. Pourvu déjà de trois épouses et de nombreux enfants, il n'a pas voulu reconnaître la fillette. A la mort de la mère, Jalil arrange un mariage entre Mariam et Rachid, un coordonnier de Kaboul, plus âgé qu'elle d'au moins trente ans.
    Rachid, qui souhaite avoir un fils, assure dans les premiers temps à Mariam des conditions de vie correctes, lui faisant découvrir la ville, bien nouvelle pour elle. Mais très vite, l'impossibilité pour Mariam de mener à bien une grossesse réveille chez Rachid le mépris pour celle qui n'est qu'une "harami", une bâtarde, et la vie de Mariam devient celle d'une esclave, soumise à la violence de son mari.
    En 1978, alors qu'éclate le coup d'état communiste qui va renverser le régime de Daoud khan, nait une petite fille, Laila, chez des voisins de Mariam et Rachid. Cette enfant, peu aimée par sa mère dépressive, est choyée par son père, qui a une vision moderne de son avenir et souhaite qu'elle fasse des études. Laila est soutenue par la présence de Tariq, son ami d'enfance. Mais l'invasion soviétique et la guerre qui s'ensuit plonge Kaboul et tout le pays dans le chaos. Lors d'un bombardement, les parents de Laila sont tués et elle est gravement blessée. Mariam et Rachid la recueillent et la soignent. Rachid, qui à soixante ans, n'a pas renoncé à son désir d'un fils, propose à Laila de l'épouser. Pour se sortir d'une situation désespérée lorsqu'elle apprend la mort de Tariq, Laila accepte. Quelques mois plus tard, elle met au monde une petite fille. Au fil du temps, les relations difficiles entre les deux femmes vont s'apaiser et laisser place à une grande affection et à une solidarité face à un époux violent et haineux, d'une part, et à une existence de plus en plus précaire, dans la ville assiégée et affamée, d'autre part.
    Comme "Les cerfs-volants de Kaboul", ce livre de Khaled Hosseini propose un aspect documentaire très intéressant sur l'histoire récente de l'Afghanistan, de l'ancien régime à l'invasion soviétique puis l'arrivée des Talibans. C'est aussi une démonstration appuyée de l'évolution de la condition féminine dans ce pays, qui suscite la compassion pour ces femmes meurtries et baillonnées par des lois archaïques.
    L'histoire qui est racontée ici est d'une grande force dramatique, mais je l'ai trouvée affadie par un style plat et sans passion. Et le simili happy-end m'a laissée dubitative, comme si l'auteur n'avait pas su trancher sur la fin qu'il voulait donner à ce roman. La quatrième partie qui raconte le retour à Kaboul de Laila avec ses enfants et la reprise d'une vie "normale" est soit trop expédiée, car il aurait fallu y intégrer davantage l'aspect documentaire et politique, pour lui donner un intérêt, soit trop diluée si elle est seulement prétexte à terminer l'histoire de Mariam sur une note rédemptrice.
    En résumé, une petite déception, même si l'intérêt documentaire est certain et le sujet poignant.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par seriephile, le 09 octobre 2011

    seriephile
    Fille illégitime, Mariam vit avec sa mère loin de Kaboul et surtout loin des regards et des ragots. Son père vient la voir régulièrement, il est aimant et pour se faire pardonner son absence la couvre de cadeaux. Elle imagine qu'un jour elle ira vivre à ses côtés... Mais les années passent et c'est le mariage avec Rachid, un homme violent, qui l'attend.
    Elle veut tout de même lui donner un enfant, mais la vie en a décidé autrement. Rachid veut tellement un descendant qu'il décide de prendre une seconde épouse, Laila, une voisine devenue orpheline à cause de la guerre. Elle a 14 ans...
    Après des débuts un peu froid et emprunts de jalousie, les deux femmes deviennent amies et décident de fuir cette vie qu'elles n'ont pas choisie...

    Comme dans son premier livre, Les cerfs-volants de Kaboul, Khaled Hosseini parle des heures les plus sombres de son pays en parlant de la guerre et de ses conséquences. Quel dommage de comprendre que ce pays aujourd'hui ne ressemble en rien à celui qu'il était auparavant, pays où culture musulmane rimait avec splendeur et poésie...
    Il dénonce aussi les relations homme-femme et le traitement qui est parfois malheureusement réservé à ces dernières, en brossant des portraits de femmes pour qui on ne peut ressentir que tendresse et compassion.
    Une lecture passionnante!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par liliba, le 20 juillet 2008

    liliba
    La lumière du soleil n'est pas la même pour tous...
    Nous sommes en Afghanistan en 1959. A la mort de sa mère, Mariam, jeune harami (bâtarde) de 15 ans, est forcée par son père d'épouser un homme de trente ans son aîné, afin de sauver l'honneur de la famille de ce père qu'elle vénérait, mais qui ne veut pas l'accueillir sous son toit avec ses femmes et ses enfants officiels.
    Si les débuts du mariage se passent à peu près bien tant que Mariam obéit à son mari, qu'elle suit ses directives et exigences, qu'elle le sert, tant pour la nourriture que pour ses besoins sexuels, qu'elle porte la burqa pour sortir de chez elle (pour la protéger du regard concupiscent des autres hommes...), Rachid subit bientôt une transformation totale de son caractère (ou laisse plutôt ressurgir cette personnalité peu attrayante qu'il avait dissimulée) dès que Mariam fait une fausse couche et perd son premier bébé. Les espoirs de maternité envolés, Mariam va vivre pendant des années sous le joug de cet homme, sans amour, sans liberté, sans joie, comme un fantôme d'elle-même.
    Dix-huit ans après son mariage, sa vie est bouleversée par l'arrivée dans la maison de la jeune Laila, sa petite voisine de quatorze ans. Laila a grandi dans la même ruelle, cadette d'une famille dont les ainés sont morts à la guerre, adorée et éduquée par son père professeur, cultivé et moderniste, et mal-aimée par sa mère, en pleine dépression depuis la disparition des deux garçons. Laila a grandi aux cotés de Tarik, un petit voisin, qu'elle a d'abord considéré comme un frère, mais qui s'est avéré au fil du temps être bien plus qu'un ami. Les deux jeunes gens s'avouent leur amour, sous les rafales de mitraillettes et les bombes qui commencent à pleuvoir sur Kaboul. Nous sommes en 1992, et devant la montée de la violence dans tout le pays, Tarik décide de partir à l'étranger avec ses parents. Laila ne peut l'accompagner sans abandonner les siens et se résoud donc à rester, mais elle va bientôt se retrouver orpheline, et sera recueillie par son voisin Rachid.

    suite sur http://liliba.canalblog.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (25)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par philo15, le 14 mai 2008

    - Parfois je regrette qu'il n'ai pas eu le cran d'aiguiser un de ces couteaux pour faire ce que l'honneur lui commandait déclara Nana un matin. (...) Ouvre tes oreilles en grand et retiens bien la leçon : de même que l'aiguille d'une boussole indique le nord, un homme qui cherche un coupable montrera toujours une femme du doigt. Toujours. Ne l'oublie jamais, Mariam.
    Citation de qualité ? (12 votes positifs)
  • Par Marsup, le 24 août 2010

    Elle avait du mal à accepter qu'il lui parle sur ce ton, qu'il la traite avec mépris, qu'il la ridiculise, qu'il l'insulte, qu'il passe devant elle comme si elle n'était qu'un animal domestique. Mais, après quatre ans de mariage, elle savait ce qu'une femme était capable d'endurer sous l'emprise de la peur. Et le fait est qu'elle avait peut. Elle vivait dans la crainte continuelle des sautes d'humeur de Rachid et des moments où même les conversations les plus anodines devenaient pour lui prétexte à un affrontement, qu'il ponctuait à l'occasion de gifles ou de coups de poing et de pied. Parfois, il tentait de se faire pardonner à grand renfort d'excuses fallacieuses - parfois non.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par nikita, le 11 novembre 2010

    Forcée d'épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l'arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D'abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l'Afghanistan. Mais parviendront-elles à s'arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs, "mille soleils splendides"?

    « Khaled Hosseini convoque des sentiments universels en construisant une amitié aussi forte qu'improbable entre ces héroïnes. (...) En hommage à ce peuple courageux qui prend appui sur ses drames pour se relever. »

    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par philo15, le 14 mai 2008

    -Les afghanes ont toujours beaucoup souffert, Laila, mais elles ont probablement plus de libertés et de droits aujourd'hui, sous le nouveau régime, qu'elles n'en ont jamais eu. Vraiment, c'est une bonne époque pour elles en ce moment. Même si cette liberté qui leur est accordée est aussi une des raisons pour lesquelles les gens à l'extérieur ont pris les armes
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par philo15, le 14 mai 2008

    Dans quelques années cette petite fille sera une femme qui n'exigera presque rien de la vie, qui ne sera un fardeau pour personne et qui ne montrera jamais qu'elle aussi, a connu des épreuves, éprouvé des déceptions, eu des rêves bafoués. Une femmme qui telle une pierre au fond d'une rivière, endurera tout sans se plaindre, et dont la grâce ne sera pas souillée mais façonnée par les remous du courant.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de Khaled Hosseini

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Khaled Hosseini

Les Cerfs-Volants de Kaboul , film américain du Suisse Marc Forster (2007) bande annonce VF








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Mille soleils splendides par :

  • Mail
  • Blog

Lire un extrait

> voir plus

Lecteurs (424)

> voir plus

Quiz