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Critiques sur La carte et le territoire (94)


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    • Livres 3.00/5
    Par Hebephrenie le 29/08/2010


    Recette à scandale : un écrivain sulfureux, une vision de l'art trop réaliste, un name-dropping sans délicatesse?
    Et vous obtiendrez : un prétendu prétendant à la présumée plus haute récompense littéraire française, le Goncourt.
    Alors, au-delà des vitupérations des bien-pensant, je dirai que je suis déçue. J'avais tant aimé le Houellebecq d'Extension du domaine de la lutte. Ici, je suis choquée par la fadeur. le style est travaillé, la construction orchestrale (avec une troisième partie empruntant au polar), mais la mise en scène d'un alter-ego à peine masqué (MH lui-même) est de trop.
    On connait sa misanthropie. On sourit devant ses attaques du monde de la presse, sa défense contre la jalousie (ex)acerb(é)e qu'il génère.
    Sa vision de la société, que tous les critiques portent aujourd'hui aux nues alors qu'ils la décriaient il y a quelques années, a toujours cette acuité.
    Mais c'est comme s'il manquait quelque chose. Ce petit rien qui faisait de quelques lignes une claque en pleine gueule. Peut-être parce que j'ai grandi? Parce qu'il s'est assagi?
    Je ne pourrai pas trancher : mais quand même, pas le Goncourt...

    critique de qualité ? (20 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par doyoubnf le 19/10/2010


    Houellebecq.
    Le genre d'auteur dont le nom-logo et la figure médiatique risquent d'étouffer à l'avance toute tentative de lecture proche du texte et sans préjugés. Je plaide d'ailleurs coupable, moi qui avais toujours remis à plus tard l'ouverture d'un de ses livres pour ces mêmes mauvaises raisons. Et je suis heureux de voir que la plupart des contributeurs précédents se sont justement attachés à éviter l'écueil du va-et-vient systématique entre l'homme de chair (à média) et l'homme de mots. Pour un nouveau venu comme moi sur Babelio, c'est une preuve de qualité et d'exigence de la part de mes camarades lecteurs, et donc une motivation à participer.

    Alors je profiterai, lâchement, du fait que j'arrive un peu après la bataille pour vous épargner une énième répétition de l'intrigue et des thématiques principales, déjà bien résumées précédemment. Je m'étonne simplement, et c'est ce qui me pousse à écrire une nouvelle critique de "La carte et le territoire", que personne n'ait souligné ici ce qui me semble être l'objet principal de ce livre, comme d'une bonne partie de l'œuvre de Houellebecq (celle que j'ai lue, en tout cas, c'est-à-dire "Extension du domaine de la lutte", "Les particules élémentaires" et donc ce dernier roman) : à savoir la mise en mots du vieillissement individuel et de la coupure radicale entre l'être humain et le monde, qui sont les deux facettes de la même finitude.

    On peut penser que ce sont là des thèmes rebattus. Ils le sont. On peut contester à Houellebecq jusqu'à l'originalité de son intrigue principale (je pense à la critique incisive et peu développée de Peyotl du 02/10, ou à certains billets lus sur des blogs extérieurs et comparant le dernier livre de Houellebecq à celui de Coetzee, "Summertime", par exemple ; ne les ayant pas lus moi-même, je vous laisse juges). D'accord. Mais il reste, me semble-t-il, que "La carte et le territoire", en plus d'être un livre bien écrit (ce qui n'est déjà pas si mal par les temps qui courent) présente une description très précise et sensible du sentiment qui envahit, tôt ou tard, chacun d'entre nous lorsqu'il réalise, vraiment, que le temps passe. Inexorablement.

    Par peur d'être trop long, je me limiterai à commenter trois éléments essentiels du livre, qui ne sont évidemment pas exhaustifs et que je choisis en toute subjectivité (puisqu'on ne peut pas faire autrement).

    Tout d'abord, le rapport qui donne son titre à l'œuvre entre la « carte » et le « territoire ». Houellebecq parvient à renouveler en partie un topos de la littérature et de la pensée, récurrent et déjà analysé ici : la relation qui existe entre la réalité et la fiction, entre l'objet et sa représentation. Entre l'être et la pensée. Depuis Borges et sa réflexion par l'absurde sur une carte d'échelle 1 :1, si parfaite qu'elle recouvre entièrement et point par point le territoire qu'elle devrait représenter (voir « De la rigueur de la science », dans son "Histoire universelle de l'infamie", très court texte qui possède bien des points de rapprochement possible avec le livre de Houellebecq), je n'avais pas lu, pour ma part, de récit plus captivant sur la question (mais j'ai sans doute trop peu lu). En créant un personnage de littérature qui est un peintre décidant un jour de photographier la France à travers des cartes routières, Houellebecq fait même de Jed Martin une sorte de condensé littéraire de l'artifice et de mise en abyme de la représentation.

    Le rapport de Jed avec son père, par ailleurs. Une des trois relations « impossibles » du livre (avec l'amour impossible entre Olga et Jed et l'amitié impossible entre Houellebecq et Jed), et pourtant celle qui se rapproche le plus du contact effectivement établi entre deux êtres, peut-être justement parce que c'est la seule qui, contre vents et marées, « vieillit » avec eux et dure vraiment. A mon sens, un des passages du livre les mieux réussis est celui où le père de Jed consent à venir passer le réveillon chez lui. Outre la Discussion, pour la première fois longue et tendue, qu'ont le père et le fils, j'ai été particulièrement ému (oui, ému, parce que Houellebecq quoi qu'on en dise, c'est d'abord une écriture de la tendresse, inaccessible certes, mais toujours là), par le passage où son père lui demande une cigarette :

    « J'ai envie de fumer une cigarette…dit-il. Tu en as ?
    – Je ne fume pas. » Jed se leva d'un bond. « Mais je peux y aller. Je connais un tabac place d'Italie ouvert tard le soir. Et puis…il consulta sa montre avec incrédulité, il n'est que huit heures.
    – Même le soir de Noël, tu crois qu'ils sont ouverts ?
    – Je peux essayer. »
    Il enfila son manteau. En sortant, il fut giflé par une violente bourrasque ; des flocons de neige tourbillonnaient dans l'atmosphère glaciale, il devait faire dix degrés en dessous de zéro. Place d'Italie, le bar-tabac était en train de fermer. le patron revint en maugréant derrière son comptoir.
    « Qu'est-ce que ce sera ?
    – Des cigarettes.
    – Quelle marque ?
    – Je ne sais pas. Des bonnes cigarettes. »
    L'autre lui jeta un regard excédé. « Des Dunhill ! Des Dunhill et des Gitanes ! Et un briquet !... » (p. 216-217).

    La fin du livre, enfin. Végétale. On retrouve les mêmes thèmes que dans "Extension du domaine de la lutte", où le narrateur termine sa course en forêt (sans que la "fusion sublime" n'ait eu lieu), et "Les particules élémentaires", où un autre narrateur, d'une espèce plus évoluée que la nôtre, nous rend un hommage posthume pour avoir su, finalement, nous autodétruire. Les « représentations des êtres humains », c'est-à-dire les êtres humaines en tant que tels, qui ne sommes pour nous-mêmes que représentations éphémères, « se délitent sous l'effet des intempéries, puis se décomposent et partent en lambeaux [...] le triomphe de la végétation est total » (p. 428).

    Voilà ce qui nous attend et voilà ce qu'écrit Houellebecq, en bon auteur d'anticipation (au sens littéraire du mot ; de science fiction, quoi). Et voilà pourquoi ce livre est « sympathique », au sens étymologique du mot, cette fois-ci : il nous permet de souffrir ensemble.



    Lien : http://doyoubnf.over-blog.com/

    critique de qualité ? (15 votes positifs)



  • Par Kalliope le 07/12/2011


    Un ouvrage de cet auteur, c'est toujours un peu… spécial ! Et celui-ci est encore bien différent des précédents. En effet, Houellebecq s'y met en scène, mais comme si le texte était écrit par un autre écrivain. Cela ne manque en tout cas pas d'originalité. En plus de l'histoire proprement dite, j'ai beaucoup apprécié les passages d'une sorte de « chronique mondaine » pleine d'un humour au 36ème degré. J'ai moins aimé les passages peu ragoûtants de l'enquête policière qui, tout à coup, s'immisce dans le livre.

    critique de qualité ? (14 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Malaura le 04/09/2011


    Scandée par les problèmes de chauffe-eau de son appartement, les dîners de fin d'année avec son père, architecte à la retraite en fin de vie, les relations féminines éphémères qu'il laissera échapper (notamment avec la belle russe Olga), la vie de l'artiste Jed Martin se déroule dans un état de solitude morne et apathique.
    Seules ses oeuvres artistiques génèrent un semblant de socialisation et lui apportent célébrité et argent.
    Si sa rencontre avec l'auteur Michel Houellebecq et plus tard la mort tragique de celui-ci, insufflent en Jed un peu d'intérêt et de dynamisme, il ne tarde pas à retomber dans sa solitude, à l'écart des gens et du monde.
    Toute sa vie, Jed se sera mis à l'abri des passions.
    Sans bonheur véritable et sans réelle peine, les jours s'égrèneront ainsi entre travail, silence et réflexion.

    En se faisant plus consensuel, Michel Houellebecq a enfin réussi à rafler le Goncourt !
    Au détriment cependant de ce qui le caractérisait comme auteur de premier plan, provocateur, sulfureux, critique cynique et acerbe d'une société ultra-libérale décadente.
    Un écrivain qui irritait, agaçait, mais savait mettre le doigt là où ça fait mal par des analyses aussi embarrassantes que pertinentes.
    Tout ceci semble faire défaut dans ce dernier texte.
    Si l'on y retrouve les thèmes chers à l'auteur - la solitude, les réflexions existentielles, le sentiment de vacuité - le tout reste terne, à l'image du personnage principal, et comme voilé d'ennui.
    La lecture est toujours agréable mais la provocation n'est pas au rendez-vous. Dommage...

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Stemilou le 27/10/2010


    Débuter un Houellebecq c'est entrer dans la polémique c'est bien connu mais pas cette fois, à mon grand étonnement ce roman est réellement épatant et plein d'humour.

    C'est avec un personnage énigmatique que l'auteur nous balade à travers le temps (puisque le roman de déroule sur plusieurs années), à travers la vie de Jed Martin mais surtout de son destin. Un homme qui prend la vie comme elle vient, il est photographe puis peintre puis photographe ; le succès est toujours au rendez-vous quoiqu'il présente, le talent probablement ou bien la chance sauf que Jed s'en moque un peu, lorsque son galeriste l'informe qu'il a gagné 15 millions grâce à ses œuvres cela lui fait ni chaud ni froid.
    Ses relations avec le monde extérieur sont quelques peu limitées, celles avec les femmes quasi inexistantes, il s'enferme dans son atelier et s'abandonne à son art, seul son père est pour ainsi dire présent du début à la fin, enfin il y pense. La solitude est son mode de vie.

    Il est donc question de l'art et de l'artiste et de ce que celui-ci nous apporte de sa vision du monde, de la société, des autres notamment des personnages emblématiques de notre époque plongés dans cette fiction, tel un Jean-Pierre Pernaut gay, ou Bill Gates mais aussi des écrivains Frédéric Beigbeder et Michel Houellebecq himself (dépeint en écrivain torturé, triste et pathétique)! Un genre de réalité virtuelle de notre société de consommation sur laquelle l'auteur tire à bout portant.

    Tout est limpide et complexe à la fois, blanc et noir, un roman sur l'art qui se termine en thriller, décidément l'art d'écrire est quand même bien plus subtil qu'il n'y paraît.
    Une chose étrange toutefois c'est cette facilité à passer du coq à l'âne, on est fermement encré dans l'histoire lorsque l'auteur décide de nous plonger dans une notice d'appareil photo voire de voiture, sans que cela ne paraissent pas plus étrange que ça. Un style dépouillé et apathique voire dépressif avec une pincée d'humour. Original.

    Que dire de plus sinon que j'ai aimé et c'est un bon roman, oui oui !! j'ai écrit bon roman en parlant du dernier Houellebecq.


    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-la-carte-et-le-territoire-mich..

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par ahasverus le 27/04/2012


    Amis de l'éveil et du développement personnel, bonsoir.

    La carte et le territoire nous emmène dans l'univers de Jed Martin, artiste.
    La photographie des cartes d'état major MICHELIN lui ouvre les portes du succès. Sur ce chemin, il se rapproche de son père qui s'éteint, et rencontre Michel Houellebecq, l'écrivain.

    Vieillesse, dégradation, pourrissement. Tout meurt. Tout s'efface. L'homme, ses traces, ses chiens, sont dispersés, lacérés, raccourcis éparpillés comme une toile de Jackson Pollock .

    Jed sûrement l'a sentie, cette dissipation. Il photographie les objets manufacturés, les cartes Michelin, il inventorie le monde. Témoignage inutile et dérisoire avant que le "caractère périssable et transitoire de toute industrie humaine" ne prenne le dessous...

    L'univers se délite. Enfin, l'univers des hommes. """Puis tout se calme, il n'y a plus que des herbes agitées par le vent. le triomphe de la végétation est total""" .

    Jed fait d'autres rencontres : un Jean Pierre Pernault homosexuel et visionnaire et un Julien Lepers un peu stupide nous sauvent de la déprime en aérant un univers sombre où chacun vit dans l'évitement, ennuyé du monde.
    Au royaume des autistes, les mornes sont rois.

    Jed croise des personnages sans les rencontrer. Les gens vers lesquels il va sont dans la fuite. Quant à lui, il laisse partir Olga. Malgré les messages de Beigbeder, (vous savez, l'écrivain), seule personne un tant soi peu positive du roman. Il laisse filer l'amour sans regret. Qu'importe, c'est "sa place dans le processus de production, et pas son statut de reproducteur, qui définit avant tout l'homme occidental".

    La carte et le territoire est une subtile ironie testamentaire sur la précarité des hommes et de leur monde. C'est un excellent livre mais... méritait il un Goncourt ? Que viennent faire ces copier-coller Wikipédia sur les mouches ou sur Beauvais ? Et cette enquête policière soit disant documentée. Documentée ? C'est quand même un peu La Fée Carabine ! Quoi qu'en dise l'auteur dans sa postface, côté documentation, il devrait demander conseil à Laurent Binet (HHhH)... Et ces quelques tics si appuyés que je me demande encore s'il pastichait : "l'auteur de ceci dit..." "l'auteur de cela répéta...".
    Dites donc élève Houellebecq, vous vous êtes pas un peu foutu de ma poire ? Elève Houellebecq, levez vous. Sortez ! Houellebecq ? laissez votre Goncourt sur la table. On verra si on vous le rend.

    Et vous copierez cinquante fois pour jeudi prochain :
    "MICHEL HOUELLEBECQ EST BRILLANT, TRES BRILLANT, MAIS C'EST UN PARESSEUX"

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par frankgth le 23/03/2012


    Ce roman retrace la triste vie de Jed Martin, fils d'architecte, artiste à succès, charmeur, et qui malgré tout ce que la vie lui offre ne semble jamais pleinement heureux. L'auteur en profite pour se mettre en scène sous une image plutôt pitoyable. Mais le vrai Houellebecq n'est-il pas plus proche du héro que de lui-même ?

    Au final, si le roman n'est pas désagréable, surtout pour ses pointes humoristiques, son coté décousu, entre description de chauffe-eau et réflexion sur l'état de l'art en architecture m'a rapidement lassé. Si on essaye de s'éloigner de l'histoire pour le prendre plus comme une étude de notre société, je l'ai trouvé bien trop superficielle et caricaturale pour qu'elle éveille mon intérêt.

    C'était mon premier roman de Houellebecq, et vu les récompenses je suppose un des meilleurs, mais ce sera aussi probablement mon dernier.

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe le 29/11/2011


    Quelle idée "ronflante"!
    Il a fait fort: renaître dans un Jed Martin, personnage principal parti bas de gamme et grimpant allègrement la côte raide du marché de l'art grâce à des photos de cartes Michelin, croisant une superbe superwoman qui bosse pour..Michelin et lui présente tout le gratin intellectuel parisien, se faire seconder par une Marylin moche guerrière qui "ressemble à Christine Angot" en plus sympathique",s'intégrer dans Les petits grands papiers d'un Houellebecq entre "tortue malade" asociale et "débris torturé" brûlant cigarette sur cigarette, fréquentant un Beigbeder aux yeux rougis de cocaïnomane (chantant éméché J'aurais voulu être un ar-tis-te) alors que sur un lointain écran Jean Pierre Pernaut accomplit sans broncher "sa tache messianique" quotidienne,ergoter sur les morceaux d'Houellebecq agencés à la Pollock suite à son assassinat, laisser euthanasier son père architecte frustré aux projets chimériques inachevés, bâtir son territoire et disparaître seul comme un chien.
    Fallait y penser!
    On ne meurt que deux fois.Quoiqu'il fasse pour échapper à son destin il le rattrappe. Michel Houellebecq a beau se tourner en dérision et s'autodétruire à coup de jets d'acide toxique, son écriture est là,elle palpite et saigne.
    J'ai trouvé ça génial. Pollock ou Bacon, j'hésite.
    Non Houellebecq, le sens du combat prix de Flore 1996, La Possibilité d'une île 2005,La carte et le territoire 2010......................................

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



  • Par argali le 11/12/2010


    Je l'ai emprunté à la bibliothèque, pas acheté car je n'ai pas aimé les livres lus précedemment du même auteur. Et je n'ai pas aimé celui-ci non plus. Je n'ai d'ailleurs pas fini, ce qui m'arrive assez rarement. Sauf avec lui !
    C'est terne, peu enthousiasmant et plein de banalités !
    Le style ne me plaît pas davantage.

    Dans La Nouvelle Revue Française, il écrivait en janvier 1998 : « J'essaie de ne pas avoir de style ; idéalement, l'écriture devrait pouvoir suivre l'auteur dans les variétés de ses états mentaux, sans se cristalliser dans des figures ou des tics. » Si c'est cela son but, pour sûr, il est atteint !

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par gigi55 le 25/09/2010


    Houellebecq est un scanner qui analyse un monde occidental fatigué comme les personnages qui traversent les pages un peu tristes de ce livre.
    Moins iconoclaste que ses précédents romans ce livre apparait comme le compte-rendu clinique des vies de quelques hommes et femmes, organismes mus par des envies, des besoins élémentaires, qui parviennent parfois, à quelques rares moments, à se dégager de l'animalité pour parvenir à un fragile statut d'humanité.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)






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