ISBN : 2352941725
Éditeur : Bragelonne (2008)


Note moyenne : 4.11/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Conan est l'un des personnages de fiction les plus connus au monde. Robert E. Howard l'a créé en 1982 et avec lui, l'heroic fantasy. Ce héros, ainsi que la puissance évocatrice de l'écriture de son auteur,a eu et à toujours une influence majeure, au moins égale à celle ... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par TyranSilencieux, le 08 avril 2011

    TyranSilencieux
    Voici enfin trois volumes, qui présentent les aventures de Conan éditées telles que les a écrites R.E. HOWARD aux environs de 1930 et, non pas "revisitées" et placées dans un ordre chronologique, comme c'est le cas depuis les éditions des années 70-80.
    En effet, R.E. HOWARD a écrit ses histoires comme des récits indépendants, piochés au hasard dans la vie de son héros, comme le ferait un conteur dans une taverne.
    Dans le premier récit, Conan, homme mûr, est Roi et se rappelle qu'à une époque, il a été voleur, puis pirate, puis "kozak" etc... Dans le second récit il est un jeune barbare, dans le troisième, il est un pirate...
    Cette édition reprend également le texte d'HOWARD tel qu'il a été retrouvé dans ses originaux ; un style dynamique, percutant, imagé, inimitable, qui colle à l'ambiance de ce monde, dans lequel la civilisation n'est qu'une étape avant l'effondrement, avant que le "barbare" ne triomphe.
    Les éditeurs ont repris les originaux d'Howard lorsque c'était possible, et les ont recoupés avec les premières éditions et les corrections de l'auteur lui-même, lorsqu'ils étaient incomplets.
    Le changement par rapport aux éditions précédentes est essentiellement dans le ton d'Howard : son mépris pour la civilisation et ses faiblesses est l'un des points qui revient régulièrement, via les remarques des personnages ou leurs descriptions. Conan ne vainc pas parce qu'il est le plus fort ou le meilleur à l'épée, mais parce que son instinct de survivant est supérieur à celui de ses adversaires civilisés, affaiblis par leur décadence. Pour Howard, l'état naturel de l'homme est la « barbarie », la civilisation n'est qu'un stade éphémère inévitablement destiné à s'effondrer.
    Les trois premières nouvelles ne cassent pas des briques (il faut bien commencer), la première étant une adaptation d'une nouvelle de KULL jamais vendue, mais dès le troisième texte, "The Queen of the Black Coast" avec la pirate Bêlit, cela devient du Howard comme on l'aime !
    Les illustrations qui supportent le récit sont superbes, avec une préférence (goût personnel) pour celles de Gary Gianny, dans le tome 2.
    Les textes sont complétés par l'histoire du monde Hyborian qu'avait établie Howard, ainsi que des versions de travail de certains textes.
    Difficile de faire mieux !!!
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    • Livres 5.00/5
    Par kedrik, le 08 septembre 2011

    kedrik
    Comme beaucoup de monde, sous le prétexte d'avoir vu deux films avec Arnold Schwarzenegger et lu une poignée de mauvais pastiches, je pensais naïvement avoir fait le tour de Conan. Heureusement pour moi, Bragelonne s'est mis en tête d'éditer une intégrale en trois volumes. Pas les textes bidouillés par Sprague de Camp et Lin Carter, non les textes originaux de Robert E. Howard. publiés dans l'ordre de leur parution dans les magazines pulps de l'époque.
    Le tout prend donc la forme d'une série de nouvelles généralement d'une trentaine de pages qui mettent en scène le barbare désormais archétypal à différents moments de sa vie d'aventurier, le tout dans un désordre chronologique total (sans que cela soit un obstacle à la lecture, au contraire). Conan y apparait invariablement comme une brute inflexible confrontée à des personnes civilisées finalement plus barbares que lui. Une fois sur deux, il croise la route d'une créature horrible issue des cauchemars de Lovecraft ou d'un sorcier plus vicelard qu'un congrès du PS, mais dans tous les cas il finit par trouver une solution à son problème en se servant de ses muscles et de son épée pour trancher le noeud gordien. Souvent, Conan est affublé d'une jeune bimbo peu vétue, avec un QI inférieur à celui d'une candidate de Loft Story, qui passe son temps à se serrer lascivement contre le corps musclé du héros en flirtant avec l'ambiance des films érotiques italiens. Et ces jeunes filles qui n'aiment pas s'habiller trop chaudement sont toutes des filles de nobles.
    Alors oui, pour avoir lu le premier volume de 570 pages au cours d'un marathon de Noël, c'est un poil répétitif. C'est sans doute parce que l'oeuvre originale était destinée à une lecture plus espacée. Mais il se dégage de l'écriture de Howard une puissance d'évocation terrifiante. le monde de Conan prend sa source au même endroit que les récits de H.P. Lovecraft (avec qui Howard entretiendra une correspondance jusqu'à son suicide à l'âge de 30 ans) en y puisant des dieux anciens, des horreurs indicibles et une humanité sombre. Conan n'est pas seulement le champion du monde de bodybuilding de son époque : c'est un homme avec des valeurs simples mais puissantes, qui tente de se frayer un chemin dans un monde civilisé qui cache sa noirceur derrière sa sophistication. En 2008, les histoires de Conan peuvent paraître primitives (et même par moment racistes), mais remises dans leur contexte (les années 30), elles sont les racines premières de cette fantasy que nous affectionnons tant. Autre point agaçant : Conan parle toutes les langues et possède toujours le même niveau de langue quelque soit l'idiome qu'il emploie. de manière générale, tous les personnages parlent dans un language soutenu, du soudard moyen à la dernière des ribaudes.
    Cette édition est rendue encore plus efficace avec les illustrations de Mark Schultz. Ses compositions sont d'une rare efficacité, elles mettent en scène une réelle énergie dans les scènes de combat. Et les images de temples en ruine ou de paysage exotique sont superbes.
    Le travail de Patrice Louinet est hallucinant de passion : il remet superbement bien les nouvelles en contexte en expliquant les vicissitudes de la vie d'auteur de Howard, les petites facilités scénaristiques qu'il se permet souvent, sa mauvaise foi... Même si certaines nouvelles sont mauvaises, on prend plaisir à voir se construire lentement une légende littéraire.
    Bref, moi qui ait été élevé avec la fausse croyance que Tolkien avait écrit la bible de la fantasy, je découvre une fois de plus que c'est faux. Howard, Lovecraft et Lieber sont les vrais apôtres du genre. Ceux qui prétendent le contraire sont des hérétiques.
    Note pour plus tard : pour les deux prochains volumes, ne pas tout lire d'une traite. Afin d'éviter l'indigestion Conanesque, lire une nouvelle de temps à autre, comme au bon vieux temps de Weird Tales.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2008/12/conan-le-cimmrien.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Zout, le 06 septembre 2011

    Zout
    Tout d'abord petit point sur l'édition.
    J'avais acheté l'édition collector chez Bragelonne, parue en 2007. Grand format donc prix conséquent, cette édition est intéressante pour plusieurs raisons : nouvelles traductions ou traductions revues, à noter que la fantasy souffrait souvent des traductions : passages coupés ou incohérences de traduction (genre dans les Princes d'Ambre, le personnage de Julian devient dans le tome 5 Julien pendant 100 pages pour ensuite reprendre le nom non traduit de Julien). L'effort question traduction est donc à souligner.
    Autre bon point de cette édition : l'introduction par Patrice Louinet qui met l'acent sur la thématique du barbare dans les nouvelles de Conan. Il remet aussi ces nouvelles en contexte en expliquant dans quelles conditions Howard les a écrites : il précise notamment que certaines sont travaillées plus que d'autres, écrites dans l'urgence, répondant à une démarche plus alimentaire.

    Les nouvelles.
    Le recueil réunit les treize premières nouvelles mettant en scène Conan le barbare. Très bien écrites cependant les relations entre elles sont assez confuses. le personnage de Conan évolue peu même si sa situation elle change quasi à chaque histoire. Roi d'Aquilonie dans la premiere, il redevient pillard, pirate, chef de rebelles dans d'autres. Contrairement aux hommes dits civilisés qu'il croise, Conan agit selon un code de l'honneur précis : il ne trahit que ceux qui le méritent, ne tuent pas les femmes, ne s'imposent pas par la force à elles, vient en aide aux jeunes femmes en détresse (et il y en a pas mal, voire presque dans chaque nouvelle).

    Liens avec le roman d'aventure du XIXe.
    La fantasy peut être considérée comme l'héritière du roman d'aventure du XIXe. Ce dernier comporte de nombreux traits marquants comme l'opposition entre barbarie et civilisation, mais aussi entre mésaventures (les différents épisodes) et Aventure (l'histoire dans sa totalité) ou encore comme un système de valeurs.
    Les nouvelles de Conan furent écrites dans les années 1930 et comportent encore un certain nombre de points communs avec le roman d'aventure. Aussi bien dans l'un que dans l'autre, la femme a une place assez stéréotypée : soit jeune fille en détresse, soit femme aventurière/tentatrice et source de danger. Au travers de ces récits, Howard amène aussi le lecteur à s'interroger sur l'opposition entre barbarie et civilisation.
    " Les assassins flanchèrent. Ils avaient beau être des criminels sans foi, ni loi, ils restaient néanmoins de purs produits du monde civilisé. En face d'eux se dressait le barbare, le tueur naturel. Ils reculèrent ; le tigre mourant pouvait encore donner la mort." (page 48)
    " En règle générale, les hommes civilisés sont plus malpolis que les sauvages car ils savent qu'ils peuvent se montrer grossiers sans se faire fendre le crâne pour autant" (page 96)
    Mais Conan n'est pas tout à fait conforme au roman d'aventure traditionnel. Ce parti pris pour le barbare amène l'auteur à inverser les roles conventionnels. Dans le roman d'aventure, l'homme civilisé plonge dans l'inconnu, souvent contrée hostile, et doit dompter la violence en lui, devenir un peu barbare, tout en gardant le controle, afin de vaincre ses ennemis. Ici le héros n'est pas civilisé, et au final ne le devient pas, méprisant l'hypocrisie des rapports sociaux dits civilisés.
    J'aime pas des masses les nouvelles, format que je trouve trop court à mon goüt mais j'ai apprécié ce recueil de nouvelles, notamment pour confronter l'image que j'avais de Conan avec la réalité des textes. L'écriture est plaisante, même si un peu redondante (genre Conan est toujours comparé à un tigre, ah pardon quand il ne l'est pas, il est "félin" ou comparé à une panthère). le gros obstacle du recueil étant la chronologie assez chaotique des histoires.

    Lien : http://euphemia.over-blog.org/article-conan-le-cimmerien-de-robert-e..
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    • Livres 2.00/5
    Par MarieC, le 08 octobre 2010

    MarieC
    Ecrits dans les années 30, les romans réunis dans ce recueil sont une oeuvre fondatrice de la fantasy. le personnage de Conan le barbare, guerrier musclé et taciturne, moins caricatural que sous la plume de Lyon Sprague de Camp, qui a écrit une suite à ses aventures, évolue dans un monde imaginaire, sorte d'uchronie située entre la chute de l'Atlantide et les débuts de notre histoire. Conan, souvent mercenaire, erre de royaume en royaume, se trouvant mélé, en raison de ses talents guerriers à des aventures mettant en scène magiciens, rois et très belles femmes prêtes à tomber dans ses bras. Tout le charme de ce livre vient du côté un peu suranné de cet univers. le personnage principal n'est guère fouillé, les personnages secondaires encore moins, les aventures tournent souvent au cliché et il ne faut pas chercher de sens profond dans le livre ! Pourtant, ces romans ont un goût d'adolescence plutôt agréable
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    • Livres 3.00/5
    Par archervert, le 01 juillet 2009

    archervert
    Mon Dieu que ce fut long ! le style très pulp, sans fioriture, devrait rendre la lecture plus fluide, mais bien au contraire. C'est tellement sec, tellement aride, avec seulement de rares points d'eau pour relancer l'intérêt, que la lecture se fait sans plaisir, comme obligé. Il y a quelques bonnes idées, mais sans plus. Dans sa postface, Patrice Louinet est, par contre, passionnant dans son récit sur la maturation et l'écriture de ces récits. Il convient qu'une bonne part d'entre eux relèvent de l'alimentaire, des textes sans grandes saveurs, débitant une recette éprouvée pour vendre. Certains ont une valeur historique particulière comme les premiers qui posent les bases de l'univers de Conan (dont le fameux Tour de L'Éléphant), mais peu ont réellement d'intérêt. Mon préféré est le Colosse Noir qui est vraiment épique. Et La Maison des Trois Bandits pour son coté original. Quelques passages ici ou là soulèvent l'intérêt, mais la moisson est maigre. Il faut se rappeler que c'est de l'écriture commerciale. Ca n'a rien de honteux, mais sur la longueur, on souffre. Parait-il que les deux tomes suivants sont plus intéressants. On verra peut-être ça.

    Lien : http://archervert.canalblog.com/archives/2009/04/20/13763004.html
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Citations et extraits

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  • Par Gusseuh, le 25 avril 2010

    Sache, ô Prince, qu'entre l'époque qui vit l'engloutissement de l'Atlantide et des villes étincelantes... il y eut un Âge insoupçonné, au cours duquel des royaumes resplendissants s'étalaient à la surface du globe... Mais le plus illustre des royaumes de ce monde était l'Aquilonie, dont la suprématie était incontestée dans l'Occident rêveur. C'est en cette contrée que vint Conan, le Cimmérien - cheveux noirs, regard sombre, épée au poing, un voleur, un pillard, un tueur, aux accès de mélancolie tout aussi démesurés que ses joies - pour fouler de ses sandales les trônes constellés de joyaux de la Terre.
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  • Par GabySensei, le 01 décembre 2011

    Cimmérie

    Je me souviens
    Les forêts ténébreuses, masquant les pentes des sombres collines;
    L'éternelle voûte de plomb des nuages gris;
    Les eaux opaques des rivières, s'écoulant sans bruit
    Et les vents solitaires qui mugissent le long des défilés.

    En une morne perspective, colline après colline,
    Pente après pente, noircies d'arbres maussades
    S'étendait notre contrée lugubre. Et quand un homme gravissait
    Un pic déchiqueté et plongeait son regard, son œil assombri
    Ne rencontrait que cette perspective à perte de vue-colline après colline
    Pente après pente, et toutes masquées comme leurs sœurs.

    C'était une terre sinistre, qui semblait retenir
    Tous les vents et les nuages et les songes qui fuient le soleil,
    Les branches nues frissonnaient dans un vent solitaire
    Et les forêts épaisses noyaient tout de leur obscurité,
    Que ne savait percer un rare soleil maussade
    Réduisant les hommes à des ombres spectrales; ils l'appelaient
    Cimmérie, terre de Ténèbres et de profonde Nuit.

    C'était en des temps et des lieux si reculés,
    J'ai oublié jusqu'au nom que je portais.
    La hache et la lance à pointe de silex sont comme un songe,
    Les chasses et les guerres, des chimères. Je me rappelle
    Seulement du silence de cette sombre contrée;
    Les nuages empilés à jamais sur les collines,
    L'obscurité des forêts éternelles.
    Cimmérie, terre de Ténèbres et de Nuit.

    Oh mon âme, née de collines enténébrées,
    Dans les nuages et les vents et les spectres qui fuient le soleil
    Combien de morts faudra-t-il pour briser enfin
    Cet héritage qui me ceint de l'équipage gris
    Des fantômes? Je fouille mon cœur et y trouve
    Cimmérie, terre de Ténèbres et de Nuit.

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  • Par jaimelireetbroder, le 02 février 2012

    A vrai dire, Conan ne chercha pas à le provoquer. Il se mêla à l'équipage, partageant la vie et les plaisanteries des hommes. Il se révéla excellent marin et de loin l'homme le plus fort que les autres aient jamais vu. Il faisait le travail de trois hommes et était toujours le premier à se proposer pour une corvée pénible ou dangereuse. Ses compagnons commencèrent à compter sur lui. Il ne leur cherchait pas querelle, et ils avaient soin de ne pas se quereller avec lui. Il jouait avec eux, misant sa ceinture et son fourreau, gagnait leur argent et leurs armes, et les leur rendait avec un grand éclat de rire. L'équipage se mit inconsciemment à le considérer comme le chef du gaillard d'avant.
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  • Par Zout, le 06 septembre 2011

    Les assassins flanchèrent. Ils avaient beau être des criminels sans foi, ni loi, ils restaient néanmoins de purs produits du monde civilisé. En face d'eux se dressait le barbare, le tueur naturel. Ils reculèrent ; le tigre mourant pouvait encore donner la mort.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Zout, le 06 septembre 2011

    En règle générale, les hommes civilisés sont plus malpolis que les sauvages car ils savent qu'ils peuvent se montrer grossiers sans se faire fendre le crâne pour autant
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