Ce réquisitoire contre la peine de mort a été écrit par
Victor Hugo après « Dernier jour d'un condamné ». Basé sur un fait divers réel,
Victor Hugo retrace ici la vie de cet homme, malmené par la société, écarté de l'éducation, dont le seul tort aura été de voler pour assurer la subsistance de son enfant. Pour 3 jours de pain et de chauffage, il s'en suivra cinq années de réclusion. Affligeante réalité de la condition ouvrière du 19e siècle.
Une honte pour nous qui vivons au 21e siècle. Impensable ! Quoique… N'a-t-on pas condamné un homme à six mois de prison pour avoir volé des gâteaux mal cuits jetés dans une poubelle ? En Belgique ! Il y a dix jours !
Ce récit nous amène à réfléchir sur la responsabilité de
Claude Gueux, sur celle de l'Etat, sur celle du directeur des ateliers. C'est l'histoire d'un homme mais c'est aussi une plaidoirie d'Hugo dans laquelle
Claude Gueux devient prétexte pour asseoir ses arguments contre la peine de mort. La réflexion de l'auteur porte aussi sur les raisons qui poussent un homme à devenir coupable d'un meurtre. Rédigé dans un style vif, des phrases courtes, ce roman se lit aisément, si ce n'est quelques difficultés de vocabulaire. Très riche sur le point de l'analyse, il permet également d'introduire l'argumentation et de lancer la réflexion sur la peine de mort ou de confronter le fait divers au récit qu'Hugo en fait.