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ISBN : 2290334758
Éditeur : J'ai Lu (2003)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.96/5 (sur 2289 notes)
Résumé :
Maîtriser les connaissances et les outils nécessaires à l'étude d'une œuvre intégrale, voilà l'objectif de cette collection. L'élève doit avoir une vision synthétique de l'œuvre: connaître sa genèse et sa structure, appréhender les personnages à travers leur portrait, leur rôle et leur dimension symbolique, retenir les différents thèmes évoqués. Par ailleurs, l'ouvrage procure des informations d'ordre paratextuel qui enrichissent la culture du lecteur : détails sur ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (173) Voir plus Ajouter une critique
lehane-fan
lehane-fan13 septembre 2011
  • Livres 4.00/5
Il n'a ni nom , ni crime défini mais dans six semaines , il sera guillotiné .
Hugo fut souvent le témoin d'éxécutions capitales . Toute sa vie , il combattit ardemment la peine de mort . Il écrivit ce court mais intense récit à l'age de 27 ans . Sa parution en 1829 souleva un véritable tollé . Cependant , nombreux furent les pays abolitionnistes ( Colombie , Portugal... ) a lui rendre un hommage vibrant pour leur avoir ouvert la voie . La graine est desormais semée et nombreux seront les porte drapeau de renom ! En effet , Jaures , Dostoievski , Camus , Robert Badinter ( qui réussira à en obtenir l'abolition en 1981 , il ya juste 30 ans ! 30 ans seulement ! ) s'y opposeront farouchement , parfois avec succes...
Le dernier jour d'un condamné est d'une force rare ! L'empathie et l'identification que suscite un tel monologue ne peut laisser insensible . L'on partage les états d'ame d'un condamné sans avenir ; le questionnement d'un sursitaire en proie à la terreur face au chatiment qui lui est réservé loin de ceux qu'il aime et qu'il ne chérira plus ; la torture psychologique engendrée par un compte à rebours désormais inéluctable égrénant les jours , les heures , les minutes beaucoup trop rapidement à son gout . Ah , pouvoir arreter le temps... Et cette question qui ne cesse de le tarauder , quid de la souffrance ?
Le condamné égrenera une palette de sentiments . de l'acceptation a la panique la plus complete en passant par le fol mais vain espoir d'une grace royale . Si Hugo condamne de telles pratiques , il jette également l'opprobe sur tout un peuple qui vient assister à cela comme l'on vient au spectacle . Indécence terrifiante de l'humain qui vient se réjouir de la mort de l'un des siens .
Un theme fort traité magistralement !
Pour peu que vous soyez curieux de ce que l'on peut ressentir dans une telle situation , le Dernier Jour d'un Condamné devrait pleinement répondre à vos attentes ! Pour peu que celles-ci n'excedent pas six semaines...
Chiffres Amnesty International 2010 :
- 23 pays ont procédé à des éxécutions .
- 17833 personnes etaient sous le coup d'une peine capitale .
- Méthodes utilisées : décapitation , électrocution , pendaison , injection létale , fusillade .
- Officiellement , de 714 en 2009 , l'on serait passé à 527 en 2010 .
Officieusement , la Chine aurait éxécuté des milliers de prisonniers en 2010 mais garde le secret absolu sur son application de la peine de mort . le 25 Fevrier 2011 , elle aurait voté un amendement au code pénal qui retire 13 crimes passibles de la peine capitale . Desormais , 55 crimes sont passibles de la peine de mort au lieu de 68...Cynisme quand tu me tiens...
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jadzia
jadzia07 février 2013
  • Livres 5.00/5
Je ne connaissais de Victor Hugo que les poèmes des Contemplations, c'est donc la première fois que je me penche sur un de ses textes, et quel texte !!!!
Hugo vous prends par la main dès les premières lignes pour accompagner un condamné vers la guillotine ; pendant les six dernières semaines de sa vie, tantôt longues, tantôt courtes, certaines seront teintées d'espoir, les autres de cris et de douleurs.
C'est un texte magnifique qui vous fait vous rappeler qu'il y a seulement un peu plus de trente ans, on votait l'abolition de la peine de mort. C'est aussi un texte qui vous rend fière, quelque part, au fond, de faire partie des pays l'ayant abolie, un peu tard par rapport aux souhaits d'Hugo, mais plus tôt que d'autres.
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Gwen21
Gwen2104 août 2014
  • Livres 4.00/5
Comme un cri de révolte et d'indignation lancé à la face de la société de 1827, ce récit est bref et coupant ; il claque à l'oreille et dans l'esprit de ceux qui l'entendent et le lisent.
Manifeste contre la peine de mort, plein d'audace et d'humanité, "Le dernier jour d'un condamné" garde aujourd'hui encore toute son actualité et pose les mêmes questions métaphysiques sur le droit de vie et de mort et sur l'usage que les hommes en font.
Alors que Hugo est très jeune au moment de la rédaction de cette oeuvre, on sent déjà entre ses lignes la grandeur de l'homme exceptionnel, du poète cérébral, de l'artiste engagé, de l'intelligence humaniste. Bien des années plus tard, à l'heure de la maturité, Hugo traitera à nouveau avec brio le thème du bagne dans "Les Misérables" et offrira à Jean Valjean cette seconde chance capitale que la société refuse aux condamnés, et lui ouvrira ainsi la voie de l'expiation, de la réhabilitation, du don de soi, en un mot, de l'humanité.
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palamede
palamede25 mai 2016
  • Livres 4.00/5
Victor Hugo n'a que vingt-sept ans quand il publie Le dernier jour d'un condamné mais a déjà assisté à des exécutions capitales qui l'ont profondément ému. Elles sont probablement à l'origine de son engagement contre la peine de mort. Avec emphase et pathos le grand poète nous fait ressentir l'horreur de la sanction. Au fil des heures le condamné, qui imagine son horrible fin et livre ses pensées torturées, nous inspire de la pitié. Il n'est pire souffrance que les tourments psychiques, imaginer un supplice est souvent pire que de le vivre.
Pour donner une forme d'universalité à son plaidoyer, à aucun moment Victor Hugo ne nous renseigne sur le véritable crime du condamné. Il s'agit de parler de la souffrance de tout homme qui se retrouve devant ses juges, afin d'inciter ceux-ci à plus de clémence et d'humanité pour qu'ils renoncent à la peine capitale. Et cela quel que soit le crime, aussi horrible fut-il, pour ne pas répondre à la barbarie par la barbarie. Une grande cause, hélas toujours d'actualité, magnifiquement défendue par ce poète qui, longtemps après sa mort, continue de parler juste.
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ibon
ibon31 décembre 2012
  • Livres 5.00/5
Splendide texte engagé. A seulement 27 ans lors de sa parution, Victor Hugo délivre un réquisitoire contre la peine de mort, sans discours, ni démonstrations, mais de façon subtile et pleine de maturité, en faisant parler le condamné sur ce qu'il ressent avant son exécution. Ce genre de propos n'était pas acceptable politiquement au début du 19ème.
De plus, en le choisissant coupable, l'auteur ne s'est pas rendu la tâche facile, mais cela donne encore plus de poids à son engagement qui est de dénoncer la cruauté de la peine de mort.
Le livre refermé, je suis impressionné par le courage de l'écrivain quant à sa défense de la dignité humaine par rapport aux conditions de détention dans les prisons, le départ honteux des bagnards pour Toulon et enfin "les cris de hyènes" de la foule sur la charrette du supplicié. Un livre d'actualité.
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Citations & extraits (154) Voir plus Ajouter une citation
anapalaanapala17 janvier 2015
Non, si bas que je sois tombé, je ne suis pas un impie, et Dieu m’est témoin que je crois en lui. Mais que m’a-t-il dit ce vieillard ? rien de senti, rien d’attendri, rien de pleuré, rien d’arraché de l’âme, rien qui vînt de son cœur pour aller au mien, rien qui fut de lui à moi. Au contraire, je ne sais quoi de vague, d’inaccentué, d’applicable à tout et à tous ; empathique où il eût été besoin de profondeur, plat où il eut fallu être simple ; une espèce de sermon sentimental et d’élégie théologique. Ça et là, une citation latine en latin. Saint Augustin, saint Grégoire, que sais-je ? Et puis, il avait l’air de réciter une leçon déjà vingt fois récitée, de repasser un thème, oblitéré dans sa mémoire à force d’être su. Pas un regard dans l’œil, pas un accent dans la voix, pas un geste dans les mains.
Et comment en serait-il autrement ? Ce prêtre est l’aumônier en titre de la prison. Son état est de consoler et d’exhorter, et il vit de cela. Les soldats, les patients sont du ressort de son éloquence. Il les confesse et les assiste, parce qu’il a sa place à faire. Il a vieilli à mener des hommes mourir. Depuis longtemps il est habitué à ce qui fait frissonner les autres ; ses cheveux, bien poudrés à blanc, ne se dressent plus ; le bagne et l’échafaud sont de tous les jours pour lui. Il est blasé. Probablement il a son cahier ; telle page les galériens, telle page les condamnés à mort. On l’avertit la vielle qu’il a quelqu’un à consoler le lendemain à telle heure ; il demande ce que c’est, galérien ou supplicié ? et relit la page ; et puis il vient. De cette façon, il advient que ceux qui vont à Toulon et ceux qui vont à la Grève sont un lieu commun pour lui, et qu’il est un lieu commun pour eux.
Oh ! qu’on m’aille donc, au lieu de cela, chercher quelque jeune vicaire, quelque vieux curé, au hasard, dans la première paroisse venue, qu’on le prenne au coin de son feu, lisant son livre et ne s’attendant à rien et qu’on lui dise :
- Il y a un homme qui va mourir, et il faut que ce soit vous qui le consoliez. Il faut que vous soyez là quand on lui liera les mains, là quand on lui coupera les cheveux ; que vous montiez dans la charrette avec votre crucifix pour lui cacher le bourreau ; que vous soyez cahoté avec lui par le pavé jusqu’à la Grève : que vous traversiez avec lui l’horrible foule buveuse de sang ; que vous l’embrassiez au pied de l’échafaud, et que vous restiez jusqu’à ce que la tête soit ici et le corps là.
Alors, qu’on me l’amène, tout palpitant, tout frissonnant de la tête aux pieds ; qu’on me jette entre ses bras, à ses genoux ; et il pleurera, et nous pleurerons, et il sera éloquent, et je serai consolé, et mon cœur se dégonflera dans le sien, et il prendra mon âme, et je prendrai son Dieu.
Page 106.
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lehane-fanlehane-fan12 septembre 2011
Et puis , on ne souffre pas , en sont-ils surs ? Qui le leur a dit ? Conte-t-on que jamais une tete coupée se soit dréssée sanglante au bord du panier , et qu'elle ait crié au peuple : Cela ne fait pas mal !
Y a-t-il des morts de leur façon qui soient venus les remercier et leur dire : C'est bien inventé . Tenez-vous-en là . La mécanique est bonne .
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Zazette97Zazette9713 octobre 2009
Ils disent que ce n'est rien, qu'on ne souffre pas, que c'est une fin douce, que la mort de cette façon est bien simplifiée. Eh! qu'est-ce donc que cette agonie de six semaines et ce râle de tout un jour? Qu'est-ce que les angoisses de cette journée irréparable, qui s'écoule si lentement et si vite? Qu'est-ce que cette échelle de torture qui aboutit à l'échafaud?
Apparemment ce n'est pas là souffrir. p.77
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phiphiphiphi25 juin 2012
Tout est prison autour de moi ; je retrouve la prison sous toutes ses formes, sous la forme humaine comme sous la forme de grille ou de verrou. Ce mur, c'est de la prison en pierre ; cette porte, c'est de la prison en bois ; ces guichetiers, c'est de la prison en chair et en os. La prison est une espèce d'être horrible, complet, indivisible, moitié maison, moitié homme. Je suis la sa proie ; elle me couve, elle m'enlace de tous ses replis. Elle m'enferme dans ses murailles de granit, me cadenasse sous ses serrures de fer, et me surveille de ses yeux de geôlier.
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MalivriothequeMalivriotheque13 octobre 2014
Ils m'apprennent à parler argot, à rouscailler bigorne, comme ils disent. C'est toute une langue entée sur la langue générale comme une espèce d'excroissance hideuse, comme une verrue. Quelquefois une énergie singulière, un pittoresque effrayant : il y a du raisiné sur le trimar (du sang sur le chemin), épouser la veuve (être pendu), comme si la corde du gibet était veuve de tous les pendus. La tête d'un voleur a deux noms : la sorbonne, quand elle médite, raisonne et conseille le crime ; la tronche, quand le bourreau la coupe.
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Vidéo de Victor Hugo
"Demain dès l'aube" extrait des "Poèmes de Victor Hugo en BD", parus aux éditions Petit à Petit. Pour en savoir plus: http://www.petitapetit.fr/reference/le-texte-integral-des-poemes-de-victor-hugo-en-bd/
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