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ISBN : 2081314843
Éditeur : Flammarion (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.97/5 (sur 1425 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Maîtriser les connaissances et les outils nécessaires à l'étude d'une œuvre intégrale, voilà l'objectif de cette collection. L'élève doit avoir une vision synthétique de l'œuvre : connaître sa genèse ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 13 septembre 2011

    lehane-fan
    Il n'a ni nom , ni crime défini mais dans six semaines , il sera guillotiné .
    Hugo fut souvent le témoin d'éxécutions capitales . Toute sa vie , il combattit ardemment la peine de mort . Il écrivit ce court mais intense récit à l'age de 27 ans . Sa parution en 1829 souleva un véritable tollé . Cependant , nombreux furent les pays abolitionnistes ( Colombie , Portugal... ) a lui rendre un hommage vibrant pour leur avoir ouvert la voie . La graine est desormais semée et nombreux seront les porte drapeau de renom ! En effet , Jaures , Dostoievski , Camus , Robert Badinter ( qui réussira à en obtenir L'abolition en 1981 , il ya juste 30 ans ! 30 ans seulement ! ) s'y opposeront farouchement , parfois avec succes...
    Le dernier jour d'un condamné est d'une force rare ! L'empathie et l'identification que suscite un tel monologue ne peut laisser insensible . L'on partage les états d'ame d'un condamné sans avenir ; le questionnement d'un sursitaire en proie à la terreur face au chatiment qui lui est réservé loin de ceux qu'il aime et qu'il ne chérira plus ; la torture psychologique engendrée par un compte à rebours désormais inéluctable égrénant les jours , les heures , les minutes beaucoup trop rapidement à son gout . Ah , pouvoir arreter le temps... Et cette question qui ne cesse de le tarauder , quid de la souffrance ?
    Le condamné égrenera une palette de sentiments . de l'acceptation a la panique la plus complete en passant par le fol mais vain espoir d'une grace royale . Si Hugo condamne de telles pratiques , il jette également l'opprobe sur tout un peuple qui vient assister à cela comme l'on vient au spectacle . Indécence terrifiante de l'humain qui vient se réjouir de la mort de l'un des siens .
    Un theme fort traité magistralement !
    Pour peu que vous soyez curieux de ce que l'on peut ressentir dans une telle situation , Le dernier jour d'un condamné devrait pleinement répondre à vos attentes ! Pour peu que celles-ci n'excedent pas six semaines...
    Chiffres Amnesty International 2010 :
    - 23 pays ont procédé à des éxécutions .
    - 17833 personnes etaient sous le coup d'une peine capitale .
    - Méthodes utilisées : décapitation , électrocution , pendaison , injection létale , fusillade .
    - Officiellement , de 714 en 2009 , l'on serait passé à 527 en 2010 .
    Officieusement , la Chine aurait éxécuté des milliers de prisonniers en 2010 mais garde le secret absolu sur son application de la peine de mort . le 25 Fevrier 2011 , elle aurait voté un amendement au code pénal qui retire 13 crimes passibles de la peine capitale . Desormais , 55 crimes sont passibles de la peine de mort au lieu de 68...Cynisme quand tu me tiens...
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    • Livres 5.00/5
    Par jadzia, le 07 février 2013

    jadzia
    Je ne connaissais de Victor Hugo que les poèmes des Contemplations, c'est donc la première fois que je me penche sur un de ses textes, et quel texte !!!!
    Hugo vous prends par la main dès les premières lignes pour accompagner un condamné vers la guillotine ; pendant les six dernières semaines de sa vie, tantôt longues, tantôt courtes, certaines seront teintées d'espoir, les autres de cris et de douleurs.
    C'est un texte magnifique qui vous fait vous rappeler qu'il y a seulement un peu plus de trente ans, on votait l'abolition de la peine de mort. C'est aussi un texte qui vous rend fière, quelque part, au fond, de faire partie des pays l'ayant abolie, un peu tard par rapport aux souhaits d'Hugo, mais plus tôt que d'autres.
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    • Livres 5.00/5
    Par ibon, le 31 décembre 2012

    ibon
    Splendide texte engagé. A seulement 27 ans lors de sa parution, Victor Hugo délivre un réquisitoire contre la peine de mort, sans discours, ni démonstrations, mais de façon subtile et pleine de maturité, en faisant parler le condamné sur ce qu'il ressent avant son exécution. Ce genre de propos n'était pas acceptable politiquement au début du 19ème.
    De plus, en le choisissant coupable, l'auteur ne s'est pas rendu la tâche facile, mais cela donne encore plus de poids à son engagement qui est de dénoncer la cruauté de la peine de mort.
    Le livre refermé, je suis impressionné par le courage de l'écrivain quant à sa défense de la dignité humaine par rapport aux conditions de détention dans les prisons, le départ honteux des bagnards pour Toulon et enfin "les cris de hyènes" de la foule sur la charrette du supplicié. Un livre d'actualité.
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    • Livres 5.00/5
    Par vincentf, le 25 juin 2010

    vincentf
    Il est des livres que l'on relit avec le même frisson qu'à la première lecture. Celui-là en est l'emblème. Hugo saisit l'horreur de la peine de mort et l'envoie à la gueule du monde. Il dit : le condamné, c'est moi. Moi, c'est le lecteur. L'identification fonctionne à plein régime. Lire Le dernier jour d'un condamné, c'est devenir, quelques heures durant, soi-même un condamné à mort, c'est ressentir avec le personnage principal (ce sans nom, dont on sait juste qu'il a commis un crime, qu'il a de l'éducation et qu'il est jeune) les angoisses les plus ignobles, les espoirs les plus vains, les délires les plus ridicules. C'est osciller sans cesse entre la fatalité, toujours là, ce "condamné à mort" qui ouvre et clôt le premier chapitre, ce "c'est pour aujourd'hui" qui emprisonne le chapitre dix-neuf, et la nécessité d'y échapper, peut-être par l'écriture, cette invraisemblable écriture qui perdure jusqu'au pied de l'échafaud, jusqu'au bord de cet infini de la mort qui, plus encore que le soleil, ne peut se regarder de face. Victor Hugo écrit ici son premier chef-d'oeuvre, ce roman qui est peut-être le premier roman moderne, la première auto-fiction, l'avènement de l'écriture qui dit je. On y sent poindre les deux autres sommets de ce géant des lettres, Les misérables, avec l'apparition prophétique d'un Jean Valjean non pardonné, et Les Contemplations, avec la petite fille qui perd son père (Hugo renversera la situation, tout se renverse toujours chez Hugo), avec l'ellipse de l'histoire de la vie du condamné, qui deviendra l'ellipse de la mort de Léopoldine. Tout Victor Hugo est présent, certes, mais peu importe. Ce qui compte, c'est l'effet du livre. Comment peut-on, après avoir lu Le dernier jour d'un condamné, ne pas vomir la peine de mort ?
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    • Livres 5.00/5
    Par Darkcook, le 13 septembre 2013

    Darkcook
    Magistral. Un an et demi que je n'avais plus rien lu du Maître Victor Hugo, le moment où j'allais reprendre une de ses oeuvres sacrées se faisait attendre... J'ai choisi ce célèbre plaidoyer plutôt qu'un de ses grands romans, je voulais combler une lacune, et il s'est trouvé que le sujet était malheureusement d'actualité. Malgré mon héritage hugolien, profondément social, des lectures conservatrices, surtout dans le polar (Ellroy, Dantec...) ont élargi mes horizons en deux ans, et je dois avouer qu'au début du Dernier jour d'un condamné, je me retrouvais moins derrière Victor et sa cause qu'à l'accoutumée, habitué de la justice immanente dans le roman noir. Mais c'était sans compter la montée émotionnelle qui allait démarrer dès que la nouvelle du jour J est annoncée à notre malheureux. Sur quelques dizaines de pages, on vit une bouleversante traversée du centre de Paris, cher à Hugo avec évidemment, Notre-Dame qui trône, acheminement terrifiant vers la Mort.
    La réussite de ce plaidoyer vient de son protagoniste, éminemment romantique, avide de sensations, qui aime la vie, et tous les petits plaisirs qu'elle offre au quotidien. À une époque comme celle d'aujourd'hui, en perte de repères, un tel personnage, un tel état d'esprit est salvateur. le salut est dans les passions et le XXIème siècle gris gagnerait à un retour au romantisme, à la place qu'il donne à l'art et au sublime, à saisir chaque jour le moindre brin d'herbe et souffle du vent.
    Je voudrais finir par noter la mini-pièce qui ouvre le texte "Une comédie à propos d'une tragédie", tout bonnement hilarante, où une communauté de médiocres divers et variés (le philosophe est particulièrement drôle et représentatif de ce qui oppose diamétralement, pour moi, philosophie et littérature) lynche le texte d'Hugo et s'outre de la violence du propos... Hugo a toujours aimé se dresser avec maestria contre de faux opposants (cf. Les Contemplations, "Réponse à un acte d'accusation"), et c'est encore plus jouissif quand ceux-ci sont scandalisés de la boue et du sang que la vérité renverse sur leurs pieds et leurs yeux.
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Citations et extraits

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  • Par kentchou, le 21 juillet 2014

    je n 'est plus qu'une seule pensée , qu'une seule idée....

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  • Par phiphi, le 25 juin 2012

    Tout est prison autour de moi ; je retrouve la prison sous toutes ses formes, sous la forme humaine comme sous la forme de grille ou de verrou. Ce mur, c'est de la prison en pierre ; cette porte, c'est de la prison en bois ; ces guichetiers, c'est de la prison en chair et en os. La prison est une espèce d'être horrible, complet, indivisible, moitié maison, moitié homme. Je suis la sa proie ; elle me couve, elle m'enlace de tous ses replis. Elle m'enferme dans ses murailles de granit, me cadenasse sous ses serrures de fer, et me surveille de ses yeux de geôlier.
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  • Par Zazette97, le 13 octobre 2009

    Ils disent que ce n'est rien, qu'on ne souffre pas, que c'est une fin douce, que la mort de cette façon est bien simplifiée. Eh! qu'est-ce donc que cette agonie de six semaines et ce râle de tout un jour? Qu'est-ce que les angoisses de cette journée irréparable, qui s'écoule si lentement et si vite? Qu'est-ce que cette échelle de torture qui aboutit à l'échafaud?
    Apparemment ce n'est pas là souffrir. p.77
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  • Par lehane-fan, le 12 septembre 2011

    Et puis , on ne souffre pas , en sont-ils surs ? Qui le leur a dit ? Conte-t-on que jamais une tete coupée se soit dréssée sanglante au bord du panier , et qu'elle ait crié au peuple : Cela ne fait pas mal !
    Y a-t-il des morts de leur façon qui soient venus les remercier et leur dire : C'est bien inventé . Tenez-vous-en là . La mécanique est bonne .

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  • Par coca, le 22 septembre 2012

    Depuis que je suis sorti de l'infirmerie, il m'est venu une idée poignante, une idée à me rendre fou, c'est que j'aurais peut-être pu m'évader si 'lon m'y avait laissé. Ces médecins, ces soeurs de charité, semblaient prendre intérêt à moi. Mourir si jeune et d'une telle mort ! on eut dit qu'ils me plaignaient, tant ils étaient empressés autour de mon chevet. Bah ! curiosité ! Et puis, ces gens qui guérissent vous guérissent bien d'une fièvre, mais non d'une sentence de mort. Et pourtant cela leur serait si facile ! une porte ouverte ! Qu'est-ce que cela leur ferait ?
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Visite guidée : La Cime du rêve - Victor Hugo et le Surréalisme .
Loin de chercher à faire de Victor Hugo un surréaliste avant la lettre, cette exposition cherche à isoler des parentés et à pointer des préoccupations très modernes de l'écrivain dans ses pratiques du dessin. Visite avec Bruno Decharme cinéaste, collectionneur d'art Brut À VOIR La Cime du rêve - Victor Hugo et le Surréalisme Maison de Victor-Hugo 6, place des Vosges - hôtel de Rohan-Guéménée 75004 Paris Réalisation : Pierrick Allain, Lorraine Rossignol








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