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Jean Gaudon (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070322254
Éditeur : Gallimard (1982)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Dans la première partie de ces Chansons des rues et des bois, recueil de vers paru en 1865, Victor Hugo renoue avec l'aimable paganisme de la Renaissance. Il invite le lecteur à fuir le pavé des villes, à courir les champs de luzerne et à y guetter de jolies créatures que l'on croirait sorties de la mythologie gréco-latine, mais dont les accortes chairs juvéniles sont bien réelles !

Épicurien et quelque peu polisson, le poète se fait le chantre d'une... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
michfred
michfred01 avril 2015
  • Livres 4.00/5
Un recueil touffu, c'est vrai, mais plein de petites perles quasiment "verlainiennes"!
Ici encore Hugo innove: le vers impair, "plus léger et soluble dans l'air", "sans rien en lui qui pèse ou qui pose" y danse d'un pied léger. Les thèmes sont au diapason: plutôt joyeux et épicuriens- l'amour, la nature, les fêtes...
Pas de grandes invocations, pas de grande inspiration: une brise rafraîchissante, une chanson, toute simple.
Une tonalité très moderne.
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araucaria
araucaria11 février 2014
  • Livres 2.00/5
Trop de longueurs dans cet épais recueil de poésies. Je ne suis pas tombée sous le charme, je me suis ennuyée même, alors j'avoue j'ai survolé... Peut-être suis-je moins sensible à Victor Hugo que lorsque j'étais jeune...
Lien : http://araucaria20six.fr/
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina5320 octobre 2012
Je ne me mets pas en peine

Du clocher ni du beffroi ;

Je ne sais rien de la reine,

Et je ne sais rien du roi ;



J'ignore, je le confesse,

Si le seigneur est hautain,

Si le curé dit la messe

En grec ou bien en latin ;



S'il faut qu'on pleure ou qu'on danse,

Si les nids jasent entr'eux ;

Mais sais-tu ce que je pense ?

C'est que je suis amoureux.



Sais-tu, Jeanne, à quoi je rêve ?

C'est au mouvement d'oiseau

De ton pied blanc qui se lève

Quand tu passes le ruisseau.



Et sais-tu ce qui me gêne ?

C'est qu'à travers l'horizon,

Jeanne, une invisible chaîne

Me tire vers ta maison.



Et sais-tu ce qui m'ennuie ?

C'est l'air charmant et vainqueur,

Jeanne, dont tu fais la pluie

Et le beau temps dans mon coeur.



Et sais-tu ce qui m'occupe,

Jeanne ? c'est que j'aime mieux

La moindre fleur de ta jupe

Que tous les astres des cieux.

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marina53marina5329 août 2012
L'amour, panique

De la raison,

Se communique

Par le frisson.



Laissez-moi dire,

N'accordez rien.

Si je soupire,

Chantez, c'est bien.



Si je demeure,

Triste, à vos pieds,

Et si je pleure,

C'est bien, riez.



Un homme semble

Souvent trompeur.

Mais si je tremble,

Belle, ayez peur.
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marina53marina5321 octobre 2012
Une querelle. Pourquoi ?

Mon Dieu, parce qu'on s'adore.

À peine s'est-on dit Toi

Que Vous se hâte d'éclore.



Le coeur tire sur son noeud ;

L'azur fuit ; l'âme est diverse.

L'amour est un ciel, qui pleut

Sur les amoureux à verse.



De même, quand, sans effroi,

Dans la forêt que juin dore,

On va rôder, sur la foi

Des promesses de l'aurore,



On peut être pris le soir,

Car le beau temps souvent triche,

Par un gros nuage noir

Qui n'était pas sur l'affiche.
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marina53marina5322 octobre 2012
Son silence fut mon vainqueur ;

C'est ce qui m'a fait épris d'elle.

D'abord je n'avais dans le coeur

Rien qu'un obscur battement d'aile.



Nous allions en voiture au bois,

Seuls tous les soirs, et loin du monde ;

Je lui parlais, et d'autres voix

Chantaient dans la forêt profonde.



Son oeil était mystérieux.

Il contient, cet oeil de colombe,

Le même infini que les cieux,

La même aurore que la tombe.



Elle ne disait rien du tout,

Pensive au fond de la calèche.

Un jour je sentis tout à coup

Trembler dans mon âme une flèche.



L'Amour, c'est le je ne sais quoi.

Une femme habile à se taire

Est la caverne où se tient coi

Ce méchant petit sagittaire.
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michfredmichfred01 avril 2015
Mais qu’importe ! l’herbe est verte,

Et c’est l’été ! ne pensons,

Jeanne, qu’à l’ombre entr’ouverte,

Qu’aux parfums et qu’aux chansons.



La grande saison joyeuse

Nous offre les prés, les eaux,

Les cressons mouillés, l’yeuse,

Et l’exemple des oiseaux.



L’été, vainqueur des tempêtes,

Doreur des cieux essuyés,

Met des rayons sur nos têtes

Et des fraises sous nos pieds.
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