ISBN : 2253016861
Éditeur : Le Livre de Poche (1973)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 64 notes) Ajouter à mes livres
De conception traditionnelle, cette collection a le mérite d'aborder l'œuvre intégrale sous des angles diversifiés. Outre le résumé détaillé des différentes parties et les commentaires composés qui le complètent, ch... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par coquelicot5602, le 18 novembre 2011

    coquelicot5602
    "Les Châtiments" est un recueil écrit par Victor Hugo alors qu'il a quitté la France après le coup d'état de Napoléon III, "Napoléon-le Petit" comme l'appelle le poète, pour ridiculiser l'empereur.
    Ce recueil devait initialement s'appeler "Les Vengeresses". En effet, Hugo est ivre de fureur lorsqu'il écrit ses poèmes.
    "J'ai pensé qu'il me serait impossible de publier en ce moment un recueil de poésie pure. Cela ferait l'effet d'un désarmement, et je suis plus armé et plus combattant que jamais" écrit-il dans une lettre à son éditeur en 1852.
    Ses armes, se sont les mots. Les mots lui servent à "flageller le drôle en chef", et ils sont un appel à la société française pour qu'elle réagisse à l'imposture.
    Le poète, lui, se veut "prophète". Il fait l'éloge de Napoléon 1er, dénonce les abus et la violence sous Napoléon III. Tantôt violents, tantôt pathétiques, les poèmes du receueil ne laissent pas insensibles et peuvent faire couler quelques larmes sur nos joues...
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    • Livres 2.00/5
    Par coraline83100, le 11 juillet 2011

    coraline83100
    Victor Hugo a écrit cette oeuvre pour combattre Napoléon "le petit" comme il le surnommait. Certains poèmes sont réellement émouvants comme Pauline Roland qui relate le combat d'une femme puis sa mort dans la douleur. Ou encore celui qui narre la mort d'un jeune enfant tué par les soldats. Chaque poésie a son charme.
    Certaines sont plus évidentes à comprendre, d'autres moins faciles notamment parce qu'Hugo s'insurge contre des personnalités réelles pas toujours très connues. Heureusement certaines éditions présentent un index et un historique.
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    • Livres 2.00/5
    Par Amindara, le 26 novembre 2011

    Amindara
    Le problème avec Victor Hugo, c'est que ses sujets sont très intéressants. Ici, Hugo décrit avec véhémence son opposition à Napoléon III et à son gouvernement. On trouve donc, tout au long des poèmes, des descriptions de certains événements, de certains personnages (toujours sous le point de vue de Hugo). Et mine de rien, cela nous donne un regard sur une période de l'histoire de France (et en tant qu'historienne, c'est toujours intéressant).
    Mais, sa façon d'écrire ne m'enchante pas particulièrement. J'ai du mal avec son style. J'avais pensé que sa poésie serait peut-être plus facile à lire que sa prose, mais je dois me rendre à l'évidence, ce n'est pas vraiment le cas. C'est peut-être même plus dur. J'avais du mal à comprendre certains de ses poèmes (d'autres par contre, étaient clairs comme de l'eau de roche et je les ai vraiment appréciés. Je crois que je ne suis pas particulièrement sensible à la poésie en fin de compte. Sans compter que je trouve son style un peu « indigeste », trop soutenu, avec des tournures plutôt alambiquées qui rendent la compréhension assez difficile.
    Quel dilemme !

    [ article plus détaillé sur "souvenir de la nuit du 4" suivre le lien]


    Lien : http://amindara.canalblog.com/archives/2011/11/12/22656208.html
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    • Livres 4.00/5
    Par lnbsi, le 03 juillet 2009

    lnbsi
    Suite de poèmes où l'auteur incite les français à se révolter contre le "Tyran" Napoléon III.
    Livre intéressant par son caractère universel et qui nous fait découvrir Napoléon III sous un autre angle.

    Lien : http://aufildeslivres.over-blog.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par nanipro94, le 02 août 2011

    nanipro94
    Beau, tout simplement.
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 15 juin 2010

    Souvenir de la nuit du 4

    L'enfant avait reçu deux balles dans la tête.
    Le logis était propre, humble, paisible, honnête ;
    On voyait un rameau bénit sur un portrait.
    Une vieille grand-mère était là qui pleurait.
    Nous le déshabillions en silence. Sa bouche,
    Pâle, s'ouvrait ; la mort noyait son oeil farouche ;
    Ses bras pendants semblaient demander des appuis.
    Il avait dans sa poche une toupie en buis.
    On pouvait mettre un doigt dans les trous de ses plaies.
    Avez-vous vu saigner la mûre dans les haies ?
    Son crâne était ouvert comme un bois qui se fend.
    L'aïeule regarda déshabiller l'enfant,
    Disant : - comme il est blanc ! approchez donc la lampe.
    Dieu ! ses pauvres cheveux sont collés sur sa tempe ! -
    Et quand ce fut fini, le prit sur ses genoux.
    La nuit était lugubre ; on entendait des coups
    De fusil dans la rue où l'on en tuait d'autres.
    - Il faut ensevelir l'enfant, dirent les nôtres.
    Et l'on prit un drap blanc dans l'armoire en noyer.
    L'aïeule cependant l'approchait du foyer
    Comme pour réchauffer ses membres déjà roides.
    Hélas ! ce que la mort touche de ses mains froides
    Ne se réchauffe plus aux foyers d'ici-bas !
    Elle pencha la tête et lui tira ses bas,
    Et dans ses vieilles mains prit les pieds du cadavre.
    - Est-ce que ce n'est pas une chose qui navre !
    Cria-t-elle ; monsieur, il n'avait pas huit ans !
    Ses maîtres, il allait en classe, étaient contents.
    Monsieur, quand il fallait que je fisse une lettre,
    C'est lui qui l'écrivait. Est-ce qu'on va se mettre
    A tuer les enfants maintenant ? Ah ! mon Dieu !
    On est donc des brigands ! Je vous demande un peu,
    Il jouait ce matin, là, devant la fenêtre !
    Dire qu'ils m'ont tué ce pauvre petit être !
    Il passait dans la rue, ils ont tiré dessus.
    Monsieur, il était bon et doux comme un Jésus.
    Moi je suis vieille, il est tout simple que je parte ;
    Cela n'aurait rien fait à monsieur Bonaparte
    De me tuer au lieu de tuer mon enfant ! -
    Elle s'interrompit, les sanglots l'étouffant,
    Puis elle dit, et tous pleuraient près de l'aïeule :
    - Que vais-je devenir à présent toute seule ?
    Expliquez-moi cela, vous autres, aujourd'hui.
    Hélas ! je n'avais plus de sa mère que lui.
    Pourquoi l'a-t-on tué ? Je veux qu'on me l'explique.
    L'enfant n'a pas crié vive la République. -

    Nous nous taisions, debout et graves, chapeau bas,
    Tremblant devant ce deuil qu'on ne console pas.

    Vous ne compreniez point, mère, la politique.
    Monsieur Napoléon, c'est son nom authentique,
    Est pauvre, et même prince ; il aime les palais ;
    Il lui convient d'avoir des chevaux, des valets,
    De l'argent pour son jeu, sa table, son alcôve,
    Ses chasses ; par la même occasion, il sauve
    La famille, l'église et la société ;
    Il veut avoir Saint-Cloud, plein de roses l'été,
    Où viendront l'adorer les préfets et les maires ;
    C'est pour cela qu'il faut que les vieilles grand-mères,
    De leurs pauvres doigts gris que fait trembler le temps,
    Cousent dans le linceul des enfants de sept ans.

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  • Par Orphea, le 15 juin 2010


    Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
    Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
    Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
    Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.
    Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
    Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
    C'est le prophète saint prosterné devant l'arche,
    C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
    Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
    Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.
    Car de son vague ennui le néant les enivre,
    Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre.
    Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
    Le sombre accablement d'être en ne pensant pas.
    Ils s'appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule.
    Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
    Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non,
    N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ;
    Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,
    Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère,
    Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus,
    Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus.
    Ils sont les passants froids sans but, sans noeud, sans âge ;
    Le bas du genre humain qui s'écroule en nuage ;
    Ceux qu'on ne connaît pas, ceux qu'on ne compte pas,
    Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas.
    L'ombre obscure autour d'eux se prolonge et recule ;
    Ils n'ont du plein midi qu'un lointain crépuscule,
    Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit,
    Ils errent près du bord sinistre de la nuit.

    Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière
    Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,
    Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l'on va,
    Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
    Regarder sans respect l'astre, la fleur, la femme,
    Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme,
    Pour de vains résultats faire de vains efforts,
    N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts !
    Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
    Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires,
    Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;
    Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
    Tourbe, foule, hommes faux, coeurs morts, races déchues,
    Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues !
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  • Par Orphea, le 18 juin 2010


    Puisque le juste est dans l'abîme,
    Puisqu'on donne le sceptre au crime,
    Puisque tous les droits sont trahis,
    Puisque les plus fiers restent mornes,
    Puisqu'on affiche au coin des bornes
    Le déshonneur de mon pays ;

    Ô République de nos pères,
    Grand Panthéon plein de lumières,
    Dôme d'or dans le libre azur,
    Temple des ombres immortelles,
    Puisqu'on vient avec des échelles
    Coller l'empire sur ton mur ;

    Puisque toute âme est affaiblie,
    Puisqu'on rampe, puisqu'on oublie
    Le vrai, le pur, le grand, le beau,
    Les yeux indignés de l'histoire,
    L'honneur, la loi, le droit, la gloire,
    Et ceux qui sont dans le tombeau ;

    Je t'aime, exil ! douleur, je t'aime !
    Tristesse, sois mon diadème !
    Je t'aime, altière pauvreté !
    J'aime ma porte aux vents battue.
    J'aime le deuil, grave statue
    Qui vient s'asseoir à mon côté.

    J'aime le malheur qui m'éprouve,
    Et cette ombre où je vous retrouve,
    Ô vous à qui mon coeur sourit,
    Dignité, foi, vertu voilée,
    Toi, liberté, fière exilée,
    Et toi, dévouement, grand proscrit !

    J'aime cette île solitaire,
    Jersey, que la libre Angleterre
    Couvre de son vieux pavillon,
    L'eau noire, par moments accrue,
    Le navire, errante charrue,
    Le flot, mystérieux sillon.

    J'aime ta mouette, ô mer profonde,
    Qui secoue en perles ton onde
    Sur son aile aux fauves couleurs,
    Plonge dans les lames géantes,
    Et sort de ces gueules béantes
    Comme l'âme sort des douleurs.

    J'aime la roche solennelle
    D'où j'entends la plainte éternelle,
    Sans trêve comme le remords,
    Toujours renaissant dans les ombres,
    Des vagues sur les écueils sombres,
    Des mères sur leurs enfants morts
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  • Par coquelicot5602, le 18 novembre 2011

    L'enfant avait reçu deux balles dans la tête.
    Le logis était propre, humble, paisible, honnête;
    On voyait un rameau béni sur un portrait.
    Une vieille grand-mère était là qui pleurait.
    Nous le déshabillions en silence. Sa bouche,
    Pâle, s'ouvrait; la mort noyait son oeil farouche;
    Ses bras pendants semblaient demander des appuis.
    Il avait dans sa poche une toupie en buis.
    On pouvait mettre un doigt dans le trou de ses plaies.
    Avez-vous vu saigner la mûre dans les haies?
    Son crâne était ouvert comme un bois qui se fend.
    L'aïeule regarda déshabiller l'enfant,
    Disant:- comme il est blanc! approchez donc la lampe!
    Dieu! ses pauvres cheveux sont collés sur sa tempe!-
    Et quand se fut fini, le prit sur ses genoux.
    La nuit était lugubre; on entendait des coups
    De fusil dans la rue où l'on en tuait d'autres.
    -Il faut ensevelir l'enfant, dirent les nôtres,
    Et l'on prit un drap blanc dans l'armoire en noyer.
    L'aïeule cependant l'approchait du foyer
    Comme pour réchauffer ses membres déjà roides.
    Hélas! ce que la mort touche de ses mains froides
    Ne se réchauffe plus aux foyers d'ici-bas!
    Elle pencha la tête et lui tira ses bas,
    Et dans ses vieilles mains prit les pieds du cadavre.
    -Est-ce que ce n'est pas une chose qui navre,
    Cria-t-elle! monsieur, il n'avait pas huit ans!
    Ses maîtres, il allait en classe, étaient contents.
    Monsieur, quand il fallait que je fisse une lettre,
    C'est lui qui l'écrivait. Est-ce qu'on va se mettre
    A tuer les enfants maintenant? Ah! mon Dieu!
    On est donc des brigands! Je vous demande un peu,
    Il jouait ce matin, là, devant la fenêtre!
    Dire qu'il m'ont tué ce pauvre petit être!
    Il passait dans la rue, ils ont tirés dessus.
    Monsieur, il était bon et doux comme un Jésus.
    Moi, je suis vieille, il est tout simple que je parte;
    Cela n'aurait rien fait à monsieur Bonaparte
    De me tuer au lieu de tuer mon enfant!-
    Elle s'interrompit, les sanglots l'étouffant,
    Puis elle dit, et tous pleuraient près de l'aïeule:
    -Que vais-je devenir à présent toute seule?
    Expliquez-moi cela, vous autres, aujourd'hui.
    Hélas, je n'avais plus de sa mère que lui.
    Pourquoi l'a -t-on tué? Je veux qu'on me l'explique.
    L'enfant n'a pas crié vive la République.-
    Nous nous taisions, debouts et graves, chapeau bas,
    Tremblant devant ce deuil qu'on ne console pas.

    Vous ne compreniez point, mère, la politique.
    Monsieur Napoléon, c'est son nom authentique,
    Est pauvre et même prince; il aime les palais;
    Il lui convient d'avoir des chevaux, des valets,
    De l'argent pour son jeu, sa table, son alcôve,
    Ses chasses; par la même occasion, il sauve
    La famille, l'église et la société;
    Il veut avoir Saint-Cloud, plein de roses l'été,
    Où viendront l'adorer les préfets et les maires,
    C'est pour cela qu'il faut que les vieilles grand'mères,
    De leurs pauvres doigts gris que fait trembler le temps,
    Cousent dans le linceul des enfants de sept ans.
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  • Par ArnaudP, le 30 décembre 2011

    En ces temps-là, c'était une ville tombée
    Au pouvoir des anglais, maîtres des vastes mers,
    Qui, du canon battue et de terreur courbée,
    Disparaissait dans les éclairs.

    C'était une cité qu'ébranlait le tonnerre
    A l'heure où la nuit tombe, à l'heure où le jour naît,
    Qu'avait prise en sa griffe Albion, qu'en sa serre
    La république reprenait.

    Dans la rade couraient les frégates meurtries ;
    Les pavillons pendaient troués par le boulet ;
    Sur le front orageux des noires batteries
    La fumée à longs flots roulait.

    On entendait gronder les forts, sauter les poudres ;
    Le brûlot flamboyait sur la vague qui luit ;
    Comme un astre effrayant qui se disperse en foudres,
    La bombe éclatait dans la nuit

    Sombre histoire ! Quels temps ! Et quelle illustre page !
    Tout se mêlait, le mât coupé, le mur détruit,
    Les obus, le sifflet des maîtres d'équipage,
    Et l'ombre, et l'horreur, et le bruit.

    O France ! tu couvrais alors toute la terre
    Du choc prodigieux de tes rébellions.
    Les rois lâchaient sur toi le tigre et la panthère,
    Et toi, tu lâchais les lions.

    Alors la République avait quatorze armées ;
    On luttait sur les monts et sur les océans.
    Cent victoires jetaient au vent cent renommées.
    On voyait surgir les géants !

    Alors apparaissaient des aubes rayonnantes.
    Des inconnus, soudain éblouissant les yeux,
    Se dressaient, et faisaient aux trompettes sonnantes
    Dire leurs noms mystérieux.

    Ils faisaient de leurs jours de sublimes offrandes ;
    Ils criaient : Liberté ! guerre aux tyrans ! mourons !
    Guerre ! - et la gloire ouvrait ses ailes toutes grandes
    Au-dessus de ces jeunes fronts !

    [Extrait] - Toulon - I
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Hugh Jackman et Anne Hathaway sur le plateau de l'adaptation cinématographique des Misérables de Victor Hugo par Tom Hooper (Discours d'un roi).








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