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> Yves Gohin (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070409228
Éditeur : Gallimard

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.31/5 (sur 622 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C'est un tel classique qu'on a toujours l'impression de l'avoir déjà lu... ou vu : avec Michel Bouquet dans le rôle de Javert, ou bien Depardieu. Relire donc Les Misérables, publié par Victor Hugo en 1862, offre le plaisir de la reconnaissa... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 31 août 2012

    Nastasia-B
    Il est vrai qu'il y a de quoi s'y perdre entre les versions "3 tomes" et les versions "2 tomes". À l'origine, Folio, le livre de poche et GF présentaient cette œuvre scindée en 3, ce qui n'est pas idiot puisque l'ensemble en pléiade représente environ 1500 pages, soit 500 pages par tome. de plus, le découpage interne de l'ouvrage s'y prête bien. Mais, comme il n'est plus trop dans l'air du temps de se trimballer un livre en x volumes, certains ont mis de l'eau dans leur vin et ont décidé de sortir des versions en 2 tomes, d'où des confusions possibles entre des tomes 1 & 2 selon qu'ils appartiennent ou non à un ensemble à 2 ou 3 tomes.
    Ici je parle bien de la version en 2 tomes chez Folio.
    On a tout dit, écrit ou filmé sur ce livre, mais le mieux, c'est encore de le lire car notre vieux Victor est plus que jamais l'immense écrivain que nous connaissons et que c'est toujours un plaisir de lire une telle langue, à la fois sophistiquée et abordable.
    Dès l'abord du roman, on fait la connaissance de l'incontournable Jean Valjean. D'abord vaurien puis, écœuré par sa propre noirceur, initié à la générosité par un évêque sans prétention, et qui deviendra le bienfaiteur de certaines âmes sans titre ni fortune (le père Fauchelevent et quelques autres dont je préfère vous taire les noms au cas où vous n'auriez pas connaissance de l'histoire).
    Victor Hugo nous fait aussi de temps en temps quelques digressions sur des sujets qui l'intéressent, notamment la bataille de Waterloo. Bien que n'ayant qu'un vague rapport avec le fil de la narration, on ne s'ennuie pas de ces méandres dans le panier ventripotent de notre histoire de France (Du moins y ai-je pris plus de plaisir qu'à la lourde digression sur le couvent du Petit Picpus).
    Outre Jean Valjean, nous suivons les mésaventures de la pauvre Fantine, où l'on se heurte à l'une des scènes les plus horribles jamais écrites, la séance chez le dentiste, je ne vous en dit pas plus, mais ce passage remue bien les entrailles! Les "méchants" sont sublimes de méchanceté, Javert, le flic zélé et obtus, les Thénardiers, veules et cupides sont aux petits oignons...
    Après l'épisode du couvent, on fait la connaissance du dernier personnage central du roman en la personne de Marius, le fils d'un vaillant soldat de la grande armée, "volé" (sous peine de se faire déshériter) à son père par le grand-père maternel, vestige vivant de l'époque Louis XV, fervent royaliste.
    Le petit Marius grandit donc dans cette schizophrénie des origines et se retrouve un peu déboussolé à la mort de son père, qui lui est quasi inconnu, lorsqu'il prend conscience que celui-ci fut un héros sous Napoléon, traité comme le dernier des gueux par son vieux royaliste de grand-père. En somme, tempête sous un crâne, quête identitaire, et tous les assauts de la misère jusqu'à ce que son œil croise celui d'une belle jeune fille...
    Et là, là, franchement, si Victor Hugo n'a pas en vous allumé la flamme brûlante qui vous fera vous ruer sur le second tome, je n'y comprends plus rien. du grand, du beau, du bon roman comme on en redemande, mais ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, bien peu de chose.
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    • Livres 4.00/5
    Par ibon, le 06 septembre 2013

    ibon
    Jean Valjean est le personnage principal de ce tome 1 (1/2) .Et quelle présence sur ces 1000 pages! On apprend qu'il revient du bagne de Toulon où il a passé 19 ans pour avoir volé un pain. La prison et son injustice, l'ont rendu haineux vis à vis de la société.
    L'évêque Meyriel, est présenté dès les premières pages comme un juste. Il faudra au moins cette rencontre pour détourner notre héros d'une destinée , malgré lui, de voleur ou de tueur. Ainsi, de multiples personnages très fouillés et intéressants ( Fantine, Javert, les Thénardier, Cosette, Fauchelevent) vont croiser le chemin de l'ancien forçat, en constante lutte pour, non seulement,sa survie mais aussi celle des misérables qu'il représente.
    Victor Hugo a écrit un chef d'oeuvre. Mais il n'est pas simple à lire.
    Il y a quelques longueurs:
    Ah la 3ème partie appelée "Marius"... La présentation de la famille Gillenormand souffre de l'absence de lien immédiat avec notre héros et la ferveur à tourner les pages peut retomber parfois.
    Qu'à cela ne tienne, le lecteur pourra lui pardonner ça et quelques disgressions, puisque cette oeuvre est classée comme un des livres majeurs de la littérature du 19ème siècle.
    Il fait tellement partie du patrimoine que les multiples adaptations cinématographiques ont peut-être ramolli la volonté de le lire de beaucoup de lecteurs.
    Dont moi. C'est vrai, pourquoi lire les détails d'une histoire (de 2000 pages)que l'on connaît déjà grâce aux talentueux acteurs qui ont interprété les personnages de ce roman?
    Je crois que l'on peut se saisir de quelques images de ces écrans et peut-être les raccrocher au livre. Dans le film de Robert Hossein, celles de Lino Ventura dans le rôle de Jean Valjean et de Michel Bouquet dans celui de Javert peuvent, par exemple, servir cet imaginaire.
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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 28 octobre 2012

    Gwen21
    Les misérables constituent l'un des piliers de la littérature française. C'est presque un lieu commun de déclarer cela et en même temps, c'est très rassurant que ça le soit. Victor Hugo est un monstre dans son domaine et c'est normal que de sa plume se soit naturellement extraite une oeuvre monstrueuse, colossale et dont la grandeur semble insurpassable.
    Jamais titre ne fut aussi bien choisi pour introduire une oeuvre. C'est par le titre que le lecteur est d'abord accroché et ce titre "Les misérables" est un véritable fil d'Ariane tout au long du roman. Tous les personnages de l'oeuvre ont été, sont ou seront à un moment donné dans le récit ce qu'il convient d'appeler "un misérable". de différentes manières : socialement, sentimentalement, pécuniairement, politiquement...
    Le récit est très bien mené, les personnages sont fouillés, le rythme est bon, les descriptions sont puissantes, les développements autour de la psychologie et de la nature humaine sont avant-gardistes, le plaisir de lire est intense.
    Les misérables, un roman prégnant qui place le lecteur devant sa propre humanité, dans un décor grandiose, celui de l'Histoire en mutation et de l'Humanité si désespérément fidèle à elle-même.
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  • Par sebbys, le 17 août 2013

    sebbys
    Œuvre écrite en 1848, l'année d'une nouvelle révolution en France, elle est sans doute l'un des textes les plus connus, si ce n'est le plus connu de ce grand homme que fut Victor Hugo. Né en 1802 et mort en 1885, l'homme n'a pas eu de tout temps une vie facile. L'on peut repenser à sa pièce, Hernani, refusée durant longtemps à la production sur scène dans les théâtres parisiens.
    Jean Valjean est l'un des personnages principaux de cette œuvre, un garçon, pas très beau physiquement. Il vivra souvent la nuit dans ce roman, comme beaucoup des autres personnages. En effet, beaucoup de scènes ont lieu la nuit, ce qui est sûrement fait exprès.
    Ecrit il y a plus de deux siècles, l'œuvre est encore saluée aujourd'hui par la critique et par les spécialistes du 19e siècle. Comment passer à côté d'un tel bijou de la littérature française?
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    • Livres 4.00/5
    Par maylibel, le 18 août 2013

    maylibel
    Les misérables est une œuvre mythique de la littérature française, publiée pour la première fois en 1862, alors que Victor Hugo vivait en exil. C'est un roman puissant qui a donné lieu à de multiples adaptations, y compris sous forme de comédie musicale.
    L'histoire ? Tout commence par la rencontre à Digne, entre le miséricordieux évêque de la ville, Monseigneur Bienvenu, et un ancien forçat, Jean Valjean, à qui le premier offre une chance de rédemption. Autour de cet événement initial viennent se greffer une multitude d'évènements et de personnages, faisant de ce roman un petit monde, un hymne au peuple, notamment à celui de Paris, ville où se clôt ce premier tome.
    Le tout donne un livre passionnant, mais souvent boursouflé par les digressions, comme ce (trop long) récit de La bataille de Waterloo au début de la deuxième partie, consacrée à Cosette. Mais, quitte à lire ces passages en diagonale, on ne peut s'empêcher de s'attacher aux destinées des héros, d'autant que l'auteur prend un malin plaisir à ne dire que le minimum les concernant, laissant de côté pendant des chapitres entiers des détails essentiels qu'il ne révèle que quand il le veut.
    Le premier tome des Misérables est un ouvrage plein de bruit et de fureur, à la lecture assez addictive malgré ses longueurs. Remarquable.
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Citations et extraits

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  • Par PiertyM, le 18 juillet 2014

    La conscience, c’est le chaos des chimères, des convoitises et des tentatives, la fournaise des rêves, l’antre des idées dont on a honte ; c’est le pandémonium des sophismes, c’est le champ de bataille des passions.

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  • Par PiertyM, le 18 juillet 2014

    Les méchants ont un bonheur noir.

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  • Par PiertyM, le 16 juillet 2014

    Être un saint, c’est l’exception ; être un juste, c’est la règle. Errez, défaillez, péchez, mais soyez des justes.

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  • Par PiertyM, le 16 juillet 2014

    Le moins de péché possible, c’est la loi de l’homme. Pas de péché du tout est le rêve de l’ange. Tout ce qui est terrestre est soumis au péché. Le péché est une gravitation

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  • Par PiertyM, le 15 juillet 2014

    À ceux qui ignorent, enseignez-leur le plus de choses que vous pourrez ; la société est coupable de ne pas donner l’instruction gratis ; elle répond de la nuit qu’elle produit. Cette âme est pleine d’ombre, le péché s’y commet. Le coupable n’est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l’ombre.

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Vidéo de Victor Hugo

Visite guidée : La Cime du rêve - Victor Hugo et le Surréalisme .
Loin de chercher à faire de Victor Hugo un surréaliste avant la lettre, cette exposition cherche à isoler des parentés et à pointer des préoccupations très modernes de l'écrivain dans ses pratiques du dessin. Visite avec Bruno Decharme cinéaste, collectionneur d'art Brut À VOIR La Cime du rêve - Victor Hugo et le Surréalisme Maison de Victor-Hugo 6, place des Vosges - hôtel de Rohan-Guéménée 75004 Paris Réalisation : Pierrick Allain, Lorraine Rossignol








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