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> Yves Gohin (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070371972
Éditeur : Gallimard (1980)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 239 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C'est à la fois un conte et un drame héroïque, l'histoire de Gilliat, pêcheur solitaire, amoureux d'une belle jeune femme, qui pour elle s'en va braver l'océan. Propriétaire d'un bateau à vapeur qui vient de subir un naufrage, un vieil... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 19 mars 2015

    LiliGalipette
    Sur l'île de Guernesey, en dépit de sa mauvaise réputation, Gilliat est un homme bon, voire un homme d'exception : marin aguerri, charpentier et maréchal-ferrant à ses heures, Gilliat vit seul et éloigné du monde. Un jour de neige, il tombe amoureux de Déruchette, la jolie nièce de Mess Lethierry, riche propriétaire de l'unique bateau à vapeur de l'île. Quand la Durande fait naufrage, Gilliat se lance dans un sauvetage spectaculaire, espérant gagner le coeur de Déruchette. Mais la belle aimera-t-elle le farouche Gilliat ?
    Une image précède ce roman, celle de Gilliat combattant la pieuvre, hideux monstre plus terrifiant que les tempêtes les plus violentes. « Tous les idéals étant admis, si l'épouvante est un but, la pieuvre est un chef-d'oeuvre. » (p. 434) La lutte entre l'homme et l'animal est fabuleuse, mais j'ai de loin préféré le combat que Gilliat livre à la mer en lui arrachant la carcasse de la Durande. le sauvetage de la machine est épique et conjugue de nombreux éléments tragiques. On trouve la noblesse de coeur, la force physique hors du commun, le courage héroïque et l'humilité généreuse. Gilliat est un martyr de l'amour qui fait de son être une offrande à la mer, seule compagne éternelle.
    Mess Lethierry aime passionnément deux choses : son bateau et sa nièce. Il a d'ailleurs nommé la seconde d'après la première. « Durande et Déruchette, c'est le même nom. Déruchette est le diminutif. » (p. 150) Les deux figures féminines sont jumelles et complémentaires puisque Gilliat, en sauvant l'une, libère l'autre. Dans un roman de Victor Hugo, il n'y a pas d'intrigue ou de personnages secondaires, mais des chemins de traverse qui reviennent toujours au sujet principal : maisons visionnées, contrebandiers, anciennes trahisons, tout cela fait l'objet d'un traitement particulier jusqu'à ce que la tapisserie soit achevée.
    Et surtout, Victor Hugo étudie à fond et il aime ses sujets d'étude. Les travailleurs de la mer est dédié à Guernesey, île refuge où il panse les plaies de l'exil. Un livret précède le roman : L'archipel de la Manche est une cartographie savante et amoureuse des îles anglo-normandes, mais aussi une étude sociohistorique. « Les îles de la Manche sont des morceaux de France tombés dans la mer et ramassés par l'Angleterre. de là une nationalité complexe. Les Jersiens et les Guernesiens ne sont certainement pas anglais sans le vouloir, mais ils sont français sans le savoir. S'ils le savent, ils tiennent à l'oublier. » (p. 42) L'île qui a accueilli l'exilé méritait un hommage, elle a eu un roman et cette reconnaissance est des plus éternelles.
    Du grand Victor, je ne peux que vous conseiller encore et encore Notre Dame de Paris et L'homme qui rit.
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    • Livres 5.00/5
    Par Aaliz, le 12 septembre 2014

    Aaliz
    J'étais fâchée avec Victor Hugo. D'abord, parce que, comme les lycéens de l'an passé, je me suis prise une très mauvaise note au bac de français sur un de ses textes ( alors que je pensais avoir bien réussi ). Je sais … ce n'est pas la faute de ce cher Victor mais voilà, le lycéen est rancunier.
    Ensuite, parce que quand j'ai voulu lui pardonner, je me suis frottée aux Contemplations et me suis rendue compte que je n'avais pas les outils pour apprécier pleinement ce recueil. Certains de ses poèmes sont très personnels ou bien très inspirés de la situation politique de l'époque et lorsqu'on ne maîtrise pas tout ça, on se sent exclu, des allusions nous échappent et j'avais donc l'impression que Victor Hugo me claquait la porte au nez.
    J'ai alors essayé de lire Les Travailleurs de la mer mais j'ai fait l'erreur de commencer par L'Archipel de la Manche, sorte de chapitre préliminaire au roman présentant le cadre géographique du roman : les îles anglo-normandes, leur population, leur géographie, leur faune et flore, leurs us et coutumes. Je ne m'attendais pas à un tel déballage de connaissances avec un côté catalogue et des allures d'étude botanique et sociologique. Résultat : j'ai abandonné.
    Et voilà que Claudialucia lance une lecture commune. Et comme je suis du genre têtue, je me suis inscrite. Cette fois, je n'ai pas commis la même erreur et j'ai commencé directement ma lecture par le roman me réservant le chapitre tant redouté pour la fin. Et j'ai ainsi enfin pu découvrir non seulement l'auteur mais également un grand roman dont je suis ressortie épuisée et bouleversée mais enchantée.
    La suite sur le blog : http://cherrylivres.blogspot.fr/2014/09/les-travailleurs-de-la-mer-victor-hugo.html

    Lien : http://cherrylivres.blogspot.fr/2014/09/les-travailleurs-de-la-mer-v..
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    • Livres 4.00/5
    Par gouelan, le 14 février 2015

    gouelan
    Ce roman est centré sur le personnage de Gilliat. Gilliat est homme de songes, de rêveries, voyant de la nature. Être de solitude, il n'a pas les mots pour dire ses idées, mais il les perçoit.
    Ce matelot de Guernesey, rend beaucoup de services à la population. Mais il est mal vu. On le prend pour un sorcier, il est « Gilliat le malin. » Il n'est pas seulement matelot, il a de multiples dons.
    Mess Lethierrry possède un bateau à vapeur ; la Durande. Elle assure la liaison avec Saint-malo. Les matelots de l'île en sont jaloux il ne l'aime pas, car elle représente le progrès, qui pour eux n'est pas naturel. La Durande fait naufrage et Mess lethierry déclare que celui qui ira la sauver épousera sa nièce Deruchette.
    Gilliat est déjà très épris de Deruchette. Il l'aime en secret. Il n'hésite à partir seul, affronter les éléments déchainés de la mer, du vent.
    L'épuisement de ses forces n'épuise pas sa volonté. Ni la faim, ni la soif, ni le froid, ni la solitude, ni la tempête, ni la pieuvre, n'auront raison de sa volonté.
    Que lui apportera ce combat acharné ?
    Ce roman est écrit à la manière d'un conte épique. Roman d'aventures, mais surtout roman sur la nature. Les descriptions de l'archipel de la Manche sont riches et majestueuses. La mer, le vent, le ciel, la nuit, y sont décrits comme des personnages. Ils ont leur propre volonté, ils oeuvrent ensemble et l'homme parait bien petit face à eux.
    Gilliat est ébloui devant la grotte sous-marine. Il est philosophe face au spectacle qui s'offre à lui... les oiseaux sont ses amis…Il ne fait plus qu'un avec cette nature, parfois complice, parfois hostile.
    « Les Travailleurs de la mer » n'est pas simple à lire, mais il est riche en descriptions. On y parle philosophie, mystère de l'univers. J'ai beaucoup aimé le personnage de Gilliat, riche de son ignorance et de sa volonté.
    « Il avait pour combustible l'épave, l'eau pour moteur, le vent pour souffleur, une pierre pour enclume, pour art son instinct, pour puissance sa volonté. » ; c'est un artisan,un dompteur.
    « Gilliat était l'homme du songe. de là ses audaces, de là aussi ses timidités. Il avait ses idées à lui. » ; Il ne se préoccupe pas de l'opinion des autres, il mène sa propre barque.
    Il a un coeur simple et généreux. Il est différent et personne ne l'apprécie. Il fait plus partie de ce qui l'entoure, d'un tout, que des hommes.
    Même si parfois on se sent découragé devant les nombreuses descriptions, des passages parfois difficiles à comprendre, ce livre est passionnant.
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    • Livres 5.00/5
    Par Radigan, le 07 octobre 2014

    Radigan
    Ce modeste roman de Victor Hugo, est de loin bien meilleur que toutes les productions littéraires possibles de ses cinquante dernières années.
    Normal, puisque c'est Hugo qui est à la barre.
    C'est lui qui nous guide sur les flots, là où le courage de l'homme se confronte avec le tempérament de la nature.
    Une précision documentaire, un vocabulaire riche et extrêmement intelligent, un récit captivant, et un certain sens de la mise en scène dramatique, comme toujours, illustrant les plus belles ressources de la nature humaine.
    La foi, le courage, la dignité, la fraternité et l'amour, tout cela, très loin des richesses de la cour.
    Et tellement de choses entre les mots, de plaisir dans les descriptions minutieuses, que l'on aurait jamais put autant voyager en prenant un billet d'avion pour l'Australie. Et pourtant ce n'est pas le meilleur d'Hugo, c'est juste un livre énorme, pas mauvais comparé à ce qu'il a put écrire, entre autre chose " Les misérables" meilleur roman jamais imprimé.
    Hugo est un génie intemporel, une figure paternel de la littérature française, il nous décrit qui nous étions, nous rappelle ce que nous sommes encore, au-delà du système défaillant qui est en place et des fils invisibles qui tirent nos vies. Ces romans nous empêchent d'oublier ce qui est essentiel dans le coeur des hommes.
    Voilà toutes les raisons pour lesquelles j'ai lu tous ses romans, ( il n'en a pas écrit tant que ça)
    Je vous le conseille.
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    • Livres 5.00/5
    Par Estellelecture, le 28 février 2015

    Estellelecture
    'La religion, la société, la nature ; telles sont les trois luttes de l'homme. Ces trois luttes sont en même temps ses trois besoins ; il faut qu'il croie, de là le temple ; il faut qu'il crée, de là la cité ; il faut qu'il vive, de là la charrue et le navire. Mais ces trois solutions contiennent trois guerres. La mystérieuse difficulté de la vie sort de toutes les trois. L'homme a affaire à l'obstacle sous la forme superstition, sous la forme préjugé, et sous la forme élément. Un triple ananké pèse sur nous, l'ananké des dogmes, l'ananké des lois, l'ananké des choses. Dans 'Notre-Dame de Paris', l'auteur a dénoncé le premier; dans 'Les Misérables', il a signalé le second; dans ce livre, il indique le troisième. A ces trois fatalités qui enveloppent l'homme se mêle la fatalité intérieure, l'ananké suprême, le coeur humain. Victor Hugo, en préface de 'Les Travailleurs de la mer' (1866)
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Citations et extraits

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  • Par Radigan, le 07 octobre 2014

    Tout à coup, prés d'un bouquet de chênes verts qui est à l'angle d'un courtil, au lieu dit les basses maisons, elle se retourna et ce mouvement fit que l'homme la regarda . Elle s’arrêta, parût le considérer un moment, puis se baissa et l'homme crut voir qu'elle écrivait quelque chose avec son doigt sur la neige. Elle se redressa, se remit en marche, doubla le pas, se retourna encore, cette fois en riant, et disparut à gauche du chemin, dans le sentier bordé de haies qui mène au château de Lierre. L'homme quand elle se retourna pour la seconde fois, reconnut Déruchette, ravissante fille du pays.
    Il n'éprouva aucun besoin de se hâter, et quelques instants après, il se trouva prés du bouquet de chênes à l'angle du courtil. Il ne songeait déjà plus la passante disparue, et il est probable que si, en cette minute-là, quelque marsouin eût sauté dans la mer ou quelque rouge gorge dans les buissons, cet homme eût passé son chemin, l’œil fixé sur le rouge gorge ou le marsouin. Le Hasard fit qu'il avait les paupières baissées, son regard tomba machinalement sur l'endroit où la jeune fille s'était arrêtée. Deux petits pieds s'y étaient imprimés, et à coté il lut ce mot tracé par elle dans la neige : Gilliatt.
    Ce mot était son nom.
    Il s'appelait Gillliatt.
    Il resta longtemps immobile, regardant ce nom, ces petits pieds, cette neige, puis continua sa route, pensif.
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  • Par gwenlaot, le 06 janvier 2012

    Cette bête s'applique sur sa proie, la recouvre, et la noue de ses longues bandes. En dessous elle est jaunâtre, en dessus elle est terreuse; rien ne saurait rendre cette inexplicable nuance poussière; on dirait une bête faite de cendre qui habite l'eau. Elle est arachnide par la forme et caméléon par la coloration. Irritée, elle devient violette. Chose épouvantable, c'est mou.
    Ses noeuds garrotent; son contact paralyse.
    Elle a un aspect de scorbut et de gangrène. C'est de la maladie arrangée en monstruosité.
    Elle est inarrachable. Elle adhère étroitement à sa proie. Comment?Par le vide.Les huit antennes, larges à l'origine, vont s'effilant et s'achèvent en aiguilles. Sous chacune d'elles s'allongent parallèlement deux rangées de pustules décroissantes, les grosses près de la tête, les petites à la pointe. Chaque rangée est de vingt-cinq; il y a cinquante pustules par antenne, et toute la bête en a quatre cents. Ces pustules sont des ventouses.
    (...) C'est la machine pneumatique qui vous attaque. Vous avez affaire au vide ayant des pattes. Ni coups d'ongles, ni coups de dents; une scarification indicible. Une morsure est redoutable; moins qu'une succion. La griffe n'est rien près de la ventouse. La griffe, c'est la bête qui entre dans votre chair; la ventouse, c'est vous-même qui entrez dans la bête.(...) Il vous tire à lui et en lui, et, lié, englué, impuissant, vous vous sentez lentement vidé dans cet épouvantable sac, qui est un monstre.
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  • Par Rosalinde, le 20 juin 2015

    Quand Dieu veut, il excelle dans l'exécrable.
    Le pourquoi de cette volonté est l'effroi du penseur religieux.
    Tous les idéals étant admis, si l'épouvante est un but, la pieuvre est un chef-d'œuvre.
    La baleine a l'énormité, la pieuvre est petite ; l'hippopotame a une cuirasse, la pieuvre est nue ; la jararaca a un sifflement, la pieuvre est muette ; le rhinocéros a une corne, la pieuvre n'a pas de corne ; le scorpion a un dard, la pieuvre n'a pas de dard ; le buthus a des pinces, la pieuvre n'a pas de pinces ; l'alouate a une queue prenante, la pieuvre n'a pas de queue ; le requin a des nageoires tranchantes, la pieuvre n'a pas de nageoires ; le vespertilio vampire a des ailes onglées, la pieuvre n'a pas d'ailes ; le hérisson a des épines, la pieuvre n'a pas d'épines ; l'espadon a un glaive, la pieuvre n'a pas de glaive ; la torpille a une foudre, la pieuvre n'a pas d'effluve ; le crapaud a un virus, la pieuvre n'a pas de virus ; la
    vipère a un venin, la pieuvre n'a pas de venin ; le lion a des griffes, la pieuvre n'a pas de griffes ; le gypaète a un bec, la pieuvre n'a pas de bec ; le crocodile a une gueule, la pieuvre n'a pas de dents.
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  • Par Nelja, le 07 août 2012

    Les anciens du pays racontent, mais ces faits-là appartiennent au passé, que la population catholique de l’archipel normand a été autrefois, bien malgré elle, plus en communication encore avec le démon que la population huguenote. Pourquoi ? Nous l’ignorons. Ce qui est certain, c’est que cette minorité fut jadis fort ennuyée par le diable. Il avait pris les catholiques en affection, et cherchait à les fréquenter, ce qui donnerait à croire que le diable est plutôt catholique que protestant. Une de ses plus insupportables familiarités, c’était de faire des visites nocturnes aux lits conjugaux catholiques, au moment où le mari était endormi tout à fait, et la femme à moitié. De là des méprises. Patouillet pensait que Voltaire était né de cette façon. Cela n’a rien d’invraisemblable. Ce cas du reste est parfaitement connu et décrit dans les formulaires d’exorcismes, sous la rubrique : De erroribus nocturnis et de semine diabolorum. Il a particulièrement sévi à saint-Hélier vers la fin du siècle dernier, probablement en punition des crimes de la Révolution. Les conséquences des excès révolutionnaires sont incalculables. Quoi qu’il en soit, cette survenue possible du démon, la nuit, quand on n’y voit pas clair, quand on dort, embarrassait beaucoup de femmes orthodoxes. Donner naissance à un Voltaire n’a rien d’agréable. Une d’elles, inquiète, consulta son confesseur sur le moyen d’éclaircir à temps ce quiproquo. Le confesseur répondit : − Pour vous assurer si vous avez affaire au diable ou à votre mari, tâtez le front ; si vous trouvez des cornes, vous serez sûre… − De quoi ? demanda la femme.
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  • Par gouelan, le 12 février 2015

    Ignorer invite à essayer. L’ignorance est une rêverie, et la rêverie curieuse est une force. Savoir déconcerte parfois et déconseille souvent. Gama, savant, eût reculé devant le cap des Tempêtes. Si Christophe Colomb eût été bon cosmographe, il n’eût point découvert l’Amérique.

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- Honoré de Balzac,"Eugénie Grandet", le livre de poche -
Tout est grand dans ce célèbre roman, sans que rien ne bouge. Eugénie est une sorte de sainte selon l'homme, toujours fidèle à une même pensée, mais toute naturelle. [...] Au rebours on trouvera dans Eugénie tous les stratagèmes du coeur, et un vrai courage à affronter le terrible homme aux gants de cuir. On a tout dit sur Grandet. On a moins remarqué ce mot de reine, lorsque Eugénie se trouve maîtresse d'une immense fortune et assiégée d'intrigues. Elle répond : Nous verrons cela » comme son père faisait. [...] Ainsi l'âme de Grandet finit par être sauvée. Alain, Propos sur Balzac.

- Victor Hugo, "L'Homme qui rit", Gallimard -
À travers la destinée extraordinaire de Gwynplaine, L'Homme qui rit, Victor Hugo brosse un tableau épique de l'aristocratie anglaise des années 1700. À la fois roman d'aventures, exposé historique et social, drame injouable et poème visionnaire, ce roman est le plus fou de tous ceux de Hugo. C'est aussi le plus riche des obsessions de son auteur. le bateau pris dans la tempête, le pendu servant de vigie, la cabane-théâtre des saltimbanques, les tirades philosophiques d'Ursus, les machinations du traître, la chirurgie monstrueuse, le portrait de la princesse perverse, l'or des palais et le scandale à la chambre des lords sont, plus que des morceaux de bravoure, des morceaux d'anthologie.








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