Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


> Yves Gohin (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070371972
Éditeur : Gallimard (1980)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 148 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C'est à la fois un conte et un drame héroïque, l'histoire de Gilliat, pêcheur solitaire, amoureux d'une belle jeune femme, qui pour elle s'en va braver l'océan. Propriétaire d'un bateau à vapeur qui vient de subir un naufrage, un vieil... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (5)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par JPB, le 22 juillet 2010

    JPB
    Un chef d'oeuvre méconnu de Victor HUGO, dont on ne parle jamais et qui n'est jamais étudié. Et pourtant, l'auteur manie la langue française avec une maîtrise que peu d'écrivains atteignent. Face aux milliers de romans insipides qui paraissent jour après jour, la découverte de ce bijou est un miracle rare. L'histoire de Mess Lethierry, de sa Durande et de Déruchette, la rouerie de Sieur Clubin, l'amour transi de Gilliatt et son immense courage pour venir à bour des éléments, l'épiologue enfin, tout concourt à faire de cette oeuvre un immense roman qui ne s'oubliera pas quand on en aura terminé la lecture.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Racines, le 18 février 2013

    Racines
    Enorme, énorme, énorme, c'est le mot qui vient à l'esprit lors de la lecture des Travailleurs de la mer. C'est qu'il n'y va pas avec le dos de la chaloupe Maître Hugo, son roman déborde de tout, de génie, d'audace, de culture, parfois même jusqu'à l'overdose. Il faut dire qu'une histoire qui remplirait difficilement sa centaine de pages sous la plume d'à peu près n'importe quel écrivain, en prend environ six cents sous la plume d'Hugo. Il faut donc les remplir ces pages, et Victor Hugo n'a jamais été avare en remplissage culturel. Il s'en donne d'ailleurs à cœur joie, pour qui est amateur, on saura donc tout (si on ne saute pas quelques centaines de pages) sur les bateaux, l'histoire de Guernesey, les propos des gens du cru, les récifs …
    Lire la suite sur mon site : http://chroniques.annev-blog.fr/2012/04/chronique-livre-les-travailleurs-de-la-mer/

    Lien : http://chroniques.annev-blog.fr/2012/04/chronique-livre-les-travaill..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par ignatus-reilly, le 07 juillet 2013

    ignatus-reilly
    Est-ce un roman d'amour ou un roman d'aventure???
    Dans tous les cas, c'est par amour pour Déruchette que Gillliatt va se lancer dans ce terrible sauvetage.
    L'oncle de Déruchette, Mess Lethierry possède un bateau à vapeur (le premier sur l'Ile de Guernesey). Malheureusement, ce dernier, la Durande, va faire naufrage.
    Mess Lethierry est désespéré et ruiné. A celui qui sauverait le bateau, Déruchette dans un moment d'égarement, a promis le mariage. Gilliatt va donc braver les éléments, seul, pendant plusieurs semaines, afin de récupérer la machine.
    Gilliatt va faire preuve d'un courage surhumain et même inhumain et ramener la machine.
    La tempête donne lieu à de magnifiques pages.
    Mais Gilliatt, homme solitaire, est marqué par la destinée.
    C'est un livre avec un héros très fort. Dans ce roman, Hugo parle aussi du contexte politique dans lequel il vit ainsi que du combat modernité contre tradition, de l'avènement de la société industrielle.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Pixie-Flore, le 19 mai 2012

    Pixie-Flore
    Mon premier Victor Hugo.
    Découvert grâce à ma professeur de français de seconde, je l'ai dévoré. Il est vrai que le passage avec la pieuvre est un peu long mais ce n'est pas insurmontable. L'étudier en classe m'a permis d'apprécier cette œuvre dans toute son ampleur. On s'attache énormément à ce pauvre Gilliat si touchant. Un vrai moment de plaisir.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par lulublue, le 21 janvier 2014

    lulublue
    Ce livre est une vraie petite merveille et pourtant, je l'ai lu dans le cadre scolaire ce qui aurait dû me rebuter. Mais, au contraire, ce fut un vrai plaisir à lire. Evidemment, il y a beaucoup de description, c'est du Hugo, mais, au-delà de ça, je ne me suis pas ennuyée une seconde.
    Le protagoniste est attachant, une sorte de quasimodo de la mer.
    Enfin bref, ce n'est pas le roman le plus connu, mais c'est celui que j'ai préféré en tout cas pour l'instant.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

> voir toutes (24)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par gwenlaot, le 06 janvier 2012

    Cette bête s'applique sur sa proie, la recouvre, et la noue de ses longues bandes. En dessous elle est jaunâtre, en dessus elle est terreuse; rien ne saurait rendre cette inexplicable nuance poussière; on dirait une bête faite de cendre qui habite l'eau. Elle est arachnide par la forme et caméléon par la coloration. Irritée, elle devient violette. Chose épouvantable, c'est mou.
    Ses noeuds garrotent; son contact paralyse.
    Elle a un aspect de scorbut et de gangrène. C'est de la maladie arrangée en monstruosité.
    Elle est inarrachable. Elle adhère étroitement à sa proie. Comment?Par le vide.Les huit antennes, larges à l'origine, vont s'effilant et s'achèvent en aiguilles. Sous chacune d'elles s'allongent parallèlement deux rangées de pustules décroissantes, les grosses près de la tête, les petites à la pointe. Chaque rangée est de vingt-cinq; il y a cinquante pustules par antenne, et toute la bête en a quatre cents. Ces pustules sont des ventouses.
    (...) C'est la machine pneumatique qui vous attaque. Vous avez affaire au vide ayant des pattes. Ni coups d'ongles, ni coups de dents; une scarification indicible. Une morsure est redoutable; moins qu'une succion. La griffe n'est rien près de la ventouse. La griffe, c'est la bête qui entre dans votre chair; la ventouse, c'est vous-même qui entrez dans la bête.(...) Il vous tire à lui et en lui, et, lié, englué, impuissant, vous vous sentez lentement vidé dans cet épouvantable sac, qui est un monstre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par Nelja, le 07 août 2012

    Les anciens du pays racontent, mais ces faits-là appartiennent au passé, que la population catholique de l’archipel normand a été autrefois, bien malgré elle, plus en communication encore avec le démon que la population huguenote. Pourquoi ? Nous l’ignorons. Ce qui est certain, c’est que cette minorité fut jadis fort ennuyée par le diable. Il avait pris les catholiques en affection, et cherchait à les fréquenter, ce qui donnerait à croire que le diable est plutôt catholique que protestant. Une de ses plus insupportables familiarités, c’était de faire des visites nocturnes aux lits conjugaux catholiques, au moment où le mari était endormi tout à fait, et la femme à moitié. De là des méprises. Patouillet pensait que Voltaire était né de cette façon. Cela n’a rien d’invraisemblable. Ce cas du reste est parfaitement connu et décrit dans les formulaires d’exorcismes, sous la rubrique : De erroribus nocturnis et de semine diabolorum. Il a particulièrement sévi à saint-Hélier vers la fin du siècle dernier, probablement en punition des crimes de la Révolution. Les conséquences des excès révolutionnaires sont incalculables. Quoi qu’il en soit, cette survenue possible du démon, la nuit, quand on n’y voit pas clair, quand on dort, embarrassait beaucoup de femmes orthodoxes. Donner naissance à un Voltaire n’a rien d’agréable. Une d’elles, inquiète, consulta son confesseur sur le moyen d’éclaircir à temps ce quiproquo. Le confesseur répondit : − Pour vous assurer si vous avez affaire au diable ou à votre mari, tâtez le front ; si vous trouvez des cornes, vous serez sûre… − De quoi ? demanda la femme.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par gwenlaot, le 06 janvier 2012

    La haute croupe de roches escaladée, les trois déniquoiseaux parvinrent sur le plateau où est la maison visionnée.
    Ils commencèrent par avoir peur, ce qui est le devoir de tout passant, et surtout de tout enfant, à cette heure et dans ce lieu.
    (...) La première pensée des enfants avait été de s'enfuir; la seconde fut de s'approcher. Ils n'avaient jamais vu cette maison là à cette heure là. La curiosité d'avoir peur existe.(...)
    D'ailleurs, être plusieurs dans un danger, rassure;avoir peur à trois encourage.
    Et puis, on est chasseur, on est enfant; à trois qu'on est, on n'a pas trente ans; on est en quête, on fouille, on épie les choses cachées; est-ce pour s'arrêter en chemin? On avance la tête dans ce trou-ci, comment ne point l'avancer dans ce trou-là?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par lavinia02, le 02 octobre 2012

    Où le pied ne va pas, le regard peut atteindre ; où le regard s'arrête, l'esprit peut continuer.

    Commenter     J’apprécie          0 20         Page de la citation

  • Par diborde, le 19 juin 2013

    En somme, ce n'était qu'un pauvre homme sachant lire et écrire. Il est probable qu'il était sur la limite qui sépare le songeur du penseur. Le penseur veut, le songeur subit. La solitude s'ajoute aux simples, et les complique d'une certaine façon. Ils se pénètrent à leur insu d'horreur sacrée. L'ombre où était l'esprit de Gilliatt se composait, en quantité presque égale, de deux éléments obscurs tous deux, mais bien différents : en lui, l'ignorance, infirmité; hors de lui, le mystère, immensité.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

> voir toutes (79)

Videos de Victor Hugo

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Victor Hugo

Visite guidée : La Cime du rêve - Victor Hugo et le Surréalisme .
Loin de chercher à faire de Victor Hugo un surréaliste avant la lettre, cette exposition cherche à isoler des parentés et à pointer des préoccupations très modernes de l'écrivain dans ses pratiques du dessin. Visite avec Bruno Decharme cinéaste, collectionneur d'art Brut À VOIR La Cime du rêve - Victor Hugo et le Surréalisme Maison de Victor-Hugo 6, place des Vosges - hôtel de Rohan-Guéménée 75004 Paris Réalisation : Pierrick Allain, Lorraine Rossignol








Sur Amazon
à partir de :
7,13 € (neuf)
3,12 € (occasion)

   

Faire découvrir Les Travailleurs de la mer par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (531)

> voir plus

Quiz