ISBN : 2290315966
Éditeur : J'ai Lu (2001)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Indifférente à la haine de l'Italie entière, Lucrèce Borgia parade au carnaval de Venise. Qui pourrait inquiéter cette femme de pouvoir qui baigne dans l'adultère, l'inceste et le crime ? Elle a peur cependant, et tremble. pour un simple capitaine qu'elle cherche parmi ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 28 avril 2009

    annie
    Lucrèce Borgia et la représentation de la mort
    Un grand succès a couronné cette œuvre [Lucrèce Borgia] dont la conception a pour point de départ une réminiscence de La Tour de Nesle, mais s'en éloigne par des scènes de haut dramatique qui appartiennent en propre à l'auteur.
    Chaque acte en renferme une du plus grand effet ; celle du dénouement est d'un aspect aussi hardi que singulier, aussi touchant que terrible.[1]
    C'est en explorant la légende d'une femme que Dumas puis Hugo ont remporté les triomphes les plus scandaleux de la scène romantique. Au-delà de ces succès, La Tour de Nesle et Lucrèce Borgia sont les parangons du spectaculaire des années 1830, et Marguerite comme Lucrèce deux figures centrales de l'héroïsme romantique.
    Quand Hugo donne Lucrèce Borgia à la Porte Saint-Martin, la presse fait immédiatement le lien entre son personnage et celui de Marguerite.
    Qu'en est-il des similitudes et des dissemblances entre ces Jocaste romantiques ? Placées au centre des regards, ces deux criminelles deviennent très vite des repères, des points de comparaison, des références.
    Surgies d'une histoire lointaine et légendaire, elles accèdent au rang de mythe littéraire grâce à leurs crimes de théâtre.
    Les reprises successives des deux drames au cours du XIXe siècle prouvent, si besoin est, que ces héroïnes sont des emblèmes du spectaculaire romantique. Trois points communs rapprochent ces « Locustes romantiques » : une maternité blessée, une libido affirmée, une sanguinaire cruauté.
    Si la Lucrèce de Hugo est apparue comme une contrefaçon de la Marguerite de Dumas, c'est que ces deux reines de la nuit entretiennent un rapport avec la chair et avec la mort.
    L'un ne fonctionne pas sans l'autre dans le fantasme que suscitent ces héroïnes, même si l'alliance revêt des formes scéniques différentes.
    Les deux dramaturges envisagent le couple Éros/Thanatos dans son rapport à l'œdipe. le désir, l'orgie et le deuil entrent en effet en rivalité avec l'amour maternel.
    La psychologie de ces héroïnes se construit sur une maternité endeuillée que l'Éros ne console pas : seul le recours au crime de sang permet de résoudre ce conflit et la structure dramaturgique des pièces témoigne de cet assemblage complexe.
    Plusieurs similitudes dramaturgiques permettent de souligner ce conflit. Les deux drames débutent par la description des malheurs du présent ; on raconte les forfaits commis par l'héroïne.
    Marguerite et Lucrèce sont ainsi accusées des maux qui s'abattent sur la ville (Venise et Paris). C'est d'elles que vient le mal.
    C'est pourquoi, dans les deux cas, on relève des allusions à la peste, aux épidémies et aux forces sataniques.
    D'emblée, leur portrait s'élabore à partir de comparaisons explicites : le vampire et Satan pour Marguerite, Satan pour Lucrèce. En outre, un « double » négatif de l'héroïne se mêle aux dialogues de l'exposition ; c'est Orsini pour l'une, Gubetta pour l'autre.
    pour lire la suite du document : http://groupugo.div.jussieu.fr/groupugo/06-09-23Ledda.htm


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Nodamin, le 03 avril 2010

    Nodamin
    C'est dramatique. C'est prévisible (dans l'ensemble sans l'être dans le détail). C'est passionnant. En bonne lectrice et comme l'auteur le désirait, Lucrèce Borgia est une femme que je ne parviens pas à détester, mieux, que je prends en pitié. On a beau nous rabâcher, de la bouche de tout les protagonistes possibles, que c'est un monstre de cruauté, sans cœur ni morale, tout cela reste des paroles rapportées, et au moment présent où se déroule la pièce, l'héroïne vise la rédemption. Parce qu'elle a un fils, seul objet de son amour, qui ignore son identité, et qu'elle souhaite par-dessus tout son bonheur. Si ce n'est pas nous prendre par les sentiments ! Lorsque cette femme forte et fière va jusqu'à s'humilier devant son mari pour tenter de le sauver, cela met assez mal à l'aise, surtout connaissant le caractère du personnage.
    Par ailleurs, elle fait bien de viser la rédemption, car les deux fois où son tempérament tourne à nouveau, comme dans le passé, à l'implacable, son fils se retrouve mortellement empoisonné, quelle coïncidence.

    Et le fils, parlons-en, on a beau le présenter comme un jeune homme doté de toutes les qualités : brave et courageux, généreux, déterminé, dévoué à sa mère dont il ignore la véritable identité mais qu'il idéalise… Il est trop parfait, il est creux. Et puis un peu aveugle également, pour ne pas comprendre, malgré les multiples allusions, qu'il avait l'objet de ses recherches sous les yeux… Facilement influençable également, à retourner sa veste aussi rapidement après l'explication de ses amis sur l'identité de Lucrèce Borgia. Et surtout [/!\ sautez éventuellement au paragraphe suivant pour éviter de découvrir la fin] pour son geste final, ne parvenant pas à se décider, il tue sa mère sur une injonction d'un ami-frère. Crétin, décide toi-même. Bref, je ne le porte pas spécialement dans mon cœur, n'aimant pas les héros trop lisses de ce type.
    Un personnage qui n'est pas lisse en revanche, c'est le bras-droit de Madame : Grubetta. Son double jeu auprès des deux camps, son humour pince sans rire, surtout envers Lucrèce, en font un individu attrayant qui dynamise la lecture.
    Au final, les salauds sont les plus intéressants, comme souvent. Voici donc une intrigue basé sur un sinistre quiproquo, une héroïne extrêmement charismatique et son trop lisse de fils. Mais si on ne l'avait pas doté de ce caractère, qu'en auraient-ils étés des rebondissements ? J'ai bien apprécié, et me suis volontiers laissé happer par ce drame bien mené.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par MarcBibliotheca, le 29 juillet 2011

    MarcBibliotheca
    Représenté pour la première fois le 2 février 1833 au Théâtre de la Porte-Saint-Martin à Paris, le drame Lucrèce Borgia de Victor Hugo a vite rencontré un immense succès dû à la force des sentiments exaltés par ses personnages, le tragique féroce auquel ils succombent et l'...
    ...
    Article complet : Cliquez sur le lien ci-dessous !!!

    Lien : http://www.bibliotheca.be/archive/2011/07/29/lucrece-borgia-victor-h..
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

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