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Critiques sur Notre-Dame de Paris (19)


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    • Livres 4.00/5
    Par facteur84 le 27/03/2011


    Il y a longtemps que je voulais lire ce roman. Déjà attiré par l'histoire quand j'étais plus jeune, puis par la comédie musicale qui m'a chamboulé. Je n'ai jamais eu l'occasion de le lire. J'ai donc profité du cadeau que l'on m'a fait.


    Critiquer l'œuvre Victor Hugo, l'un des plus grands écrivains de notre culture, est peut être fou ou impensable. Mais cela vaut quand même la peine d'autant que nous ne sommes plus dans le même siècle que ces œuvres et que la littérature et les mentalités ont évolués. Ainsi je vais m'atteler à ce dur exercice.


    Plus qu'une histoire tragique cela devient une œuvre, une fresque temporelle. Hugo y décrit toute la société de cette période. Il montre la vie du peuple, des miséreux comme des nobles, la hiérarchie et les règles. Il y décrit aussi la ville de Paris mais aussi sa cathédrale phare de ce temps là : Notre Dame. Je dis œuvre et fresque car on ressent bien pendant la lecture, l'amour qu'a l'auteur en décrivant le paris d'autrefois, les us et les coutumes, la cathédrale son rôle et son but. Hormis ses connaissances propres qui devaient être grandes, on sent que l'auteur a du fournir un gros travail de recherche pour être sur de ce qu'il parle. Je dis fresque encore, car le choix de cette date dans l'histoire pour y placer son récit n'est pas anodin de la part de Hugo. 1482. Cela ne vous dit rien ? Réfléchissez et ajoutez une dizaine années… Oui nous y sommes ! La découverte des Amériques ! le roman se passe à l'aube de grands changements dans la façon de voir le monde, dans la façon de penser. « Nous sommes à l'aube d'un monde qui se scinde » ; dit l'auteur. D'un monde où « ceci tuera cela ». Et Victor Hugo l'explique et se fait le plaidoyer des deux parties : la fin du moyen âge et le début de la renaissance. La fin de l'expression de l'art des monuments, de la pierre et le début de l'imprimerie qui va révolutionner la façon de communiquer et de penser. Ceci tuera cela ; le papier tuera les cathédrales ; l'auto-réflexion tuera la foi ; la bible tuera l'église ; et l'homme tuera dieu.


    Je ne vais pas vous résumer ici la trame de l'histoire car elle est bien connue de tous je pense, et si ce n'est pas le cas, d'autre l'on déjà fait mainte fois avant moi. Mais juste vous dire qu'à la lecture, j'ai bien ressenti les fossés qui nous séparent entre notre littérature de maintenant et la littérature du temps de Victor Hugo. La façon d'amener et de présenter l'histoire et les personnages est faite de façon géniale certes, mais supporter de lire les digressions de l'auteur sur son savoir sur telle ou telle chose qui n'ont rien à voir avec l'histoire : Merci mais non ! Bien sur cela peut nous ouvrir l'esprit. Je dis bien « peu », car quand cela se déroule tout le long d'un livre. Je vous le dis franchement j'en ai eu mon gonfle à un moment donné. Et le pire est arrivé j'ai sauté des pans entiers de pages voire même des chapitres. Oui je sais c'est criminel ! Mais ceux qui l'ont lu, pourrons me comprendre.


    Il est vrai que cela pouvait servir peut être les lecteurs (ou lectrices comme le montre implicitement l'auteur, de son temps il n'y a que les femmes qui avait la faiblesse de lire des histoires romanesques… à méditer mesdames et messieurs…), la culture n'était pas la même. L'organisation scénique, les jeux des personnages non plus, car en lisant, on n'est pas toujours à même de comprendre pourquoi tel ou tel personnage agit ainsi ou est intégrer là. du fait du fossé de nos deux cultures cela peut paraitre désuet, lourd ou complètement inutile.


    Hormis les histoires qui se croisent dans ce roman, l'auteur s'en sert pour dénoncer, comme commencé plus haut, certains sujets qui vont changer à jamais dans cette époque, mais aussi dénonce aussi la question de la beauté, de l'apparence, des origines, des classes sociales et peut être certaines absurdités que le catholicisme continue à imposer et perpétrer encore de nos jours.


    Néanmoins je vais garder un très bon souvenir de ce livre. Car il est sans conteste une œuvre monumentale comme sa cathédrale. C'est aussi une œuvre touchante, poignante, et cruelle de la part de ce concept original, sûrement pour l'époque, que de mettre en scène un quatuor amoureux unilatéral dans chaque duo avec Esméralda. Je retiendrai de ce roman les belles déclamations de sentiments et torture de certains des personnages comme en témoigne, si vous êtes allez lire mes citations sur le site, la torture et les sentiments qu'éprouve Frollo ; la rage, l'humilité, la touchante reconnaissance et l'amour qu'éprouve Quasimodo.


    La fatalité (maître mot de l'auteur dans ce récit) et les tortures sentimentales ont été les moteurs dans ce roman. Qu'y a-t-il de plus poignant, d'horrible qu'un religieux qui s'interdit d'aimer mais qui déclare quand même son amour alors qu'en retour il ne reçoit pas de réponse favorable ? Qu'y a-t-il de plus touchant et de plus horrible encore, qu'une personne jugée sur l'apparence soit remise au rebut de la société, maltraité et soit méchant pour répondre et renvoyer l'image que les gens refusent de voir d'eux même ? Qu'y a-t-il aussi de plus horrible que cette même personne aime de façon sincère et que l'autre en face ne puisse s'attacher qu'a l'apparence qu'il a et ne peut pas voir au-delà ? Thèmes ô combien visitées dans la littérature, les arts, et ô combien déjà vu dans nos vies que la quête de paraitre. Mais tellement tragique et beau !

    critique de qualité ? (14 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Well-read-kid le 23/03/2010


    Eh bien, ma foi, cela n'était pas gagné. J'avais beaucoup d'aprioris. En effet, qui n'en aurait pas vis à vis d'une oeuvre aussi connue que celle-ci?

    Le début, donc, fut fastidieux : il met bien du temps à commencer. L'auteur se plait à s'égarer dans des digressions, mais, si au début, l'on pense que cela dessert l'action en la ralentissant, en réalité, ces chapitres sont de véritables plaidoyers, remarquablement écrits : Hugo nous décrit Paris, et l'on vit Paris, sous sa plume. On y est, on voit tout. Se dessine sous nos yeux de lecteurs ébahis le Paris de 1482. Digressions donc nécessaires, bien que parfois un peu fastidieuses.

    Puis l'action se précipite. On suit l'intrigue avec passion, et l'on s'émeut, de la passion sans retour d'Esmeralda, mais aussi de celle de Quasimodo, qui m'a beaucoup touchée quand il sauve Esmeralda, et voit bien qu'il la dégoûte, et que cela le peine. Frollo prête plus à rire qu'à pleurer en effet. L'on imagine en effet ce vieux cochon baver derrière Esmeralda.
    Une grande oeuvre donc que Notre-Dame de Paris.


    Lien : http://well-read-kid.skyrock.com

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



  • Par Davalian le 22/10/2011


    Critiquer une telle œuvre ? Je ne m'y risquerai pas !
    En revanche, vous inviter à la lire, alors là plutôt deux fois qu'une ! Contrairement aux clichés habituellement rabattus, il n'agit pas d'un livre gnan-gnan à l'eau de rose (le côté romance ne tient pas une grande part). Les différents caractères des personnages sont bien en avant, leur confrontation est tout à fait incontournable dans l'histoire de la littérature.
    Certes le style est un peu daté... mais quand même ! C'est du Victor Hugo ! Un petit effort est parfois nécessaire, mais ô combien récompensé !
    Oui les descriptions sont longues, oui elles sont un brin ennuyeuses. le lecteur doit faire preuve de modestie. Ce sont ces passages qui ont réhabilité l'architecture gothique au XIXè siècle !
    Et dire que je me revendique ouvertement un détracteur du père Hugo !


    Lien : http://kriticon.over-blog.com/

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe le 05/09/2011


    Esméralda. "Plus qu'une bohémienne, c'est une salamandre,une nymphe,une déesse!"
    Et ils sont tous fous d'elle:Quasimodo le borgne,"le pape des fous",le monstre bossu sonneur de cloches de la cathédrale,le sensible, le bon, l'archidiacre Frollo jaloux,comploteur,fourbe et parjure,le capitaine Phoebus joli coeur d'artichaut qui désire sans vraiment aimer.
    Sur fond de cathédrale de Paris et de parvis où les abandons d'enfant sont monnaie courante,de cour des miracles, de potence où la moindre incartade est étiquetée sorcellerie,et de malentendu,dans le Paris du XV° siècle, Victor Hugo a campé son premier roman populaire, un drame où s'affrontent,le bien et le mal, la pureté et le vice.
    Beaucoup d'émotions,une belle peinture de société, celle des bourgeois, celle des parias et une grande fresque historique qui avec moult détails dépeint scrupuleusement la vie de l'époque.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par chartel le 12/09/2007


    Je me suis laissé séduire par cette histoire pittoresque. Mais cette lecture m'aura enfin permis de connaître la véritable histoire de ces célèbres héros que sont La Esmeralda et Quasimodo. La place tenue par Quasimodo n'est d'ailleurs pas si importante que je le pensais et j'ai découvert ce funeste prêtre, Claude Frollo qui se révèle la pièce maîtresse, avec La Esmeralda, de l'intrigue. Mais ce roman historique est aussi un beau tableau du Paris de l'époque (1482), il y a de nombreuses descriptions, on sent que Victor Hugo s'est longuement et méticuleusement documenté sur le sujet. Parfois, ces descriptions sont lourdes à avaler, surtout lorsque l'auteur se lance dans une énumération des différents quartiers, des différents vêtements portés par la foule de Paris ou des multiples objets moyenâgeux. Il y a aussi une jolie peinture de Notre-Dame du point de vue architectural. On y sent l'intérêt de Victor Hugo très poussé pour l'art médiéval et le gothique en particulier avec l'ogive. Il nous donne une autre vision de ce bâtiment, lui conférant presque une certaine humanité.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par gigi55 le 17/01/2010


    Le grand Hugo sait y faire pour nouer ensemble, un scénario plein de rebondissements, des personnages forts et attachants, des notes historiques, artistiques, politiques d'une intelligence toujours grande, le tout servi par une écriture efficace. On sent vivre Paris sous Louis XI, on craint pour Esméralda, on souffre avec Quasimodo, on aime bien Gringoire - poète et philosophe un peu raté - on hait Frollo, on envie Phoebus, ....

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par johaylex le 31/10/2011


    Hugo est talentueux, parfois trop.

    Sa facilité l'entraîne à la cinématographie: la partie intitulée "Paris vu du ciel" me fait penser à un long travelling à hauteurs des toits de la ville.
    On pourrait y voir une étonnante résonance avec le film à grand spectacle fait de mouvements rapides de caméra, mais ce qui prend rarement plus de quelques secondes dans un film et peut sembler signifiant à l'écran m'a largement laissé sur ma faim à la lecture.

    Je n'aime guère la littérature calibré pour l'adaptation en long-métrage et, s'il est anachronique de le dire pour Hugo, il faut bien avouer que j'ai pensé à un réalisateur décrivant ses plans et ses découpages à un producteur à qui il espère vendre son projet.

    D'autre part, son style est très inégal dans CE roman.
    A chercher son plaisir sur certaines parties et en "bâclant" d'autres (pressé par son éditeur, il me semble), il laisse un roman plus ennuyeux que monstrueux: "à-peu-près fait" ou "Quasimodo".
    Inachevé.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par plumalda le 26/09/2011


    Fascinée par la comédie musicale Notre-Dame de Paris et par le Disney: le bossu de Notre-Dame, l'envie de connaître la "véritable" histoire de Quasimodo et ses compères m'a envahie.

    Résultat des comptes: pas déçue pour un sou: j'ai beaucoup apprécié cette lecture, (si ce n'est (un point négatif: la description trop longue à mon goût de l'architecture qui, au début, est intéressante mais qui à la longue lasse et nous fait même perdre le fil de l'histoire)).

    Sinon, je trouve que les personnages sont vraiment bien travaillés: ils sont attachants. le personnage qui m'a le plus marqué est celui de Frollo (le "méchant") que j'ai trouvé tourmenté et dont la souffrance est perceptible.

    Allez, tous à vos livres:"il est venu le temps des cathédrales".

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Hildebald le 18/09/2011


    Eyh, dois-je vous faire un résumé? Est-ce bien nécessaire?
    Un Quasimodo, une Esmeralda, un Frollo, Paris pour décor.

    Ma première impression : notre Victor d'amour nous donne beaucoup de descriptions, voire trop de détails par rapport aux bâtiments et aux lieux qui encadrent l'histoire. Il est parfois difficile de finir un chapitre car le lecteur s'ennuie. Mais notre Victor chéri le sait et nous réveille juste après.

    L'autre point négatif mais auquel je m'attendais, ce sont les évocations de personnages historiques et religieux. J'ai la chance d'en connaître certains, mais le malheur d'ignorer le nom et l'histoire de beaucoup d'autres. Il est donc parfois difficile de suivre ses explications.

    Et je m'arrête là pour le négatif, car à la suite de cette première impression, je n'ai ressenti que du bon.
    L'auteur nous interpelle, nous emmène avec lui dans Paris. le texte n'en est que plus vivant et plus attirant.
    J'ai dévoré la plus part des chapitres qui sont vraiment entrainants et prenants, comme si je lisais un livre policier.
    J'ai d'ailleurs fini cette oeuvre plus vite que je ne pensais.
    J'ai adoré les personnages, tous, autant l'archidiacre pervers que le stupide Phoebus.
    Ils sont vivants, ils sont remplis de sentiments et ils nous touchent! Qu'ils soient méchants ou non.

    Bref, ce fut une très bonne lecture et une belle découverte pour une histoire que je pensais déjà connaitre.
    Cependant, my heart belongs to Les misérables.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par GiZeus le 29/08/2011


    [...]
    Chez Hugo le style se confond avec la forme, le lyrisme traduit et exacerbe les passions des acteurs, que l'on sent guidés plus par leur instinct que par la raison, ce qui correspond, si je ne me trompe, à l'idéologie romantique. Rarement on surprend Quasimodo, Frollo ou Gringoire effectuer un choix pragmatique, sauf lorsqu'il s'agit du choix de la vie. Et encore, Esmeralda émettra le souhait de mourir plutôt que souscrire à une vie privée de Phoebus. Ce dernier d'ailleurs sera la cause de la perte d'Esmeralda, mais au-delà de ça il est l'axe de l'ouvrage, la fatalité, l'Ananké tant redouté par Claude Frollo ; Phoebus est froid et insensible sous des dehors de jovialité, l'antithèse de l'archidiacre qui, sous des apparats d'austérité, dissimule un cœur de lave agité d'incessantes palpitations.
    [...]


    Lien : http://foudre-olympienne.blogspot.com/2011/08/notre-dame-de-paris-vi..

    critique de qualité ? (3 votes positifs)






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