> Bernard Leuilliot (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253160784
Éditeur : LGF - Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 120 notes) Ajouter à mes livres
Dans la production littéraire prodigieuse de Victor Hugo, Quatre-vingt-treize est la dernière œuvre de l'exil, une vaste fresque historique publiée en 1874, entre la première édition des Châtiments et la dernière série d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par 100choses, le 17 décembre 2010

    100choses
    Je pense que c'est LA lecture la plus marquant de mon adolescence, en tous cas au moins celle que j'ai préférée. J'ai choisi de le lire sur les conseils d'un ami, dont c'était le livre préféré, et de la première à la dernière page, je ne l'ai pratiquement pas lâché. C'est vraiment un de mes « classiques ». Je suis « amoureuse » de ce bouquin.
    Pour commencer, la Révolution Française, est une période qui m'intéresse beaucoup, et j'aime lire des ouvrages littéraires ou plus historiques qui en parlent.
    En outre, depuis que je les ai découverts vers 13 ans, je suis accro aux écrits de Victor Hugo (poésie ou prose), j'aime, non j'adore son style, les thèmes qui l'aborde, son engagement politique (contre Napoléon III, contre la peine de mort…).
    Et là, en dehors du style parfait, l'histoire est juste superbe. J'ai frissonné, pleuré, j'étais dans un état lamentable à la fin de ma lecture, hébétée, marquée à vie ; sincèrement, j'ai souvent pleuré en cours de lecture, ou été marquée par certains livres aucun ne m'avait encore fait cet effet là. Je l'ai relu aussitôt.
    C'est le genre de livre à vous redonner foi en l'humanité, parce qu'au milieu de l'horreur, des héros simples, anonymes, qui ne recevront aucune récompense existent; d'autre part la langue est très belle, simple mais belle, et c'est très engagé aussi. Bref, très « victorhuguien ».
    En résumé un superbe livre (mais je pense que vous l'avez compris), que je conseille à tous, disons à partir de 15 ans ( parce qu'il faut un minimum de bases historiques, et puis je pense que pour comprendre les personnages, leurs choix, il faut un minimum de maturité), c'est un pavé mais ça se lit très bien, et c'est juste impossible, selon moi, de rester de glace face à cette histoire.
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    • Livres 4.00/5
    Par monito, le 11 septembre 2009

    monito
    Commenter Victor Hugo revêt un caractère quelque peu prétentieux. Parler du style, du caractère savant et quasi scientifique des descriptions, évoquer la richesse du vocabulaire, le jeu des mots et la puissance qui s'en échappe, sont forcément fades pour dire à quel point Hugo incarne le romantisme du XIXème.
    Ce roman de trois hommes pris dans la tourmente révolutionnaire à un de ses nombreux tournants, 1793, est comme un livre d'une Histoire rendue humaine.
    Mettre des sentiments, contextuer l'action de ces hommes et quelques femmes qui ont fait notre histoire suscitent un nouveau regard sur une période rarement bien « traitée à l'école » (enfin ce qui me concerne).
    Ce roman, le dernier de l'auteur est aussi une somme de messages, souvent symboliques et dont la puissance provient de l'immanence. Entre pays et patrie, entre raison et sentiment, entre justice et équité, les développements d'Hugo restent d'une actualité déconcertante.
    De très grands moments de littérature émaillent ce roman, je n'en retiens que deux exemples : la lutte entre l'homme et la machine sur la corvette « Claymore » et la description de la bataille finale de « La Tourgue » : un intensité, une précision, un réalisme, une beauté picturale !
    Enfin et bien sûr, le double visage d'une révolution, GAUVAIN et CIMOURDAIN. Une révolution qui reste constitutive des républicains que nous sommes et sur laquelle nous n'avons toujours pas fini de réfléchir…
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Aela, le 18 février 2011

    Aela
    L'épopée de la Révolution française à travers l'histoire de trois homme, le marquis de Lantenac, meneur de la contre-révolution vendéenne, l'abbé Cimourdain, acquis aux idées du peuple, et Gauvain, son fils adoptif, neveu du marquis. Un chef-d'oeuvre habité par le thème hugolien de la rédemption.
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    • Livres 4.00/5
    Par picaflor, le 16 octobre 2011

    picaflor
    Parmi les meilleurs livres que l'on puisse conseiller à un adolescent peu attiré par la lecture : l'intrigue, le style, le contexte historique, la tension permanente, le romantisme, en un mot...signé Victor Hugo !
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    • Livres 3.00/5
    Par marcanciel, le 13 août 2011

    marcanciel
    Enfin j'aurai comblé mon retard de critiques dûs aux délires des Télécoms (non encore terminés, j'hésite à contacter le Guiness tout de suite ou attendre encore un peu) avec celle-ci.
    Ca faisait un bail que j'avais pas lu de Hugo. Possible que le dernier remonte à la fac, peut-être était-ce La Légende des siècles? Mais qu'importe?
    J'avais ce bouquin depuis un bon bout de temps, et je dois confesser qu'il me faisait peur. Je pense que c'est symptomatique d'un abus de littérature contemporaine. J'avais à peine lu quelques pages que déjà je l'ai reposé pour choisir de m'enfiler plutôt du Bukowski, du Garland, ce genre de choses difficilement comparables. Et j'ai fini par épuiser ma réserve de bouquins, alors j'ai poussé un grand soupir et je m'y suis mis.
    La grande littérature, c'est comme le vélo: quand on n'a plus pratiqué depuis un certain temps, on appréhende, on a un peu de mal à trouver son équilibre pendant quelques minutes et puis ça revient tout seul.

    Lien : http://marcanciel.over-blog.fr/article-quatrevingt-treize-de-victor-..
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Citations et extraits

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  • Par Fremen, le 06 mars 2011

    (Citation un peu longue sans doute mais quelle puissance dans ce passage...)

    Danton venait de se lever ; il avait vivement reculé sa chaise.

    - Ecoutez, cria-t-il. Il n'y a qu'une urgence, la République en danger. Je ne connais qu'une chose, délivrer la France de l'ennemi. Pour cela tous les moyens sont bons. Tous ! tous ! tous ! Quand j'ai affaire à tous les périls, j'ai recours à toutes les ressources, et quand je crains tout, je brave tout. Ma pensée est une lionne. Pas de demi-mesures. Pas de pruderie en révolution. Némésis n'est pas une bégueule. Soyons épouvantables et utiles. Est-ce que l'éléphant regarde où il met sa patte ? Ecrasons l'ennemi.

    Robespierre répondit avec douceur :

    - Je veux bien.

    Et il ajouta :

    - La question est de savoir où est l'ennemi.
    - Il est dehors, et je l'ai chassé, dit Danton.
    - Il est dedans, et je le surveille, dit Robespierre.
    - Et je le chasserai encore, reprit Danton.
    - On ne chasse pas l'ennemi du dedans.
    - Qu'est-ce donc qu'on fait ?
    - On l'extermine.
    - J'y consens, dit à son tour Danton.

    Et il reprit :

    - Je vous dis qu'il est dehors, Robespierre.
    - Danton, je vous dis qu'il est dedans.
    - Robespierre, il est à la frontière.
    - Danton, il est en Vendée.
    - Calmez vous, dit une troisième voix, il est partout ; et vous êtes perdus.

    C'était Marat qui parlait.
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  • Par diborde, le 15 mai 2010

    J'existe par vous. Je n'étais qu'un seigneur, vous avez fait de moi un citoyen; je n'étais qu'un citoyen, vous avez fait de moi un esprit; vous m'avez fait propre, comme homme, à la vie terrestre, et, comme âme, à la vie céleste.
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  • Par diborde, le 15 mai 2010

    J'entends l'immense concession réciproque que chacun doit à tous et que tous doivent à chacun, et qui est toute la vie sociale.
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  • Par diborde, le 15 mai 2010

    Dans ce souper, Gauvain mangeait et Cimourdain buvait, signe du calme de l'un et de la fièvre de l'autre.
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  • Par baldron, le 11 avril 2008

    «Vous voulez les misérables secourus, moi je veux la misère supprimée.»
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Vidéo de Victor Hugo

VICTOR HUGO, la révolte d'un géant - Jean- Côme Nogues .
Après Molière dans L'homme qui a séduit le soleil, Jean-Côme Noguès raconte Victor Hugo.Valentin a des rêves plein la tête... Son voeu le plus cher est de devenir poète, comme Victor Hugo. Il quitte donc sa province natale et s'installe à Paris chez un cousin. Mais rencontrer le géant des Lettres n'est pas chose facile. Alors Valentin le cherche partout : au théâtre, dans les rues, place Royale, où il demeure. Sans succès. Jusqu'au jour où l'Histoire lui donne un coup de pouce : une révolte éclate sous les fenêtres de son héros...








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