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> Sylvie Servoise (Préfacier, etc.)

ISBN : 2266152203
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 355 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" ... Quel miracle que ta pièce, mon pauvre bien-aimé... Jamais je n'avais rien entendu de si magnifique... C'est une richesse, une magnificence, un éblouissement... mon esprit en est encore plus obscurci, comme quand les yeux ont trop longtemps fixé le soleil... " Juli... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 16 mai 2009

    chartel
    Quand un auteur est convaincu de l'enjeu politique et social de la littérature, il est inévitablement porté à s'intéresser au théâtre, art bien plus populaire que celui de la littérature, surtout au XIXe siècle, quand le théâtre était le seul moyen de transmettre une œuvre écrite inaccessible à la majorité analphabète d'une population.
    Victor Hugo étant un auteur ayant toujours cherché à créer pour ceux qui n'en n'ont pas les moyens et en ont le plus besoin, il était logique qu'il lance définitivement sa carrière littéraire par le théâtre, et pas n'importe quel théâtre, un théâtre débarrassé des restrictions classiques, un théâtre romantique, exalté, lyrique et emporté, cherchant à satisfaire autant l'intellectuel porté sur l'exactitude historique et le caractère des personnages que le sentimental adepte des intenses peintures des passions.
    Lancé par "Cromwell" et surtout par "Hernani" , le drame romantique hugolien atteint son apogée avec "Ruy Blas". Bien que ce texte puisse heurter, et même faire sourire, les professionnels de notre théâtre contemporain, il n'en garde pas moins une grande fraîcheur par la beauté et la vigueur de ses vers, la force de ses images et son indéniable caractère populaire. Il est vrai qu'aujourd'hui, les auteurs cherchent avant tout à ne pas être populaire et à créer, non pas pour tous, mais pour certains. le théâtre perd ainsi (peut-être au profit de la télévision et du cinéma ?) ce qui fit sa grandeur et lui donnait tout son sens : être l'élément déclencheur d'un engouement populaire, être créateur de lien social. Ce que Victor Hugo réussit à faire par son théâtre, par ce fameux drame éminemment politique d'un valet épris de la reine d'Espagne, d'un homme du peuple ayant des velléités d'insoumission, d'égalité et de liberté, dans un temps où les incompétences de l'aristocratie commençait à faire de l'ombre aux nouvelles forces et aux volontés aiguisées d'une classe bourgeoise désirant tenir, elle aussi, les rênes de son destin.
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    • Livres 1.00/5
    Par Akajou, le 18 février 2010

    Akajou
    Ruy Blas est une pièce de théâtre de Victor Hugo publiée en 1838. L'histoire, bien qu'un peu compliquée, peut être expliquée par le fait qu'un valet va prendre la place d'un Grand d'Espagne grâce à son maître qui a été relevé de ses fonctions et qui cherche à les reprendre. Ce valet n'a fait qu'accepter parce qu'il est amoureux de la reine, mais c'est son maitre qui veut profiter de cet amour interdit pour ternir la réputation royale.
    Le côté politique est un peu trop présent dans cette pièce, autant par les discussions que l'on y entend, que par les scènes dont celle que je retiens : les Grands qui se disputent les taxes quand Ruy Blas/Don César entre et leur souhaite un bon appétit … C'est sûrement la seule touche d'humour perceptible assez facilement ici, ou alors assez simple pour être comprise de tout le monde … Mis à part cela, Ruy Blas joue assez bien son rôle de Grand, mais se prend un peu trop au jeu. Il n'est pas si facile de prendre les habitudes des nobles alors qu'on a toujours vécu comme un valet … Don Salluste est vraiment un stratège de premier ordre, ce qui m'a beaucoup étonnée : il prévoit en effet des mois à l'avance que son valet pourrait le trahir en lui faisant signer une lettre prouvant que Ruy Blas est bien son valet … Mais la chose qui m'a le plus énervée dans cette œuvre, ce sont les clichés, d'ailleurs c'est ce qui me rebute dans les pièces de théâtre. Un jeune premier ? Oui : Ruy Blas ! Une femme amoureuse ? Oui : la reine ! le grand méchant loup ? Oui : Don Salluste ! Un langage noble ? Omniprésent ! Une mort tragique ? Oui, et très poétique en plus : le jeune premier qui meurt dans les bras de sa bien aimée … Déprimant … En fin de compte, vraiment trop de clichés pour mériter une place dans mon étagère de livres.
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    • Livres 4.00/5
    Par LunaZione, le 13 mai 2013

    LunaZione
    Les différents personnages sont très travaillés et pour la plupart attachants : j'ai été étonnée de découvrir l'ennui qui caractérise tellement la vie de la reine dans sa prison dorée d'autant plus que c'est assez rare de retrouver cette dimension dans les livres classiques et encore moins dans les pièces de théâtres (ou du moins, dans celles que j'ai lues).
    Don salluste m'a énormément plus : je suis toujours fan des méchants dans les livres et celui-ci est l'un des plus complexes que j'ai découvert jusqu'à présent !
    Bizarrement, Ruy Blas ne m'a pas particulièrement touchée pourtant il ressemble assez à Cyrano de Bergerac que j'adore. Mais bon, c'est peut-être cette ressemblance qui me freine. Ou peut-être parce qu'il aime "trop" : c'est beau mais ça ne me touche pas particulièrement...

    Ce qui m'a étonnée, c'est de retrouver pas mal d'éléments drôle dans cette pièce qui est avant tout un drame : je m'attendais à quelque chose de plus sérieux, mais bon... au final c'est très agréable !
    Ruy Blas est vraiment une pièce de théâtre que je vous souhaite de découvrir :)

    Lien : http://lunazione.over-blog.com/article-tuy-blas-victor-hugo-97085569..
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    • Livres 2.00/5
    Par missmolko1, le 16 avril 2012

    missmolko1
    Une pièce de théâtre lu au lycée et qui ne m'avait pas tellement plu.
    L'écriture de Victor Hugo est très belle même s'il est parfois compliqué de suivre une pièce écrite en vers mais l'histoire est un peu trop politique a mon gout et le coté tragique ne pas plus non plus.
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    • Livres 3.00/5
    Par Niki, le 15 septembre 2012

    Niki
    J'ai trouvé le thème de cette pièce très actuel, même si les hommes de pouvoir dont elle parle sont des aristocrates de l'Espagne du 17ème siècle... C'est son intérêt principal, sans compter, bien sûr, la belle écriture de Victor Hugo ! Mais à mon goût, l'intrigue est trop rocambolesque, l'histoire d'amour trop romantique. Finalement, ce que j'ai préféré, c'est la préface écrite par Victor Hugo ! Je pense que j'aurais plus apprécié cette pièce si je l'avais vue au theâtre, car elle pleine de rebondissements, de portes qui claquent,et il faut que ça aille vite, il faut du spectacle...
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Citations et extraits

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  • Par Giusti25, le 06 juin 2013

    " Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là
    " Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile ;
    " Qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile ;
    " Qui pour vous donnera son âme, s'il le faut ;
    " Et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut. "
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  • Par Giusti25, le 06 juin 2013

    « Aujourd'hui, je suis reine. Autrefois j'étais libre. »

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  • Par misscece, le 17 juin 2008

    Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là
    Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile,
    Qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile.
    Qui pour vous donnera son âme, s'il le faut,
    Et qui se meurt en bas, quand vous brillez en haut.

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  • Par Niki, le 14 septembre 2012

    Tout va être englouti, le temps presse, il faut se hâter, il faut s'enrichir, s'agrandir et profiter des circonstances. On ne songe plus qu'à soi. Chacun se fait, sans pitié pour le pays, une petite fortune particulière dans un coin de la grande infortune publique. On est courtisan, on est ministre, on se dépêche d'être heureux et puissant. On a de l'esprit, on se déprave et l'on réussit. Les ordres de l'Etat, les dignités, les places, l'argent, on prend tout, on veut tout, on pille tout. On ne vit plus que par l'ambition et la cupidité.
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  • Par gteisseire2, le 27 juillet 2010

    L'enfer est dans cette âme. Devant cet homme-là, je ne suis qu'une femme. Dans mes rêves, la nuit, je rencontre en chemin cet effrayant démon qui me baise la main; Je vois luire son œil d'où rayonne la haine; Et, comme un noir poison qui va de veine en veine, souvent, jusqu'à mon cœur qui semble se glacer, je sens en longs frissons, courir son froid baiser !

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Hugo, le génie de la révolte .
À propos de l'exposition ?Hugo politique? (jusqu'au 25 août 2013 à la maison de Victor Hugo ? Paris IVe) : montage réalisé pour Mediapart par Antoine Perraud.








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