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> Antoine de Baecque (Éditeur scientifique)

ISBN : 2228901148
Éditeur : Payot et Rivages (2006)


Note moyenne : 3.08/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Etre esclave du préjugé peut coûter cher. Ainsi, une femme qui, par coquetterie, n'avait plus pété depuis douze ans, est morte de s'être trop retenue... Cette anecdote, parmi bien d'autres, est rapportée par un érudit d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 3.00/5
    Par Nastasia-B, le 14 septembre 2014

    Nastasia-B
    À vos marques ! Pet ! Pétez !
    Un accord bref mais tonitruant, un vrombissement de moteur, un coup de fusil, faut que ça crépite dans les fonds de culotte... et advienne que pourra !
    Je vous accorde que ce n'est peut-être pas l'essai le plus philosophique qu'il m'ait été donné de lire (quoique, la philo, c'est toujours un peu foireux quand on y songe vraiment) mais ça fait du bien, parfois, de ne pas trop se prendre au sérieux.
    Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut aborde pourtant la question tout à fait sérieusement. La préface nous apprend qu'il s'agit vraisemblablement d'une manière de traduction, à tout le moins d'adaptation, d'un ouvrage similaire qui faisait grand bruit outre-Rhin à l'époque (ce qui se comprend au vu du sujet).
    Et, contrairement à ce que l'on pourrait croire de nos jours, il n'y avait apparemment pas que le côté déconnade qui intéressait son auteur. Il souhaitait qu'on parle de lui dans les salons mondains, certes, sur un tour comique et décalé, mais qu'on parle de lui.
    Paru en 1751, c'était l'âge d'or des salons mondains à la française où la répartie était reine et où Voltaire était roi. Et de ce point de vue, Hurtaut aura atteint son but puisqu'on se gaussera des gauloiseries qu'il y débite dans une langue riche et brodée de citations latines.
    Ceci dit, peu importe en ce début de XXIe siècle les motivations d'un auteur à écrire au milieu du XVIIIe un tel livre. Il en reste un parfum plaisant (je me comprends), quelque chose qui n'est pas sans rappeler dans la glose le docteur Diafoirus de Molière ou les accents de Rabelais dans l'éloge de la flatulence.
    On y lit, aussi, comme en filigrane, une légère mais subtile raillerie du comportement des personnes de qualité en société, qu'on jugerait un peu trop " coincées du cul ", pour reprendre une expression certes fort laide, mais très à propos ici.
    En somme, comme vous vous en doutez, ça ne vole pas toujours très haut ces classifications des différents types de pets, ces explications physiologiques volontairement loufoques et autres considérations sur l'importance sociale ou médicale des flatulences diverses, mais c'est parfois drôle et ça se lit sans déplaisir (à petite dose).
    C'est un ouvrage idéal pour les toilettes (je m'adresse évidemment aux personnes constipées, comme il est précisé dans le sous-titre, les autres n'ayant manifestement pas besoin d'un renforcement culturel dans ce domaine d'activité). Mais ce n'est bien évidemment qu'un très modeste avis, qui, une fois encore, ne vaut peut-être pas beaucoup plus qu'un pet de lapin, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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    • Livres 3.00/5
    Par petitours, le 07 décembre 2010

    petitours
    Fantastique essai de pétologie exhumé du XVIIIème siècle. Où l'on en lit des vertes et des pas mûres sur les vesses, rots et autres flatulences. La tentative de typologie des pets est à mon sens assez pauvre, mais l'héritage de Rabelais est là. Un petit livre drôle et libertin.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lisa1789, le 15 février 2015

    Lisa1789
    J'ai rarement autant ri en lisant un livre qu'avec celui-ci ! La façon dont l'auteur classe les flatulences en catégories, je ne m'y attendais pas !

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    • Livres 3.00/5
    Par Merignac33700, le 25 décembre 2014

    Merignac33700
    Un certain souffle...

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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 02 novembre 2011
    L'ouvrage se décline ainsi : définitions, classements, hiérarchies, anecdotes et regard sociopolitique sur l'utilité du pet à faire progresser la civilisation. Pour tout savoir sur les vents du corps.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par Nastasia-B, le 17 septembre 2014

    Définition du pet en général : Le pet, que les Grecs nomment πσρδη´, les Latins, crepitus, l'ancien Saxon, purten ou furten, le haut Allemand, Fartzen, et l'Anglais, fart, est un composé de vents qui sortent tantôt avec bruit, et tantôt sourdement et sans en faire.
    Il y a néanmoins des auteurs assez bornés et même assez téméraires pour soutenir avec absurdité, arrogance et opiniâtreté, malgré Calepino et tous les autres dictionnaires faits ou à faire, que le mot pet, proprement pris, c'est-à-dire dans son sens naturel, ne doit s'entendre que de celui qu'on lâche avec bruit ; et ils se fondent sur ce vers d'Horace qui ne suffit point pour donner l'idée complète du pet.
    Nam disposa sonat quantum Vesica pepedi. (Sat. 8)
    (" J'ai pété avec autant de tintamarre qu'en pourrait faire une vessie bien soufflée. ")
    Mais qui ne sent pas qu'Horace, dans ce vers, a pris le mot pedere, péter, dans un sens générique ? Et qu'était-il besoin, pour faire entendre que le mot pedere signifie un son clair, qu'il se restreignît à expliquer l'espèce de pet qui éclate en sortant ? Saint-Évremond, cet agréable philosophe, avait une idée du pet bien différente de celle qu'en a prise le vulgaire : selon lui, c'était un soupir ; et il disait un jour à sa maîtresse devant laquelle il avait fait un pet :
    " Mon cœur, outré de déplaisirs,
    Était si gros de ses soupirs,
    Voyant votre humeur si farouche,
    Que l'un d'eux se voyant réduit
    À n'oser sortir par la bouche,
    Sortit par un autre conduit. "
    Le pet est donc, en général, un vent renfermé dans le bas ventre, causé, comme les médecins le prétendent, par le débordement d'une pituite attiédie, qu'une chaleur faible a atténuée et détachée sans la dissoudre ; ou produite, selon les paysans et le vulgaire, par l'usage de quelques ingrédients venteux ou d'aliments de même nature. On peut encore le définir comme un air comprimé, qui, cherchant à s'échapper, parcourt les parties internes du corps, et sort enfin avec précipitation quand il trouve une issue que la bienséance empêche de nommer.
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  • Par Nastasia-B, le 29 mars 2015

    Si le pet diphtongue est plus terrible que le tonnerre et s'il est constant que la foudre qui le suit a écrasé une infinité de personnes, a rendu sourds les uns et hébété les autres, il est donc hors de doute qu'un pet diphtongue, s'il ne foudroie pas, est capable non seulement de causer tous les accidents du tonnerre, mais encore de tuer sur le champ les gens faibles, d'un génie pusillanime et susceptibles de préjugés. Nous portons ce jugement en raison des ingrédients dont il est formé, et de l'extrême compression de l'air, qui, devenu libre, ébranle tellement en sortant les colonnes de l'air extérieur, qu'il peut détruire, déchirer et arracher en un clin d'œil les fibres les plus délicates du cerveau, donner suite à un mouvement de rotation rapide à la tête, la faire tourner sur les épaules comme une girouette, briser à la septième vertèbre l'étui de la moelle allongée et par cette destruction, donner la mort.

    Des divisions du pet.
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  • Par Nastasia-B, le 02 février 2014

    C'est bien mal connaître le pet que de le croire si criminel et coupable de tant de grossièretés. Le vrai pet, ou pet clair, n'a point d'odeur, ou du moins si peu, qu'elle n'a pas assez de force pour traverser l'espace qui se trouve entre son embouchure et le nez des assistants. Le mot latin "crepitus", qui exprime le pet, ne signifie qu'un bruit sans odeur, mais on le confond ordinairement avec deux autres ventosités malfaisantes, dont l'une attriste l'odorat et se nomme vulgairement vesse, ou, si l'on veut, pet muet, ou "pet féminin", et l'autre qui présente le plus hideux spectacle, que l'on nomme pet épais, ou "pet de maçon". Voilà le faux principe sur lequel se fondent les ennemis du pet ; mais il est aisé de les confondre, en leur montrant que le vrai pet est réellement distingué des deux monstres dont on vient de donner une notion générale.
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  • Par Nastasia-B, le 25 avril 2015

    PETS DE PAYSANNES : Pour répondre à certains mauvais plaisants qui ont perdu de réputation les pets de paysannes, on écrit des environs d'Orléans qu'ils sont très beaux et très bien faits. Quoique accommodés à la villageoise, qu'ils sont encore de fort bon goût, et l'on assure les voyageurs que c'est un véritable morceau pour eux et qu'ils pourront les avaler en toute sûreté comme des gobets à la courte queue. Les bergères de la vallée de Tempé, en Thessalie, nous donnent avis que leurs pets ont le véritable fumet du pet, c'est-à-dire qu'ils sentent le sauvageon, parce qu'ils sont produits dans un terrain où il ne croît que des aromates, comme le serpolet et la marjolaine, et qu'elles entendent qu'on distingue leurs pets de ceux des autres bergères qui prennent naissance dans un terroir inculte. La marque distinctive qu'elles enseignent pour les reconnaître et n'y être pas trompés, c'est de faire ce que l'on fait aux lapins pour être sûrs qu'ils sont de garenne, flairer au moule.

    Quelques pets plaisants.
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  • Par Nastasia-B, le 16 octobre 2014

    Une assemblée brillante, depuis deux heures garde un silence plus morne que celui qui règne à la Grande-Chartreuse ; les uns se taisent par cérémonie, les autres par timidité, d'autres enfin par ignorance : l'on est prêt de se séparer sans avoir prononcé un mot. Un pet se fait entendre au travers d'un panier furieux ; aussitôt un murmure sourd prélude à une longue dissertation, que la critique dirige et que la plaisanterie assaisonne. C'est donc à ce pet que la société est redevable de la rupture d'un silence burlesque, et de la matière d'une conversation enjouée : le pet est donc également utile à la société en général.

    Avantages des pets pour la société.
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