ISBN : 2290052760
Éditeur : J'ai Lu (1999)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 70 notes) Ajouter à mes livres
Écoutez, tendez l'oreille. Vous entendrez une de ces variations sur le même thème (celui de la quête de soi) que Nancy Huston affectionne. La première voix serait celle, plaintive et langoureuse, d'une de ces violes galbées du XVIIIe si... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Anassete, le 07 juin 2010

    Anassete
    A travers un plan qui paraît chaotique, Nancy huston arrive à nous faire accepter la violence déchaînée à son plus haut point. Entrer dans la lecture a été assez difficile. J'ai commencé à apprécier les différentes réflexions à partir du dernier tiers du livre. le premier tiers est violent mais on est comme transportés, et le second tiers a été presque repoussant. Pourtant, comme dans "Une adoration", le derniers tiers a montré la puissance de l'écriture et de la maternité. le titre du livre est encore plus explicite une fois qu'on a lu la fin du livre.
    Un livre que je conseille, mais mieux vaut avoir lu d'autres romans du même auteur pour s'habituer à son écriture. La violence y est décrite avec simplicité mais aussi avec force.
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    • Livres 4.00/5
    Par zabeth55, le 19 janvier 2012

    zabeth55
    Nadia, écrivain, raconte l'histoire vraie de Barbe, accusée de sorcellerie. A travers elle, elle repense à sa propre vie. Les chapitres alternent sa propre vie et celle de Barbe. Des similitudes, des souffrances identiques. L'écriture de la vie de Barbe amène Nadia à une renaissance plus apaisée d'elle-même.
    Toujours le même bonheur de retrouver Nancy Huston, son style, son écriture.
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 03 juin 2011

    canel
    Une révélation qui m'a donné envie de découvrir tous les ouvrages de cette auteur.
    Beaucoup oublié, à relire !
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Citations et extraits

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  • Par kathy, le 27 février 2011

    ... Passant de l'harmonie à la dissonance, de l'accord au désaccord... Ecoutez, sérieusement. J'en ai fini avec les jamais et les toujours, les tout et les rien. Dorénavant j'embrasserai les mixtures, les choses mitigées, et me contenterai de morceaux de perfection (comme on dit morceaux de musique). L'Enfer et le Paradis sont tous les deux ici, sur Terre. Nulle part ailleurs. Nulle part ailleurs. Datmôn, vous ne voyez pas? Jamais vous ne l'emporterez. Toute résolution de désespérer est annulée en un clin d'oeil par le visage d'un enfant, le sourire d'une amie, la beauté d'un poème, d'un tableau ou d'une fleur...non parce que ces choses sont une raison d'espérer (ne vous en faites pas, je n'irai pas jusque-là!) mais parce qu'elles sont. Point à la ligne. No future. Je crois aux personnages de mon roman de la même façon que les paysans superstitieux croient aux fantômes, ou les mères en leurs enfants ; non parce qu'ils espèrent en tirer quelque chose, mais parce qu'ils sont là: de façon aussi irréfutable que miraculeuse. Le désespoir est exactement aussi débile que l'espoir, ne voyez-vous pas? La vérité n'est ni la lumière permanente éblouissante, ni la nuit noire éternelle; mais des éclats d'amour, de beauté et de rire, sur fond d'ombres angoissantes; mais le scintillement bref des instruments au milieu des ténèbres (oui, car la musique ne se perçoit que grâce au silence, le rythme grâce à l'étendue plane); mais des rayons de soleil s'infiltrant entre les planches pourries des latrines où Barbe et Barnabé viennent de s'embrasser pour la dernière fois...
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  • Par AnneH, le 16 février 2011

    J'ai peur des autres, de leurs mondes, de tous leurs mondes... Quand je les croise dans la rue, je vois la souffrance dans leurs yeux et elle m'envahit, je n'arrive pas à me protéger d'elle, c'est comme si je n'avais pas de peau, leur douleur me frappe comme une décharge électrique et je n'arrive pas à la mettre à la terre, je ne peux que frémir et frissonner en attendant de me retrouver seule, ça me rend folle de penser que chacun de ces êtres contient un univers de peur et de douleur et de colère, il y en a trop, trop (...) des milliards de gens en train circuler dans des magasins, des bureaux, des usines, des centrales nucléaires, la tête grésillant de soucis...
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  • Par zabeth55, le 19 janvier 2012

    Toute résolution de désespérer est annulée en un clin d’œil par le visage d’un enfant, le sourire d’une amie, la beauté d’un poème, d’un tableau ou d’une fleur.

    La vérité n’est ni la lumière permanente éblouissante, ni la nuit noire éternelle : mais des éclats d’amour, de beauté et de rire sur fond d’ombres angoissantes, mais le scintillement bref des instruments au milieu des ténèbres
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  • Par LoulouRaspoutine, le 29 juillet 2011

    Tu comprends ce que je veux dire, n'est-ce pas Sabina ? - qu'on était humains, quoi, et que notre vanité était hautement cocasse, car on faisait comme si hier et demain n'existaient pas, comme si chacun d'entre nous n'avait pas été un môme casse-cou zigzaguant sur le trottoir, et comme si on n'allait pas tous devenir des vieillards tremblotants et divagants...
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  • Par Eipoca, le 03 janvier 2012

    Toujours, maintenant, quand je suis "quelque part", en train de faire "quelque chose" [...] il y a encore, plus fort que jamais, le désir d'être là.
    Où est là?
    Où est cela?
    Enfant, il n'y avait pas le moindre doute dans mon esprit: "cela" (que j'appelais aussi the real thing) viendrait plus tard, quand je serais grande, quand j'aurais échappé à ma famille chaotique et commencé à réaliser mes rêves. Salopard de diable. Aujourd'hui, à quarante-neuf ans, je vois que "cela" restera toujours hors de mon atteinte, et que je mourrai sans jamais avoir réussi à vivre.
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DÉMONS QUOTIDIENS .
Une année sous le regard de Nancy Huston, avec l?artiste Ralph Petty.Le journal intime et politique de Nancy Huston avec les dessins de l?artiste franco-américain Ralph Petty. Douze mois sous le regard mordant, humoristique, noir parfois, qui est celui de Nancy Huston, auquel répondent les silhouettes de Ralph Petty. Un livre sur ?la vie comme elle va?, qui modifie notre vision du monde.








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