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ISBN : 2290052760
Éditeur : J'ai Lu (1999)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 275 notes)
Résumé :
Écoutez, tendez l'oreille. Vous entendrez une de ces variations sur le même thème (celui de la quête de soi) que Nancy Huston affectionne. La première voix serait celle, plaintive et langoureuse, d'une de ces violes galbées du XVIIIe siècle. Elle raconte l'histoire des jumeaux orphelins, Barbe et Barnabé. Le duo, vibrant d'amour l'un pour l'autre, tâche de survivre dans le Berry miséreux de cette même époque. L'autre voix serait interprétée par quelque flûte vénitie... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
greg320i
greg320i07 janvier 2014
  • Livres 5.00/5
C'est d'une plume vif, voir corrosif , vile mais tranquille que coule le parfum onctueux et doux des remous qui agite le roman de Nancy Huston .
Vivifiant et édifiant ,on se dresse à la vue des vilains mots qui résonne dans certaines paroles de sa bouche ,enfin,,de sa Barbe ( le curieux nom donné à son personnage )
Bref, de quoi ça parle ? Instruments des ténèbres ,, Musique maestro !
On assiste et ne résiste pas ,aussitôt le livre ouvert à ce flot cru,curieux et injurieux d'accoutumance à solliciter le Diable :une délicieuse démence que balance à au nez et au sus de tous les envies de dégouts et de sollicitude pernicieuse et vicieuse qu'entraine le mono-dialogue entre la narratrice et sa petite voix tentatrice
Ahh vilaine Nadia. Qui est-elle, que nous veut -elle là ?
Pas trop dans le topo de l'histoire , ces hors-propos en matière de journal intime interrompu et corrompu par son " Daimon " amuse pourtant le lecteur, ton légèrement condescendant et descendant largement en dessous de la ceinture. Ah la vilenie . Que serer-t-on sans un bon jeu de mot sur les parties ? (pour peut-être mieux faire comprendre l'attrait et la force ubuesque des rapports ?)

Seconde histoire: Car oui, le texte nous apprend que c'est elle qui nous raconte un conte, une fable misérable d'une pauvre dame esseulé et de son frère jumeau séparé à la naissance. Entrez donc dans la 'vraie' intrigue de ce roman .

Et nous redescendons d'un ton qui commencer très fort pour repartir dans l'usé presque désuet langage puisque d'un autre siècle où il fait bon pourtant de se voir catapulté et insulté à la manière des vieux charretiers. ( dois-je préciser ? ,,non, non ça ira, ça ira).
Aux armes les citoyens, aux larmes la femme Persona non grata : Barbe (un de ces noms,, une idée peu chaste de l'esprit de l'auteur me suis-je dis) .
Désuète presque refaites par les hommes, elle nous trouble par son coma à subir tout les satyres qu'elle reçoit. Plus émotionnel , son combat ensuite : son accouchement caché et sa vie de paysanne diaphane qui devra affronter le regard et les foudres de la haute société hagarde de concevoir l'accouchement de petite nature qui n'a raison d'exister .
Enfin voilà ,le texte tel que je l'ai compris et subis. D'autres y verront surement plus de poésie certain(e)s plus de magie , car la fin apporte quand même sa petite note larmoyante ,touchante de gratitude sur l'attitude courageuse de notre Brave Barbe.
Bref, Bravo à l'auteur Nancy Huston , qui,de juste ton et de manière original et drôle, de nous concocter un double rôle de composition pour un roman qui ne laissera pas tout le monde indifférent.
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Kaya
Kaya10 juillet 2013
  • Livres 4.00/5
Étrange roman de Nancy Huston, où nous découvrons en alternance deux récits, celui de Nadia, écrivain cynique et vaguement tordue dans son carnet "Scordatura" ("discordance"), et celui de Barbe, l'héroïne du roman de Nadia, une petite paysanne française du XVIIIe siècle.
Je pense que ma lecture de l'oeuvre a été tronquée par le contexte dans lequel je l'ai découverte, à savoir celui de mon mémoire sur l'avortement en littérature. Je l'ai lu sous ce prisme, et je pense que c'est une lecture raisonnable mais il n'est pas impossible que j'aie laissé tomber des aspects importants du roman.
Ce qui fait la jonction entre l'histoire de Nadia et de Barbe, que pourtant tout oppose, c'est la maternité.
Nadia ne veut pas d'enfant, elle s'est débarrassée de chaque grossesse "comme des scarabées". Pourtant, l'un de ces foetus a résisté, s'est implanté dans son ventre... Ce presqu'enfant, elle n'en voulait pas et pourtant, le sentiment de maternité est monté en elle petit à petit...
Cet enfant avorté l'obsède, lui rend visite la nuit, occupe ses pensées...
Elle écrit l'histoire de Barbe, petite paysanne engrossée par son patron, comme une thérapie, pour mener à terme cette grossesse qu'elle même a interrompue. Je m'arrête ici pour ne pas en dévoiler la fin.
Il est très difficile de s'attacher aux héroïnes de Huston, je trouve. Elles sont froides, distantes, presque robotiques... Il faut vraiment les épier, les garder à l'oeil, pour voir surgir l'étincelle, la fragilité, qui les rend plus sympathique. Ou pas. Une héroïne n'a pas forcément à nous inspirer de la compassion.
Un très bon roman que je recommande. Assez dérangeant, il faut bien l'admettre, mais mon sujet de mémoire m'a habituée à bien pire que ça...
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emmyne
emmyne12 février 2012
  • Livres 5.00/5
Un texte double et dense en roman de la filiation ( parenté et liaison ), en roman féministe. Un récit dans le récit, manuscrit et carnet d'auteur, le jeu de l'abîme, celui dans lequel plonge la narratrice. Deux personnages, deux siècles, deux destins de femmes, miroir de leurs errances intimes.
Sur - ou sous - le roman de misère tristement historiquement trivial et banal de Barbe, cette jeune servante du début du XVIIIème, celui de l'auteure-narratrice qui revient sur sa propre histoire familiale, ou plutôt sur son parcours et ses choix inscrits dans cette histoire. Une histoire de maternité douloureuse parce que refusée. Imposée. Ce roman, c'est autant la liberté de penser, de s'exprimer que celle de disposer de son corps.
Ce roman, souvent terrible, cynique et confondant, c'est celui du double. L'exploration de la thématique est étourdissante, un vertige : narratrice-héroïne, fille-mère, les personnages jumeaux fille-garçon, la vie réelle et la vie spirituelle, Dieu et le diable, le Témoin et/ ou l'absurde de l'existence, le péché et/ou l'injustice, la fidélité au mariage et l'amant, reflexion-reflet, la maternité et la création...
Un roman en correspondances dans tous les sens du terme -" J'ai besoin d'écrire ceci pour pouvoir écrire cela. Et inversement. ". Des voix qui se croisent, des chapitres alternés entre le récit historique et l'introspection à laquelle se livre la narratrice. Réflexions plus qu'introspection même si elle s'immerge, sombre, " s'abîme ", très loin, touche à l'insaisissable étrangeté " tirant de ses propres profondeurs de fabuleux accords de mémoire et d'imagination "
Ce regard, plus désemparé que amer, sur l'existence menée par sa propre mère - " Elle pria Dieu de lui donner force et patience, mais Il ne lui donna qu'encore et toujours des enfants : certains vivants, d'autres morts, tous épuisants. " -, pose crûment et cruellement à la narratrice la question de ses propres relations aux hommes, à son père.
" Je suis tellement patiente avec lui. Jamais un mot plus haut que l'autre. Froide, impassible comme un bloc de glace. [...] Maintenant que je ne déteste plus mon père, ce qu'il remue en moi est presque intolérable. de la pitié, bien sûr, - mais, si je regarde de plus près, une nostalgie lancinante aussi. "
Invocations et évocations, ces chapitres - " philopsychotiques " comme les qualifie l'un des amis de la narratrice - nouent un dialogue en aparté - échanges de répliques savoureusement féroces - avec le Daemôn convoqué, le démon intérieur reconnu, revendiqué comme inspirateur. Au diable " les défenses intellectuelles ", c'est un ensorcellement désenchanté.
" Tout est traduction désormais. Mes livres sont des traductions, par exemple : des tentatives maladroites, bâclées, pour transcrire ce que m'a révélé mon daimôn. L'original l'existe pas. L'original est comme le paradis : perdu par définition.
D'une plume alerte, sarcastique et incisive, intransigeante et érudite, à travers ces histoires de maternité, avec ces voix qui murmurent, résonnent-raisonnent, à travers ces chuchotements furieux, l'auteur interroge sur l'écriture, la noirceur de ses mots sur les pages, la conception des mots.
" ... Que, justement en raison du fait que la vie réelle existe, et qu'elle n'a pas de sens, il est indispensable que l'Art, qui tourne autour des inexistants, en ait. "
Une quête littéraire en métaphore musicale, un roman en partition ( autant division et partage ), composition magistrale sur ce manuscrit qui porte bien son titre de " Sonate de la Resurrection ".

Lien : http://www.lire-et-merveille..
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jostein
jostein23 juillet 2012
  • Livres 4.00/5
Dans Instruments des ténèbres, Nancy Huston entrecroise deux histoires de femmes, celle de Barbe, soeur jumelle de Barnabé, nés en 1686 et celle, plus contemporaine de Nadia, rebaptisée Nada.
A 300 ans d'intervalle, il y a tant de parrallèles entre ces deux femmes abandonnées.
Barbe a perdu sa mère à sa naissance, elle grandit de maisons en fermes. Elle rencontre toutefois de bonnes personnes comme Hélène mais le sort des femmes, des bonnes est souvent tragique à cette époque. Violée par son patron, elle doit s'enfuir. C'est l'époque de la sorcellerie et le diable n'est jamais loin des destinées difficiles.
Mais quel est le sort de Nadia? Elevée dans une famille nombreuse avec un père violent et une mère fragile, elle traîne aussi la mort de son frère jumeau. Elle aussi, est confrontée à l'infanticide et au peu de compassion de ses partenaires masculins.Ellen'a qu'une seule vraie confidente, Stella, l'amie de sa mère.
A cinquante ans, elle est devenue une écrivaine reconnue et écrit la Sonate de la Résurrection (la vie de Barbe) et en écho, les carnets Scordatura (sa propre confrontation avec ses démons).
C'est un roman sombre qui évoque la condition féminine au travers des époques, la confrontation à la maternité et à la mort.
Lien : http://surlaroutedejostein.o..
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Justine-Coffin
Justine-Coffin08 juillet 2016
  • Livres 5.00/5
Une structure complexe à dessein
Ce roman alterne entre deux époques d'un chapitre à l'autre.
. La première, située dans des temps moyenâgeux volontairement flou (révélant ainsi le caractère intemporel de l'histoire contée et ses résonances avec le monde actuel), raconte l'histoire de Barbe et Barnabé, une soeur et un frère, jumeaux, depuis leurs naissances (et la mort en couche de leur mère) à leur mort (ou leur renaissance). C'est surtout à la destinée (aux accents mystiques et symboliques) de Barbe que le récit s'attache et à ses déboires successifs que le personnage accepte avec force et courage. Barbe apparaît comme une parabole quasi biblique : à sa confrontation au monde des Hommes (et des hommes), leur violence, leur malveillance et leurs vices, Barbe demeure bienveillante. Cette partie du roman sur un travail d'investigation et d'imprégnation ; Nancy Huston s'est inspirée de la vie réelle de Barbe Durand rapportée dans l'ouvrage de André Alabergère, Au temps des laboureurs en Berry. Comme tout écrivain s'emparant d'un fait réel, Huston s'est tellement imprégnée que cette histoire qu'elle est parvenue à transcender le réel pour devenir une véritable fiction.
. La deuxième époque, située dans un contexte explicitement plus contemporain mais également assez flou, suit le « carnet Scordatura » (manière d'accorder les instruments à cordes qui s'écarte de l'accord usuel), sorte d'assemblage d'extraits de journaux intimes de Nadia qui interroge sa propre essence et son identité face à un passé tout aussi tourmenté que celui de Barbe, ce personnage sur lequel elle est en train d'écrire un roman (mise en abîme donc). Nadia fait appel à son « daîmon » avec lequel elle dialogue : sorte de diable la forçant à creuser en elle ; je n'ai pu m'empêcher d'y voir un parallèle avec le dialogue qui s'opère bien souvent entre celui qui écrit et son écrivain, en d'autres termes, celui qui use de son instrument de curetage pour racler au fond des entrailles un potentiel reste d'enfant avorté. En même temps que Nadia se cherche et se reconstruit, elle donne naissance à un livre : « La sonate de la résurrection » (l'histoire de Barbe).
Une multitude de pistes d'analyse du roman
Comme tout grand roman suffisamment mûri et maîtrisé pour devenir ce que j'appelle un classique (c'est-à-dire un livre qui, quelle que soit l'époque, saura toujours résonner quelque part chez le lecteur, et révèle chaque fois sa naissance), Instruments des ténèbres peut avoir un nombre incalculable de pistes d'analyse et de compréhensions possibles.
De multiples résonances
Il y aurait l'aspect mythologique (le grand nombre de symboles et d'échos qui peuvent renvoyer à des figures mythologiques notamment pour Barbe et Barnabé) ; il y l'aspect musical (ne serait-ce que les titres des parties renvoyant à l'univers musical : « La sonate de la résurrection » (de Heinrich Biber) pour l'histoire de Barbe et la notion de « scordatura » dans la partie de Nadia) ou encore un aspect psychanalytique : le « daîmon » de Nadia pourrait être la figuration du psychanalyste… Je préfère vous parlez de ce qui m'a le plus frappée dans ce roman :
La féminité
Qu'on soit choquée, effarée ou surprise, voilà un roman qui ne laissera pas une femme indifférente ! Je n'ai pas l'habitude de faire de distinction de sexe lorsque je parle de littérature mais il faut bien avouer que ce roman, écrit par une femme, avec des personnages principalement féminins, questionnant la place de la femme dans deux époques et sociétés différentes, est un livre viscéralement féminin, en ce sens qu'il fait appel à la biologie féminine : enfantement, maternité, relation mère-fille, relation vagin-société.
Les deux époques du roman s'alternent et marchent de front, et c'est à travers le maillage et les échos qui se nouent entre elles que le questionnement sur la féminité prend toute sa force. C'est notamment un profond questionnement sur l'enfantement et le non-enfantement à travers trois figures majeures : la mort en couche initiale de la mère de Barbe, l'avortement de Nadia qui la rapproche un temps de sa propre mère, et l'accouchement mystérieux de Barbe ; et cette façon qu'a de montrer Nancy Huston que, malgré le décalage des époques, cette question est encore et avant tout une histoires de femmes qui s'entraident, qui s'épaulent, qui se comprennent et font toujours face seules (parce que cela se passe fatalement à l'intérieur de leur ventre, qu'elles ne peuvent l'ouvrir aux yeux des autres pour montrer et même pas du père potentiel que Huston montre dans les trois cas assez effacés et incompréhensifs face à l'enfantement).
À tous ces questionnements sur la place de la femme dans la société, il n'y a pas de réponses franches, seulement d'autres ouvertures, puisque la féminité est d'abord une affaire d'intériorité et d'intimité, que chaque femme porte en soi la réponse pour elle-même et pour un instante, et qu'elle ne sera pas nécessairement la même pour une autre. D'où peut-être aussi la représentation de la difficulté du contact à la mère entre Nadia et Elisa, sa mère.
Quels sont ces instruments des ténèbres… ? Ce roman en révèle de nombreuses facettes et c'est avec le ventre qu'on les ressent, plus qu'il ne serait possible de véritablement l'expliquer…
Lien : https://justine-coffin.me/20..
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Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
kathykathy27 février 2011
... Passant de l'harmonie à la dissonance, de l'accord au désaccord... Ecoutez, sérieusement. J'en ai fini avec les jamais et les toujours, les tout et les rien. Dorénavant j'embrasserai les mixtures, les choses mitigées, et me contenterai de morceaux de perfection (comme on dit morceaux de musique). L'Enfer et le Paradis sont tous les deux ici, sur Terre. Nulle part ailleurs. Nulle part ailleurs. Datmôn, vous ne voyez pas? Jamais vous ne l'emporterez. Toute résolution de désespérer est annulée en un clin d'oeil par le visage d'un enfant, le sourire d'une amie, la beauté d'un poème, d'un tableau ou d'une fleur...non parce que ces choses sont une raison d'espérer (ne vous en faites pas, je n'irai pas jusque-là!) mais parce qu'elles sont. Point à la ligne. No future. Je crois aux personnages de mon roman de la même façon que les paysans superstitieux croient aux fantômes, ou les mères en leurs enfants ; non parce qu'ils espèrent en tirer quelque chose, mais parce qu'ils sont là: de façon aussi irréfutable que miraculeuse. Le désespoir est exactement aussi débile que l'espoir, ne voyez-vous pas? La vérité n'est ni la lumière permanente éblouissante, ni la nuit noire éternelle; mais des éclats d'amour, de beauté et de rire, sur fond d'ombres angoissantes; mais le scintillement bref des instruments au milieu des ténèbres (oui, car la musique ne se perçoit que grâce au silence, le rythme grâce à l'étendue plane); mais des rayons de soleil s'infiltrant entre les planches pourries des latrines où Barbe et Barnabé viennent de s'embrasser pour la dernière fois...
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scriptascripta10 juillet 2016
Chacun de nous transporte en soi le centre de l’univers.
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emmyneemmyne12 février 2012
Oui, l'humanité a besoin de vous tous, vous autres inexistants. Et elle a besoin de tous vos petits apprentis aussi : les sorcières, les prêtres vaudou, les poètes, les peintres et les fous qui, patiemment, inlassablement, amènent à l'existence des choses impalpables, accomplissent des miracles, réparent les jambes cassées et les coeurs brisés, soulagent la douleur, rendent suaves les larmes les plus amères, transforment l'eau en vin et la salive en nectar, muent la dure chair solitaire - par la magie d'une baguette, d'une flèche, d'une aiguille ou d'un poème - en or fondu.
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AnneHAnneH16 février 2011
J'ai peur des autres, de leurs mondes, de tous leurs mondes... Quand je les croise dans la rue, je vois la souffrance dans leurs yeux et elle m'envahit, je n'arrive pas à me protéger d'elle, c'est comme si je n'avais pas de peau, leur douleur me frappe comme une décharge électrique et je n'arrive pas à la mettre à la terre, je ne peux que frémir et frissonner en attendant de me retrouver seule, ça me rend folle de penser que chacun de ces êtres contient un univers de peur et de douleur et de colère, il y en a trop, trop (...) des milliards de gens en train circuler dans des magasins, des bureaux, des usines, des centrales nucléaires, la tête grésillant de soucis...
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zabeth55zabeth5519 janvier 2012
Toute résolution de désespérer est annulée en un clin d’œil par le visage d’un enfant, le sourire d’une amie, la beauté d’un poème, d’un tableau ou d’une fleur.

La vérité n’est ni la lumière permanente éblouissante, ni la nuit noire éternelle : mais des éclats d’amour, de beauté et de rire sur fond d’ombres angoissantes, mais le scintillement bref des instruments au milieu des ténèbres
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