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ISBN : 2742727701
Éditeur : Actes Sud (2000)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 415 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Ch. b. à tt f. pour petit ménage, logée, sach. cuisiner." Saffie a vingt ans. Elle est allemande. À peine arrivée à Paris, elle répond à l'annonce du jeune musicien, Raphaël. Celui-là même qui lui ouvre la porte et qui reste médusé devant ces yeux de silence et cette p... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 01 mai 2012

    carre
    Ce qui frappe à la lecture de Nancy Huston c'est son amour pour ces personnages, "L'Empreinte de l'ange" en est le parfait exemple. 1957. La jeune Saffie quitte son pays l'Allemagne pour rejoindre Paris. Elle rencontre un jeune flutiste de grand talent Raphael Lepage. Pour le jeune homme c'est le coup de foudre. Raphael épouse Saffie et nos deux tourtereaux deviennent parents.Saffie malgré cette vie en apparence heureuse semble plus spectatrice qu'actrice. Un jour, Saffie rencontre Andras, cet homme va libérer bien des émotions chez la jeune femme.
    En choisissant la guerre d'Algérie en toile de fond, Nancy Huston à travers cette histoire d'amour, c'est toute une époque qu'elle restitue avec minutie. le plaisir vient de la complexité de ces personnages, des thèmes abordés (la féminité, l'enfance, l'amour, la maternité, l'adultère, la liberté). C'est remarquablement écrit avec ce qu'il faut de justesse, de tendresse, une histoire d'amour bouleversante qui va droit au coeur. Huston est vraiment une auteure talentueuse.
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    • Livres 4.00/5
    Par Melopee, le 11 janvier 2012

    Melopee
    C'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai retrouvé la plume de Nancy Huston que j'avais tant aimé dans Ligne de faille et La virevolte. Car dès les premiers mots, les premières pages, la narration me happe et je file suivre les personnages si habilement esquissés par l'auteur.
    Ici on découvre une jeune femme énigmatique, Saffie, une allemande débarquant au printemps de 1957 à Paris. Cherchant un emploi, elle se retrouve en tant que domestique au service du flûtiste de renom, Raphaël Lepage. Celui-ci tombe rapidement amoureux et lui ouvre bien plus que sa porte. C'est un petit couple qui se forme. Banal en somme sauf que Saffie ne se départ pas de son masque d'indifférence, de son désintérêt de tout et même des autres. Raphaël est pour elle un homme comme un autre à un détail près, il l'entretient dans un cocon douillet. Bientôt la jeune femme tombe enceinte et c'est un espoir pour Raphaël. Et si la maternité pouvait l'éveiller à la vie et aux sentiments les plus simples?
    Rien ne se passe comme prévu car Saffie exècre d'avance le petit être qu'elle porte en elle. Si seulement il pouvait disparaitre...
    Surgit dans sa vie, le salvateur luthier Andras, un juif hongrois qui répare l'instrument de son mari. Mais bien plus que la flute, il répare aussi les affects de Saffie et lui donne goût à la vie, aux promenades, aux discussions animées. Ainsi Raphaël est heureux, depuis qu'il joue, se déplace et gagne encore en prestige, sa femme elle aussi s'illumine. Est-ce un rêve? Comment se fait-il que cela se soit fait si naturellement? Et ce déclic, est-il vraiment de son ressort?
    On suit les personnages avec un plaisir grandissant. Plus la situation s'installe (cette double vie qui convient à tous), plus la chute parait être inéluctable. Et qu'elle sera raide ! Car l'enfant (Emil), au départ non désiré du couple légitime, est un excellent prétexte pour sortir et se rendre chez Andras. Il grandit et se plait à ce manège avec ses deux papas : l'un qui le met mal à l'aise (Raphaël), l'autre qui lui fabrique des jouets et s'occupe de lui (Andras).
    Il est terrible ce livre en cela qu'on se dit qu'une relation amoureuse ne peut contenir que deux personnes. L'irruption de la troisième est source de souci tout autant que de joie et de déraison. On se prépare à une confrontation, à un malsain déballage du linge sale en public... et l'issue nous surprend malgré tout. Qu'est-ce que j'ai pu détester la Saffie aux deux visages ! Profiteuse d'un confort qu'elle ne mérite pas, elle vit dans l'amour absolu de deux hommes, bientôt comblée par un enfant qui la vénère également. Et dans tout cela elle jongle avec habileté pour ne pas éveiller les soupçons de la concierge, ni choisir entre un homme plutôt que l'autre. L'infidélité me fera toujours bondir je crois, quel qu'en soit le motif. L'histoire de Saffie qui nous est dévoilée peu à peu ne trouve pas grâce à mes yeux pour la rendre plus humaine. Je la plains, elle et la censure qu'elle s'inflige sur son passé. Si seulement elle trouvait comment se donner exclusivement à un seul homme !
    Mais pour le style de l'histoire, j'y ai trouvé du plaisir, car les personnages m'ont paru réalistes, la trame elle aussi est "tendance". Mais c'est bien les cinquante dernières pages qui m'ont le plus intéressé car enfin la tension se lève. C'est presque un soulagement que l'histoire ne reste pas dans ce huis-clos cantonné à trois personnages (avec comme "otage" privilégié l'enfant) !
    Encore un très bon Huston dans ma bibliothèque ! Et dans la vôtre?
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    • Livres 5.00/5
    Par Altervorace, le 09 juillet 2012

    Altervorace
    Des romans sur l'après-guerre, le poids des traumatismes, j'en ai lu un grand nombre. A mes yeux c'est un sujet difficile, on tombe facilement dans le pathos ou la facilité. C'est pour cette raison que le résumé de L'Empreinte de l'ange m'avait légèrement effarouchée. En refermant l'ouvrage, je n'ai pu que me féliciter d'avoir cédé à mon impulsion et passé commande.
    Je remarque que j'ai plus de mal à parler de mes coups de cœur que des cultures pourries. Il est tellement plus facile de se moquer que de porter aux nues. Ce roman m'a touchée, émue, intéressée et marquée. le style de Nancy Huston a trouvé un merveilleux équilibre et sa modernité, subtile, est ciselée. Les mots coulent facilement comme pour contrebalancer la dureté du propos. Les personnages, tous, m'ont fascinée. Saffie, bien sûr, et son détachement au début du livre. Raphaël qui commet la folie de mettre de côté l'étrangeté de sa femme, de croire que tout va bien. Et Andras, celui par lequel nait une rédemption fragile ainsi que la tragédie. L'humanité de chaque protagoniste est criante, ainsi que leurs manquements et leurs égoïsmes. J'ai aimé que l'on ne ressente aucun jugement, aucun regard malfaisant sur eux. On se les attache tel qu'ils sont, sans mensonge. Ce roman, court, sait faire monter la tension, on sent bien qu'il y aura un « grand final » mais j'ai été incapable de deviner lequel.
    Soyons francs, certains passages sont difficiles, la cruauté de la guerre semble presque nous sauter à la gorge. Nancy Huston parvient, à mon sens, à ne pas tomber dans le pathos lorsque les secrets des héros se dévoilent. Cette auteure semble connaître la patience et la subtilité. Non seulement j'ai été happée de bout en bout par son ouvrage mais ce dernier est parvenu à vivre avec moi même lorsque j'avais fini ma lecture.
    Cette première rencontre avec Nancy Huston est une grande réussite et ce roman restera longtemps dans mes pensées. Après cela, j'ai hâte de pouvoir lire un autre livre de cette dame. Je croise les doigts pour qu'il soit à la hauteur et que commence une longue histoire entre moi et la romancière.

    Lien : http://altervorace.canalblog.com/archives/2012/07/09/24384377.html
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    • Livres 4.00/5
    Par nougat65, le 28 juin 2012

    nougat65
    Ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la plume de Nancy Huston.
    Elle nous embarque immédiatement dans un roman ayant pour toile de fond la guerre d'Algérie.
    Son héroïne, Saffie, est "glaçante" dans ses gestes, ses silences, ses souvenirs, sa façon d'être et dans ses choix...
    Nancy Huston réussit à créer un véritable malaise et une tension difficile à supporter alors qu'elle aborde des sujets qui d'habitude transpirent le bonheur.
    (l'amour, l'attente d'un enfant, la vie à deux).
    Pas vraiment d'espoir dans cette histoire qui finit aussi mal qu'elle a commencé. Juste un cri contre la guerre et ses horreurs.
    Des bourreaux, des victimes dans chaque camps et toujours l'enfance comme symbole de l'innocence bafouée.
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 17 mai 2010

    LiliGalipette
    Roman de Nancy Huston. Lettre H de mon Challenge ABC 2010.
    Mai 1957, à Paris. Saffie, vingt ans, arrive de Düsseldorf. Elle frappe à la porte d'un grand appartement bourgeois de la rue de Seine. Elle a répondu à une offre d'emploi pour un poste de bonne à tout faire. Derrière la porte, il y a Raphaël Lepage, vingt-huit ans, flûtiste de renom. Il tombe immédiatemment amoureux, fou amoureux de Saffie qui accepte de l'épouser après un mois seulement. L'aime-t-elle? Non. Elle semble fermée au monde, inaccessible. Mais quand elle rencontre Andras, le luthier de son mari, son coeur s'éveille. L'amour est là, brûlant, entre le juif hongrois et l'allemande. Saffie commence une double vie, de chaque côté de la Seine. Pendant ce temps, la guerre d'Algérie fait rage et s'ajoute aux conflits intérieurs et aux batailles que chacun traverse.
    Bouleversant roman! Tant de choses à dire!
    Saffie est une femme "scindée en deux. Rive droite, rive gauche. le Hongrois, le Français. La passion. le confort." (p. 220) Elle n'aime pas son époux, mais c'est grâce à lui qu'elle est française, qu'elle a pu se débarasser de son identité civile d'allemande. Auprès d'Andras, elle est juste une femme amoureuse et heureuse, qui s'ouvre à la réalité.
    De son mariage avec Raphaël, par "le martyr sacré des mères" (p. 95), Saffie a conçu un fils, Emil, le témoin silencieux et consentant de ses amours adultères. "Emil est son prétexte; son alibi; le sine qua non de ses amours avec Andras. Emil est leur otage." (p. 260) Raphaël est le père biologique, le père civil. Mais Andras est le père de coeur. Emil est l'innocent qui accepte la faute. Et L'empreinte de l'ange, qu'est-ce donc? C'est "la fossette entre la racine du nez et les lèvres. [...] C'est ici que l'ange pose un doigt sur les lèvres du bébé, juste avant la naissance - Chut! - et l'enfant oublie tout. Tout ce qu'il a appris là-bas, avant, en paradis. Comme ça, il vient au monde innocent." (p. 191)
    La guerre d'Algérie tient le fond du décor. Mais "les Lepage de la rue de Seine sont peu préoccupés par ces histoires." (p. 80) Saffie vit en dehors du temps et des choses, elle ne voit rien, ne ressent rien, retranchée dans une indifférence protectrice. La nonchalence de Raphaël la conforte dans cet état d'esprit. Mais aux côtés d'Andras, elle ne peut plus se cacher de l'Histoire. Elle ne peut plus faire semblant. Andras est un sympathisant à la cause des Algériens. Il refuse l'inaction et le défaistisme. Il force Saffie à ouvrir les yeux, à affronter la peur et la laideur de leur temps.
    La seconde guerre mondiale est derrière eux, mais la haine et la peur de l'autre est toujours là. L'autre, il est allemand nazi, russe communiste, juif, algérien musulman. La haine semble transférable d'un peuple à l'autre. Andras refuse de considérer que la France est en paix: "C'est pas fini la guerre! [...] Entre 40 et 44, la France se laisse enculer par l'Allemagne, elle a honte alors en 1946 elle commence la guerre à l'Indochine. En 54 elle la perd, les Viets l'enculent, elle a honte alors trois mois après elle commence la guerre à l'Algérie!" (p. 166) Les erreurs grammaticales sont celles qu'Andras, de langue maternelle allemande, commet quand la langue française lui fait défaut.
    La haine et les souvenirs font mauvais ménage. Saffie garde des images traumatisantes de son enfance pendant la guerre, elle tait des vérités détestables sur elle et les siens. Andras a vu des horreurs et refuse celles qui sont commises dans les rues de Paris, les ratonnades et les humiliations. L'Allemande apatride et le Hongrois juif, ennemis par l'Histoire, sont alliés dans l'amour et guérissent l'autre de ses blessures.
    La voix narratrice vole d'époque en souvenirs, floutte les frontières, permet au passé et à ses douleurs de se mêler au présent. Elle est aussi sarcastique quand elle s'adresse au lecteur. Elle prétend que si l'on a pas vécu les douleurs de Saffie, on ne peut pas comprendre son histoire. La voix narratrice est aussi cinglante avec les exactions nazies: "il y aura toujours quelqu'un pour venir [...] raconter encore un autre drame, une autre horreur, c'est littéralement inépuisable. Quelle aubaine pour les romanciers, cet Hitler!" (p. 268) Et hop, un petit coup de griffe à la littérature concentrationnaire!
    Il y a la musique de Raphaël, ses deux flûtes chéries et sa technique du souffle circulaire. Il y a Bach, Tchaikovsky, Jolivet, Debussy ou encore Marin Marais dont les airs joués par le flûtiste raisonnent au fil des pages. Cette musique est belle mais tellement inefficace! Et Raphaël est tellement ridicule avec ses idéaux artistiques! "La musique, c'est ma lutte à moi. Jouer de la flûte, c'est ma façon à moi de rendre le monde meilleur." (p. 285) Raphaël, combattant d'un nouvel âge? Pas vraiment...
    Ce livre pourrait se lire à toute allure, on se laisserait facilement prendre à la violence de la passion et au déchaînement de l'Histoire. Mais pour une fois, j'ai pris mon temps. Parce que l'histoire est dense, étouffante presque. L'amour est bouleversant, agressif presque dans sa beauté parfaite. J'ai pleuré souvent au fil des pages.
    Loin d'être un autre roman sur l'Allemagne nazie et l'Holocauste ou une diatribe envers le gouvernement du Général de Gaulle pendant la guerre d'Algérie, l'histoire est simplement le récit d'un amour qui n'est peut-être pas né au bon moment ni avec les bonnes personnes. Mais c'est comme ça, on ne peut rien y faire, c'est l'amour, tout simplement.


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/05/17/17926863.html
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Citations et extraits

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  • Par LolitaNieEnBloc, le 14 mai 2008

    Dans chaque histoire d'amour fou il y a un tournant ; cela peut venir plus ou moins vite mais en général cela vient assez vite ; la plupart des couples ratent le tournant, dérapent, font un tonneau et vont s'écrabouiller contre le mur, les quatre roues en l'air.
    La raison en est simple : contrairement à ce qu'on avait cru pendant les premières heures, les premiers jours, tout au plus les premiers mois de l'enchantement, l'autre ne vous a pas métamorphosé. Le mur contre lequel on s'écrase après le tournant, c'est le mur de soi. Soi-même : aussi méchant, mesquin et médiocre qu'auparavant. La guérison magique n'a pas eu lieu. Les plaies sont toujours là, les cauchemars recommencent. Et l'on en veut à l'autre de ce qu'on n'ait pas été refait à neuf ; de ce que l'amour n'ait pas résolu tous les problèmes de l'existence ; de ce que l'on ne se trouve pas en fin de compte au Paradis, mais bel et bien, comme d'habitude, sur Terre.
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  • Par kolibri, le 22 juillet 2010

    Elle ferme les yeux. Du bout de son index, Andras se met à dessiner son profil, commençant sur le front, à la naissance des cheveux, puis descendant délicatement entre les sourcils, suivant le fine crête du nez et se glissant dans la fossette entre la racine du nez et des lèvres.
    - C'est ici, dit-il, que l'ange pose un doigt sur les lèvres au bébé, juste avant la naissance - chut !- et l'enfant oublie tout. Tout ce qu'il a appris là-bas, avant, au paradis. Comme ça, il vien au monde innocent...
    Les paupières de Saffie s'ouvrent progressivement, elle veut vérifier l'empreinte de l'ange sur le visage de son amant mais son regard est aspiré par la bleue lumière dansante des yeux qui l'étudient.
    - Sinon, poursuit Andras en riant, qui veut naître ? Qui accepte d'entrer dans cette merde ? Ha ! Personne ! On a besoin de l'ange !
    - Et ça s'arrête quand, l'innocence ? demande Saffie d'une voix rêveuse, remuant à peine les lèvres sur lesquelles le doigt d'Andras est encore posé. Toi tu es innocent ?
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  • Par Heureuse, le 26 septembre 2010

    Comment tant de mondes peuvent-ils coexister sur une même planète? Lequel parmi eux est le plus précieux, le plus vrai, le plus urgent à connaître? Ils s'agencent entre eux de façon complexe mais non pas chaotique, avançant de front, tourbillonnant, entrant en collision et en collusion les uns avec les autres, des effets surgissant des causes et se transformant à leur tour en causes qui déclencheront des effets et ainsi de suite et ainsi de suite, à l'infini..
    Un infini dans l'ensemble assez funeste, il faut bien le dire.
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  • Par SLGDesYeuxPourLire, le 22 mars 2014

    Dans chaque histoire d'amour fou il y a un tournant ; cela peut venir plus ou moins vite mais en général cela vient assez vite ; la plupart des couples ratent le tournant, dérapent, font un tonneau et vont s'écrabouiller contre le mur, les quatre roues en l'air. La raison en est simple : contrairement à ce qu'on avait cru pendant les premières heures, les premiers jours, tout au plus les premiers mois de l'enchantement, l'autre ne vous a pas métamorphosé. Le mur contre lequel on s'écrase après le tournant, c'est le mur de soi. Soi-même : aussi méchant, mesquin et médiocre qu'auparavant. La guérison magique n'a pas eu lieu. Les plaies sont toujours là, les cauchemars recommencent. Et l'on en veut à l'autre de ce qu'on n'ait pas été refait à neuf ; de ce que l'amour n'ait pas résolu tous les problèmes de l'existence ; de ce que l'on ne se trouve pas, en fin de compte, au Paradis, mais bel et bien, comme d'habitude, sur Terre.
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  • Par Sachenka, le 27 août 2011

    Michelle marche tête basse, toute à son angoisse, et comme Saffie a les yeux plongés dans les flots gris de son passé, les deux femmes ne se voient pas. Ça arrive tout le temps, ce genre de chose. On s'étonne des rencontres miraculeuses, des coïncidences inouïes : "Comme le monde est petit!" s'exlame-t-on à chaque fois... mais en vérité la vie comporte bien davantage de ces rencontres ratées, ces presque rencontres, ces pas-tout-à-fait coïncidences.
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NANCY HUSTON
Reflets dans un oeil d'homme Causerie avec Nancy Huston Mardi 2 octobre à 19h à la Librairie Monet Nancy Huston interroge les responsabilités de notre société quant au regard aujourd'hui porté sur les femmes. Elle attire notre attention sur les déviances de ce regard générées notamment par la photographie et son utilisation publicitaire ou artistique depuis la fin du XIXe siècle. Elle explore l'ombre et la lumière du tout premier regard masculin -- celui du père --, lequel renvoie aux jeunes filles un reflet d'elles-mêmes qu'elles ne pourront jamais oublier. Assurance ou éternel dégoût s'immisce alors dans l'inconscient de chacune, et de cela dépendra immanquablement leur devenir physique et amoureux. Convoquant au fil de sa réflexion sa propre expérience, celle des hommes qui l'entourent, comme celle de très belles figures féminines -- la photographe Lee Miller, l'actrice Jean Seberg, l'écrivaine Anaïs Nin, la star Marilyn Monroe ou la « philosophe prostituée » Nelly Arcan --, Huston nous offre un livre sensible, puissant et dérangeant car il révèle notre insouciance, parfois même notre indifférence devant une époque devenue pornographique ; elle remet en question le dogme selon lequel les différences entre les sexes sont socialement construites, replace hommes et femmes dans leurs justes rôles par rapport à la séduction et à l'idée de beauté, et nous rappelle que notre indignation vis-à-vis des femmes portant le voile est déplacée dans un pays où la femme se prostitue ...








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