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ISBN : 2844209041
Éditeur : Thierry Magnier (2011)


Note moyenne : 3.37/5 (sur 59 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Dans son journal, Lucy écrit tout ce qu'elle ne peut pas dire à haute voix. A treize ans alors que les idées se bousculent dans sa tête et les sensations dans son corps, elle a du mal à supporter son père pasteur et sa mère ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Annette55, le 28 avril 2014

    Annette55
    Lucy a treize ans, elle décide d'écrire dans son cher " Carnet" tout ce qu'elle ne peut pas dire, son amour de la langue, des mots, sa rébellion contre l'ordre familial, les convenances.....
    Ce récit court et émouvant sous forme de Journal intime raconte le passage brusque et violent de l'enfance à la jeunesse.
    Cela se passe au Canada ,pendant la Grande Crise Économique en 1936 et cela sonne juste.
    Le père de Lucy est pasteur dans une petite paroisse à la campagne.
    Il s'occupe des pauvres et des démunis à une époque où la misère régnait un peu partout.....
    Lucy intelligente, ouverte et curieuse, avide de liberté, aînée de quatre enfants, s'interroge sur les préceptes transmis par la famille, sur le monde qui l'entoure et sur la diversité des gens qu'elle côtoie.
    Elle balance entre le désir de révolte qui l'anime et la crainte de renoncer au confort des habitudes et des croyances acquises....elle se confie à son cher Carnet jour après jour dans la chaleur de ce mois d'été particulièrement chaud et a bien souvent très faim car la famille n'a plus les moyens de bien se nourrir ou que de choses indigestes.....
    C'est l'arrivée du docteur Bernard Beauchemin accueilli par son père qui va la pousser hors de l'innocence enfantine, lui montrant la voie vers une compréhension du monde faite d'écoute et de compassion.....
    Nancy Huston décrit la confrontation ultra violente entre les habitudes et les croyances étriquées et une attitude intelligente d'ouverture aux autres.
    Un bel hommage à l'esprit critique, un beau coup de cœur pour ce trop court récit dédié à l'ambivalence inconfortable de l'adolescence toute en révolte et indignation!


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    • Livres 5.00/5
    Par Melopee, le 11 janvier 2012

    Melopee
    Il est inutile de dire que j'aime énormément Nancy Huston mais c'est une première pour moi que de la lire en littérature jeunesse. Trêve de suspense, le cru est bon une fois de plus et dans cette brève histoire elle trouve également mille ressorts pour nous envoûter.
    Lucy Larson a 13 ans. Elle vit dans l'Ouest canadien, dans un petit village paumé au lendemain du krach boursier de 1929. La pauvreté la restreint elle et sa famille et pourtant les envies demeurent inchangées : bien manger, paresser, profiter de la vie. Seulement, elle est fille de pasteur et en cela, elle doit se rendre à tous les offices comme le reste de la fratrie : une sœur, deux frères. On ne peut pas dire que ce soit l'enthousiasme lorsqu'il s'agit de parler de religion. D'une part cela l'ennuie, ensuite elle s'interroge sur l'existence de Dieu. Ainsi, quand vient l'heure de réciter le bénédicité, sa bouche reste close. Son carnet, c'est son refuge où elle livre pèle-mêle pensées inavouables, jurons et interrogations diverses. C'est que Lucy en a sur le cœur et qu'elle a de la suite dans les idées. Ce "cher carnet" c'est celui qui l'écoutera sans la juger, celui qui recueillera son spleen et ses envies. Car à 13 ans, on est pas tout à fait un adulte mais on se sent pourtant bien loin de l'enfance et de ses restrictions imposées. le quotidien de la famille c'est d'accueillir les "pauvres" et de leur offrir gite et couvert. Non que les repas soient fastueux mais le partage est une valeur essentielle véhiculée par le pasteur Larson. Voici comment arrive un jour le curieux docteur Beauchemin, un expatrié venu de l'Est qui débarque avec un passé dont il ne faut dire mot. Qu'y a-t-il à cacher? Qu'a-t-il fait pour se retrouver sans rien ni personne au milieu de nulle part? Lucy trouve en lui un interlocuteur à l'écoute porté sur l'échange et le débat. Son carnet petit à petit se fait le témoin de cette relation ambigüe entre Lucy et l'étranger.
    Il y a peu de mots pour dire comment j'ai ressenti l'histoire. J'ai trouvé la jeune narratrice touchante car elle semble en mal de communication : d'abord le journal puis le docteur. Et elle apprend constamment des autres, des mots (qu'elle cherche à grand renfort de dictionnaire, pour le compliqués) et dissimule ses ignorances derrière l'humour et la répartie. Quant au tour que prend l'histoire, je vous laisse juge mais quant à moi je l'ai trouvé plausible, voire prévisible. de plus, comment ne pas parler de la forme du récit? Car c'est bien le petit journal intime que nous avons là et c'est dans les mots simples et volubiles qu'on trouve toute la fraicheur du personnage.
    Ce ne sera rien de moins qu'un coup de cœur pour cette lecture ultra plaisante de début d'année. Je recommande bien évidemment chaudement !
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    • Livres 4.00/5
    Par pile, le 12 février 2012

    pile
    En 1936, l'Alberta, une province canadienne, est en proie à une sécheresse sans précédent, qui s'additionne à la crise économique dont souffre le continent nord-américain depuis déjà plusieurs années. C'est là que vit Lucy Larson, treize ans. Son père est pasteur et accueille volontiers à leur table tous les déshérités qui croisent son chemin. Ils n'ont pourtant le plus souvent qu'une soupe bien diluée à se partager. C'est dans ce contexte que Lucy fait connaissance avec le docteur Beauchemin, que sa famille va héberger…
    Roman pour la jeunesse de la canadienne d'expression française Nancy Huston, Ultraviolet se présente comme le journal intime de Lucy, de juillet à octobre 1936.
    Lucy est heureuse d'avoir reçu un carnet pour son anniversaire, de pouvoir y noter toutes ses pensées, s'y défouler, y faire des fautes ou y écrire des gros mots. Elle adore jouer avec les mots, chercher leur définition et leur étymologie dans le dictionnaire. Dans son “cher carnet”, elle va aussi pouvoir noter sa révolte. Elle a faim et n'en peut plus de vivre dans ce trou perdu. Alors elle remet tout en cause, notamment la religion et l'éducation reçue de ses parents. Et puis le beau Bernard Beauchemin ne la laisse pas indifférente. Il y a un mystère dans le passé de cet homme, un scandale peut-être, ce qui n'est pas pour lui déplaire. Grâce à lui, à leurs discussions, à ses sentiments pour lui, en quelques mois Lucy va se révéler à elle-même.
    J'ai trouvé ce roman sur la quête de soi qui accompagne l'adolescence vraiment très joli et gorgé d'une belle énergie vitale, d'une soif de liberté qui fait du bien. J'ai apprécié le ton plein de fraîcheur de la petite narratrice et j'ai trouvé beaucoup de justesse dans ses sentiments et ses interrogations. Mais dites, Madame Huston, vous ne pourriez pas écrire des romans un petit peu plus longs ?
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    • Livres 5.00/5
    Par Ancolie, le 26 septembre 2012

    Ancolie
    Un carnet, c'est un vrai laboratoire de sorcière nous dit Lucy, 13 ans, dans son journal intime. Nous sommes au Canada dans les années 30 dans une famille de pasteurs. Lucy, adolescente particulièrement précoce et intelligente, utilise son carnet pour jouer avec les mots qu'elle adore et pour écrire tout ce qu'elle ne peut avouer tout haut. Ses doutes sur l'existence de Dieu, son ras-le-bol devant les privations dues à la crise économique et à la sécheresse et tout ce qui lui passe par la tête. Ce journal intime raconte un quotidien bien banal finalement jusqu'au jour où son père invite chez eux un homme dans le besoin. Lucy est fascinée et séduite par cet homme qui se révèle libre et tolérant. Une rencontre qui va marquer sa vie.
    C'est le premier Nancy Huston que je lis et je suis plus que ravie d'avoir commencé par celui-ci. C'est un livre sur le regard que l'on porte, adolescent, sur le monde qui nous entoure, sur la richesse de l'écriture et sur l'influence des rencontres que l'on peut faire. J'ai adoré. Superbement bien écrit, concis mais intense : un petit bijou !
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    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 17 mai 2012

    canel
    Année 1936, ouest du Canada. Lucy a treize ans, une soeur et deux frères plus jeunes, un père pasteur, une mère peu compréhensive - d'après elle. Bref, Lucy est adolescente, se rebelle contre pas mal de choses (la religion, Dieu, les parents, la crise économique, la sécheresse), et réfléchit beaucoup. A défaut de fréquenter des jeunes de son âge, elle s'épanche dans son journal intime.
    En tant que pasteur, son père accueille parfois à la maison des personnes en difficulté. L'arrivée du docteur Beauchemin va changer la vie de Lucy, lui donner une bouffée d'air frais, une ouverture et une passerelle vers le monde des adultes qu'elle comprend si mal.

    J'ai eu le tort d'aborder ce roman en le comparant bien malgré moi au 'Journal d'Anne Frank' - la narratrice ayant le même âge et vivant à la même époque. Une impression agaçante de futilité a donc marqué et gâché une bonne partie de ma lecture. Lucy souffre de la faim, de la sécheresse, de la mésentente avec ses parents - soucis bien dérisoires en regard de ceux de la jeune Anne... Puis le récit prend une autre tournure, devient moins plaintif, plus réfléchi, lorsque Lucy exprime son éveil à l'amour, relate ses conversations avec un adulte qu'elle respecte et admire, et les réflexions que cela suscite chez elle.

    En bref, un beau livre à découvrir dès 13-14 ans, plein de révolte ravalée mais aussi de sagesse, d'intelligence... avec, en prime, un peu d'étymologie passionnante.
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Critiques presse (1)


  • LaPresse , le 14 juin 2011
    Elle joue avec les mots et les figures de style [...], on sent la plume de l'écrivaine qui s'amuse à se mettre dans la peau d'une jeune fille.
    Lire la critique sur le site : LaPresse

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Citations et extraits

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  • Par latina, le 25 juin 2012

    Question 1. Puisque Dieu a fait les hommes, pourquoi il ne les a pas faits comme il les voulait? Je veux dire, quand Dieu décide de faire le Déluge, c'est quand même au tout début de l'histoire, très peu de temps après la création, juste à la cinquième page du premier livre de la Bible. "La terre était pleine de violence. Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue. Car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre." C'est bizarre, non? Il vient juste de la créer, la terre, et déjà elle est corrompue? Et quand bien même il aurait raté sa création au premier coup, il aurait pu se rattraper, non? Il atait déjà tout-puissant, non? Alors n'aurait-il pas dû changer les hommes et leur nettoyer le coeur en quelque sorte, plutôt que de les assassiner en masse? Moi ce genre de comportement me fait penser à Jackie et Phillip quand ils se disputent un jouet : ils le cassent et puis terminé, on n'en parle plus. C'est tellement puéril, pour un Dieu ! Non???
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  • Par Ancolie, le 26 septembre 2012

    C'est fou mais je n'y avais jamais pensé : chacun des millions d'individus qui peuplent la Terre a la tête remplie de pensées et de sentiments, exactement comme moi. Les gens vivent ensemble, parlent travaillent mangent et vont à l'église ensemble, mais, le soir, chacun se retrouve seul avec ses rêves, ses espoirs et ses angoisses.

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  • Par Melopee, le 11 janvier 2012

    Chaque fois que maman ressort la rengaine du "c'était mieux avant", j'ai envie de lui demander : "Mais alors, si tu aimais tant cette vie-là, pourquoi as-tu épousé un pasteur sans le sou qui avait choisi de s'enterrer dans l'Ouest?" [...] Mais une fille de treize ans ne peut pas vraiment poser ce genre de questions à sa mère. D'autant que, si la mère en question n'avait pas épousé le pasteur en question, la fille en question ne serait même pas là pour la poser, la question. (p. 27)
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  • Par Pays_des_contes, le 01 octobre 2011

    Une des merveilles de ce carnet, c’est que les mots chaleur insensée, une fois qu’on les a couchés sur la page, vous rafraîchissent un peu par rapport à la chaleur insensée qu’il fait dehors. C’est étonnant mais c’est vrai. De même pour les arcs-en-ciel : si les « vrais » manquent cruellement dans l ciel de l’Alberta depuis trois ans, ceux que j’ai écrits l’autre jour répandent un peu de couleur dans mon âme quand je les relis.
    On n’est pas obligé de se limiter au « vrai », au « réel ». Ce qu’on imagine est réel aussi ! Tu comprends ? C’est magique : tout change ici, du fait même de l’écrire. Un carnet c’est un vrai laboratoire de sorcière.
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  • Par pile, le 12 février 2012

    Terminé l’église, les bienséances, les réponses toutes faites : dorénavant je suivrai l’exemple de Bernard Beauchemin. Oui bientôt, très bientôt maintenant, je mettrai mes pas dans les siens et – voyageant, étudiant, lisant mille livres et posant mille questions – je me construirai une existence à moi. Plus de compromis. Ceux qui m’aiment, m’aimeront, les autres tomberont en chemin. A moi la liberté !
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Vidéo de Nancy Huston

Nancy Huston vous présente son ouvrage "Bad girl, classes de littérature" et "Lignes de faille" aux éditions Actes Sud. "Lignes de Faille" : spectacle mis en scène par Catherine Marnas (TNBA) d'après le roman de Nancy Huston.








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