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> Christine Le Boeuf (Traducteur)

ISBN : 2742755403
Éditeur : Actes Sud (2005)


Note moyenne : 4.01/5 (sur 149 notes) Ajouter à mes livres
Une histoire d'amitié sur un fond artistique des années 70. Ce n'est pas un hasard si Siri Hustvedt dédie son livre à Paul Auster. On y retrouve dans un décor new-yorkais les mêmes turbulences étranges, le même thème du doubl... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Nymphette, le 28 septembre 2010

    Nymphette
    Si elle est la femme de P AUSTER, S HUSTVEDT est surtout un auteur à part entière. Ce roman attire d'abord par son titre: « tout ce que j'aimais », n'est-ce pas simplement sublime ? le roman est lui, dense, riche et complexe.
    Il est clair que le travail de documentation a été âpre et bien mené. Les sujets aussi difficiles qu'érudits auraient pu rebuter l'auteur et être traités de manière superficielle. Mais il n'en est rien. Elle explore aussi bien les sources de l'inspiration artistique, les désordres psychologiques et alimentaires que les déchirements du couple.
    Quand à l'histoire contée… Elle est étrange. Je suis assez perplexe même si le propos m'a tenu en haleine jusqu'au bout, j'en garde un goût amer, à la fois de vivisection et de mystère non résolu.
    Comme dans un beau tableau, que l'on ne comprend pas vraiment, certains touches ressortent, certains traits vous marquent, il y a des points culminants, oui, mais il en reste surtout l'envie de lire autre chose du même auteur pour confirmer le talent stylistique ou infirmer l'incapacité à transmettre du sens.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle, le 07 novembre 2011

    sentinelle
    J'ai beaucoup aimé ce roman, particulièrement le dernier tiers. Beaucoup d'humanité se dégagent de ces pages, avec tout ce qu'elle a de meilleur et de pire : amitié, amour, créativité, générosité, empathie, accompagnement mais aussi deuil, mensonge, manipulation, déchéance et vice.
    Un très bon roman sur la perte et la question d'identité. Qui sommes-nous ? Comment devenons-nous ce que nous sommes ? Quel est le poids de notre héritage familial ? Quelle responsabilité avons-nous en tant que parents ou proches dans cette construction identitaire ? Beaucoup de questions sans réponses simples ni définitives tant la complexité du cheminement de l'homme dans la construction de son identité est grande et difficilement appréciable.
    Roman sur la culpabilité mais aussi sur ces moments très délicats que sont ces points de non-retour dans une vie : il y a des événements qui font qu'aucun retour en arrière n'est possible, de gigantesques carrefours qu'on n'attendaient pas s'ouvrent à nous et nous voilà bien obligés de nous y engouffrer sans trop savoir où cela nous mènera. Travail difficile qui consiste dans un premier temps à accepter cette perte de contrôle et ces moments d'égarements tout en essayant de se reconstruire petit à petit.
    « Tout ce que j'aimais » est mon préféré de l'auteur à ce jour. Et pourtant ce n'était pas gagné d'avance tant ce roman peine à prendre son envol et prend son temps, mais cela vaut la peine de s'accrocher tant la diversité des thèmes abondent et la manière délicate d'y toucher finit véritablement par nous transporter. Je retiendrais surtout de ce roman une belle sensibilité et sa belle humanité.

    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-tout-ce-que-j-aima..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Chouchane, le 13 octobre 2011

    Chouchane
    Dans un style très dépouillé presque nu, nous suivons environ trente ans de la vie de deux couples à New York. Et la vie à NY est la même qu'ailleurs ! pleine d'amitié, d'amour, de drames et de désillusions. Ils sont artiste, historien de l'art, écrivaine, modèle... deux naissances, deux morts. Ce livre peut se résumer à une image : La mère de Bill une juive allemande, la tête dans les mains pleurant devant un album photo. Bill qui lui demande ce qu'elle a. Elle qui répond "ils sont tous morts". Il y a un jour, si l'on vit assez vieux, où tout ce que nous aimions a disparu. Dans ce roman, ils ne meurent pas tous mais d'une certaine façon tous disparaissent à l'instar de la vue Bill, le conteur, qui diminue. Ce roman n'est pourtant pas réellement triste peut-être parce que l'écriture est tellement journalistique et documentée que les émotions sont retenues par les informations. D'ailleurs, par moment, ces parties techniques sont un peu longues. A la fin, cependant, une famille en remplace une autre, peut-être une lueur d'espérance, peut-être ....
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par zazimuth, le 10 novembre 2011

    zazimuth
    Ce roman et son écriture, la façon de tourner autour des pensées et de la psychologie des personnages principaux sur une longue durée, m'ont fait penser au « Carnet d'or » de Doris Lessing lu il y a pas mal d'années mais qui m'avait fait forte impression.
    C'est l'histoire de Léo et des personnes qui l'entourent. Léo est spécialiste en Histoire de l'Art et donne des cours à l'université. Il vit avec Erica qui écrit des articles plutôt sur la littérature. le couple se lie d'amitié avec des voisins : Bill est artiste peintre (et plus largement plasticien) et sa femme Lucille poète. Ils ont des garçons du même âge, Mark et Matt. Mais Lucille et Bill vont se séparer et ce dernier vivre finalement avec son modèle, Violet, qui est chercheuse en sociologie, notamment sur tout ce qui tourne autour de la névrose des femmes au XIXè siècle.
    Ces deux couples vont s'épauler l'un après l'autre après avoir subi des drames : la noyade du fils d'Erica et Léo alors qu'il est âgé d'une dizaine d'années, puis la découverte quelques années plus tard que Mark, le fils de Bill est un menteur pathologique qui vole et commet des actes très louches.
    Ce sont les relations croisées entre ces personnages, les épreuves qu'ils traversent, l'évolution de leur caractère qui pousse le lecteur à avancer dans les pages. Et puis à partir de la moitié ou du dernier tiers de ce copieux roman, l'ambiance vire aussi au thriller avec l'amitié de Mark pour un artiste qui met en scène des corps mutilés de façon extrêmement violente et se trouve mêlé à une disparition inquiétante.
    J'ai préféré les deux premières parties du livre je pense mais la personnalité de Mark est un des attraits de cette lecture malgré tout. J'ai énormément aimé le personnage de Violet, si entier, et celui de Bill pour tout ce qui touche à sa conception de l'art et ses créations. Dans les personnages secondaires , il y a aussi Dan, le frère de Bill, et Laszlo, l'assistant de Bill qui devient un ami de Léo.
    Un récit très riche que je vous recommande donc.

    Lien : http://toutzazimuth.over-blog.com/article-tout-ce-que-j-aimais-de-si..
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    • Livres 2.00/5
    Par Lostinmypal, le 26 janvier 2012

    Lostinmypal
    Beaucoup de masturbation intellectuelle, vraisemblablement typique des milieux artistico-intellectuels.Dommage, car avec un regard plus humanisé sur les personnages, leur histoire aurait été touchante. Là, j'ai passé 80% de mon temps à m'ennuyer sévère, à essayer de me désembourber de considérations fumeuses et de chercher une âme à cette histoire.Il manque à SH un intérêt pour les êtres humains. Son univers est complètement déconnecté de la vie et je ne peux accrocher à ce style.Enfin, en ce qui concerne tous les passages artistiques (à périr d'ennui), je n'ai pu m'empêcher de penser à "Clara et la pénombre" qui évoque les pratiques artistiques "avant-gardistes" de façon totalement opposée, càd vivante et donc passionnante.
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 29 novembre 2011

    Quand je me détournai de la fenêtre pour regarder Violet, elle était si pâle que sa peau paraissait transparente, et je remarquai une rougeur sur son cou. Sous ses yeux baissés, il y avait de vagues ombres mauves. Je savais ce que je voyais : un chagrin sec, un chagrin devenu ancien et familier. Il pénètre les os et c'est là qu'il vit, car il n'a pas besoin de chair, et au bout de quelque temps on a l'impression de n'être plus que des os, durs et desséchés, tel un squelette dans une salle de classe.
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  • Par Sand, le 26 octobre 2009

    Nous fabriquons des histoires, après tout, à partir des matériaux sensoriels fugaces qui nous bombardent à chaque instant, suite fragmentée d'images, de conversations, d'odeurs et le contact des objets et des gens. Nous en effaçons la plus grande partie afin de vivre dans un semblant d'ordre et ce remaniement de la mémoire se poursuit jusqu'à notre mort.
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  • Par mandarine43, le 16 novembre 2011

    Après cette journée en salle de cours, mon chagrin prit un nouveau tour. Il y avait des mois que je vivais dans un état de "rigor mortis" volontaire interrompu seulement par la comédie de mon travail, laquelle ne me dérangeait en rien dans le tombeau que je m'étais choisi, mais je savais, quelque part, que cela devait craquer tôt ou tard. Chardin devint l'instrument de la fêlure parce que le petit tableau m'avait pris par surprise. Je ne m'étais pas préparé à son assaut sur mes sens et je m'effondrai. La vérité, c'est que j'avais évité de revenir à la vie parce que je savais que ce serait atroce.
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  • Par mandarine43, le 12 novembre 2011

    - L'oubli, dis-je, fait sans doute partie de notre vie autant que le souvenir. Nous sommes tous amnésiques.
    - Mais quand nous avons oublié, dit Lucille en se tournant vers moi, nous ne nous rappelons pas toujours que nous avons oublié ; par conséquent, se rappeler qu'on a oublié, ce n'est pas vraiment oublier, n'est-ce pas ?
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  • Par mandarine43, le 15 novembre 2011

    Le départ imminent d'Erica nous transforma. Savoir que nous serions bientôt séparés nous rendait tous deux plus indulgents, soulagés d'un fardeau que je suis encore incapable de nommer. Je n'avais pas envie qu'elle s'en aille et pourtant, le fait qu'elle s'en aille avait desserré un verrou dans les mécanismes de notre couple. A l'époque, c'était devenu une machine, un moteur éternellement en train de baratter le deuil.
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Siri Hustvedt - Un été sans les hommes .
Siri Hustvedt vous présente son ouvrage "Un été sans les hommes" aux éditions Actes Sud.http://www.mollat.com/livres/siri-hustvedt-ete-sans-les-hommes-9782742797226.html








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