> Christiane Armandet (Traducteur)
> Anne Bruneau (Traducteur)

ISBN : 2070408612
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 3.04/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Frances Farthingoe s'ennuie.
Elle se sent délaissée par ce mari qui passe ses journées devant son ordinateur ses nuits à observer les animaux au fond des bois. Elle décide d'organiser une fête somptueuse dans son manoir d'Oxford et y convie ses amis les plus cher... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par syannelle, le 01 mai 2012

    syannelle
    "Elle avait, depuis longtemps, appris à ne pas troubler les soirées de son mari par le récit de la banalité de ses propres journées.(...) Des millions de femmes, à la vie plus sinistre que la mienne, doivent survivre quotidiennement à ces expériences, s'était-elle dit. Mais elles ne pleurent pas. Pourquoi suis-je en train de pleurer?" (p.45)
    Rachel et Thomas, un couple entre deux âges parmi d'autres dans cette histoire de sentiments humains comptée par Angela Huth. Il vivent ensemble depuis si longtemps qu'ils ne se rappellent plus la flamme du début, qu'ils vivent dans une horrible routine, un marasme quotidien.
    Comme d'autres couples dans le texte que l'on suit au fur et à mesure de leur vie, ils vont recevoir l'invitation d'une amie pour passer une soirée chez elle. Contrairement à d'autres de ces couples, ils ne semblent pas heureux ensemble. Thomas est tiraillé par l'envie de partir, mais ne le peut décidément pas, et Rachel, comme le montre cet extrait, est prisonnière de sa vie, de son mari, de la peur de le déranger.
    J'aime bien cette phrase car c'est l'une des plus sombres de ce livre. Il y en a des rayonnantes, mais celle-là me glace. Elle résume la déprime, l'ennui, l'austérité et la culpabilité d'une femme qui n'est pas si différente de moi que cela. Cela peut arriver de ne pas vouloir se confier, d'avoir peur de déranger, et aussi de se dire qu'il y a toujours plus malheureux que soi. Soit. Mais il y a aussi toujours quelqu'un de plus heureux également. Il n'y a pas de mal à confier son malaise, et cette phrase me met mal à l'aise car elle me touche.
    Martin et Ursula. Un autre couple.
    "Même après seize ans de mariage avec une femme qu'on aime profondément, avec laquelle on partage enfants, maison, proximité quotidienne, on ignore quatre-vingt-dix pour cent de ce qui lui traverse l'esprit. (...) On devait simplement espérer qu'à l'intérieur tout allait bien." (p.151)
    Martin et Ursula semblent s'aimer malgré leurs années de mariage, malgré le temps, ce qui veut dire que c'est possible? Ralph, un ami proche du couple, est amoureux d'Ursula, mais d'un amour non réciproque ni partagé. On se demande comment le mari, Martin en l'occurrence, accepte cet ami vénéneux dans son entourage proche quotidiennement. Comment fait-il pour ne pas être jaloux à en crever? Moi, je serais jalouse à en crever. Enfin, encore une problématique de couple.
    Il y a aussi Bill et Mary, le couple le plus âgé, et pour ma part, le plus touchant.
    Un jour, Bill se demande: "Balzac a posé une très bonne question: un homme peut-il éternellement désirer sa femme? (...) Oui, définitivement oui." (p.136)
    Quelle étonnante réponse. Pour ma part, je pense que le désir ne peut pas être éternellement le même mais qu'il change et ainsi peut vivre éternellement. Donc je suis d'accord. On change, on vieillit, on aime et on déteste, on aime et on hais tour à tour, mais au final, on vit. Et ce couple est étonnant malgré son âge, ils sont juste attachants. On dirait que l'un et l'autre savent s'écouter et dire ce qu'ils ont à dire, simplement.
    Et en même temps, on ne sait pas pourquoi entre eux ça marche et pas avec d'autres. Pourquoi avec eux ça marche, qu'est ce qui fait qu'ils s'aiment encore, au delà de l'amour physique et de la passion?
    Je n'ai pas encore lu la soirée d'invitation elle-même, qui ne comporte que quelques pages. La plus grande partie du livre se focalise sur les couples et leurs sentiments respectifs, sur leurs émotions, et je dois dire que la manière de décrire ces dernières est très fine, précise et réussie. Ce livre ne part pas à cent à l'heure, n'a pas un rythme rapide, mais s'attelle à pénétrer dans la relation de couple de chaque personnages, dans leur vécu au jour le jour. J'imagine que la soirée finale va bouleverser leurs vies d'une manière ou d'une autre. Je vous tiendrai au courant. Un livre qui fait assurément réfléchir en tout cas...
    ...
    Le repas a finalement eut lieu. Nos couples se sont retrouvés. Il y a eu des surprises, comme pour Thomas, qui après avoir avoué son amour à Rosie, et s'être rendu compte de l'impossibilité d'une telle relation, a finalement décidé qu'il resterait avec Rachel, sa femme.
    Cette dernière, contre toute attente, à trouvé en Ralph, le célibataire impénitent, un être avec qui tout partager, y compris ses désirs les plus enfouis. Ainsi, le bal des surprise se referme sur la joie de certains qui trouvent chaussure à leur pieds.
    D'autres repartent à leur routine quotidienne.
    Mary se retrouve seule, car Bill son mari s'est éteint quelques temps avant, la laissant, là aussi contre toute attente, étrangement sereine.
    Ursula et Martin restent fidèles à eux-même.
    Un livre qui retrace la profondeur du sentiment de solitude qui peut étreindre chacun d'entre nous, mais aussi la force des liens d'entraide. Par dessus tout, chaque destin s'écrit au fur et à mesure des jours qui passent. Certaines choses changent, des sentiments d'amour se transforment mais restent présents.
    J'aime la douceur de la langue d'Angela Huth, et viens de me commander un autre de ses livres, que je commenterai sans doute largement un jour prochain.
    Bonne lecture à toutes et tous!
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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 11 juillet 2011

    kathy
    Francès, riche épouse quelque peu délaissée par son mari, -occupé, le jour, par l'élaboration de ses programmes informatique, et la nuit, par l'observation des blaireaux dans les bois-, décide d'organiser un grand bal pour tromper l'ennui. Elle invite à cette soirée des couples d'âge « mûr » dont nous allons suivre, tout au long du roman, l'intimité conjugale.
    A travers ce roman, Angela Huth s'interroge sur la vie de couple et le mariage. Stade ultime de l'amour entre deux partenaires, le mariage symbolisait un partage total et une confiance absolue en l'Autre. Mais le temps œuvre souvent en sa défaveur réduisant à néant les promesses de partage de pire et de meilleur.
    Le couple, ne serait-il, dès lors, qu'un équilibre subtile et précaire qui nécessiterait pour résister à l'usure du temps, d'inventer, à deux, « un cocktail de priorités, de compromis, de sacrifices, de culpabilité et d'intuition ».
    Pour répondre à ces questions, loin des caricatures faciles, A. Huth dépeint avec subtilité et finesse la personnalité de ses personnages livrés aux affres de l'« usure » du couple. Elle en explore les failles, les blessures, les doutes, les pensées cachées et les mots tus.
    Une peinture réaliste agréable à lire.
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    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 27 juin 2011

    missmolko1
    Un livre très drôle ou l'on découvre des couples assez farfelus. Un bon moment de lecture!!
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    • Livres 2.00/5
    Par MALIKA, le 10 juillet 2010

    MALIKA
    PAS GRAND CHOSE QUI SE DIT NI GRAND CHOSE QUI SE PASSE...
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Citations et extraits

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  • Par Neigeline, le 01 juillet 2010

    - Balzac a posé une très bonne question : Un homme peut-il éternellement désirer sa femme ?
    - Et qu'a t-il répondu ?
    - Oui. Définitivement oui." Bill embrassa Mary sur le nez. "Je ne l'oublierai jamais. Cela m'a formidablement encouragé quand j'ai pensé à t'épouser. Il était très éloquent , le vieux Balzac, là-dessus. Il a dit qu'il était aussi absurde de dénier qu'un homme puisse aimer toujours la même femme que de croire qu'un musicien célèbre a besoin de plusieurs violonts pour jouer un morceau de musique. Je n'ai pas eu besoin d'un autre violon, pourrais-tu dire".
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  • Par kathy, le 08 juillet 2011

    Elle s'était installée au milieu du chaos de la cuisine du nord d'Oxford (réfrigérateur ronronnant, gravures de Hockney, casseroles sales empilées dans l'évier qui attendaient qu'on s'occupe d'elles), et s'était absorbée dans des catalogues d'horticulture. Elle avait dégagé un espace pour son carnet de croquis et ses crayons, qui étaient cernés par une haie d'objets, semblaient à jamais réunis sur la table -deux pots de géraniums parfumés, un vase de lilas, une bouteille de jus de pomme fait à la maison, trois romans, un pot de marmelade d'orange sans sucre, un dauphin miniature, une écharpe aux couleurs de l'école et la lyre en strass, scintillante dans sa boîte ouverte. Ursula, en contemplant cette barrière exotique entre elle et le reste du monde, sourit : cela en disait long sur les occupants de la maison, pensait-elle, de même que toutes nos possessions tracent notre portrait. Ou devait-elle dire : nous trahissent?
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  • Par Neigeline, le 01 juillet 2010

    Rachel regardait les autres maris et leurs épouses qui dansaient ensemble, sans passion, chacun seul avec ses soucis. Tout comme eux, ils ne disaient rien. C'était peut-être une habitude banale de la vie conjugale que de garder ses observations pour le trajet du retour à la maison.
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  • Par kathy, le 08 juillet 2011

    C'est drôle, pensa Thomas, à quel point les jeunes, à notre époque, tiennent à s'affubler de vêtements trop grands. Est-ce un refuge, un camouflage nécessaire contre les regards hostiles? Ou simplement l'innocent uniforme de la jeunesse?
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  • Par Neigeline, le 01 juillet 2010

    Peut-être était-ce une autre sage habitude de la vie en solitaire : quand les gens viennent, apprendre quelque chose sur leurs passions est plus intéressant qu'apprendre quelque chose sur leur vie.
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The Land Girls, film (1998), bande-annonce








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