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ISBN : 2266128566
Éditeur : Pocket (2002)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 1917 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Les expérimentations sur l'embryon, l'usage généralisé de la drogue. Ces questions d'actualité ont été résolues dans l'État mondial, totalitaire, imaginé par Aldous Huxley en 1932. Défi, réquisitoire, anti-utopie, ce chef-d'oeuvre de la littérature d'anticipation a fait... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Peggy, le 22 février 2008

    Peggy
    Dans ce livre visionnaire écrit dès 1932, Aldous Huxley imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus.
    Dans cette société future, tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement conditionnés pour appartenir à l'une des 5 catégories de population. De la plus intelligente à la plus stupide: les Alpha (l'élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux pénibles).
    Le "Meilleur des mondes" décrit aussi ce que serait la dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves "auraient l'amour de leur servitude"...
    Ce livre reprend en fait les thèmes chers à Orwell dans 1984 : le totalitarisme, la manipulation des masses en vue de leur contrôle et le "grain de sable" qui fait vasciller la machine, avant de se retrouver broyé par elle... Ce qui est phénoménal ici, c'est le comparatif fait entre une société "civilisée", où la reproduction est exclusivement faite in-vitro, la sexualité n'ayant qu'une fonction récréative ("une personne appartient à toutes"), les notions de maternité et paternité étant qualifiées d'ignominieuses, et où tout sentiment est proscrit, le tout dans le but de fournir un "bonheur parfait"...
    Le livre est construit comme une belle histoire : un descriptif presque clinique de la société "civilisée", comme un tour d'horizon, ou une visite dans un musée sociologique, puis à l'occasion d'un voyage d'agrément, le contact brutal avec des individus "autres"... et la volonté de les ramener à la civilisation... une civilisation qui n'est pas la leur, et dont l'insertion finira forcément en tragédie...
    Je recommande chaudement cet ouvrage, qui vaut vraiment la peine d'être lu. Je ne suis pas seule à le dire, car cette oeuvre a été reconnue comme un des 100 chefs d'oeuvre de la SF par bon nombre de critiques...
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    • Livres 5.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 21 octobre 2012

    claudia_tros_cool
    Le meilleur des mondes...une antiphrase truffée d'ironie.
    Imaginez un monde ou aucune des valeurs, des normes, des règles et tout ce qui est propre à l'humanité d'aujourd'hui a disparu.
    Imaginez un monde où féconder n'existe plus et les mères ne sont plus , les enfants sont des ovules mît dans des éprouvettes qui naissent dans des laboratoires, que l'on classe ensuite par caste. Ces enfants décantés peuvent tout aussi bien être prédisposés a être des ouvriers que des scientifiques, mais dans Le meilleur des mondes il n'y a pas d'importance, un gama, un alpha, ou un Epsilon...ils sont tous heureux.
    Imaginez un monde où la vieillesse n'existe plus et de surplus le malheur non plus : dans Le meilleur des mondes de Huxley un Soma existe. le Soma représente les drogues d'aujourd'hui auxquelles, on aura réussit demain, à ôter tous les effets secondaires et destructeurs.
    Dans les mains d'un être humain civilisé non-psychopathe ce livre ne peut être que dérangeant et fascinant. Dérangeant parce qu'on a du mal a penser qu'un monde comme celui la puisse exister, pourtant est-il réellement impossible, qu'un jour, un monde comme celui ci existe ? Tout ce qu'à inventé l'auteur dans son monde n'est pas tiré par les cheveux, c'est juste révolutionnaire donc très plausible et c'est ce qui donne froid dans le dos surtout quand on sait qu'il l'a écrit en 1932 !
    Fascinant par l'écriture qui nous donne envie de plonger dans cet horrible monde, trop curieux de découvrir ce que cette civilisation renferme, ce que vont devenir les personnages.
    Je suis contente d'avoir lu des bonnes critiques et de m'y être fiée, ainsi que d'avoir été conseillé, parce que j'ai tout simplement adoré ce livre.
    Ce livre est pour moi un chef d'œuvre qui remet en question le monde dans lequel nous vivons et celui dans lequel nous pourrions vivre un jour.
    Le passage du long dialogue entre Mustapha Menier et le Sauvage est de loin mon préférée. Il renferme pleins de philosophie, pleins de questionnements sur les hommes, la connaissance, le bonheur, la vieillesse, l'amour, qui ne peuvent que frapper et faire réfléchir.
    J'ai bien aimé le clin d'œil fait a l'importance de la lecture qui trouvera toujours un moyen de perdurer quelque part, dans les mains d'une personne rendu différente par la lecture.
    Certains passages comme celui la et la chute sont très puissant sans vouloir faire de jeux de mots : j'ai perdu pieds pendant les dernières lignes. La fin est comme le titre ; pleine d'ironie.
    Cette lecture fut pour moi une grande découverte, il n'est d'ailleurs pas des livres que l'on n'oublient mais plutôt de ceux qui marquent et qui figurent dans la liste de préférée.
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    • Livres 4.00/5
    Par juliette2a, le 24 février 2013

    juliette2a
    Les utopies ou au contraire les dystopies ne sont pas les romans que je préfère. Malgré tout, j'ai beaucoup aimé "Le Meilleur des mondes", très original mais qui m'a bien plu !
    Ce roman, qui connut un vive succès dès sa sortie, raconte une société "civilisée" où père et mère n'existent plus, donc où les enfants sont fabriqués et divisés, dès leur naissance, en sous-classes, allant des Alphas (+ ou -) jusqu'aux Epsilons. Chacun est donc destiné à accomplir la tâche qui lui est dûe et vit heureux dans le bonheur et la tranquillité...En outre, le "soma", une substance sans Danger, est utilisé très souvent pour "rêver, s'évader, n'être plus conscient du monde qui nous entoure"; Dieu n'est plus prononcé, désormais remplacé par Notre Ford, le tout puissant de ce Nouveau monde, et les livres de Shakespeare sont inconnus...
    Le livre prend toutefois des dimensions différentes à partir du moment où deux jeunes employés du bureau où l'on "fabrique" les bébés, Bernard Marx et Lenina Crowne, décident de voyager dans une Réserve sauvage. A partir de là, la rencontre avec un "sauvage", John, et sa mère, Linda, va changer le cours de l'histoire et John n'acceptera jamais les conditions de cette société civilisée.
    C'est une magnifique lecture, très enrichissante, qui défend des idées visionnaires, et qui reprend, de façon implicite, la vie du temps de l'auteur (Lenina = Lenine; Bernard Marx = Karl Marx, et bien d'autres...).
    A lire avec grand plaisir !!
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    • Livres 4.00/5
    Par peloignon, le 15 novembre 2012

    peloignon
    Est-il bien pire que le notre, ce Meilleur des mondes?
    Chose certaine, il permet de répondre à plusieurs problèmes irrésolus actuellement et qui doivent de toute urgence être pris en main.
    En effet, la surpopulation et les avancées technologiques mises en marché beaucoup trop hâtivement menacent l'environnement de manière alarmante. de plus, les nouvelles technologies ont un potentiel militaire bien trop effrayant pour être jamais utilisées.
    Notre survie en tant qu'espèce va bientôt imposer la mise en place d'une instance mondiale apte à contrôler l'utilisation des ressources de plus en plus limitées de notre planète, exactement du genre ce celle que nous présente Huxley.
    D'autre part, l'eugénisme commence déjà à être pratiqué par le biais de la fécondation in vitro et l'usage de drogues et de médicaments est de plus en plus répandu. Reste à atténuer les effets nocifs des drogues et médicaments et à trouver une instance ayant la volonté et la puissance nécessaire pour la mettre en place et nous vivrons bientôt dans Le meilleur des mondes.
    Une vingtaine d'année après avoir écrit ce livre, Huxley écrivait d'ailleurs qu'il lui semblait « possible que cette horreur s'abatte sur nous dans le délai d'un siècle. du moins, si nous nous nous abstenons d'ici là de nous faire sauter en miettes... » Et honnêtement, je suis de son avis. J'ai bien l'impression que l'humanité se dirige ou bien directement vers cela...ou bien vers sa disparition...
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    • Livres 4.00/5
    Par LunaZione, le 13 mai 2013

    LunaZione
    Ce livre est réellement visionnaire, du genre à effrayer gentiment. Quand on le referme, on se pose plein de questions en "Et, si... ?". C'est un livre troublant, presque magique, un peu inquiétant. C'est totalement le genre de livre qu'on aime ou non, en tout cas, il ne laisse pas de glace !
    Le meilleur des mondes est totalement le genre de livre de science-fiction abordable par globalement n'importe qui, terriblement réaliste et c'est sans doute pour ça qu'il marque autant ses lecteurs ! C'est typiquement le genre de livre que j'aimerais découvrir plus souvent !

    Les personnages ne sont plus vraiment humains, bien qu'ils appartiennent à la même "race" que nous. C'est assez troublant de voir des gens qui nous ressemble mais qui ont une mentalité totalement différente de la notre et se jugent "normaux".
    Ils sont contrôlés, surveillés, on leur implante ce qu'ils doivent penser dans leur tête : ils ont atteint la perfection, et quelle perfection ! Personnellement, je suis bien contente de ne pas être parfaite après avoir lu Le meilleur des mondes !

    L'histoire bien que négative à eu un impact positif sur moi. On se rend bien compte des dangers de la manipulation et du clonage, et qu'à souvent vouloir trop bien faire, et bien, on se rate ! Ce n'est pas vraiment le thème du livre mais c'est ce que j'en découle.
    C'est un livre qui nous pousse à avoir un œil critique sur notre monde actuel, et ça, ça ne peut pas nous faire de mal !
    Lisez Le meilleur des mondes et vous verrez ;)

    Lien : http://lunazione.over-blog.com/article-le-meilleur-des-mondes-aldous..
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Citations et extraits

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  • Par Jeanmarcel, le 21 mai 2013

    C’était une petite usine d’équipements d’éclairages pour hélicoptères, une succursale de la Compagnie Générale d’Équipements Électriques. Ils furent reçus sur le toit même (car la lettre circulaire de recommandation envoyée par l’Administrateur était magique dans ses effets) par le Technicien en Chef et le Directeur de l’Élément Humain. Ils descendirent dans l’usine.
    — Chaque opération, expliqua le Directeur de l’Élément Humain, est exécutée, autant que possible, par un seul Groupe Bokanovsky.
    Et, en effet, quatre-vingt-trois Deltas brachycéphales noirs, presque privés de nez, étaient occupés à l’emboutissage à froid. Les cinquante-six tours à mandrins et à quatre broches étaient desservis par cinquante-six Gammas aquilins de couleur gingembre. Cent sept Sénégalais Epsilons conditionnés à la chaleur travaillaient dans la fonderie. Trente-trois femmes Deltas, à tête allongée, couleur de sable, au pelvis étroit, et ayant toutes, à 20 millimètres près, une taille de 1,69 m, taillaient des vis. Dans la salle de montage, les dynamos étaient assemblées par deux équipes de nains Gammas-Plus.
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  • Par VincenteAndrea, le 20 mai 2013

    Et c'est là, dit sentencieusement le Directeur, en guise de contribution à cet exposé, qu'est le secret du bonheur et de la vertu, aimer ce qu'on est obligé de faire. Tel est le but de tout conditionnement : faire aimer aux gens la destination sociale à laquelle ils ne peuvent échapper.

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  • Par VincenteAndrea, le 22 mai 2013

    Peut-on dire quelque chose à propos de rien ? Voilà à quoi ça se réduit en fin de compte.

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  • Par VincenteAndrea, le 20 mai 2013

    Si vous vous êtes mal conduit, repentez-vous, redressez vos torts dans la mesure du possible, et mettez-vous à l'oeuvre pour vous mieux conduire la prochaine fois. Sous aucun prétexte, ne vous abandonnez à la méditation mélancolique sur vos méfaits. Se rouler dans la fange n'est point la meilleure manière de se nettoyer. (Préface)

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  • Par VincenteAndrea, le 20 mai 2013

    Grande est la vérité, mais plus grande encore, du point de vue pratique, est le silence au sujet de la vérité. (Préface)

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