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Critiques sur Le Meilleur des mondes (49)


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    • Livres 4.00/5
    Par Peggy le 22/02/2008


    Dans ce livre visionnaire écrit dès 1932, Aldous Huxley imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus.

    Dans cette société future, tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement conditionnés pour appartenir à l'une des 5 catégories de population. De la plus intelligente à la plus stupide: les Alpha (l'élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux pénibles).

    Le "Meilleur des mondes" décrit aussi ce que serait la dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves "auraient l'amour de leur servitude"...

    Ce livre reprend en fait les thèmes chers à Orwell dans 1984 : le totalitarisme, la manipulation des masses en vue de leur contrôle et le "grain de sable" qui fait vasciller la machine, avant de se retrouver broyé par elle... Ce qui est phénoménal ici, c'est le comparatif fait entre une société "civilisée", où la reproduction est exclusivement faite in-vitro, la sexualité n'ayant qu'une fonction récréative ("une personne appartient à toutes"), les notions de maternité et paternité étant qualifiées d'ignominieuses, et où tout sentiment est proscrit, le tout dans le but de fournir un "bonheur parfait"...

    Le livre est construit comme une belle histoire : un descriptif presque clinique de la société "civilisée", comme un tour d'horizon, ou une visite dans un musée sociologique, puis à l'occasion d'un voyage d'agrément, le contact brutal avec des individus "autres"... et la volonté de les ramener à la civilisation... une civilisation qui n'est pas la leur, et dont l'insertion finira forcément en tragédie...

    Je recommande chaudement cet ouvrage, qui vaut vraiment la peine d'être lu. Je ne suis pas seule à le dire, car cette oeuvre a été reconnue comme un des 100 chefs d'oeuvre de la SF par bon nombre de critiques...

    critique de qualité ? (20 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe le 02/07/2011


    Est ce donc ce Meilleur des mondes qui nous attend dans le futur? L'être humain est il affecté pour toujours par les progrés de la science?
    L'utopie, cette douce illusion, le choix donné, le libre arbitre,ce triste paradoxe est il pure folie?
    Voilà les principales questions posées par Aldous Huxley dans "Le meilleur des mondes". Né en 1894, après quelques recueils de poèmes, cet écrivain britannique a publié en 1931 ce best seller international (adapté au cinéma) dont le titre original "Brave New World" provient de l'acte V scène 1 de La Tempête de Shakespeare et dont le titre français est tiré du Candide de Voltaire.Aldous Huxley a reçu en 1959 le Award of mérit for the world par l'académie américaine des Arts et des Lettres.
    Ce roman fantastique débute à Londres au 632 de notre Ford.
    Autrefois vivipares, les êres humains vivent pour la plupart dans l'état mondial et sont crées par clonage génétique en laboratoire.La sexualité est devenue un loisir. Seuls les "sauvages" sont parqués dans des réserves et se reproduisent de façon traditionnelle.
    L'homme est artificiellement fécondé en couveuse.
    La hiérarchie sociale provient des manipulations génétiques sur les embryons et du conditionnement des bébés.L'enseignement conditionne également les enfants.
    Dans le batiment gris de 34 étages, "centre d'incubation et de conditionnement de Londres Central",dont la devise est "identité,stabilité", les infirmières se raidissent au garde à vous face au directeur, dans les pouponnières, on étudie les réflexes pavloviens des enfants rampeurs leur injectant tour à tour de bonnes ondes ou des décharges électriques douloureuses pour les éduquer et éventuellement leur enlever tout gout de lecture.
    Les réformateurs ont délivré les anciens des émotions faciles.
    Le "soma" délivre un sommeil paradisiaque qui rend heureux et évite les revendications.
    Bizarre! Bizarre! dit Lénina Crown, une superbe béta (une travailleuse, pas une gama populaire, ni une epsilon simiesque), sa forme habituelle de condamnation, ça ne me plait pas!
    Bernard Marx, un alpha(l'élite) réfractaire, déteste le soma, remet en cause le fait que Lénina soit considérée comme de "la viande" et "préfère être lui même et triste plutot qu'une autre personne qui soit heureuse".
    Il fait la connaissance de Helmholtz Watson maitre de conférences qui travaille sur les émotions qui s'interroge sur cette siociété non héroïque.
    Ils obtiennent un droit de passage chez les "sauvages" dans le territoire du nouveau Mexique.
    Ils vont rencontrer John, issu de Linda, mais ce système qui écrase ce qu'il y a d'humain chez l'homme n'a t il pas mené Le meilleur des mondes vers une folie irréversible? C'est ce que démontre Aldous Huxley qui dénonce les méfaits de l'utopie.
    A mort! A mort! A mort! continuera à crier le sauvage en frappant la chair rebelle qui lui demande le fouet puis... il se pendra, sans espoir.
    Triste l'avenir?

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par litolff le 27/10/2011


    Le meilleur des mondes est un univers où les castes hiérarchisent les peuples et où les êtres ne sont fécondés qu'en laboratoire, le sexe n'ayant qu'une vertu récréative limitée : toute notion de plaisir est ainsi contrôlée de façon à ne créer ni passion, ni trouble.Et pour faire bonne mesure, un drogue à effet anxiolytique appelée Soma permet aux populations d'être confinées dans un état de bonheur stable et permanent. Stabilité assurée ! Mais voilà, quand un jeune "sauvage" débarque de l'ancien monde avec Shakespeare comme référence, ça provoque des remous !
    Vision déshumanisée de notre société de consommation : dès 1930, Huxley n'y allait pas de main morte en imaginant Le meilleur des mondes : un système fondé sur l'eugénisme qui se charge méthodiquement d'éradiquer ce qu'il y a d'humain dans l'homme, l'intelligence, la raison, les sentiments, pour ne lui laisser qu'une illusion de béatitude parfaite... ça fait froid dans le dos ! Il est par ailleurs intéressant de constater que, dès 1930, Huxley considérait la télévision comme un vecteur d'abrutissement des peuples, quel visionnaire !!!


    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par lael8 le 15/12/2010


    Intéressant mais très étrange en vérité... le début est superbe, ahurissant, saisissant (mes lèvres resteront close, le mieux reste de le découvrir soit même )

    Puis naît le sentiment perfide que ce monde parfait, ou plutôt cette dictature parfaite, est vraiment parfait... que c'est non seulement réalisable mais possiblement réellement bénéfique. Vivre dans cette sorte de 'neutralité', c'est certes renoncer aux passions, aux envolés de bonheurs, mais c'est se défaire à jamais de la douleur. On ne manque pas de ce qu'on ne connait pas, alors je croit que oui ils sont vraiment heureux, ils sont dans cette béatitude enfantine, cette neutralité qu'on nomme innocence...

    C'est ça le plus pervers de cette œuvre : c'est odieux mais attirant ! En tout cas franchement marquant

    Bon ensuite ça s'enlise, les persos débattent à l'infini sur cette société mais en somme le principal est dit dès le début, et notre réflexion se fait toute seule. Donc perso je me suis ennuyée... Surtout que la présence du Sauvage, oh quelle originalité hem... On se croirait chez Diderot...

    Peut être finalement ce livre permet de relativiser notre monde "pourris" ?! Un monde où l'on a accès à ces envolés de lyrismes, à ces bonheurs issus de la souffrance... A méditer !

    note : Première incursion pour moi dans la dystopie. La moins bonne de toutes celles lues jusqu'à présent. J'ai préféré Fahrenheit 451 de Bradbury, La Zone du Dehors de Damasio (si on la compte dans les dystopies), les Monades urbaines de Silverberg, et 1984 d'Orwell que je lis en ce moment est aussi en bonne voie.

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Hindy le 17/12/2010


    Effroyable plus le temps passe plus notre monde ressemble à celui du livre.

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par quenlore le 04/11/2011


    lu à 14 ans, ce livre m'avait marqué... J'en garde un souvenir assez précis pour certains passages. Il me semble que la vision donnée d'un monde futuriste en ce temps-là est en passe d'être de plus en plus réaliste...

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par AngesGaiens le 11/08/2011


    J'ai lu le Meilleur dans Mondes quand j'avais 11 ans environ, et ce n'est pas vraiment l'histoire qui m'est restée, mais cette vision d'une utopie liberticide qui m'a le plus marqué. Car on s'interroge vraiment sur les pour et les contres de cette société artificielle si parfaite en apparence.
    Puis j'en ai appris davantage sur Aldous Huxley et sa famille : les Huxley étaient une famille d'eugénistes en contact avec les hautes sphères du pouvoir financier, et avaient donc accès à certaines informations. Aldous Huxley a reconnu très tard qu'il n'avait pas imaginé Le Meilleur des mondes ; il s'était en fait basé sur ce que projetaient de réaliser l'élite de notre société dans les temps futurs !
    Vu sous cet angle, tout est devenu évident, et j'ai compris que ce qui m'avait tant dérangé dans ce livre, c'était que Le Meilleur des mondes était réalisable, que le livre se basait sur un réel projet et non sur une vision abstraite.
    Je recommande la lecture de ce livre, pas tant pour le style ou l'histoire, mais pour que vous sachiez ce qui nous attend.
    Depuis que le livre est sorti l'élite a fait du chemin, et certaines choses annoncées sont déjà devenues réalité.
    De nos jours le soma s'appelle antidépresseur, la sélection génétique permet de choisir le sexe et certaines caractéristiques de son enfant, l'occident-forteresse domine un tiers-monde exploité...
    Le Meilleur des mondes, nous n'y sommes pas encore, mais nous y allons, et de plus en plus vite. A lire d'urgence, donc.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par den le 30/12/2010


    Brillant et effrayant !

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par PerdreUnePlume le 28/09/2011


    Je m'attendais à beaucoup en lisant ce livre, un coup de cœur, une révélation, une lecture à la hauteur de 1984. de ce point de vue, quitte à faire le vilain petit canard je peux dire que je suis déçue.

    C'est bien pourtant, inventif, bien écrit, précurseur et visionnaire mais je m'attendais à davantage. Passée la découverte initiale, dont la forme m'a d'ailleurs quelque peu gênée, je me suis même ennuyée jusqu'au passage de la Réserve.
    Je garde en tête que ce roman date de 1932 et que c'est somme toute impressionnant, très impressionnant même. Pour autant çà manque de jugement à mon goût, ou tout du moins de "prévention" par la crainte / anticipation. Même chose pour la part romanesque. On n'accroche pas plus que çà avec les personnages et il y a au final peu d'enjeu. Cette société de contrôle est présentée comme idéale et rien ne semble pouvoir l'ébranler, ni les personnages, ni les évènements...

    [Critique complète dans la suite...]


    Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2011/09/28/Le-meilleur-..

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par ianf le 04/09/2011


    Le meilleur des mondes... Oui, sans nul doute, Aldous Huxley nous a bien décrit Le meilleur des mondes. L'utopie absolue ; un univers où l'homme n'est plus en danger ; une planète où la maladie, la tristesse, la douleur, la guerre ont été abolies. Effacées les querelles mondiales ; oubliées la pauvreté et l'horreur ; finis les crimes. Tout a disparu, ne laissant aux hommes que le bonheur. Enfin, la sensation du bonheur.
    Voilà le monde dont nous rêvons. Les enfants naissent - non, ils ne naissent pas, ce mot est horrible ; ils sont crées - dans des tubes et des éprouvettes, mixés à partir de dosages savamment étudiés pour qu'ils appartiennent aux castes de la société. Des castes indispensables pour le bonheur et l'ordre, car chaque être humain - si tant est qu'on puisse encore parler d'être humain - est heureux d'appartenir à son groupe, même si c'est le plus bas sur l'échelle sociale. Tout ça, grâce à l'hypnopédie. La méthode parfaite pour apprendre. La méthode parfaite pour conditionner. le sexe est un plaisir comme une autre, et n'a plus d'autre fonction que le bonheur qu'il veut apporter.
    Seulement, il reste des imperfections. le Sauvage, qui découvre la ville "civilisée", fait partie des restes de l'ancienne humanité. Celle qui fait l'amour, qui procrée, qui lit Shakespeare, qui aspire à la beauté, à l'art. Mais l'art est dangereux. L'art rend malheureux. L'art cause le désordre.
    Le monde parfait se résume ainsi : ordre et bonheur. C'est celui que beaucoup cherchent, pensant y trouver l'absolu.
    Le monde du Sauvage, c'est le nôtre, celui dans lequel nous vivons actuellement, et qui s'oriente de plus en plus vers Le meilleur des mondes : un monde d'art, de douleur, de tristesse, de joie pleinement vécue, mais aussi et surtout de liberté.
    Le meilleur des mondes n'est une utopie, ni même une dystopie. C'est l'effrayante peinture de ce qui nous attend, si nous ne prenons pas garde. Au moment où le progrès scientifique menace l'humain, et à l'heure où l'ectogénèse se développe à tel point que bientôt, de la fécondation à la naissance, la machine fera office de mère, il nous appartient de choisir. Bonheur et ordre, ou art et liberté. Pour ma part, j'ai choisi mon camp. Comme le Sauvage, "je veux de la poésie, je veux du danger véritable, je veux de la liberté, je veux de la bonté. Je veux du pêché. [...] Eh bien, soit, je réclame le droit d'être malheureux."

    critique de qualité ? (6 votes positifs)






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