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> Fernande Dauriac (Traducteur)

ISBN : 2228899682
Éditeur : Payot et Rivages (2005)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lorsqu'il publie ce livre en 1926, Aldous Huxley (1894-1963) n'a pas encore écrit Le Meilleur des mondes mais il est déjà le porte-parole des intellectuels anglo-saxons.
Dans ce qui est, bien plus qu'une chronique de voyage, un véritable itinéraire spirituel, ce ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 26 octobre 2012

    lecassin
    En 1926, à trente deux ans - il n'a pas encore publié « Le meilleur des mondes » - Aldous Huxley entreprend de faire le tour du monde : de Londres, il se rend aux Indes, en Thaïlande et en Malaisie, à Singapour et Bornéo puis en Chine et au Japon. Enfin aux Etats unis avec San Francisco, Los Angelès, Chicago et New York…
    « le Tour du monde d'un sceptique » est en quelque sorte le journal de bord d'un grand voyageur… A ceci près qu' Aldous Huxley est un grand voyageur particulier : outre le compte rendu de ses admirations et de ses déceptions d'ordre esthétique, comme face au Taj Mahal, il analyse finement les sites visités avec l'œil d'un européen. D'où sa prise de conscience de l'antagonisme viscéral entre l'orient et l'occident ; une opinion que partagera Arthur Koestler dans « Le lotus et le robot », journal de bord là aussi - publié en 1961 - de son voyage en Inde et au Japon. Il en reviendra « fier d'être européen »…
    Quant aux Etats Unis, le cynisme du capitalisme lui fait craindre le pire… Huxley visionnaire ? La crise de 1929 n'est pas loin…
    « Sceptique ». le mort n'est pas trop fort… Il est même un peu faible. Un livre très intéressant pour tous ceux qui se passionnent pour l'histoire des civilisations et leur évolution.
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    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 01 juillet 2012

    gill
    En 1926, l'heure n'est pas arrivée des périples, tours du monde, voyages initiatiques et traversées de continents que de nos jours tout un chacun peut entamer avec beaucoup de courage et un peu de moyens.
    Aldous Huxley nous raconte avec énormément de talent et d'humour son voyage autour du monde, entamé à Port Saïd et qui le ménera jusqu'à Londres après une multitudes d'escales telles que Bombay, Bénarès, Delhi, Calcutta, Penang, Singapour, Manille, Shangaï, San Francisco, Los Angeles, Chicago et New-york.
    Avec un sens de l'observation et de la formule exceptionnel, il brosse un récit moderne, intelligent, déroutant et passionnant qui n'a pris de rides, près d'un siècle après, que celles du charme d'autrefois.
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    • Livres 5.00/5
    Par luocine, le 29 décembre 2013

    luocine
    Aldous Huxley n'est pas qu'un observateur c'est aussi un penseur critique sur l'organisation sociale et comme le titre l 'indique un authentique septique.
    J ai savouré ses descriptions.
    Celle de Bombay est très drôle l'énumération des différents style d'une ville qui a été construite entre 1860 et 1900 est inoubliable:
    On passe du «style gothique vénitien» au «style ornementé français du quinzième siècle» en passant par le «style gothique du quatorzième siècle» et pour finir «le style moyenâgeux de Mr Trubshawe» et comme le rajoute Aldous Huxley avec son humour si britannique: «Mr Trubshawe resta prudemment imprécis.»
    Cet auteur m'a sidéré par la modernité, la pertinence et parfois la profondeur de ses propos.
    Son livre est publié en 1926, et la partie la plus intéressante et la plus longue de son voyage se situe en Indes.
    Il passe ensuite en Malaisie, en Chine, au Japon, aux USA, et revient à Londres.
    C'est une époque où, un Anglais aux Indes est amené à s'interroger sur la supériorité, ou la soi-disant supériorité, des valeurs du colonisateur par rapport à celles du colonisé.
    Bien loin de simplifier les situations, il nous entraîne à chaque fois dans une réflexion qui nous étonne.
    Je prends un exemple, il est amenée à faire une promenade à dos d'éléphant, il explique d'abord ce que représente un éléphant pour un homme important à Jaipur, puis avec un humour très britannique décrit ce mode de transport,
    " au risque de paraître ingrat, je dois reconnaître que, de tous les animaux que j'aie jamais montés, l'éléphant est de beaucoup le plus inconfortable."
    Suit une explication précise de l'inconfort.
    Comble de l'horreur, ce jour là l'éléphant se soulage.
    Une pauvre paysanne se précipite pour recueillir les excréments du royal animal.
    Première remarque sur les différences de statuts
    "elle nous donna du Salaam Maharaj ", nous octroyant dans sa reconnaissance le titre le plus pompeux qu'elle pût trouver"
    Il continue sa réflexion et après sa gène, d'être aussi nanti, il finit par conduire sa réflexion sur l'utilité de recycler les excréments. Et voici sa conclusion:
    « Notre œuvre , quand on la compare à celle des vaches et des éléphants, est remarquable . Eux, font, de façon automatique , du fumier; nous, nous le recueillons et en faisons du combustible. Il n'y a pas là matière à déprimer; il y a là de quoi être fiers. Pourtant , malgré le réconfort de la philosophie, je restai songeur.»
    Trois pages de réflexions sur les excréments d'éléphant .. nous laissent un peu songeur mais très amusés également!
    A son arrivé à Manille, il est sollicité par la presse, il réfléchit alors sur ce qu'est la notoriété et il se scandalise d'être plus sollicité par les journalistes parce qu'il est un écrivain déjà célèbre. Il se dit que s'il avait été un scientifique dont les recherches pourraient être très importantes pour l'avenir de l'humanité, il aurait été beaucoup moins connu.
    Je me suis alors demandé ce qu'il penserait de notre époque ou une jeune femme devient célèbre pour avoir dit "Allô quoi "!
    J ai moins aimé ses descriptions et ses remarques sur les USA, pourtant ça commençait bien avec la description de la publicité pour une entreprise de pompes funèbres qui est vraiment très drôle!

    Un livre à déguster et qui vous surprendra!

    Lien : http://luocine.over-blog.com/2013/12/tour-du-monde-d-un-sceptique-al..
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    • Livres 4.00/5
    Par dick, le 29 avril 2012

    dick
    Le jeune Huxley, à peine âgé de 31 ans, nous livre une réflexion particulièrement pertinente et visionnaire sur son époque, mais également sur les croyances (religieuses, scientifiques, etc.) de l'homme à travers le monde (surtout l'Europe et l'Asie). Un ouvrage très plaisant à lire, qui montre très bien que "voyager, c'est découvrir que tout le monde a tort" !
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    • Livres 2.00/5
    Par bina, le 11 novembre 2013

    bina
    J'ai tenté de lire ce livre dans son intégralité et dans sa continuité, mais je me suis vite lassée.
    Les descriptions de son voyage sont intéressantes, parfois même captivantes, les remarques et jugements pertinents, mais il s'agit de la même chose tout au long du voyage.
    La société, la religion, la relation entre colonisateurs et colonisés selon les lieux visités, les remarques sur les modes de vie...Tout est analysé, décortiqué, mis en relief à la lumière d'un esprit sceptique qui ne se laisse pas manipuler.
    Mais je pense qu'il va falloir que je reprenne cet ouvrage, que je le laisse sur ma table de chevet, afin de le picorer petit à petit au lieu de chercher à tout lire à la suite comme un roman, ce qui est alors trop lourd à mes yeux.
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Citations et extraits

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  • Par nikiteam, le 22 octobre 2013

    Etant stupides et sans imagination, les animaux se conduisent souvent plus sagement que les hommes. Ils font efficacement et instinctivement ce qu'il faut au moment où il le faut. Ils mangent lorsqu'ils ont faim, cherchent de l'eau lorsqu'ils ont soif, font l'amour en sa saison, se reposent ou jouent lorsqu'ils en ont le temps. Les hommes sont intelligents et imaginatifs, ils regardent derrière eux et en avant; ils inventent d'ingénieuses explications aux phénomènes qu'ils observent; ils cherchent des moyens compliqués et détournés pour atteindre des buts lointains. Leur intelligence qui a fait d'eux les maîtres du monde, les fait souvent agir en imbéciles. Aucun animal, par exemple, n'est assez intelligent ni assez imaginatif pour supposer qu'une éclipse est l'oeuvre d'un serpent qui dévore le soleil. C'est là un genre d'explication qui ne peut venir que dans le cerveau humain. Et seul un être humain peut inventer des gestes rituels dans l'espoir d'influencer en sa faveur le monde extérieur. Tandis que l'animal, fidèle à son instinct, vaque tranquillement à ses occupations, l'homme doué de raison et d'imagination perd la moitié de son temps et de son énergie à faire des choses complètement idiotes. Avec le temps, il est vrai, l'expérience lui apprend que les formules magiques et les gestes rituels ne lui donnent pas ce qu'il demande. Mais jusqu'à ce que l'expérience le lui ait appris - et il met étonnamment beaucoup de temps à apprendre-, l'homme, à bien des égards, se conduit de façon infiniment plus stupide que l'animal.
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  • Par nikiteam, le 27 novembre 2013

    En discutant avec des européens qui vivent et travaillent en Orient, j'ai constaté que, s'ils aiment l'orient (et c'est le cas pour la plupart), ils l'aiment toujours pour la même raison. Là, disent-ils, un homme est quelqu'un: il a de l'autorité, il est considéré; il connaît tous les gens qui comptent, on le connaît. Dans son pays, ce même homme est perdu dans la masse, ne compte pas, n'est personne. La vie en orient satisfait le plus puissant des instincts: celui de l'affirmation de soi. Le jeune homme qui quitte un faubourg de Londres pour prendre un petit emploi aux Indes, devient membre d'une petite communauté gouvernante. Il vit au milieu de trois cent vingt millions d'Indiens auxquels il se sent supérieur, qu'il s'agisse d'un coolie ou d'un maharajah, d'un paria ou d'un brahmane parfaitement éduqué, d'un paysan inculte ou d'un titulaire d'une demi douzaine de diplômes européen. Lui-même pût être mal élevé, stupide et ignorant: peu importe, sa peu est blanche. La supériorité aux Indes est affaire d'épiderme.
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  • Par nikiteam, le 10 novembre 2013

    Ce n'est pourtant pas le besoin de faire quelque chose d'unique qui rend le touriste si anxieux de quitter "les sentiers battus". Ce n'est le plaisir, anticipé de se vanter de sa performance. Le romantisme incorrigible qui est en chacun de nous, croit, avec une foi à toute épreuve, qu'il trouvera hors des sentiers battus quelque chose de bien plus remarquable; il pense que ce qu'on ne voit qu'avec les peine et difficulté est, pour cette raison même, ce qui mérite d'être vu. Tout voyageur poursuit un fantôme qui, perpétuellement, lui échappe; il espère sans cesse découvrir un nouveau mode de vie qui soit en quelque sorte fondamentalement différente de ceux qui lui sont familiers. Il s'imagine capable, dès qu'il la rencontrera, d'entrer magiquement en contact avec cette existence merveilleuse, de la comprendre et d'y participer. Dans les endroits que tout le monde connaît, sur les sentiers battus, il ne trouve jamais ce qu'il cherche. Sur les sentiers, quelle que soit la partie du monde où ils conduisent, les hommes et les femmes vivent toujours a peu près de la même façon et nul sésame ouvert ne donne accès à leur être caché. Mais peut-être hors des sentiers battus, dans les petits coins perdus où les hôtels sont exécrables, où l'on trouve les crapauds dans la salle de bains - peut être dans les endroits où il n'y a pas d'hôtel du tout, mais seulement des refuges pleins de mille-pattes - peut être dans les endroits où l'on doit dresser sa tente et emmener des porteurs chargés de provisions et de munitions pour une excursion de plusieurs semaines - peut être là où il n'y a que jungle et sangsues, serpents, précipices et vampires, et parfois Pygmée avec un chalumeau et des flèches empoisonnées... Peut-être... Mais au milieu des crocodiles et des cannibales, le secret vous échappe encore. La vie, là aussi, reste fondamentalement la même. Les hommes et les femmes sont aussi difficiles à connaître. Et même un peu plus, somme toute, car notre connaissance des Pygmées est rudimentaire, et le petit peuple est craintif.
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  • Par dick, le 18 avril 2012

    Ceux qui aiment sentir qu’ils ont toujours raison, et qui attachent une grande importance à leurs propres opinions, feraient bien de rester chez eux. En voyage, vous perdez vos convictions aussi facilement que vos lunettes, mais il est plus difficile de les remplacer.

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  • Par nikiteam, le 04 novembre 2013

    Les ouvriers des industries indiennes se recrutent dans les villages. Dans les villages, la force de la tradition est grande et les règles de conduite sont religieusement et, par la suite, implacablement imposées. Quand la pression du dehors est relâchée et que ces campagnards industrialisés se trouvent dans les bas-fonds des grandes villes, jouissant d'une liberté inaccoutumée, leur moralité menace ruines.
    Le contact avec des étrangers, qui jouent le jeu de la vie selon d'autres règles qui ne leur sont pas familières, tend à affaiblir en eux la force des commandements auxquels, au village, ils obéissent sans discussion. Car les morales, si excellentes et efficaces qu'elles puissent être, prises chacune séparément, se détruisent les unes les autres. Elles sont comme les araignées: des cannibales pour leur propre race. Mises ensemble dans le cerveau d'un homme simple, elles s'entre dévorent, et le laissent sans morale du tout. Or, la vie des villes affaiblit à la fois le pouvoir du campagnard de résister aux tentations criminelles et multiplie les occasions de criminalité profitable. Au village, où les actions de chacun sont connues de tous, l'honnêteté, la chasteté, la tempérance constituent la meilleure politique. Dans les bas-fonds d'une grande ville, où tout homme est, pour ainsi dire, anonyme et solitaire dans la foule, elles deviennent vite inefficaces. Trop souvent le paysan honnête, chaste et sobre, est, par la ville, transformé en ivrogne, voleur et débauché.
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