A rebours met en scène un aristocrate décadent, Des Esseintes, dans des décors d'un raffinement suprême : est-ce encore un roman naturaliste, comme il l'a dit, pour se défendre auprès de
Zola irrité ?
Ou s'agit-il, au contraire, d'une mise à mort du naturalisme ?
La réponse est simple : l'anti-héros, Des Esseintes (héritier des mélancolies de rené de François-rené de
Chateaubriand) marque une totale rupture avec
Zola. Ce roman inaugure, au contraire, des thèmes et des réflexions qui sont associés au symbolisme.
Huysmans emprunte désormais un chemin littéraire nouveau avec des romans qui sentent le soufre (
Là-Bas, 1891) ou qui dévoilent les beauté de l'art chrétien (
La cathédrale, 1898).
Considéré comme un manisfeste de la décadence,
Oscar Wilde s'en est inspiré, par ailleurs, pour l'écriture de son plus grand chef-d'oeuvre que nous connaissons
Tous :
Le portrait de Dorian Gray.