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ISBN : 2757830449
Éditeur : Points (2012)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 650 notes)
Résumé :
Dans ma cellule je pense à elle, Betty, si belle, si libre, qui s'avançait vers moi à ce colloque pour me dire son admiration pour ma conférence. Qui aurait pu lui résister? Ensuite, que s'est-il passé? Je n'avais pas envie de ce travail, de cette relation. J'aurais dû voir les signaux de danger. J'aurais dû comprendre bien plus tôt ce qui se passait. J'aurais dû... J'aurais dû... J'aurais dû...
Maintenant son mari a été assassiné et c'est moi qu'on accuse. L... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (146) Voir plus Ajouter une critique
lehane-fan
lehane-fan30 novembre 2012
  • Livres 3.00/5
Petit one shot d'Indridason qui , une fois n'est pas coutume , délaisse l'ami Erlendur au profit d'une beauté vénéneuse prénommée Betty .
Si physiquement , la bougresse possède d'évidents arguments à faire valoir , elle reste cependant , niveau intensité , bien loin d'égaler notre commissaire emblématique !
Pour dire je serais Normand ce qui me permettrait alors de balancer sereinement un : huum , avec Betty , on ne tape ni dans l'excellence , ni dans la médiocrité . Exemple parfait du verre à moitié vide ou à moitié plein .
Betty , personnage incontournable et charismatique d'un trio amoureux qui , comme bien souvent , présente la particularité d'incarner un bien mauvais chiffre . N'écoutant que son machiavélisme et sa propension entubatoire de niveau stratosphérique , elle oeuvrera parfaitement pour son futur bien-être personnel , faisant du même coup deux «  innocentes «  victimes collatérales !
Indéniablement , Indridason maîtrise l'art d'intriguer et de ferrer jusqu'à l'accoutumance . le problème , c'est que contrairement à cette pathétique et lamentable soeur Anne ne voyant toujours rien venir , ici , le lecteur , même moyen voire totalement novice en matière de mécanique thrilleristique , anticipe très rapidement tous les tenants et les aboutissants d'un récit sans réelle surprise . La trame est machiavélique , certes , mais pêche fortement par son manque d'originalité ! Ce petit coquinou d'Indridason balance bien quelques scuds histoire de relancer la machine mais rien n'y fait , l'histoire poursuit tranquillou son p'tit bonhomme de chemin sur des rails ultra balisés...dommage...
Une narration ultra formatée et des personnages à la limite de la caricature font que ce cru ne restera pas comme l'un des plus mémorables . Même si , paradoxalement , il se déguste sans pour autant faire la fine bouche , la plume enlevée de l'auteur aidant .
Ici , point d'enquête . Uniquement la mise en oeuvre d'un plan retors appelé à laisser sur le carreau certains protagonistes à défaut du lecteur .
Betty , la noirceur de la mygale , le venin en moins...
http://www.youtube.com/watch?v=lMLnDuzgkjo
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sandrine57
sandrine5720 octobre 2015
  • Livres 5.00/5
Ah ! Betty....Betty, plantureuse, voluptueuse, sensuelle...Betty qui cherche un conseiller juridique pour son armateur de mari. Car Betty est mariée, mal mariée avec un homme qui la bat. Oui mais c'est un homme riche, très riche, qu'elle ne veut pas quitter.
Pour Betty, on serait prêt à tout : accepter le job, la voir en cachette, vouloir l'aimer, la protéger, ...se retrouver en prison pour meurtre. Ah ! Betty...Betty, menteuse, manipulatrice, fatale...
Quoi de plus banal qu'un triangle amoureux qui tourne mal ? Quoi de plus éculé que l'image de la femme fatale aussi belle que manipulatrice ? Quoi de plus pathétique que le dindon de la farce qui crie son innocence tout en pleurant son amour perdu ?
Pourtant Arnaldur INDRIDASON réussit le tour de force d'en faire un petit bijou qui se joue du lecteur avec brio. Misant sur nos esprits formatés et conventionnels, il bouscule le schéma classique et nous surprend de façon magistrale. Un exercice brillantissime !
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milado
milado23 septembre 2012
  • Livres 4.00/5
Certains ont parlé d'un roman avec beaucoup de répétitions, des personnages pas assez fouillés, un peu caricaturaux, un Indridason un peu moins bon : c'est vrai sur la forme, parce que sur le fond...
S. est en prison, on ne sait pas pourquoi... si vous voulez le savoir, lisez le quatrième de couverture, de toute façon, c'est un secret de Polichinelle ! Depuis sa cellule ou de la salle d'interrogatoire, S. nous raconte son histoire, sa rencontre avec Betty. du départ S. a senti le piège mais comme nous S. a choisi de se laisser manipuler, hypnotisé par la beauté fatale de Betty.
Finalement, le plus manipulé dans l'histoire, c'est bien le lecteur, Indridason fait très fort...même s'il est un peu vexant de se voir rappeler à quel point nos esprits sont formatés...
Un petit roman de 200 pages, une bonne claque au milieu...aucune raison de passer à côté !
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marina53
marina5325 juin 2012
  • Livres 5.00/5
Loin des aventures d'Erlendur, ce polar est un tout autre genre auquel Indridason s'est essayé. Et quel bonheur il a eu de nous le faire partager!
Ce polar semble tout à fait banal: une rencontre amoureuse qui tourne au drame, le meurtre d'un riche homme d'affaires. le narrateur est en détention provisoire, accusé de ce meurtre.
Dans la première partie du livre, on l'écoute qui nous raconte la rencontre avec cette femme, plantureuse, machiavélique, vénale, mariée à un homme plus âgé qu'elle et qu'elle n'aime pas. En cellule de détention, le narrateur est confronté aux interrogatoires et détaille ainsi, par l'intermédiaire de flash-back, leurs rencontres amoureuses.
Et, puis, le virement brutal, dans la seconde partie. Alors, c'est une toute autre histoire que nous fait "subir" Indridason. A se demander comment on s'est laissé berner depuis le début.
Indridason nous plonge dans un univers sombre et fatidique, une sorte de huis-clos oppressant, où l'on suit la descente aux enfers du narrateur.
Un polar déroutant et tout en subtilité.
Un polar qu'on ne peut pas lâcher. Maintenant, encore, comme le narrateur, Betty me hante...
Un petit chef d'oeuvre que l'on serait tenté de relire...
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DarknessLolita
DarknessLolita31 juillet 2015
  • Livres 5.00/5
Betty de Arnaldur Indridason est le premier livre que je lis de cet auteur. Je ne suis pas une grande adepte des romans policiers mais ce livre là m'a attiré l'oeil tout de suite. Et je ne regrette pas.
En effet , le personnage principal rencontre une jeune femme nommé Betty. Jusque là tout va bien, c'est à partir du moment où notre personnage accepte la proposition de Betty, c'est à dire, travailler pour son mari milliardaire, que tout va mal aller pour lui. Dans ce roman, on le retrouve en cellule mais on ne sait pas pourquoi, et c'est à nous, lecteur, qu'il va raconter toute la vérité dans les moindres détails, tout en alternant le présent et le passé.
J'ai adoré ce court roman qui nous emmène de surprise en surprise et de révélation en révélation. On ne se doute absolument de rien du début à la fin. Et c'est avec étonnement, frustration et injustice que l'on arrive à la fin de tout cela. Et nous, pauvre lecteur, avons envie de meurtre aussi.
Je n'ai aucune critique négative à faire à ce roman, mise à part juste une petite chose pour mon plaisir personnel, j'aurais aimé un revers de la médaille pour notre chère Betty à la fin mais je n'en dit pas plus!
Le personnage de Betty m'a aussi fait beaucoup pensé au personnage de Christa dans Antéchrista d'Amélie Nothomb même si cela n'est pas du tout le même genre littéraire.
Ce livre est une belle découverte!
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Les critiques presse (2)
Telerama23 novembre 2011
Ecrit avant la série des enquêtes du commissaire Erlendur, ce texte volontairement répétitif est une oeuvre de jeunesse - c'est son excuse.
Lire la critique sur le site : Telerama
Actualitte21 novembre 2011
La force du détail, les indices révélés après coup, l'étoffe des personnages principaux, le poids de la culpabilité, le contexte finalement réel, ancré dans une réalité économique (le marché de la pêche en Islande) sont autant d'éléments qui donnent de l'envergure et de l'intérêt au récit et retiennent l'attention du lecteur.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations & extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
AproposdelivresAproposdelivres15 octobre 2014
Je pense parfois que sans doute je retomberais encore dans le panneau, si seulement j'en avais l'occasion. Ils sont très corrects envers moi, ici. Je n'ai ni journaux, ni radio, ni télévision, comme ça je n'ai pas les informations. Je ne reçois pas non plus de visites. Mon avocat vient me voir de temps en temps, le plus souvent pour me dire qu'il n'y a aucun espoir en vue. Je ne le connais pas bien. Il a une grande expérience, mais il reconnaît lui-même que ce procès risque de le dépasser. Il a parlé avec les femmes dont j'ai trouvé l'adresse, pensant qu'elles pourraient m'aider, mais il dit que c'est plus que douteux. Dans tout ce dont elles peuvent témoigner, très peu de choses concernent l'affaire elle-même.
J'ai demandé un stylo et quelques feuilles de papier. Le pire, dans cet endroit, c'est le calme. Il règne un silence qui m'enveloppe comme une couverture épaisse. Tout est réglé comme du papier à musique. Ils m'apportent à manger à heure fixe. Je prends une douche tous les jours. Ensuite, il y a les interrogatoires. Ils éteignent la lumière pendant la nuit. C'est là que je me sens le plus mal. Dans l'obscurité avec toutes ces pensées. Je m'en veux terriblement d'avoir permis qu'on m'utilise. J'aurais dû le prévoir.
J'aurais dû le prévoir.
Et pendant la nuit, dans l'obscurité, voilà que le désir fou, le désir fou de la revoir m'envahit. Si seulement je pouvais la revoir une fois encore. Si seulement nous pouvions être ensemble, ne serait-ce qu'une fois encore.
Malgré tout.
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FortunaFortuna16 mars 2015
Qu'est-ce qui vous conduit à ignorer les signaux de danger, les erreurs, à refuser de voir ou de comprendre ce qu'on ne perçoit que lorsqu'on court à sa perte ? D'où vient ce grandiose refus ? Pourquoi fait-on le choix de ne pas voir les dangers alors qu'ils sont devant notre nez ? Est-ce que c'est ça, l'amour ? Est-ce que c'est pour ça que l'amour rend aveugle ?
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MagentaMagenta29 juin 2012
Je me souviens avoir pensé que c'est l'argent qui avait créé cet homme. J'aurais pu lui dire ce que je pensais de ces petits merdeux qui n'ont jamais eu envie de se cultiver parce qu'ils prennent la culture pour une perte de temps et une idiotie. Qu'ils avaient des complexes parce qu'ils savaient que les gens qu'ils engagent sont bien meilleurs qu'eux. Je ne savais pas s'il était capable de lire une autre langue. Et il était sûr de lui, comme tous ceux qui n'ont pas besoin de se soucier de gagner leur vie. Il croyait qu'il avait le droit de faire tout ce qu'il voulait parce qu'il était riche. Son air assuré avait une odeur d'argent.
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AproposdelivresAproposdelivres15 octobre 2014
Je ne me suis pas encore bien rendu compte de ce qui s'est passé, mais je sais enfin quel a été mon rôle dans cette histoire.
J'ai essayé de comprendre un peu mieux tout ça et ce n'est pas facile. Je ne sais pas, par exemple, quand cela a commencé. Je sais quand a débuté ma participation, je me rappelle le moment où je l'ai vue pour la première fois et peut-être que mon rôle dans cette étrange machination avait été décidé depuis longtemps. Longtemps avant qu'elle ne vienne me voir.
Aurais-je pu prévoir cela ? Aurais-je pu me rendre compte de ce qui se passait et me protéger ? Me retirer de tout cela et disparaître ? Je vois, maintenant qu'on sait la façon dont tout ça s'est combiné, que j'aurais dû savoir où on allait. J'aurais dû voir les signaux de danger. J'aurais dû comprendre bien plus tôt ce qui se passait. J'aurais dû… J'aurais dû… J'aurais dû…
C'est curieux comme il est facile de commettre une erreur lorsqu'on n'est au courant de rien. Ce n'est même pas une erreur, tant qu'on ne se rend compte de rien et que c'est beaucoup plus tard que l'on comprend ce qui s'est passé ; tant qu'on ne regarde pas en arrière et qu'on ne voit pas comment ni pourquoi tout cela s'est produit. J'ai commis une erreur. Tomber dans le panneau, une fois encore, voilà ce qui m'est arrivé. Dans certains cas, c'était volontairement. Dans mon for intérieur, je le savais et je savais aussi qu'il y avait danger, mais je ne savais pas tout.
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annieannie14 juillet 2013
« Je vais mieux quand je regarde ce qui s’était passé comme si c’était un rêve. Comme si c’était irréel. Comme quelque chose qui ne s’est jamais passé. C’est comme ça que je préfère voir les choses. Comme quelque chose que je vois devant moi et qui ne s’est jamais passé. Et je sais que bientôt je me réveillerai et qu’alors, je ne serai plus dans cette cellule crasseuse, mais chez moi dans ma chambre et que je regarderai sur la table de nuit la photo de papa qui me sourit comme toujours.
Il faut seulement que je me réveille.
Si seulement je pouvais me réveiller. »
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