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> Éric Boury (Traducteur)

ISBN : 2757803174
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 4/5 (sur 922 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans un jardin sur les hauteurs de Reykjavik, un bébé mâchouille un objet étrange... Un os humain !

Enterré sur cette colline depuis un demi-siècle, le squelette mystérieux livre peu d'indices au commissaire Erlendur.

L'enquête remonte ju... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par jeranjou, le 31 juillet 2013

    jeranjou
    Analdur, Erlendur, Sigudur… Dur, dur, d'apprendre l'islandais…
    Dans la famille scandinave, après la déferlante suédoise des Larsson, Lackberg ou autres Olsen, les romans d'Indriðason nous parviennent du ciel islandais comme des effusions de lave des volcans enneigés ou bien encore comme des bulles d'eau des bouillonnants geysers au milieu des terres gelées. Des textes soufflant le chaud et le froid que l'on prend en pleine figure et qui laissent une marque indélébile au final…
    Pensant depuis toujours d'Indriðason était une femme comme Camilla Lakberg, j'ai eu un choc en voyant la photo d'un homme en quatrième de couverture. Vous comprenez, dans le cadre de la loi égalité homme- femmes, je voulais réduire mon taux de lecture atrocement masculin par la découverte de « La Femme en vert » et je me retrouve, à l'insu de mon plein gré, ne faire qu'aggraver mon cas avec ce roman d'Arnaldur Indriðason.
    Pas facile à prononcer cet auteur. Je ne vous parle même pas des personnages principaux de cet ouvrage, les trois policiers de la criminelle aux prénoms en ur et org, dont il m'a fallu un temps fou pour les distinguer. C'est ainsi qu'ils font irruption dès le début du livre : Erlendur le commissaire, Sigudur Oli un adjoint qui ne souhaite surtout pas ressembler à son chef et Elinborg, une des rares femmes inspecteurs, ou plutôt inspectrices.
    Tout ce joli monde enquête sur la découverte d'ossements humains retrouvés sur la colline de Grafarholt non loin de la capitale Reykjavick. A l'aide d'archéologue et de géologue, ils vont découvrir que le corps date de la période de la seconde guerre mondiale mais qu'il nécessite d'être entièrement et méticuleusement sorti de terre pour connaitre son sexe et délivrer ses autres secrets.
    Intrigué par les groseilliers donnant encore des fruits aujourd'hui, Erlendur découvre, après quelques recherches cadastrales, qu'une maison existait auparavant sur les lieux du cadavre découvert.
    A partir de cette situation énigmatique, Arnaldur Indriðason va articuler son roman entre l'enquête policière actuelle et la vie dans les années 40 de la famille habitant dans cette maison reposant sur cette colline islandaise. le jeu de ping-pong entre présent et passé durera miraculeusement jusqu'à la toute fin du roman pour nous délivrer le mystère de La Femme en vert.
    Je parle de petit miracle car l'auteur délivre par petites touches subtiles un récit parfaitement construit et captivant de bout en bout. A travers le drame familial d'Erlendur d'une part et le calvaire enduré par cette famille de Grafarholt durant la seconde guerre mondiale d'autre part, Indriðason réussit à nous embarquer dans son univers totalement inhumain et pourtant très touchant.
    La lecture des conditions de vie d'une femme battue et de ses enfants reste toujours aussi atroce et insoutenable comme j'avais pu le lire dans "Jamais sans ma fille" de Betty Mahmoody qui racontait les dix-huit mois de calvaire qu'elle vécut en Iran avant de réussir à s'en échapper avec sa fille.
    Au final, je vous encourage à deux cent pourcent à vous jeter sur ce magnifique roman de « La Femme en vert » qui vous fera cogiter, frissonner, hurler et pour les plus émotifs verser quelques larmes … Pour vous dire, j'ai succombé dès la fin de l'ouvrage à un achat compulsif de « La cité des jarres » du même auteur . Décidément, dur, dur de résister à l'islandais très en vogue en ce moment, Arnaldur Indriðason
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 06 novembre 2011

    lehane-fan
    Moyenne de 4 / 5 , 248 votes , 60 critiques...Tout est dit !
    Si le systeme de notation Babelio avait été plus pointu , j'aurais pu me fendre d'un 4.728 . Mais apres 3 h de vaines tentatives à essayer de cliquer sur 1/3 , 1/4 d'étoiles dans l'espoir d'affiner mon jugement , les faits sont là Arnaldur , je ne pourrais qu'attribuer un quatre étoiles , les cinq étant exclusivement réservées à la collection Harlequin...
    La femme en vert semble avoir été bardé de récompenses ! Prix des lectrices de ELLE en 2007 ; Prix Clé de verre 2003 du roman noir scandinave ( à ne jamais remettre à un parkinsonien ! ) ; Prix CWA Gold Dagger 2005 . Excusez du peu...N'ayant pas de prix à décerner , je me contenterai d'applaudir et des deux mains encore , ce qui est toujours plus pratique . Assurément le meilleur Indridason lu à ce jour !
    L'enquete : Toti fete ses huit ans . Sa petite soeur , elle , semble s'amuser avec un cadeau atypique mais oh combien original : un os humain ( Noel approche , pensez-y ) . Une fois le squelette localisé , revoila l'infatigable Erlendur , assisté de sa fine équipe , en charge d'identifier la macabre découverte . Un supposé meurtre datant de pres de 60 ans !
    Indridason n'est pas Barbara Cartland ! le rose semble lui etre tout à fait étranger , ce qui est vraiment dommageable , car il nous prive , du coup , de dialogues incroyablement touchants et gravés à vie dans la mémoire collective :
    - As-tu du souçi qui te cause du tracas Anna Gram ?
    -Nan , laisse-moi Anna Lphabeth , j'ai seulement des problemes...
    Merci Barbara...
    Son truc , à Indridason , c'est le sociétal ! le racisme , l'homosexualité , la violence sexuelle...Et le moins que l'on puisse dire , c'est qu'il tape souvent juste ! Là ou ça fait mal ! Il a l'art d'éveiller les consciences aux pires travers , aux pires penchants inavouables commis par l'Homme , maillon supreme de la chaine de l'évolution . Dans cette enquete , l'auteur va prendre un malin plaisir à nous balader d'une époque à une autre , sorte de yo-yo temporel entre un passé à élucider et un présent qui n'a peut-etre plus d'avenir pour Eva Lind , la fille d'Erlendur , découverte par son pere inanimée et promise par le médecin à une mort quasi-certaine . Erlendur pourrait alors perdre du meme coup et sa fille , et son titre de grand-pere . Eva etant alors prégnante au moment des faits . Leurs rapports furent toujours houleux et c'est dans ces conditions extremes qu'Erlendur va se dévoiler comme jamais , offrant ainsi à sa fille ( et au lecteur ) une confession ou la maladresse n'a d'égale que l'amour qu'il lui porte . Touchant .
    Comme bien souvent , c'est le boulot qui permet à tout un chacun de tenir lorsque la vie vous envoie vacherie sur vacherie .
    Et Erlendur s'y livrera à corps perdu . Son obsession , découvrir l'identité de ce cadavre d'apres-guerre . Une fois de plus , Indridason nous perdra avec délectation . C'est à un incroyable jeu de piste auquel l'auteur nous convie . Il nous en donne cependant les clés . Deux hypothese s'offrent à nous et nous paraissent aussi plausibles l'une que l'autre à tour de role . L'on croit deviner ce qui semble etre comme une évidence et un nouveau personnage , un nouveau fait vient instaurer le doute et faire voler en éclat ce qui apparaissait trois pages plus tot comme la résolution indubitable d'une enquete rondement menée . L'une de ces pistes conduit à une famille qui aurait habité les environs au moment du drame. Une femme . Un homme ( encore que..) . Trois enfants dont la petite derniere handicapée . Et c'est avec douleur et compassion que l'on va supporter cette femme en passe de perdre son humanité sous les coups journaliers de son mari et presque résignée à son sort peu enviable . Indridason dépeint crument la violence conjugale au quotidien . L'assassinat de l'ame . Un plaidoyer grandiose sur la condition de femme battue !
    Indridason signe là un polar douloureux et sans concessions . Une Islande d'apres-guerre magistralement évoquée . Un grand polar tout simplement !
    A tous ceux qui pretent la moindre signification aux couleurs , La femme en vert n'engendre pas de grands espoirs , elle les matérialise !!
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    • Livres 5.00/5
    Par andman, le 07 août 2013

    andman

    "La muraille de lave" m'a permis, il y a peu, de découvrir l'univers d'Indridason.
    Plusieurs lecteurs fidèles du romancier islandais regrettent l'absence dans ce polar du commissaire Erlendur, l'envie était forte de faire la connaissance de ce personnage emblématique.
    Dans "La dame en vert" l'équipe d'Erlendur est fort heureusement au complet.
    La découverte d'un squelette vieux de 70 ans dans les fondations d'une maison en construction de la banlieue de Reykjavík nécessite non seulement les compétences des meilleurs enquêteurs mais aussi l'aide d'archéologues dont le travail de fourmis s'éternise.
    Avec beaucoup d'habileté, Indridason remonte le temps et glisse à l'intérieur de chaque chapitre l'histoire effrayante d'une famille ayant vécu dans les années 40 à l'endroit même où se déroulent les fouilles. Avec une cruauté inouïe un père terrorise sa femme et leurs trois enfants. Les passages à tabac de la pauvre maman, sous les yeux horrifiés d'une petite fille handicapée et de ses deux demi-frères, sont insoutenables.
    En parallèle, sont dévoilés les rapports compliqués entre Erlendur et sa fille aujourd'hui jeune adulte. Eva Lind est dans un coma profond à l'hôpital suite à la perte de son bébé mort-né alors qu'elle se trouvait dans un square sous l'emprise de la drogue. Suivant les conseils des médecins, Erlendur vient à son chevet et lui parle chaque jour.
    A mi-chemin du roman, le lecteur peu habitué à rencontrer autant de personnages en souffrance se dira que le pire est sans doute passé et croisera les doigts pour une seconde partie moins glauque. L'abandon du bouquin n'est d'ailleurs plus envisageable et équivaudrait, à ce stade, à une non-assistance à personnes en danger.
    Tout en gardant à l'esprit qu'avec Indridason le creux de la vague peut atteindre des profondeurs abyssales, ce polar devrait captiver les lecteurs les plus endurcis.
    Je comprends mieux maintenant l'attachement des uns et des autres au personnage d'Erlendur. Malgré un parcours de vie marqué depuis l'enfance d'évènements familiaux tragiques, c'est un homme d'une grande humanité.
    J'aurais grand plaisir à suivre dans quelques temps une autre de ses enquêtes.
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    • Livres 5.00/5
    Par Lorraine47, le 02 mars 2014

    Lorraine47
    La femme en vert m'a scotchée, mise au tapis, laissée pantoise. Elle m'a mise ipon sans préavis! Jusqu'à ce jour c'est l'ouvrage d'Indridason qui a ma préférence.
    Ce qui m'a touchée c'est sans aucun doute l'histoire de cette femme ayant vécu l'horreur de la violence conjugale. Cette tragédie vient s'imbriquer dans l'enquête d'Erlendur, notre policier de la criminelle de Reykjavik.
    Tout débute avec la découverte d'un os humain qui se retrouve entre les mains d'une petite fille qui se l'est approprié pour se faire les dents!
    De fil en aiguille cet os les mène en banlieue de la capitale islandaise et des fouilles commencent pour déterrer un squelette qui pourrait bien être là depuis la deuxième guerre mondiale.
    Il va sans dire que même sous la torture je n'en dévoilerai pas plus sur cette intrigue, qui se déroule avec une précision et une progression digne des plus grands thrillers.
    Après cette lecture, je ne regarderai plus mes groseillers de la même façon...
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    • Livres 4.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 19 août 2014

    Eve-Yeshe
    En Islande, un enfant fête son anniversaire et a invité ses copains. le père de l'un d'eux en venant chercher son fils s'aperçoit qu'une petite fille est en train de ronger quelque chose. Etudiant en médecine, cet homme voit qu'il s'agit d'une côte humaine.
    On appelle la police et le commissaire Erlandur arrive avec son équipe sur les lieux. Il s'agit d'un squelette, c'est confirmé mais il est impossible de savoir s'il s'agit d'un homme ou d'une femme ni de le dater.
    Le commissaire est donc obligé de faire appel au service d'archéologie afin que la scène de crime se soit pas polluée et que la datation puis l'identification soient faites correctement. le chef de ce service est très tatillon et procède couche de terre par couche de terre, ce qui met à rude épreuve les nerfs du commissaire qui entre temps reçoit un appel au secours étrange de sa fille, Eva-Lind avec laquelle il a peu de contact.
    Il part donc à la recherche de sa fille car elle est enceinte et droguée et doit donc remonter sa piste : une deuxième enquête en parallèle.
    En parallèle l'auteur nous raconte l'histoire d'une femme battue (martyrisée) par son mari en 1937. On devine qu'il y a un lien mais lequel ?
    Ce que j'en pense :
    Il s'agit d'une très belle histoire, où l'auteur décrit très bien la maltraitance dans le couple, avec un mari violent, jaloux, pervers, (Grimur) la personnalité de la femme battue et celle des enfants. Cette femme (on parle d'elle en disant la mère, ma femme… mais jamais son prénom comme si son existence même était niée) est très attachante, courageuse, elle prend les coups pour protéger ses enfants : Mikkelina, une fille handicapée à la suite d'une méningite, et deux garçons Simon et Tomas. Une belle étude psychologique de la violence conjugale.
    L'auteur aborde aussi le handicap : le père s'en sert pour terroriser la mère en menaçant sans cesse de la tuer car c'est une débile, alors que celle-ci s'en occupe en cachette pour tenter de lui faire récupérer peu à peu les mots, les muscles qu'elle lui masse le plus souvent possible.
    On assiste à la lente destruction de ces êtres, qui sont toujours maintenus en alerte par la peur, la mort qui peut arriver à chaque instant. Il nous décrit aussi l'évolution des garçons : comment devient-on un homme adulte quand on a une telle image paternelle devant soi comme exemple.
    En tout cas, il s'agit d'un très bon roman, le suspens est entretenu jusqu'au bout en ce qui concerne l'identité du corps, la quête du père vis-à-vis de sa fille qu'il veut retrouver et tisser des liens, comment se construit l'amour entre un homme et une femme, entre un père ou une mère est ses enfants et aussi, les relations très intéressantes entre les membres de l'équipe du commissaire. Bref, passionnant.
    Un auteur que j'ai envie de suivre aussi. J'ai découvert des auteurs scandinaves cette année et j'avoue que je suis conquise donc je vais en lire d'autres. Et en plus grâce à Arnaldur Indridason, et à Bergswein Birgisson (« la lettre à Helga »), j'ai une immense envie de connaître davantage l'Islande, son histoire, sa culture….
    Un lecteur, babelionaute que je remercie m'a conseillé : "la femme d'un seul homme" de Möberg donc à suivre …..
    Note : 8 ,25/10
    plus sur mon blog


    Lien : http://eveyeshe.canalblog.com/archives/2014/08/19/30441612.html
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Citations et extraits

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  • Par Eve-Yeshe, le 19 août 2014

    Peu importe ce que Grimur lui faisait subir, elle ne pleurait jamais. Elle hurlait de douleur et appelait à l’aide, elle lui demandait d’arrêter ou supportait la violence en silence, mais Simon ne l’avait jamais vu pleurer jusqu’alors… il sentait qu’elle pleurait à cause de la situation dans laquelle Mikkelina se trouvait et, en même temps, à cause de ce que Mikkelina venait d’accomplir (la petite fille vient de dire son premier mot), et cela la rendait plus heureuse qu’elle ne s’était autorisée à l’être. P 114
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  • Par IzaBzh, le 09 août 2011

    Petit à petit, les coups se résument à du pur sadisme parce que le seul pouvoir que l'homme violent détienne au monde, c'est celui qu'il exerce sur cette unique femme qui est son épouse, mais ce pouvoir n'a aucune limite puisque l'homme sait que la femme ne peut rien faire face à lui. Elle est totalement impuissante et complètement dépendante de lui parce qu'il ne se contente pas de la menacer elle, il ne se contente pas de la torturer avec la haine et la colère qu'il éprouve pour elle, mais la torture également avec la haine qu'il éprouve pour ses enfants en lui faisant clairement comprendre qu'il leur fera du mal si jamais elle essayait de se libérer de son emprise. Et pourtant, toute cette violence physique, toute cette souffrance et ces coups, ces os cassés, ces blessures, ces bleus, ces yeux au beurre noir, ces lèvres fendues, tout cela n'est rien comparé aux tortures que l'âme endure. Une terreur constante, absolument constante, qui jamais ne faiblit. Les premières années, quand elle montre encore quelques signes de vie, elle essaie de chercher de l'aide, elle essaie de s'enfuir, mais il la retrouve et lui murmure qu'il a l'intention de tuer sa petite fille et d'aller l'enterrer dans la montagne. Et elle le sait capable de le faire, alors elle abandonne. Elle abandonne et remet sa vie entre les mains de cet homme.
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  • Par dilou37, le 03 juin 2013

    Il pensait à ces enfants qui ne connaissent jamais vraiment leurs parents. Qui ne parviennent jamais à savoir qui ils sont en réalité. Ces enfants qui faisaient irruption dans la vie de leurs parents quand celle-ci était déjà à moitié écoulée et qu’ils ne savaient rien d’eux. Qu’ils ne voyaient en eux rien d’autre que la figure du père, de la mère, celle de l’autorité ou encore la figure tutélaire. Et ne découvraient jamais le secret qu’ils conservaient ensemble ou chacun de leur coté, ce qui avait pour conséquence de rendre les parents aussi étrangers à leurs enfants que tous les autres gens croisés sur leur chemin. Il pensait à la façon dont les parents maintenaient parfois leurs enfants à distance jusqu’à ce que leurs relations se résument à des comportements convenus et polis, minées par le mensonge né de l’expérience commune bien plus que construites sur un amour authentique.
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  • Par BMR, le 06 août 2007

    - J'avais juste envie de te voir, interrompit-elle. J'avais juste une putain d'envie de voir de quoi tu avais l'air.
    - Et alors, j'ai l'air de quoi ? demanda-t-il.
    Elle le fixa du regard.
    - D'un pauvre type, répondit-elle.
    - Bon alors, nous ne sommes pas très différents l'un de l'autre, rétorqua-t-il.
    Elle le dévisagea un bon moment et il eut l'impression qu'elle souriait.
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  • Par kathy, le 05 octobre 2011

    Elendur ne répondait pas à sa fille. Il pensait à ces enfants qui ne connaissent jamais vraiment leurs parents. Qui ne parviennent jamais à savoir qui ils sont en réalité. Ces enfants qui faisaient irruption dans la vie de leurs parents quand celle-ci était déjà à moitié écoulée et qu'ils ne savaient rien d'eux. Qu'ils ne voyaient en eux rien d'autre que la figure du père, de la mère, celle de l'autorité et encore la figure tutélaire. En ne découvraient jamais le secret qu'ls conservaient ensemble ou chacun de leur côté, ce qui avait pour conséquence de rendre les parents aussi étrangers à leurs enfants que tous les autres gens croisés sur leur chemin. Il pensait à la façon dont les parents maintenaient parfois leurs enfants à distance jusqu'à ce que leurs relations se résument à des comportements convenus et polis, minées par le mensonge né de l'expérience commune bien plus que construites sur un amour authentique.
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