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> Éric Boury (Traducteur)

ISBN : 2757803174
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 4.01/5 (sur 828 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans un jardin sur les hauteurs de Reykjavik, un bébé mâchouille un objet étrange... Un os humain !

Enterré sur cette colline depuis un demi-siècle, le squelette mystérieux livre peu d'indices au commissaire Erlendur.

L'enquête remonte ju... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par jeranjou, le 31 juillet 2013

    jeranjou
    Analdur, Erlendur, Sigudur… Dur, dur, d'apprendre l'islandais…
    Dans la famille scandinave, après la déferlante suédoise des Larsson, Lackberg ou autres Olsen, les romans d'Indriðason nous parviennent du ciel islandais comme des effusions de lave des volcans enneigés ou bien encore comme des bulles d'eau des bouillonnants geysers au milieu des terres gelées. Des textes soufflant le chaud et le froid que l'on prend en pleine figure et qui laissent une marque indélébile au final…
    Pensant depuis toujours d'Indriðason était une femme comme Camilla Lakberg, j'ai eu un choc en voyant la photo d'un homme en quatrième de couverture. Vous comprenez, dans le cadre de la loi égalité homme- femmes, je voulais réduire mon taux de lecture atrocement masculin par la découverte de « La Femme en vert » et je me retrouve, à l'insu de mon plein gré, ne faire qu'aggraver mon cas avec ce roman d'Arnaldur Indriðason.
    Pas facile à prononcer cet auteur. Je ne vous parle même pas des personnages principaux de cet ouvrage, les trois policiers de la criminelle aux prénoms en ur et org, dont il m'a fallu un temps fou pour les distinguer. C'est ainsi qu'ils font irruption dès le début du livre : Erlendur le commissaire, Sigudur Oli un adjoint qui ne souhaite surtout pas ressembler à son chef et Elinborg, une des rares femmes inspecteurs, ou plutôt inspectrices.
    Tout ce joli monde enquête sur la découverte d'ossements humains retrouvés sur la colline de Grafarholt non loin de la capitale Reykjavick. A l'aide d'archéologue et de géologue, ils vont découvrir que le corps date de la période de la seconde guerre mondiale mais qu'il nécessite d'être entièrement et méticuleusement sorti de terre pour connaitre son sexe et délivrer ses autres secrets.
    Intrigué par les groseilliers donnant encore des fruits aujourd'hui, Erlendur découvre, après quelques recherches cadastrales, qu'une maison existait auparavant sur les lieux du cadavre découvert.
    A partir de cette situation énigmatique, Arnaldur Indriðason va articuler son roman entre l'enquête policière actuelle et la vie dans les années 40 de la famille habitant dans cette maison reposant sur cette colline islandaise. le jeu de ping-pong entre présent et passé durera miraculeusement jusqu'à la toute fin du roman pour nous délivrer le mystère de La Femme en vert.
    Je parle de petit miracle car l'auteur délivre par petites touches subtiles un récit parfaitement construit et captivant de bout en bout. A travers le drame familial d'Erlendur d'une part et le calvaire enduré par cette famille de Grafarholt durant la seconde guerre mondiale d'autre part, Indriðason réussit à nous embarquer dans son univers totalement inhumain et pourtant très touchant.
    La lecture des conditions de vie d'une femme battue et de ses enfants reste toujours aussi atroce et insoutenable comme j'avais pu le lire dans "Jamais sans ma fille" de Betty Mahmoody qui racontait les dix-huit mois de calvaire qu'elle vécut en Iran avant de réussir à s'en échapper avec sa fille.
    Au final, je vous encourage à deux cent pourcent à vous jeter sur ce magnifique roman de « La Femme en vert » qui vous fera cogiter, frissonner, hurler et pour les plus émotifs verser quelques larmes … Pour vous dire, j'ai succombé dès la fin de l'ouvrage à un achat compulsif de « La cité des jarres » du même auteur . Décidément, dur, dur de résister à l'islandais très en vogue en ce moment, Arnaldur Indriðason
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 06 novembre 2011

    lehane-fan
    Moyenne de 4 / 5 , 248 votes , 60 critiques...Tout est dit !
    Si le systeme de notation Babelio avait été plus pointu , j'aurais pu me fendre d'un 4.728 . Mais apres 3 h de vaines tentatives à essayer de cliquer sur 1/3 , 1/4 d'étoiles dans l'espoir d'affiner mon jugement , les faits sont là Arnaldur , je ne pourrais qu'attribuer un quatre étoiles , les cinq étant exclusivement réservées à la collection Harlequin...
    La femme en vert semble avoir été bardé de récompenses ! Prix des lectrices de ELLE en 2007 ; Prix Clé de verre 2003 du roman noir scandinave ( à ne jamais remettre à un parkinsonien ! ) ; Prix CWA Gold Dagger 2005 . Excusez du peu...N'ayant pas de prix à décerner , je me contenterai d'applaudir et des deux mains encore , ce qui est toujours plus pratique . Assurément le meilleur Indridason lu à ce jour !
    L'enquete : Toti fete ses huit ans . Sa petite soeur , elle , semble s'amuser avec un cadeau atypique mais oh combien original : un os humain ( Noel approche , pensez-y ) . Une fois le squelette localisé , revoila l'infatigable Erlendur , assisté de sa fine équipe , en charge d'identifier la macabre découverte . Un supposé meurtre datant de pres de 60 ans !
    Indridason n'est pas Barbara Cartland ! le rose semble lui etre tout à fait étranger , ce qui est vraiment dommageable , car il nous prive , du coup , de dialogues incroyablement touchants et gravés à vie dans la mémoire collective :
    - As-tu du souçi qui te cause du tracas Anna Gram ?
    -Nan , laisse-moi Anna Lphabeth , j'ai seulement des problemes...
    Merci Barbara...
    Son truc , à Indridason , c'est le sociétal ! le racisme , l'homosexualité , la violence sexuelle...Et le moins que l'on puisse dire , c'est qu'il tape souvent juste ! Là ou ça fait mal ! Il a l'art d'éveiller les consciences aux pires travers , aux pires penchants inavouables commis par l'Homme , maillon supreme de la chaine de l'évolution . Dans cette enquete , l'auteur va prendre un malin plaisir à nous balader d'une époque à une autre , sorte de yo-yo temporel entre un passé à élucider et un présent qui n'a peut-etre plus d'avenir pour Eva Lind , la fille d'Erlendur , découverte par son pere inanimée et promise par le médecin à une mort quasi-certaine . Erlendur pourrait alors perdre du meme coup et sa fille , et son titre de grand-pere . Eva etant alors prégnante au moment des faits . Leurs rapports furent toujours houleux et c'est dans ces conditions extremes qu'Erlendur va se dévoiler comme jamais , offrant ainsi à sa fille ( et au lecteur ) une confession ou la maladresse n'a d'égale que l'amour qu'il lui porte . Touchant .
    Comme bien souvent , c'est le boulot qui permet à tout un chacun de tenir lorsque la vie vous envoie vacherie sur vacherie .
    Et Erlendur s'y livrera à corps perdu . Son obsession , découvrir l'identité de ce cadavre d'apres-guerre . Une fois de plus , Indridason nous perdra avec délectation . C'est à un incroyable jeu de piste auquel l'auteur nous convie . Il nous en donne cependant les clés . Deux hypothese s'offrent à nous et nous paraissent aussi plausibles l'une que l'autre à tour de role . L'on croit deviner ce qui semble etre comme une évidence et un nouveau personnage , un nouveau fait vient instaurer le doute et faire voler en éclat ce qui apparaissait trois pages plus tot comme la résolution indubitable d'une enquete rondement menée . L'une de ces pistes conduit à une famille qui aurait habité les environs au moment du drame. Une femme . Un homme ( encore que..) . Trois enfants dont la petite derniere handicapée . Et c'est avec douleur et compassion que l'on va supporter cette femme en passe de perdre son humanité sous les coups journaliers de son mari et presque résignée à son sort peu enviable . Indridason dépeint crument la violence conjugale au quotidien . L'assassinat de l'ame . Un plaidoyer grandiose sur la condition de femme battue !
    Indridason signe là un polar douloureux et sans concessions . Une Islande d'apres-guerre magistralement évoquée . Un grand polar tout simplement !
    A tous ceux qui pretent la moindre signification aux couleurs , La femme en vert n'engendre pas de grands espoirs , elle les matérialise !!
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    • Livres 5.00/5
    Par andman, le 07 août 2013

    andman

    "La muraille de lave" m'a permis, il y a peu, de découvrir l'univers d'Indridason.
    Plusieurs lecteurs fidèles du romancier islandais regrettent l'absence dans ce polar du commissaire Erlendur, l'envie était forte de faire la connaissance de ce personnage emblématique.
    Dans "La dame en vert" l'équipe d'Erlendur est fort heureusement au complet.
    La découverte d'un squelette vieux de 70 ans dans les fondations d'une maison en construction de la banlieue de Reykjavík nécessite non seulement les compétences des meilleurs enquêteurs mais aussi l'aide d'archéologues dont le travail de fourmis s'éternise.
    Avec beaucoup d'habileté, Indridason remonte le temps et glisse à l'intérieur de chaque chapitre l'histoire effrayante d'une famille ayant vécu dans les années 40 à l'endroit même où se déroulent les fouilles. Avec une cruauté inouïe un père terrorise sa femme et leurs trois enfants. Les passages à tabac de la pauvre maman, sous les yeux horrifiés d'une petite fille handicapée et de ses deux demi-frères, sont insoutenables.
    En parallèle, sont dévoilés les rapports compliqués entre Erlendur et sa fille aujourd'hui jeune adulte. Eva Lind est dans un coma profond à l'hôpital suite à la perte de son bébé mort-né alors qu'elle se trouvait dans un square sous l'emprise de la drogue. Suivant les conseils des médecins, Erlendur vient à son chevet et lui parle chaque jour.
    A mi-chemin du roman, le lecteur peu habitué à rencontrer autant de personnages en souffrance se dira que le pire est sans doute passé et croisera les doigts pour une seconde partie moins glauque. L'abandon du bouquin n'est d'ailleurs plus envisageable et équivaudrait, à ce stade, à une non-assistance à personnes en danger.
    Tout en gardant à l'esprit qu'avec Indridason le creux de la vague peut atteindre des profondeurs abyssales, ce polar devrait captiver les lecteurs les plus endurcis.
    Je comprends mieux maintenant l'attachement des uns et des autres au personnage d'Erlendur. Malgré un parcours de vie marqué depuis l'enfance d'évènements familiaux tragiques, c'est un homme d'une grande humanité.
    J'aurais grand plaisir à suivre dans quelques temps une autre de ses enquêtes.
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    • Livres 5.00/5
    Par Lorraine47, le 02 mars 2014

    Lorraine47
    La femme en vert m'a scotchée, mise au tapis, laissée pantoise. Elle m'a mise ipon sans préavis! Jusqu'à ce jour c'est l'ouvrage d'Indridason qui a ma préférence.
    Ce qui m'a touchée c'est sans aucun doute l'histoire de cette femme ayant vécu l'horreur de la violence conjugale. Cette tragédie vient s'imbriquer dans l'enquête d'Erlendur, notre policier de la criminelle de Reykjavik.
    Tout débute avec la découverte d'un os humain qui se retrouve entre les mains d'une petite fille qui se l'est approprié pour se faire les dents!
    De fil en aiguille cet os les mène en banlieue de la capitale islandaise et des fouilles commencent pour déterrer un squelette qui pourrait bien être là depuis la deuxième guerre mondiale.
    Il va sans dire que même sous la torture je n'en dévoilerai pas plus sur cette intrigue, qui se déroule avec une précision et une progression digne des plus grands thrillers.
    Après cette lecture, je ne regarderai plus mes groseillers de la même façon...
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    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 16 juillet 2013

    belette2911
    Les gosses sont quand même drôles : offrez-leur un super jouet et ils s'amuseront avec la caisse en carton... Pareil pour les bébés : il existe un tas de jouet à mâchouiller quand ils font leurs dents, mais ici, la petite ne trouve rien de mieux que de fourrer une côte dans sa bouche. Non, non, pas une côte de porc, mais une côte humaine ! A ce stade, nous ne savons pas si elle appartenait à Adam ou Ève...
    À Erlendur de résoudre l'affaire du corps enterré depuis 50 ans dans une maison en construction. Un squelette qui, à peu de choses près, pourrait être offert à l'école du coin pour servir de "Oscar" aux cours de biologie. Bon, une fois qu'on l'aura extrait de la terre qui le recouvre, le tout délicatement.
    Ami(e) lecteur(trice), si tu cherche un roman policier dont l'enquête se déroule à vitesse "Fast and Furious", laisse tomber ce roman, ou plutôt, range-le délicatement dans l'étagère de la librairie.
    Le commissaire Erlendur prend son temps... Son auteur prenant un malin plaisir à jouer avec son lecteur, faisant monter l'affaire en douceur tout en lui mettant la tête dans la misère humaine et dans une certaine fange.
    Par contre, si vous aimez la lenteur (qui n'est pas ennuyante) et plonger plus profond que l'enquête elle-même, ouvrez-le livre et dévorez-le ! Mais attention, c'est sombre... Violent, sans concession.
    Ce que j'aime chez Indridason, c'est l'Histoire dans l'histoire : pendant que Erlendur cherche QUI est le squelette (tout en tentant de sauver sa fille, miss cocaïnowoman), nous suivons l'histoire d'une femme qui a fait l'erreur d'épouser un homme brutal.
    Durant tout le roman, les deux récits sont en alternance, le suspense de l'enquête montant crescendo tandis que nous suivons la "via dolorosa" de cette femme et de ses trois enfants obligés de subir les coups, les humiliations, l'abaissement plus bas que terre, sans que personne ne lève le petit doigt.
    Petite note : une envie folle m'a prise d'entrer dans le roman, armée d'une carabine au canon scié pour faire la peau de cette ordure. Oui, je suis comme ça moi quand je m'énerve : aux quatre coins de Reykjavik on l'aurait retrouvé, éparpillé par petits bouts, façon Puzzle. Moi, quand on m'en fait trop je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile!
    Dans les romans que j'ai lu d'Indridason, j'ai eu une propension à aimer les coupables de meurtre et à cracher sur les victimes, qui l'ont souvent bien méritée... Serait-ce pareil ici ? Parce que, toute fière que j'étais, je ricanais dans ma cape, sachant bien QUI se trouvait enterré-là et pourquoi. Mhouahahaha !
    Ah, ma douleur fut cuisante, j'ai souffert dans les cinquante dernières pages, implorant l'auteur de faire preuve d'un peu de compassion pour ses pauvres personnages.
    Par contre, il n'a eu aucune compassion pour moi : le coup de pied au cul que je me suis prise ! "Je sais, je sais..." Tu parles que je savais ! Je sais qu'on ne sait rien, oui ! Tiens, un autre coup de pied pour m'apprendre à ne pas ricaner que "je sais" alors que je ne sais rien.
    Une fois terminé, j'ai posé le roman sur la table et je me suis dit qu'un kleenex ne serait pas du luxe...
    Que dire de plus pour la 100ème critique du livre ? C'était beau, c'était grand, c'était magistral, c'était dur, émouvant, terrible... C'était Indridason, tout simplement.


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/4-romans-policiers-contemporai..
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Citations et extraits

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  • Par luckita, le 06 avril 2014

    Nous sommes ensemble depuis trois ou quatre ans maintenant et il ne se passe rien. Absolument rien. Tu fais une tête d'imbécile dès que je commence à mentionner quelque chose qui pourrait ressembler de près ou de loin à une quelconque forme d'engagement. D'un point de vue économique, nos comptes bancaires sont séparés. Le mariage à l'église semble hors de question, enfin il n'y a pas d'autre forme de mariage ici, que je sache. Nous ne sommes pas enregistrés comme concubins. Les enfants sont aussi éloignés de ton esprit que les galaxies situées au fin fond de l'univers. Alors, on en arrive à se demander : qu'est-ce qui nous reste ?
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  • Par IzaBzh, le 09 août 2011

    Petit à petit, les coups se résument à du pur sadisme parce que le seul pouvoir que l'homme violent détienne au monde, c'est celui qu'il exerce sur cette unique femme qui est son épouse, mais ce pouvoir n'a aucune limite puisque l'homme sait que la femme ne peut rien faire face à lui. Elle est totalement impuissante et complètement dépendante de lui parce qu'il ne se contente pas de la menacer elle, il ne se contente pas de la torturer avec la haine et la colère qu'il éprouve pour elle, mais la torture également avec la haine qu'il éprouve pour ses enfants en lui faisant clairement comprendre qu'il leur fera du mal si jamais elle essayait de se libérer de son emprise. Et pourtant, toute cette violence physique, toute cette souffrance et ces coups, ces os cassés, ces blessures, ces bleus, ces yeux au beurre noir, ces lèvres fendues, tout cela n'est rien comparé aux tortures que l'âme endure. Une terreur constante, absolument constante, qui jamais ne faiblit. Les premières années, quand elle montre encore quelques signes de vie, elle essaie de chercher de l'aide, elle essaie de s'enfuir, mais il la retrouve et lui murmure qu'il a l'intention de tuer sa petite fille et d'aller l'enterrer dans la montagne. Et elle le sait capable de le faire, alors elle abandonne. Elle abandonne et remet sa vie entre les mains de cet homme.
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  • Par dilou37, le 03 juin 2013

    Il pensait à ces enfants qui ne connaissent jamais vraiment leurs parents. Qui ne parviennent jamais à savoir qui ils sont en réalité. Ces enfants qui faisaient irruption dans la vie de leurs parents quand celle-ci était déjà à moitié écoulée et qu’ils ne savaient rien d’eux. Qu’ils ne voyaient en eux rien d’autre que la figure du père, de la mère, celle de l’autorité ou encore la figure tutélaire. Et ne découvraient jamais le secret qu’ils conservaient ensemble ou chacun de leur coté, ce qui avait pour conséquence de rendre les parents aussi étrangers à leurs enfants que tous les autres gens croisés sur leur chemin. Il pensait à la façon dont les parents maintenaient parfois leurs enfants à distance jusqu’à ce que leurs relations se résument à des comportements convenus et polis, minées par le mensonge né de l’expérience commune bien plus que construites sur un amour authentique.
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  • Par BMR, le 06 août 2007

    - J'avais juste envie de te voir, interrompit-elle. J'avais juste une putain d'envie de voir de quoi tu avais l'air.
    - Et alors, j'ai l'air de quoi ? demanda-t-il.
    Elle le fixa du regard.
    - D'un pauvre type, répondit-elle.
    - Bon alors, nous ne sommes pas très différents l'un de l'autre, rétorqua-t-il.
    Elle le dévisagea un bon moment et il eut l'impression qu'elle souriait.
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  • Par kathy, le 05 octobre 2011

    Elendur ne répondait pas à sa fille. Il pensait à ces enfants qui ne connaissent jamais vraiment leurs parents. Qui ne parviennent jamais à savoir qui ils sont en réalité. Ces enfants qui faisaient irruption dans la vie de leurs parents quand celle-ci était déjà à moitié écoulée et qu'ils ne savaient rien d'eux. Qu'ils ne voyaient en eux rien d'autre que la figure du père, de la mère, celle de l'autorité et encore la figure tutélaire. En ne découvraient jamais le secret qu'ls conservaient ensemble ou chacun de leur côté, ce qui avait pour conséquence de rendre les parents aussi étrangers à leurs enfants que tous les autres gens croisés sur leur chemin. Il pensait à la façon dont les parents maintenaient parfois leurs enfants à distance jusqu'à ce que leurs relations se résument à des comportements convenus et polis, minées par le mensonge né de l'expérience commune bien plus que construites sur un amour authentique.
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    •   La Femme en vert (2006)
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    •   Hypothermie (2010)
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