ISBN : 9782864248453
Éditeur : Editions Métailié (2011)


Note moyenne : 3.42/5 (sur 43 notes) Ajouter à mes livres
Dans ma cellule je pense à elle, Betty, si belle, si libre, qui s'avançait vers moi à ce colloque pour me dire son admiration pour ma conférence. Qui aurait pu lui résister ? Ensuite, que s'est-il passé ? Je n'avais pas envie de ce travail, de cette relation. J'aurais d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par selena_974, le 20 avril 2012

    selena_974
    Encore une lecture fortement conseillée par Cylhis. Arnaldur Indridason est un auteur islandais apparemment réputé pour ses polars, et même si ce n'est pas le genre de littérature qui m'attire au premier abord, c'est avec beaucoup de curiosité que je me lance dans cette lecture de Betty. Il faut dire que Cylhis m'a promis qu'au milieu du livre je ne pourrai pas m'empêcher de faire "ohhhhhhhhhhhhhhhhhh", et il n'en faut pas plus pour alimenter ma curiosité !
    Dès les premières pages l'auteur nous transporte dans son univers aussi envoûtant que l'énigmatique Betty, qui fascine littéralement notre protagoniste. Écrit à la première personne, nous vivons son histoire au fil des pages, en alternant sa détention provisoire pour meurtre et son histoire passée, en commençant bien évidemment par le début, par sa rencontre avec Betty, une femme mariée à un milliardaire, une femme fatale et dangereusement attirante. Au fur et à mesure des pages, on va suivre cette histoire d'amour, d'infidélité, d'argent avec un intérêt laissé intact par le suspense créé par l'auteur. On ne sait pas ce qui a mal tourné, ce qui a causé la "perte" de notre protagoniste, pourtant présenté comme une personne droite et honnête. On sait juste que Betty a pris une place essentielle dans sa vie jusqu'au moment où tout a basculé.
    J'ai trouvé ce livre parfait, dans son écriture, dans sa construction, dans l'histoire elle-même, qui n'aurait a priori rien eu d'original si elle n'était pas passée dans les mains d'Arnaldur Indridason. Les pages se tournent toutes seules, les mots captivent notre attention, et on se laisse facilement et agréablement hypnotiser jusqu'à un réveil en sursaut (le fameux "ohhhhhhhhhhhhhhhhhh") où tout commence à se mettre en place, le rythme s'accélère, on va de révélation en révélation et on ne peut plus lâcher le livre jusqu'à la fin.
    Lisez-le, c'est tout ce que je peux vous conseiller.
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 30 décembre 2011

    caro64
    Loin de sa série mettant en scène le célèbre commissaire Erlendur, l'Islandais Indridason nous surprend avec ce roman dans lequel le lecteur se laisse délicieusement piéger…
    " […] je ne savais rien sur Betty, à part que je l'aimais plus que ma propre vie. Il n'est sans doute bon pour personne d'aimer comme j'aimais Betty. Dans mon cas, ça s'est terminé par une tragédie. "
    L'auteur de cet aveu n'est autre que le narrateur du roman qui, du fond d'une cellule de détention provisoire, va remonter le fil d'une histoire ambiguë de sexe et de mort. Tout commence comme un rêve qui dérape en fait divers tragiquement banal : une femme terriblement séduisante propose au personnage principal de travailler pour son mari, riche armateur à la recherche d'un conseiller juridique. Troublé par l'insistance de Betty qui ne tarde pas à lui faire des avances, notre héros se laisse tenter par cette épouse à protéger car "parfaite" victime d'un mari violent.
    A partir d'une trame classique maintes fois revisitée par les maîtres du roman noir – la citation en exergue du mythique Le Facteur sonne toujours deux fois de James M. Cain en témoigne –, à savoir le trio mari brutal trompé/femme fatale/amant naïf piégé – Indridason courait le risque de ne pas faire preuve d'originalité. Pour une raison cruciale révélée au beau milieu du récit mais qu'il me faut taire afin de ne pas trahir la surprise du coup de théâtre, le lecteur tombera sous l'emprise de ce puissant philtre amoureux et romanesque.
    Soumis aux interrogatoires de la police, dont un certain Erlendur qui fait une brève mais remarquée apparition pour les fans de la série (bien que ce court roman soit écrit avant), le narrateur pourra-t-il enrayer la parfaite mécanique de l'attraction pour la sulfureuse Betty ? Qui manipule qui ? Et pour quelle obscure raison ? C'est tout l'enjeu du secret tissé autour de l'énigme féminine (méfiez-vous des apparences !) qu'il faudra lever pour espérer vous désensorceler de ce "Dahlia noir" tout droit venu d'Islande.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par ancoline, le 12 avril 2012

    ancoline
    Elle est belle, elle semble intelligente et elle s'intéresse à ses travaux, au cours de sa conférence. Il est flatté qu'elle pense à lui, petit avocat pour seconder son mari. Mais voilà cela va très vite, et s'il trouve déstabilisant qu'elle soit nettement plus jeune que son mari, très sexy pour un homme plutôt rustre, il a l'impression qu'elle joue un drôle de jeu provocateur avec lui. Au premier entrevu avec son mari, celui-ci ne montre pas particulièrement qu'il a besoin de lui comme lui a signifié Betty. Il y a des signaux montrant que ce n'est pas son patron qui l'a sollicité mais sa femme Betty. Il refuse, se méfie de cette précipitation, de ce malaise qu'il a en pensant à ce nouveau contrat de travail qu'on lui offre. Une proposition alléchante financièrement, lui qui a du mal à payer son appartement, sa voiture. Elle a raison en insistant, il ne peut pas laisser passer sa chance, cela ne se reproduira pas si vite.
    Je vous laisse découvrir l'histoire et essayé de comprendre comment il a pu se retrouvé accusé du meurtre de son patron, que toutes les preuves se retournent contre lui, alors que lui semble nous faire croire qu'il est innocent.
    La fin m'a saisie et j'ai changé souvent de mobile dans ma tête avant de comprendre trop tard qu'il n'aurait jamais dû faire telle ou telle chose. Mais il était trop tard.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 04 mai 2012

    Bigmammy
    Une magistrale manipulation, dans laquelle le narrateur ne se reconnaît qu'en partie coupable. Coupable d'avoir participé à un homicide, de l'avoir évoqué avec son maître d'œuvre, mais certainement pas de l'avoir perpétré. Cependant, il est dans de sales draps, en détention provisoire, car des indices terribles proclament sa culpabilité …
    Betty, c'est une superbe jeune femme devant laquelle tout le monde plie, et qui ne recule devant aucun expédient pour arriver à ses fins : devenir riche, elle qui fut élevée dans l'un des quartiers les plus pauvres de Reykjavik. Une belle brune à La Voix rauque, qui fume des cigarettes grecques, importées exprès pour elle. Elle qui a mis le grappin sur un riche armateur, de vingt trois ans plus âgé, et qui a testé en sa faveur, au cas où il lui arriverait malheur.
    C'est aussi une histoire classique de couple criminel, qui supprime le mari gênant pour vivre enfin l'amour fou qui les étreint, avec l'argent du mort, bien entendu … Une sorte de Thérèse Raquin, moderne, et on sait bien que l'auteur est imprégné de littérature française. Sauf que, et seulement au milieu du récit, on fait une découverte époustouflante, qui vous fait quasiment reprendre la lecture du polar à son début en se demandant : « mais comment ce détail capital m'a-t-il donc échappé ? »
    Je ne vais pas vous le révéler, ce serait trop cruel. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'en définitive, même si l'histoire ne se termine pas trop bien pour la personne qui est en prison, la morale – ou la justice immanente – seront sauves. Ce n'est peut-être pas bien utile, mais ça soulage.
    Un dernier détail. Ce roman date de 2003, donc juste après « La cité des jarres », qui fit connaitre Arnaldur Indridason au monde, et le commissaire Erlendur Sveinsson n'y joue aucun rôle, même si son nom est cité ainsi que celui de son collaborateur Sigirdur Oli.
    Betty est donc un roman de jeunesse, mais pas pour autant un roman mal ficelé, bien au contraire !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par magmalion, le 07 décembre 2011

    magmalion
    On sait bien qu'il est facile de vendre des romans même très médiocres lorsque l'auteur à fait ses preuves avec d'autres ouvrages (prix littéraires, etc). Car, son nom à lui seul sur une couverture, placé en tête de gondole, suffit à faire vendre. Je me suis fait avoir de cette manière. C'est bien sur le monde de l'édition et il serait naïf de croire autre chose, mais c'est un peu rageant quand on se dit que de très bons manuscrits s'empilent chez les éditeurs et ne seront jamais publiés. C'est un roman qui ne méritait pas qu'on coupe des arbres.
    Je n'écris jamais de commentaires sur les forums habituellement, mais cette fois ci je me suis dit qu'il ne fallait pas que d'autres personnes se fassent piéger et soient déçues.
    Une histoire pleine de clichés, très mal écrit de surcroit ; on a l'impression que cela a été rédigé par un jeune adolescent. Les personnages n'ont aucune profondeur. Tout est cousu de fil blanc, à par un élément qui concerne la nature du personnage principal, que je ne révèlerai, si toute fois vous avez envie de vous lancer dans la lecture de ce oman ennuyeux au possible. L'auteur utilise un procédé assez grossier là aussi. On sait dès le début qui est le « méchant ». Les dialogues sont plats. Je me suis forcé à lire le livre jusqu'au bout, avec l'espoir que cela s'améliore, mais tout au contraire, le « style » se dégrade au fur et à mesure que l'on progresse. L'auteur fait répéter dix fois les choses dans la bouche du personnage principal, histoire de nous enfoncer le clou dans le crâne. Ce qui est le plus terrible dans tout ça c'est que l'auteur ne nous donne pas envie de connaitre la fin, ni d'en savoir plus sur les personnages à la psychologie et au caractère insipide.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • Telerama , le 23 novembre 2011
    Ecrit avant la série des enquêtes du commissaire Erlendur, ce texte volontairement répétitif est une oeuvre de jeunesse - c'est son excuse.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Actualitte , le 21 novembre 2011
    La force du détail, les indices révélés après coup, l'étoffe des personnages principaux, le poids de la culpabilité, le contexte finalement réel, ancré dans une réalité économique (le marché de la pêche en Islande) sont autant d'éléments qui donnent de l'envergure et de l'intérêt au récit et retiennent l'attention du lecteur.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par pile, le 28 novembre 2011

    Le comportement de Bettý, si différent du mien, me fascinait. Elle était ouverte, sans détour, drôle, et elle profitait de la vie comme si chaque jour était le dernier. Moi, au contraire, j’avais un caractère beaucoup plus renfermé ou plus discret. J’ignorais encore qui j’étais et où j’en étais. C’étaient là des questions qui me tracassaient depuis un bon bout de temps. Bettý, elle, n’avait pas de doutes. Elle vivait dans l’instant présent. Le passé était derrière et n’avait aucune importance pour elle. L’avenir était un univers excitant en attente d’exploration et de conquête.
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  • Par Isa70, le 06 avril 2012

    J'espère toujours que ce n'est qu'un cauchemar, que je me réveillerai, que j'irai à mon petit bureau dans ma bagnole qui ne démarre pas toujours et que je n'ai jamais entendu parler de Bettý et n'ai jamais vu Tómas. J'espère toujours que je me réveillerai dans la vie que je vivais avant de rencontrer Bettý. Mon souhait ne se réalise pas. J'ai l'impression de n’avoir jamais eu d'autre vie que celle avec Bettý. Je ne sais plus qu'elle image d'elle je dois garder. Parfois je la hais. Parfois je la désire si fort que tout mon corps me fait mal.
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  • Par BMR, le 21 décembre 2011

    [...] J'avais réussi à la tenir à distance ; elle avait remis sa jupe en ordre et avait souri comme si elle venait de me faire une farce. J'étais sous le choc. Aucune femme dans ma vie n'était jamais allée aussi vite en besogne et je me demandai bien ce qu'elle pouvait savoir sur moi avant notre premier contact.
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  • Par BMR, le 21 décembre 2011

    [...] Qu'est-ce qui se passera s'il lui arrive quelque chose ? dit-elle en tirant sur sa cigarette grecque.
    - S'il lui arrive quelque chose ? répétai-je.
    - Oui, s'il arrive quelque chose, dit-elle.
    - Qu'est-ce que tu veux dire ?
    - Je ne sais pas, dit-elle. Un accident de voiture. N'importe quoi.
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  • Par selena_974, le 19 avril 2012

    "C'était notre lune de miel et elle m'aveuglait jusqu'à me cacher le soleil. Je l'adorais !"
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






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