> Éric Boury (Traducteur)

ISBN : 2757807250
Éditeur : Points (2008)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 212 notes) Ajouter à mes livres
Mauvaise publicité pour l'hôtel de luxe envahi par les touristes ! Le pantalon sur les chevilles, le Père Noël est retrouvé assassiné dans un sordide cagibi juste avant le traditionnel goûter d'enfants. La direction impose la discrétion, mais le commissaire Erlendur ne ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Syl, le 22 mai 2012

    Syl
    Dans un hôtel luxueux de Reyjavik, l'équipe de l'inspecteur Erlendur surplombe le cadavre d'un Père Noël. le mort, Gudlaugur Egilsson, portier et homme à tout faire de l'hôtel, a été retrouvé criblé de coups de couteau dans sa chambre, petit cagibi du sous-sol. Costumé pour l'arbre de Noël des enfants, le pantalon baissé, il présente une posture grotesque et honteuse. Pourquoi, cet homme, qui d'après les témoignages de ses collègues, était doux, modeste et transparent, a été poignardé avec acharnement ?
    L'inspecteur Erlendur, assisté de ses amis et collaborateurs, questionne tous les services du palace, cuisines, réception, femmes de chambre, et charge la division scientifique d'effectuer des prélèvements de salive sur toutes les personnes susceptibles d'avoir côtoyé la victime... car le macchabée portait un préservatif...
    D'interrogations en révélations, nous apprenons que Gudlaugur Egilsson, dans son enfance, avait été un jeune prodige du chant, une voix. Un son céleste, pur, rare, qui perce les souvenirs les plus secrets et renvoie à une intériorisation chargée de mélancolie, de désespoir et de culpabilité. Les drames, les vérités, les non-dits ressurgissent.
    En cette époque de l'année, où la famille est célébrée, Erlendur s'isole, préfèrant mener son enquête sur les lieux du crime, et décide de demeurer à l'hôtel quelques nuits. Entre les murs d'une chambre impersonnelle et glaciale, enroulé sur lui-même dans un édredon, il écoute La Voix de l'enfant star, enregistrée sur un vieux vinyle collector.
    "Les fêtes de Noël, c'est pour les gens qui sont heureux."
    En Islande, il fait très froid, il neige, tout paraît noir et petit, les âmes, les désirs, les rêves. Chaque être a son lot d'incertitude, de peur, de manque, de solitude et de regrets. Chaque être cherche l'absolution, la justice, la reconnaissance et l'amour.
    J'ai beaucoup aimé ce troisième livre avec Erlendur. Nous rencontrons tous les personnages des romans précédents. Eva Lind, sobre depuis huit mois, très perturbée par la mort de son bébé, voudrait se réfugier auprès de son père car elle se sent prête à succomber à son vice. Elinborg qui suit un procès concernant la maltraitance d'un père envers son enfant et qui craint de se fourvoyer. Marion Briem, l'ancienne supérieure d'Erlendur, à la retraite mais toujours curieuse des affaires criminelles et donneuse de judicieux conseils...
    L'auteur commence aussi à dévoiler des confidences sur Erlendur. Dans les autres livres, on se questionne sur son comportement assez secret, reclus et introverti, dans ce tome (faisant suite aussi au second), le sombre inspecteur continue de révéler à sa fille des mots, des images du passé. Il s'épanche et montre son humanité. Il semblerait qu'il soit décidé à surmonter certaines blessures dues à un drame familial et à remédier à sa solitude... La scientifique Valgerdur est une femme charmante...
    Dans le courant du mois de mai, nous lirons le quatrième volume des enquêtes de l'inspecteur Erlendur et j'espère que certains trouveront la réconciliation et l'apaisement qu'ils aspirent.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par pile, le 04 novembre 2011

    pile
    On a assassiné le Père Noël ! Quelques jours avant Noël dans un hôtel de Reykjavik, le portier a en effet été assassiné dans son costume de Père Noël, peu avant le goûter d'enfants qu'il devait animer. C'est une femme de chambre qui l'a découvert dans le modeste réduit qu'il habitait depuis vingt ans dans la cave de l'hôtel. Il a été poignardé au coeur avec un couteau de cuisine, alors qu'il se trouvait dans une posture embarrassante, son pantalon de Père Noël baissé laissant apparaître un préservatif. Pour interroger le personnel et les clients de l'hôtel, l'inspecteur Erlendur Sveinsson y prend une chambre et s'y installe pour les six jours que durera son enquête jusqu'au Réveillon de Nöel.
    Après La cité des jarres (2000) et La femme en vert (2001), "La Voix" est la 3e enquête traduite en français de l'inspecteur Erlendur Sveinsson. L'affaire que doit cette fois résoudre Erlendur est un meurtre plus ordinaire que dans les précédents romans d'Arnaldur Indridason. L'unité de lieu et la durée de l'enquête réduite à quelques jours font paraître l'intrigue plus simple. Ce roman est pourtant tout aussi passionnant que les précédents.
    Étant données les circonstances de la mort du Père Noël, le sujet de La Voix peut paraître sordide. Il est néanmoins traité avec le tact qui caractérise l'auteur et son inspecteur récurrent. Il est aussi traité avec un humour que je n'avais pas encore remarqué à la lecture des précédents romans d'Arnaldur Indridason. Dans ce roman, ce sont les touristes venus en Islande passer les fêtes de Noël qui font particulièrement les frais des sarcasmes de l'auteur.
    L'enquête d'Erlendur consiste à interroger les membres du personnel, les clients, chercher des éléments sur les uns et les autres dans les fichiers de la Police, visionner les enregistrements des caméras de surveillance, et surtout tenter de reconstituer la vie du mort. Gudlaugur, portier et homme à tout faire de l'hôtel depuis des années, était un homme mystérieux, très solitaire, que personne ne semble avoir vraiment connu. Très vite cependant, il apparaîtra que Gudlaugur a eu une enfance peu ordinaire. Il a été un enfant vedette alors que sa voix de petit choriste était extraordinaire. Mais sa gloire a été de courte durée. Après avoir enregistré deux disques, il a perdu sa voix, rompu avec toute sa famille, et est devenu cet homme modeste qui semblait ne se lier à personne.
    Tandis qu'Erlendur enquête à l'hôtel, une biologiste du nom de Valgerdur prélève des échantillons de salive sur les membres du personnel, afin de comparer leurs ADN à celui recueilli sur le préservatif. Valgerdur est une femme d'une quarantaine d'années qui ne va pas laisser Erlendur indifférent. Il va l'inviter à dîner et lui faire des confidences sur le drame qui a bouleversé son enfance (drame qu'il avait confié à sa fille alors qu'elle était dans le coma dans La femme en vert). Serait-ce le début d'une histoire d'amour ? Nous le saurons certainement dans les romans suivants…
    En parallèle de l'enquête, nous suivons une autre affaire sur laquelle travaille Elinborg, la collègue d'Erlendur. Il s'agit d'une histoire d'enfant battu, semble-t-il pas son père. C'est une affaire qui affecte beaucoup Elinborg, elle-même mère de famille. Et bien entendu, nous suivons également la vie d'Eva Lind, la fille d'Erlendur, qui rend visite à son père à l'hôtel. Elle lui confie ses états d'âme et il devine qu'elle est sur le point de replonger dans la drogue.
    Les relations père-fils et père-fille sont une fois de plus au coeur du roman d'Arnaldur Indridason. C'est de toute évidence le grand sujet qu'il ne cesse d'explorer de livre en livre.
    La personnalité du personnage récurrent est capitale dans les séries policières. le personnage d'Erlendur est la grande réussite de celle d'Arnaldur Indridason. Et c'est pour retrouver Erlendur, que je vais continuer à lire cette série dans l'ordre, en redoutant le moment où j'approcherai de la fin.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Une apparition remarquée dans ce livre après "La cité des jarres" et "La femme en vert" : enfin un peu d'humour !
    Comique de situation d'abord, avec cette obsession de Erlendur à vouloir passer les fêtes de Noël dans cet hôtel (où un meurtre a été commis) plutôt que chez lui, suscitant l'étonnement de ses collègues, quiproquo avec le directeur de l'hôtel sur le motif de la visite de sa fille... Comique burlesque dans la caricature des touristes venant visiter l'Islande en pull islandais...
    Mais que l'on se rassure, le caractère sordide du crime et la situation toujours aussi désespérée des différents protagonistes de l'histoire font revenir très vite et à grandes enjambées le côté extrêmement noir des romans de l'écrivain Arnaldur Indridason habituel.
    Enfin, ce troisième roman nous délivre quelques informations supplémentaires sur l'enfance d'Erlendur, son histoire familiale au passé et au présent, qui commence ici à prendre un peu d'épaisseur.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par nescio667, le 30 mai 2010

    nescio667
    Le Père Noël retrouvé assassiné dans les sous-sols de l'hôtel pour lequel il officiait n'avait rien d'ordinaire. Mais l'inspecteur Erlendur ne l'apprendra que plus tard. Pour Erlendur et ses deux acolytes, les inspecteurs Elinborg (une femme) et Sigurdur Oli (un homme), le meurtre du Père Noël présente surtout la particularité d'avoir lieu en pleine période de…Noël. Erlendur déteste cette époque de l'année, Elinborg n'a pas encore la moindre idée de son menu du 24 décembre, et Sigurdur Oli tente vaille que vaille de ménager la susceptibilité de sa femme, de plus en plus agacée par ce métier de flic sans horaire fixe. Vu l'accoutrement de la victime (elle avait un préservatif fiché sur une partie stratégique de son anatomie), les policiers penchent d'abord pour une affaire de sexe, et peut-être même de pédophilie. C'est en fouillant dans son passé qu'ils feront cette découverte étonnante : Gudlaugur de son vrai nom, le Père Noël avait, dans sa jeunesse, été une vedette de la chanson, un enfant –star à La Voix d'ange. Et ce jusqu'à ce qu'il soit tout simplement rattrapé par la puberté. Bien que ses collègues n'y croient guère, Erlendur se décide à creuser cette piste, parce qu'il sent confusément que c'est elle qui va le mener à l'assassin.
    Pour le coup, après avoir lu ‘La Voix', je me suis précipité sur les deux premiers volumes de cet auteur islandais : ‘La cité des jarres' et ‘La femme en vert', tous les deux dédiés aux mêmes personnages et ayant pour cadre la ville de Reykjavik. La parenté avec un autre inspecteur nordique bien connu (Kurt Wallander) est évidente. Et les amateurs de l'un devraient normalement apprécier l'autre. Plus sec et plus concis, Indridason met en scène un flic encore plus bourru et mauvais vivant que Wallander. Erlendur se dit lui-même mauvais père et exécrable époux : il a effectivement quitté sa famille alors que ses enfants étaient en bas âge. Les relations avec son ex-femme sont proches du conflit armé et il n'a aucun contact avec son fils. Par contre, sa fille cherche manifestement à mieux le connaître depuis quelques temps, et ce, bien que leurs conversations tournent régulièrement à l'engueulade. le problème d'Erlendur, c'est la vie tout simplement. Une profonde blessure de jeunesse, une passion bizarre pour les livres consacrés aux personnes disparues et un appartement dortoir : l'auteur ne nous en apprendra pas beaucoup plus sur son anti-héros. Au fil des trois intrigues, il distille les révélations sur le passé d'Erlendur et sans doute nous en ménage-t-il d'autres pour les prochaines. Quoi qu'il en soit, chaque volume propose, avec une économie de moyens remarquable, une intrigue policière tendue comme un fil et riche en rebondissements et autres chausse-trappes. A l'inverse de Mankell, on ne croit jamais que la solution est proche pour ensuite déchanter, mais l'on se trouve brusquement face à des murs de questions et des changements de perspective imprévus, induits par des révélations savamment distillées. Plus ramassées mais tout aussi denses que chez Mankell, les textes d'Indridason partagent un point commun avec ceux de leur confrère suédois : cette même empathie pour les victimes, ce constant questionnement du pourquoi face à une violence démesurée et, par-dessus tout, une volonté de présenter les évènements nus, sans fioriture ni interprétation morale. Ce qui n'empêche pas le lecteur de vibrer avec les personnages.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 31 mai 2008

    Woland
    Röddin
    Traduction : Eric Boury
    Alors que, dans la bonne ville de Reykjavik, tout le monde attend le réveillon de Noël pendant lequel les plus chanceux - et les plus traditionnalistes - se cuisineront du mouton fumé, un drame éclate dans l'un des meilleurs hôtels du cru. le portier de l'endroit qui, chaque année, tenait le rôle du Père Noël pour les enfants des clients, est retrouvé poignardé dans l'espèce de cagibi qu'il occupait au sous-sol. le plus choquant, c'est qu'on la retrouvé assis sur son lit, à moitié nu, un préservatif (vide) sur le sexe. Seul, le bas du corps était dénudé : pour le reste, le portier arborait sa tenue de Père Noël.
    Bien que leur métier leur en ait déjà fait voir, selon l'expression familière, des vertes et des pas mûres, Erlendur, Sigurdur et Elinborg restent assez perplexes devant le spectacle. Elinborg est déjà très secouée par une affaire extérieure - une histoire d'enfant probablement maltraité par son père - qui va bientôt passer en jugement. Sigurdur se demande s'il a bien fait de se marier et Erlendur est de nouveau en bisbille avec sa fille, Eva Lind.
    De fil en aiguille, Erlendur, qui prend une chambre à l'hôtel pour mieux étudier le problème, va apprendre que l'ancien portier avait été, avant sa puberté, la plus belle voix d'Islande mais que, selon toute vraisemblance, cette carrière lui avait été imposée par un père décidé à vivre par procuration la célébrité dont lui-même n'avait pu jouir en son temps.
    Un roman de neige et de mélancolie, un roman dédié à l'enfance volée et à la vie d'adulte gâchée que cela engendre trop souvent. Peu à peu, avec une maîtrise remarquable, Indridason développe son propre style et une atmosphère très particulière que le lecteur a plaisir à retrouver au fil de ses romans. ;o)
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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 25 mai 2012

    L'espoir est plus fort chez les gens chez qui il ne reste plus rien.
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  • Par marina53, le 24 mai 2012

    On finit par avoir de soi la même opinion que ceux qui nous tourmentent.
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  • Par Syl, le 22 mai 2012

    "- Vous croyez aux rêves ?
    - Sauf votre respect, je ne suis pas sûr que cela vous regarde, rétorqua Erlendur.
    Il était surpris de la fougue de cette femme. Cependant, il comprenait la nature de la force qui la poussait. (...)
    - Et la vie après la mort ? risqua Karen.
    Erlendur secoua la tête.
    - Je ne sais pas ce que vous...
    - Maria, elle y croyait. Elle croyait aux rêves, croyait qu'ils pouvaient dire quelque chose, la guider. Et elle croyait à la vie éternelle (...)."
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par marina53, le 24 mai 2012

    Dans le domaine des sentiments, le temps n'existe pas.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par pile, le 04 novembre 2011

    Ils ne parlaient jamais du temps, ni des prix qui augmentaient dans les magasins, ni de politique, ni de sport, ni de mode ni de toutes ces choses auxquelles les gens consacraient du temps à discuter mais qui n’étaient à leurs yeux que du bavardage insipide. Seuls eux deux, leur passé et leur présent, cette famille qui n’avait jamais vu le jour parce qu’Erlendur l’avait abandonnée, la tragédie d’Eva et de son frère Sindri, la haine que leur mère portait à Erlendur ; seules ces choses-là avaient de l’importance dans leur esprit et donnaient le diapason à toutes leurs relations.
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    Arnaldur Indridason

    Un soir glacial de janvier, un petit garçon asiatique de 12 ans qui rentrait de son école est assassiné au pied d’un immeuble de la banlieue de Reykjavik.

    •   La Cité des jarres (2005)
    •   La Femme en vert (2006)
    •   La Voix (2007)
    •   L'Homme du Lac (2008)
    •   Hiver arctique (2009)
    •   Hypothermie (2010)
    •   La Rivière Noire (2011)
    •   Betty (2011)

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