> Éric Boury (Traducteur)

ISBN : 275780023X
Éditeur : Points (2006)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 247 notes) Ajouter à mes livres

Pourquoi l'inspecteur Erlendur use-t-'il sa mauvaise humeur à rechercher l'assassin d'un vieil homme dans l'ordinateur duquel on découvre des photos pornographiques immondes et, coincées sous un tiroir, la photo de la tombe d'une enfant de quatre ans? Pourquoi m... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    un regard sans concession de la société islandaise
    *
    Pourquoi l'inspecteur Erlendur use-t-il sa mauvaise humeur à rechercher l'assassin d'un vieil homme dans l'ordinateur duquel on découvre des photos pornographiques immondes et, coincée sous un tiroir, la photo de la tombe d'une enfant de quatre ans ?
    Pourquoi mettre toute son énergie à trouver qui a tué celui qui s'avère être un violeur ?
    Pourquoi faire exhumer avec quarante ans de retard le cadavre de cette enfant ?
    Comment résister à l'odeur des marais qui envahit tout un quartier de Reykjavic ?
    À quoi sert cette collection de bocaux contenant des organes baptisée pudiquement La cité des jarres ?
    Pourquoi partout dans le monde la vie de flic est toujours une vie de chien mal nourri ?

    Erlendur le colérique s'obstine à tenter de trouver les réponses à toutes ces questions.
    *
    Ce livre écrit avec une grande économie de moyens transmet le douloureux sens de l'inéluctable qui sous-tend les vieilles sagas qu'au Moyen Age les Islandais se racontaient pendant les longues nuits d'hiver.
    Il reprend leur humour sardonique, l'acceptation froide des faits et de leurs conséquences lointaines. La cité des jarres a obtenu le prestigieux prix Clé de Verre du roman noir scandinave.
    Il figure en tête des listes des best-sellers en Allemagne et en Angleterre.
    *
    " Dans un entretien qu'il nous a accordé, Arnaldur Idridason le déclare d'ailleurs sans ambages : "Je me suis inspiré de Sjowall et Walhöö, les auteurs de romans policiers suédois, et de leur personnage principal, l'inspecteur Martin Beck." Pour autant, il n'en reste pas là, et Erlendur n'est pas un clone de Beck.
    Malgré ses échecs personnels, son désespoir est le signe d'une attente, d'un besoin de vivre. "Le thème principal de cette série de romans, en fait, et cela s'est révélé peu à peu, c'est la famille. Peut-être parce que c'est un thème important en Islande. Nous sommes très peu nombreux, et la famille est encore la cellule de base de notre société, même si elle subit, aujourd'hui, la déstructuration qu'on rencontre partout en Occident."
    Ainsi, cette enquête est l'occasion pour Erlendur de revenir sur son passé au moment où il fouille dans celui de la victime.
    Sa fille, Eva Lind, refait surface, en pleine crise, et lui lance des signaux pour essayer de - décrocher de la drogue. "Le personnage d'Eva, qui paraît secondaire, est central et permet une synthèse de tous les thèmes du roman. Elle est celle par qui la vie reprend le dessus, et prend en charge le passé sans le nier ni en rester prisonnière."
    L'enquête d'Erlendur le conduit en effet dans des recoins peu reluisants de la vie islandaise. Très vite, il s'aperçoit que la victime, Holberg, a commis un viol et que l'enfant qui en est issu est mort en bas âge, ce qui a conduit sa mère à se donner la mort. le patient travail de l'inspecteur va l'amener dans des endroits qui, au propre et au figuré, ne sentent pas bon. » (extrait d'un article de L'Humanité, 10 février 2005)
    *
    Ce roman a été adpaté au cinéma en 2006 par Baltasar Kormakur.
    Il a connu le plus grand succès du cinéma islandais en Islande (80 000 entrées), a déjà reçu l'Edda du meilleur film et du meilleur réalisateur et le Globe de cristal du meilleur film au Festival International du Film du Karlowy Vary en 2007.
    *
    Ce film a également été primé pour la mise en scène et l'acteur Arnaldur E. Indridason primé pour l'interprétation masculine. le scénario est fidèlement adapté du best-seller d'Arnaldur Indridason.
    *
    Dans BiblioMonde
    La femme en vert : une autre enquête du commissaire Erlendur
    *
    D'autres romans d'auteurs islandais
    *
    Arnaldur Indridason
    Romancier islandais, auteur à succès, chef de file des auteurs de polar en Islande
    Né à Reykjavik en 1961, et diplômé en histoire, Arnaldur Indridason est journaliste et critique de cinéma.
    Il est l'auteur d'une demi douzaine de romans noirs, dont plusieurs sont des best-sellers internationaux, en particulier en Allemagne et au Royaume-Uni. Il est le créateur du personnage de l'inspecteur Erlendur, flic taciturne aux costumes fripés.
    Parmi ses livres, La cité des jarres (prix Clé de verre du roman noir scandinave, prix Mystère de la critique 2006 et prix Coeur noir)
    et La femme en vert (prix Clé de verre du roman noir scandinave 2003 et prix CWA Gold Dogger 2005, Grande-Bretagne).
    Arnaldur Indridason vit à Reykjavik avec sa femme et ses trois enfants.
    *
    Editeur : http://www.editions-metailie.com/indoc/livres-a-paraitre.asp
    *
    Autres auteurs Islandais :
    http://www.bibliomonde.com/ouvrages/islande-les-ecrivains-aujourd-hui-4,56.html
    Article sur La cité des jarres :
    http://www.sitartmag.com/indridason.htm
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par pile, le 27 août 2011

    pile
    La cité des jarres est le premier roman traduit en français d'Arnaldur Indridason, mais c'est en fait le troisième roman mettant en scène Erlendur, son héros récurrent membre de la police criminelle de Reykjavik. Erlendur (que l'on désigne à l'islandaise par son seul prénom mais qui s'appelle en fait Erlendur Sveinsson) n'est pas un personnage très original dans le monde des séries policières. Il a la cinquantaine, est divorcé depuis vingt ans et père de deux grands enfants ayant tous les deux sombré dans la toxicomanie. Sa fille Eva Lind, encore sous l'emprise de la drogue, se découvre enceinte au début du roman. Ayant décidé de garder l'enfant, elle va essayer de décrocher grâce à des produits de substitution et demander l'hospitalité à son père, ce qui va bien sûr les rapprocher. Dans son métier, Erlendur n'en fait qu'à sa tête. Face au meurtre de Holberg, la majeure partie de son équipe pense qu'il s'agit du crime d'un rôdeur, une simple tentative de vol qui aurait mal tourné, voire même d'un crime insensé, « un meurtre islandais, bête et méchant ». Mais Erlendur est persuadé que l'affaire est plus complexe qu'il n'y paraît. C'est donc presque seul qu'il va aller déterrer le passé.
    La cité des jarres est un roman d'enquête. Dés la première page on découvre le cadavre en même temps qu'Erlendur et on lui emboîte le pas pour suivre son enquête au jour le jour. Cette enquête progresse rapidement, les découvertes s'enchaînent, chaque personnage prend vie sous nos yeux, la victime devient coupable, les époques s'entrechoquent, la vie privée et la vie professionnelle d'Erlendur s'emmêlent, et on est très vite pris au piège de ce roman que l'on ne peut lâcher. Par la suite le rythme ralentit un peu mais cela ne suffit pas à nous faire lâcher prise, car le roman policier s'est enrichi de plusieurs histoires de famille et d'un reportage sur la société islandaise. Saisi par le froid, la pluie glaciale qui n'en finit pas de tomber, on a véritablement l'impression de faire un voyage en Islande. Finalement c'est au cœur d'une histoire de filiation et d'héritage génétique que nous entraîne Indridason, nous faisant découvrir au passage le fichier des données génétiques bien réel en Islande. le style d'Indridason est simple, le roman très dialogué. Petit à petit on s'attache à Erlendur, à sa fille, à ses coéquipiers… Bref, à la fin de ce premier roman, je suis partante pour en lire un deuxième.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par IzaBzh, le 06 août 2011

    IzaBzh
    Ce roman est le premier de la série avec Erlendur édité en France, mais il en existe deux précédents en Islande que nous n'avons pas encore eu l'heur de voir traduits, hélas. J'espère que ça changera vite étant donné le succès de cet auteur (et le fait que j'ai très envie de les lire !). Erlendur n'a pas grand-chose pour lui : divorcé, pas très rigoureux sur l'hygiène, fumeur invétéré même là où c'est interdit, des relations conflictuelles avec ses enfants, un lourd passé qu'il traîne difficilement. L'ambiance du roman est lourde, sombre, voire sordide. Ca ne vous emballe pas, hein ? Si on me l'avait raconté comme ça, ça ne m'aurait pas emballée non plus. N'empêche, la description de la société islandaise, de ses changements, ses personnages humains et complexes, les femmes de ses romans, tout se ligue pour qu'on aie un mal de chien à reposer ce livre avant de l'avoir terminé ! Je vous déconseille donc de lire les romans d'Arnaldur en vous disant "une petite demi-heure de lecture avant de dormir", ça ne marchera pas ! D'ailleurs, je suis en train de dévorer "La femme en vert", j'en suis presque à la fin et je prévois tellement le manque que j'ai déjà réservé "L'homme du Lac", "Hiver arctique" et "Hypothermie".
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par books2heaven, le 03 mai 2010

    books2heaven
    le cadavre d'un viel homme est retrouvé chez lui. Pour l'inspecteur Erlendur, il s'agit d'un crime typiquement islandais, soit bête et méchant et qui fait perdre son temps à la police.
    Pourtant, l'affaire semble plus compliquée qu'il n'y parait. C'est d'abord la présence d'un message incompréhensible laissé sur le cadavre ainsi que d'une vieille photo de la pierre tombale d'une petite fille morte 40 ans plus tôt. Ces découvertes vont amener la police sur une histoire ancienne de viol qui vont amener Erlendur à chercher du côté du passé de l'homme assasiné pour résoudre l'enquête.

    La cité des jarres est le premier volet des enquêtes de l'inspecteur Erlendur Sveinson, c'est aussi pour moi le premier livre que je lis d'Indridason. Je voulais le lire depuis un moment parce que c'est un auteur islandais de polars et je dois aussi dire que la couverture est plutôt réussie.
    Cette lecture, bien qu'ayant été très agréable, me laisse quand même un peu mitigée ... J'ai trouvé que Brouillages de Jon Hallur Stefansson était meilleur.
    Passons d'abord à ce que j'ai le moins aimé : l'enquête policière, je ne l'ai pas trouvé très palpitante et même banale. Je me demandais même par moment pourquoi Erlendur décidait de faire tel chose. Cela ne me paraissait pas logique mais en fin de compte, Erlendur avait raison.
    Ensuite, ce que j'ai le plus aimé, c'est l'ambiance et les personnages du roman. D'abord pour l'ambiance, c'est l'Islande : terre de feu et de glace et surtout de pluie. Dans le roman, elle n'arrête pas, elle cingle les gens, le sol ... tel un déluge. On sent à travers ce livre que l'Islande est un pays isolé et plutôt rude. Il faut dire que ça fait un petit effet quand on lit une scène où Erlendur conduit sur la route et se concentre pour ne pas finir dans un champ de lave. Plutôt rare par chez nous, mais très islandais.

    La deuxième chose qui m'a plue dans ce roman, ce sont les personnages. Erlendur est un flic plutôt instinctif, il est divorcé, vit seul, ne se souvient pas quand il a cuisiné pour la dernière fois ... En plus de cela, il a une fille - Eva Lind - et un fils. Plus paumé l'un que l'autre. Dans ce livre, nous faisons la connaissance d'Eva, junkie qui se découvre enceinte et vient demander de l'aide à son père.

    Comme souvent, dans les romans noirs, ce sont les relations qu'entretiennent les personnages entre eux et la société qui priment sur l'enquête policière. La relation Erlendur - Eva est assez émouvante, ils se perdent, se retrouvent. le père aime sa fille mais ne sait pas comment le lui dire.
    Et puis, il y a d'autres personnages comme Audur, la petite fille décédée à 4 ans, que l'on ne connait pas et qui fait naître en Erlendur, un sentiment qui le poussera à mener l'enquête jusqu'au bout.
    Enfin, ce roman amènera tous les personnages à se demander qui ils sont et s'ils sont bien les gens qu'ils pensent être.
    En conclusion, une lecture plutôt sympa qui m'a convaincue de lire la suite des aventures du commissaire. Il parait même que la suite est meilleure et j'aurais compris le système des noms islandais que j'aime bien d'ailleurs. ^^
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 26 septembre 2010

    mimipinson
    En prenant hier soir en main ce livre, j'avais 4 raisons :
    • m'extraire, pour un temps du moins, d'une lecture pas très exaltante mais dont il faut que je vienne à bout.
    • Passer un bon moment, et si possible que ce livre soit un coup de cœur
    • Avancer dans mon challenge Partage-lecture qui patine un peu, il est vrai
    • Faire preuve de bonne volonté en diminuant ma pile à lire qui grossit telle un sumo en devenir.
    Je peux dire que mes 4 objectifs de la soirée ont été atteints. Ce polar m'a prise par la main toute la soirée durant, et le lendemain.
    Il s'agit de mon premier livre d'Indridason, et j'en avais choisi le premier mettant en scène le commissaire Erlendur.
    Nous sommes en Islande, il y fait froid, gris, humide ; Les noms de lieux et de personnes sont imprononçables, un peu comme le volcan qui mis la moitié de la planète en émoi, il y a peu. Mais, cela fait partie du folklore. J'aime l'exotisme.
    D'emblée nous sommes au pied du mur : il y a un mort, une scène de crime, un commissaire qui ne tarde pas à arriver, C'est parti, l'enquête peut commencer, cela bouge. le passé ne tarde pas non plus à être déterré, comme les morts d'ailleurs. J'aime bien. Un bon point pour la scène à la morgue.
    "L'odeur de la mort emplissait ses sens et imprégnait ses vêtements, l'odeur du formol, des produits de nettoyages et de la puanteurs terrifiante des corps morts qui avaient été ouverts."
    Que voulez vous, la vue des pièces opératoires, des corps ouverts, ne m'a jamais fait blêmir…..
    L'enquête est bien menée, se disperse, mais le suspens, pour peu qu'on ne lise pas la fin avant, se tient, et nous tient.
    Et puis il m'est sympathique ce commissaire. C'est en fait un type un peu comme les autres ; il a ses soucis, ses travers, ses peines de cœur. Un type comme vous et moi, qui va travailler avec ses valises à porter, et qui cahin -caha, fait avec. Un type humain, sensible.
    "Mais il n'y a pas plus de distance que de carapace. Personne n'est suffisamment fort. L'horreur prend possession de ton être comme le ferait un esprit malin qui s'installe au fond de ta pensée et te laisse en paix seulement lorsque tu as l'impression que ce bourbier est la vie réelle car tu as oublié comment vivent les gens normaux."
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Citations et extraits

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  • Par BMR, le 06 septembre 2008

    [...] - Au cours des années 70, l'année de la disparition de Grétar, treize personnes ont disparu, précisa Elinborg. Douze dans les années 80, sans compter les hommes morts en mer.
    - Treize disparitions, demanda Sigurdur Oli, est-ce que ça ne fait pas un peu beaucoup ? Aucune n'a été élucidée ?
    - Elles ne cachent pas obligatoirement un crime, commenta Elinborg. Les gens disparaissent, s'arrangent pour disparaître, souhaitent disparaître, disparaissent.
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  • Par pile, le 27 août 2011

    On s’imagine que ça n’attaque pas le moral. On se croit assez fort pour supporter de telles choses. On pense qu’avec les années, on se forge une carapace, qu’on peut regarder tout ce bourbier à bonne distance comme s’il ne nous concernait en rien et qu’on peut ainsi parvenir à se protéger. Mais il n’y a pas plus de distance que de carapace. Personne n’est suffisamment fort. L’horreur prend possession de ton être comme le ferait un esprit malin qui s’installe dans ta pensée et te laisse en paix seulement lorsque tu as l’impression que ce bourbier est la vie réelle car tu as oublié comment vivent les gens normaux. Voilà le genre d’enquête que c’est. Elle est semblable à un esprit malfaisant qui aurait été libéré et s’installerait dans ta tête jusqu’à te réduire en l’état de pauvre type.
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  • Par BMR, le 06 septembre 2008

    [...] La pluie cinglait la voiture et Erlendur, qui ne suivait pas le bulletin météo, se demanda si elle allait s'arrêter un jour. Peut-être s'agissait-il d'une version abrégée du Déluge, pensa-t-il en lui-même en regardant à travers la fumée bleutée de la cigarette. Il n'était peut-être pas inutile de laver les péchés du genre humain de temps à autre.
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  • Par BMR, le 06 septembre 2008

    [...] C'était tôt dans la matinée. Dehors le temps était couvert, il tombait une fine bruine et l'obscurité de l'automne se blottissait contre la ville, comme pour confirmer que l'hiver arrivait à toute vitesse, que les jours raccourcissaient encore plus et que le temps se refroidissait. On disait à la radio qu'on n'avait pas connu d'automne aussi humide depuis plusieurs dizaines d'années.
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  • Par mayang, le 23 septembre 2011

    Le couple de Gardabaer considérait Erlendur d'un regard angoissé. Leur petite fille chérie avait disparu. Ils n'avaient aucune nouvelle d'elle depuis trois jours. Rien depuis le mariage. Ils déclarèrent qu'elle avait filé pendant la cérémonie. Leur petite fille. Erlendur se la représentait comme une toute jeune demoiselle avec des boucles blondes avant d'apprendre qu'elle avait vingt trois ans et étudiait la psychologie à l'Université d'Islande.
    - La cérémonie demanda Erlendur pendant qu'il regardait la vaste salle clinquante autour de lui; celle-ci était aussi grande que tout un étage de son immeuble.
    - Son propre mariage! dit le mari comme s'il ne parvenait pas encore à réaliser ce qui s'était passé. Ma fille s'est enfuie le jour de son propre mariage!
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