> Éric Boury (Traducteur)

ISBN : 2757803174
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 288 notes) Ajouter à mes livres
Dans un jardin sur les hauteurs de Reykjavik, un bébé mâchouille un objet étrange... Un os humain ! Enterré sur cette colline depuis un demi-siècle, le squelette mystérieux livre peu d'indices au commissaire Erlendur. L'enquête remonte jusqu'à la famille qui vivait là p... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 06 novembre 2011

    lehane-fan
    Moyenne de 4 / 5 , 248 votes , 60 critiques...Tout est dit !
    Si le systeme de notation Babelio avait été plus pointu , j'aurais pu me fendre d'un 4.728 . Mais apres 3 h de vaines tentatives à essayer de cliquer sur 1/3 , 1/4 d'étoiles dans l'espoir d'affiner mon jugement , les faits sont là Arnaldur , je ne pourrais qu'attribuer un quatre étoiles , les cinq étant exclusivement réservées à la collection Harlequin...
    La femme en vert semble avoir été bardé de récompenses ! Prix des lectrices de ELLE en 2007 ; Prix Clé de verre 2003 du roman noir scandinave ( à ne jamais remettre à un parkinsonien ! ) ; Prix CWA Gold Dagger 2005 . Excusez du peu...N'ayant pas de prix à décerner , je me contenterai d'applaudir et des deux mains encore , ce qui est toujours plus pratique . Assurément le meilleur Indridason lu à ce jour !
    L'enquete : Toti fete ses huit ans . Sa petite soeur , elle , semble s'amuser avec un cadeau atypique mais oh combien original : un os humain ( Noel approche , pensez-y ) . Une fois le squelette localisé , revoila l'infatigable Erlendur , assisté de sa fine équipe , en charge d'identifier la macabre découverte . Un supposé meurtre datant de pres de 60 ans !
    Indridason n'est pas Barbara Cartland ! le rose semble lui etre tout à fait étranger , ce qui est vraiment dommageable , car il nous prive , du coup , de dialogues incroyablement touchants et gravés à vie dans la mémoire collective :
    - As-tu du souçi qui te cause du tracas Anna Gram ?
    -Nan , laisse-moi Anna Lphabeth , j'ai seulement des problemes...
    Merci Barbara...
    Son truc , à Indridason , c'est le sociétal ! le racisme , l'homosexualité , la violence sexuelle...Et le moins que l'on puisse dire , c'est qu'il tape souvent juste ! Là ou ça fait mal ! Il a l'art d'éveiller les consciences aux pires travers , aux pires penchants inavouables commis par l'Homme , maillon supreme de la chaine de l'évolution . Dans cette enquete , l'auteur va prendre un malin plaisir à nous balader d'une époque à une autre , sorte de yo-yo temporel entre un passé à élucider et un présent qui n'a peut-etre plus d'avenir pour Eva Lind , la fille d'Erlendur , découverte par son pere inanimée et promise par le médecin à une mort quasi-certaine . Erlendur pourrait alors perdre du meme coup et sa fille , et son titre de grand-pere . Eva etant alors prégnante au moment des faits . Leurs rapports furent toujours houleux et c'est dans ces conditions extremes qu'Erlendur va se dévoiler comme jamais , offrant ainsi à sa fille ( et au lecteur ) une confession ou la maladresse n'a d'égale que l'amour qu'il lui porte . Touchant .
    Comme bien souvent , c'est le boulot qui permet à tout un chacun de tenir lorsque la vie vous envoie vacherie sur vacherie .
    Et Erlendur s'y livrera à corps perdu . Son obsession , découvrir l'identité de ce cadavre d'apres-guerre . Une fois de plus , Indridason nous perdra avec délectation . C'est à un incroyable jeu de piste auquel l'auteur nous convie . Il nous en donne cependant les clés . Deux hypothese s'offrent à nous et nous paraissent aussi plausibles l'une que l'autre à tour de role . L'on croit deviner ce qui semble etre comme une évidence et un nouveau personnage , un nouveau fait vient instaurer le doute et faire voler en éclat ce qui apparaissait trois pages plus tot comme la résolution indubitable d'une enquete rondement menée . L'une de ces pistes conduit à une famille qui aurait habité les environs au moment du drame. Une femme . Un homme ( encore que..) . Trois enfants dont la petite derniere handicapée . Et c'est avec douleur et compassion que l'on va supporter cette femme en passe de perdre son humanité sous les coups journaliers de son mari et presque résignée à son sort peu enviable . Indridason dépeint crument la violence conjugale au quotidien . L'assassinat de l'ame . Un plaidoyer grandiose sur la condition de femme battue !
    Indridason signe là un polar douloureux et sans concessions . Une Islande d'apres-guerre magistralement évoquée . Un grand polar tout simplement !
    A tous ceux qui pretent la moindre signification aux couleurs , La femme en vert n'engendre pas de grands espoirs , elle les matérialise !!
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    Critique de qualité ? (21 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 12 février 2010

    Seraphita
    Près de Reykjavik, sur une colline où poussent des groseilliers, on retrouve enfoui dans la terre un squelette dont une main affleure le sol. C'est un jeune enfant qui a fait la découverte et a ramené un os pensant qu'il s'agissait là d'un bel objet. le commissaire Erlendur Sveinsson, à l'histoire familiale trouble et troublée, prend l'enquête en main, assisté par deux collègues. Tandis que le squelette est lentement exhumé de terre, un passé chargé de violence ressurgit, qui remonte à la seconde guerre mondiale. Un passé hanté par une mystérieuse femme en vert.
    Il s'agit du premier roman d'Arnaldur Indridason que je lis. J'ai été vraiment conquise par cet excellent policier qui n'est pas sans rappeler ceux qu'écrit Henning Mankell. Un premier point commun entre les deux auteurs réside en leur enracinement nordique : Indridason est islandais, Mankell, suédois. Ils partagent tous deux également le goût de la lenteur. Dans ce livre, Indridason prend tout son temps pour exposer les faits. L'intrigue ne prend corps que progressivement, beaucoup d'histoires parallèles sont exposées. La lenteur de l'enquête est à l'image de celle de l'exhumation du squelette. L'archéologue chargé de celle-ci semble très minutieux et possède tout son temps. L'ouvrage cultive l'énigme et le mystère. Ainsi, quand apparaît le récit parallèle de la famille vivant sur la colline, récit à conjuguer au passé, on se pose beaucoup de questions : qui est cette famille ? Quel est son lien avec l'enquête principale ? J'ai apprécié, comme dans les romans de Mankell, la tension psychologique analysée avec brio au sein de la famille dont on ne connaîtra le nom qu'à la fin. le thème abordé dans le policier est très difficile : il s'agit de la violence conjugale. Les descriptions sont parfois insoutenables tant la violence physique et psychologique sont à leur paroxysme. L'auteur esquisse plusieurs pistes de vérité, mais le suspens dure jusqu'au bout, avec des revirements de situation. L'intrigue m'a semblé relativement « simple », comparée à d'autres intrigues tarabiscotées que j'ai pu lire chez Jean-Christophe Grangé, par exemple. Ce n'est pas plus mal, on comprend ainsi mieux les tenants et aboutissants de l'histoire et la dimension de l'énigme et du mystère n'est pas pour autant mise à mal. J'ai apprécié la relation forte et conflictuelle entre Erlendur et sa fille. Ces rapports ne sont pas sans rappeler ceux du commissaire Kurt Wallander et de Linda sa fille, entre autres dans « Avant le gel », d'Henning Mankell, des liens complexes, ténus et en même temps assez forts. Un roman très lent, réellement humain. Je lirai d'autres livres du même auteur.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 25 mars 2011

    Sharon
    Mon avis :
    La femme en vert est un des plus beaux romans policiers que j'ai lu. D'abord, grâce à son enquêteur, Erlendur. Sous ses dehors frustes se cache un homme d'une profonde sensibilité, un humaniste en somme. Eilenborg, son adjointe, n'est pas en reste, et ne ménage pas sa peine. J'aime nettement moins Sigurdur Oli, hautement désagréable, incapable de s'engager, et incapable de montrer un peu de compassion lors de l'enquête. Sa tête est farcie de clichés et il est incapable de passer outre.
    Le lecteur vit le temps de l'enquête en même temps que les trois enquêteurs. Aucune étape de la lente exhumation. du corps n'est passé sous silence. Les enquêteurs ne restent pas inactifs, et nous suivons pas à pas leur minutieuse recherche pour découvrir, avant même de pouvoir poser un nom sur le cadavre, qui pouvait bien vivre à cet endroit, nous racontant ainsi comment la seconde guerre mondiale a été vécue en Islande. Si la lenteur exagétrée peut agacer au point qu'Erlendur s'en plaint parfois, (autant dire que le lecteur se sent moins seul), il est le premier à reconnaître que la précipitation est mauvaise conseillère.
    Parallèlement à ce récit principal, nous découvrons la vie de Margareth et de ses trois enfants, Mikkelina, handicapée, Simon et Tomas. Margareth est mariée à Grimur, un monstre. La femme en vert explore les souffrances psychologiques qu'un être humain est capable d'infliger à un autre être humain. le mécanisme d'assujetissement est finement observé, les scènes sont à la limite de l'insoutenable tant je me suis sentie en empathie avec Margareth et ses enfants. Ces scènes sont d'autant plus angoissantes que le lecteur, en avance sur les enquêteurs, craint que le corps retrouvé n'appartienne à un membre de leur famille.
    Et le passé rejoint le présent quand apparaît La femme en vert. Des drames qu'Erlendur met à jour de cette époque troublée de la seconde guerre mondiale, restent trois survivantes, trois femmes qui ne se connaissent pas mais qui chacune a vécu avec un secret, différent. Si, pour l'une d'entre elles, le secret l'a rongé et lui a fait bâtir sa vie sur un mensonge, pour l'autre, qui porte la couleur de l'espoir, je suis heureuse qu'elle est vécue avec ce secret (et non contre), et qu'elle ait réussi à reconstruire sa vie.
    Comme si le roman n'était pas déjà assez émouvant, nous en apprenons un peu plus sur la vie personnel d'Erlendur . Au chevet de sa fille, plongée dans le comas, il lui parle, de son mariage, de sa relation avec leur mère, de ce que, peut-être, il aurait dû faire pour ne pas être séparé d'eux. Surtout, au détour d'un couloir, une rencontre nous révèle, avec infiniment de tact, un fait poignant qui éclaire en partie la personnalité d'Erlendur. Je ne crois pas me tromper en pensant qu'il en sera à nouveau question dans le prochain tome, que j'ai hâte de lire.


    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-la-femme-en-vert-d-ar..
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 31 mai 2008

    Woland
    Graforpögn
    Traduction : Eric Boury
    Ici, c'est par un bout d'os, mâchonné par un bébé lors d'une fête anniversaire donnée en l'honneur de son frère aîné, que débute l'histoire. le fait serait peut-être passé inaperçu si un jeune étudiant en médecine n'avait accompagné son propre petit frère à cette fête. Etonné par la forme de l'objet, il le prend au bébé et, aussitôt, ses soupçons se confirment : il s'agit d'un morceau de côte, prélevée sur un squelette humain.
    Il s'avère que l'os a été découvert sur un chantier voisin par le frère du bébé. L'enfant l'a ensuite laissé traîner et le bébé, qui faisait ses dents, l'a récupéré.
    Prévenue, la police de Reykjavik délègue sur les lieux notre trio habituel : Erlendur Sveinsson, Sigurdur Oli et Elinborg. Or, les premières fouilles révèlent que l'individu qui gît là depuis on ne sait combien de temps était encore en vie lorsqu'il fut enterré ...
    En parallèle de l'enquête policière, Indridason intercale des chapitres qui nous content l'histoire d'une enfant trouvée - à quelle date, on l'ignore pendant la plus grande partie du roman - qui, devenue jeune fille, joue de malchance en se retrouvant enceinte d'un marin par la suite porté disparu. Elle croit trouver un foyer pour elle-même et sa petite-fille, Mikkelina, lorsqu'elle épouse un ouvrier en apparence très solide et que le lecteur ne connaîtra que sous le nom de "Grimur", mais la malheureuse se trompe lourdement et, pour elle comme pour sa fille et les deux enfants qu'elle aura de cet homme, l'existence tiendra plus du cauchemar ...
    Le rythme est toujours aussi soutenu, mais sans précipitation et Indridason déroule avec naturel les méandres d'une histoire plutôt complexe. J'insiste sur le mot : naturel. Il est rare d'en découvrir autant dans un roman, policier ou non. Et l'on se dit que, pour atteindre à un tel résultat, l'auteur a dû bigrement travailler son texte. D'autant qu'aucun détail, aucun développement ne semble avoir été laissé au hasard.
    Quant aux personnages, ils sont tous à l'image de l'intrigue. Mention spéciale peut-être à Grimur, dont on ne saura jamais pourquoi ni comment il était devenu un monstre. On le hait et en même temps, surtout au final, on le plaint. le tout sans tomber dans le mélo.
    Arnaldur Indridason est vraiment un sacré bon romancier. ;o)
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    • Livres 5.00/5
    Par Kely, le 04 octobre 2011

    Kely
    298 pages
    Traduit de l'Islandais par Eric Boury
    Résumé 4ème de couverture (Ed Métailié)
    Dans une banlieue de Reykjavik, au cours d'une fête d'anniversaire, un bébé mâchouille un objet qui se révèle être un os humain. le commissaire Erlendur et son équipe arrivent et découvrent sur un chantier un squelette enterré là, soixante ans auparavant. Cette même nuit, Eva, la fille d'Erlendur, appelle son père au secours sans avoir le temps de lui dire où elle est. Il la retrouve à grand-peine dans le coma et enceinte. Erlendur va tous les jours à l'hôpital rendre visite à sa fille inconsciente et, sur les conseils du médecin, lui parle, il lui raconte son enfance de petit paysan et la raison de son horreur des disparitions.
    L'enquête nous est livrée en pointillé dans un magnifique récit, violent et émouvant, qui met en scène, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, une femme et ses deux enfants. Une femme victime d'un mari cruel qui la bat, menace ses enfants et la pousse à bout.
    Voici à nouveau le commissaire Erlendur et ses adjoints Elinborg et Sigurdur Oli dans un récit au rythme et à l'écriture intenses et poignants, aux images fortes et aux personnages attachants et bien construits.
    Un Indridason grand cru!
    Prix Clé de verre 2003 du roman noir scandinave et Prix CWA Gold Dagger 2005 (Grande Bretagne)
    Quelques mots sur l'auteur
    Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961, où il vit actuellement. Diplômé en histoire, il a été journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de romans noirs, dont "La cité des jarres ; plusieurs sont des best-sellers internationaux.
    Mon ressenti sur ce livre
    Une première lecture de cet auteur qui m'a vraiment convaincue!
    Deux histoires, l'une au présent, objet de l'enquête policière, l'autre appartenant au passé, qui au final s'imbriquent parfaitement l'une à l'autre.
    L'intrigue est mise en place dès les premières lignes. Les trois principaux enquêteurs, Erlendur, le commissaire, et ses collaborateurs Elinborg et Sigurdu Oli, chargés affectivement par le poids de leur parcours personnel respectif, vont devoir remuer le passé...
    Un passé douloureux pour une famille une mère et ses trois enfants, dont une petite fille handicapée, vivant dans la terreur d'un mari et père violent.
    "Une terreur constante, absolument constante, qui ne faiblit jamais."
    "Y a-t'il quelqu'un pour condamner le meurtre d'une âme?"
    "Comment peut-on porter plainte contre un homme parce qu'il a assiné une âme, est-il possible de le traîner devant un juge et de le faire reconnaitre coupable?"
    Donc, c'est sûr fond de blessures, tant physiques que morales, tant passées que présentes, que "l'affaire des ossements" avance, sans répit, sans rupture de rythme... Plusieurs histoires, plusieurs pistes et hypothèses crédibles maintiennent un bon suspens jusqu'aux dernières pages.
    Parallèlement à l'intrigue policière, l'auteur nous fait découvrir, sans entrer dans trop de détails, l'histoire de son pays durant la seconde guerre mondiale, de sa ville Reykjavik, capitale de l'Islande (traduit en français par "Baie des fumées").
    On y apprend, par exemple, qu'elle a fait l'objet d'une "occupation" alliée par les britanniques, qui ont laissé place aux américains, dont bon nombre sont restés après la fin de la guerre.
    Assurément un livre, une culture, une intrigue à découvrir!
    Note : 9,5/10.
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Citations et extraits

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  • Par IzaBzh, le 09 août 2011

    Petit à petit, les coups se résument à du pur sadisme parce que le seul pouvoir que l'homme violent détienne au monde, c'est celui qu'il exerce sur cette unique femme qui est son épouse, mais ce pouvoir n'a aucune limite puisque l'homme sait que la femme ne peut rien faire face à lui. Elle est totalement impuissante et complètement dépendante de lui parce qu'il ne se contente pas de la menacer elle, il ne se contente pas de la torturer avec la haine et la colère qu'il éprouve pour elle, mais la torture également avec la haine qu'il éprouve pour ses enfants en lui faisant clairement comprendre qu'il leur fera du mal si jamais elle essayait de se libérer de son emprise. Et pourtant, toute cette violence physique, toute cette souffrance et ces coups, ces os cassés, ces blessures, ces bleus, ces yeux au beurre noir, ces lèvres fendues, tout cela n'est rien comparé aux tortures que l'âme endure. Une terreur constante, absolument constante, qui jamais ne faiblit. Les premières années, quand elle montre encore quelques signes de vie, elle essaie de chercher de l'aide, elle essaie de s'enfuir, mais il la retrouve et lui murmure qu'il a l'intention de tuer sa petite fille et d'aller l'enterrer dans la montagne. Et elle le sait capable de le faire, alors elle abandonne. Elle abandonne et remet sa vie entre les mains de cet homme.
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  • Par kathy, le 05 octobre 2011

    Elendur ne répondait pas à sa fille. Il pensait à ces enfants qui ne connaissent jamais vraiment leurs parents. Qui ne parviennent jamais à savoir qui ils sont en réalité. Ces enfants qui faisaient irruption dans la vie de leurs parents quand celle-ci était déjà à moitié écoulée et qu'ils ne savaient rien d'eux. Qu'ils ne voyaient en eux rien d'autre que la figure du père, de la mère, celle de l'autorité et encore la figure tutélaire. En ne découvraient jamais le secret qu'ls conservaient ensemble ou chacun de leur côté, ce qui avait pour conséquence de rendre les parents aussi étrangers à leurs enfants que tous les autres gens croisés sur leur chemin. Il pensait à la façon dont les parents maintenaient parfois leurs enfants à distance jusqu'à ce que leurs relations se résument à des comportements convenus et polis, minées par le mensonge né de l'expérience commune bien plus que construites sur un amour authentique.
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  • Par BMR, le 06 août 2007

    - J'avais juste envie de te voir, interrompit-elle. J'avais juste une putain d'envie de voir de quoi tu avais l'air.
    - Et alors, j'ai l'air de quoi ? demanda-t-il.
    Elle le fixa du regard.
    - D'un pauvre type, répondit-elle.
    - Bon alors, nous ne sommes pas très différents l'un de l'autre, rétorqua-t-il.
    Elle le dévisagea un bon moment et il eut l'impression qu'elle souriait.
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  • Par kathy, le 05 octobre 2011

    Toute cette violence physique, toute cette souffrance et ces coups, ces os cassés, ces blessures, ces bleus, ces yeux au beurre noir, ces lèvres fendues, tout cela n'est rien comparé aux tortures que l'âme endure. Une terreur constante, absolument constante, qui jamais ne faiblit. ...Elle essaie, en vain, de lutter mais peu à peu toute résistance l'abandonne et avec la résistance, c'est aussi son désir de vivre qui s'évanouit.. En fait elle est morte et elle erre à la recherche d'un échappatoire. Afin d'échapper aux coups, à cette torture de l'âme, et à l'existence de cet homme, parce qu'elle ne vit plus sa vie à elle et qu'elle n'existe plus qu'à travers la haine qu'il lui porte. Pour finir, c'est lui qui remporte la victoire. Parce qu'elle est morte. Et qu'elle est un zombie.
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  • Par Nadael, le 13 juin 2011

    Son existence tout entière était organisée autour de son mari. De ses petites manies, de la façon dont elle devait le servir. Elle cessa de s'occuper d'elle-même. Cessa de se laver régulièrement. Cessa de soigner son apparence. Des cernes se dessinèrent sous ses yeux, la peau de son visage se distendit et son teint devint grisâtre, ses épaules tombèrent et sa tête s'affaissa sur sa poitrine, comme si elle redoutait de lever les yeux normalement. Sa belle chevelure épaisse perdit sa vie et sa couleur et se retrouva, sale, plaquée sur son crâne. Elle se coupait elle-même les cheveux avec des ciseaux de cuisine quand elle les trouvait trop longs.
    Ou bien quand il lui disait qu'ils étaient trop longs. A cette espèce de grosse vache.
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    Arnaldur Indridason

    Un soir glacial de janvier, un petit garçon asiatique de 12 ans qui rentrait de son école est assassiné au pied d’un immeuble de la banlieue de Reykjavik.

    •   La Cité des jarres (2005)
    •   La Femme en vert (2006)
    •   La Voix (2007)
    •   L'Homme du Lac (2008)
    •   Hiver arctique (2009)
    •   Hypothermie (2010)
    •   La Rivière Noire (2011)
    •   Betty (2011)

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    Thème : Arnaldur Indridason

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