> Éric Boury (Traducteur)

ISBN : 2757812874
Éditeur : Points (2009)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 205 notes) Ajouter à mes livres
En juin 2000, un tremblement de terre provoque un changement du niveau des eaux du lac de Kleifarvatn et découvre un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractère cyrillique à demi effacées. Le commissaire Erlendur et son équipe s'intéresse... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Syl, le 22 mai 2012

    Syl
    En faisant des relevés de mesures hydrauliques, une scientifique de la Compagnie de Distribution d'Energie trouve un squelette enseveli dans les fonds limoneux du lac Kleifarvatn. Aussitôt, elle appelle la police. On charge l'équipe du commissaire Erlendur de cette enquête...
    Suite à un tremblement de terre, des fissures lézardent le fond du lac. L'eau s'échappe par les failles, l'asséchant très rapidement. Dans cette terre argileuse, toute la moitié ancrée d'un squelette ressort, le crâne fendu ou troué, le corps attaché à un émetteur radio.
    1. Ce n'est pas un accident.
    2. Qui est cet homme de trente-cinq/quarante ans ?
    3. le crime a-t-il une relation avec l'émetteur radio d'origine russe ?
    4. Depuis combien de temps hante-t-il les fonds sablonneux ?
    5. Sa disparition a-t-elle été signalée ?
    C'est son ancienne collègue et supérieure, Marion Briem, qui l'oriente vers la piste éventuelle du temps de "la guerre froide", des histoires d'espionnage des années soixante et de l'enrôlement des jeunes étudiants Islandais.
    L'histoire est ponctuée par les souvenirs de Tomas... étudiant islandais venu à Berlin et à Leipzig faire ses études ; ses amitiés, ses idées politiques et utopiques, la découverte de l'amour avec Ilona une hongroise, ses désirs, son désenchantement, ses appréhensions, ses peurs et l'anéantissement de ses rêves.
    On parle de la police secrète allemande, la stasi, de surveillance permanente, de délation, de la scission entre l'Est et l'Ouest et d'un début, une esquisse, d'émancipation qui verra un dénouement en 1989.
    L'évocation de son passé dévoile peu à peu l'intrigue, nous laissant supposer des scénarios et mener l'enquête en parallèle de celle d'Erlendur.
    Entre les pages... Marion Briem, atteinte d'un mal incurable, survit sous oxygène. Elinborg fait éditer son livre de recettes de cuisine. Sigurdur Oli est harcelé au téléphone par un suicidaire. Eva Lind, la fille, est hospitalisée pour une énième cure de désintoxication. Sindri, le fils, demande l'hospitalité et essaie de comprendre le père absent, déserteur. Valgerdur, l'hypothétique amante, se questionne ; doit-elle quitter son mari ?... Quant à Erlendur, il revoit dans ses pensées les lieux de son enfance, la maison familiale délabrée, s'imaginant à la recherche de ce frère disparu, quarante ans plus tôt.
    Tous sont présents, perdus, à la recherche d'un fantôme, d'un équilibre et d'une paix intérieure.
    Quatrième livre avec le duo Indridason-Erlendur et toujours une immersion entière en Islande. Cette fois-ci, pas de neige ! Il y a même un barbecue chez Sigurdur Oli (Enfin, un semblant de détente !).
    Le thème abordé est une parenthèse à la vie politique des pays de l'Est durant la guerre froide. Après les années 40, l'Union Soviétique établit son règne sur ces pays et étouffe tout mouvement insurrectionnel (Hongrie - 1956). Je me suis rappelée certains films très noirs d'espionnage comme "Espion, lève-toi" avec Lino Ventura, où je respirais l'angoisse, la fébrilité, les doutes et les soupçons. C'est le seul reproche que je peux faire... je n'ai pas vécu tout cela dans ce livre. Mais peut-être que l'auteur l'a voulu ainsi. Je pense que le vrai sujet est la disparition d'un être aimé : Pour une femme de soixante-dix ans c'est le fiancé qui ne viendra jamais au rendez-vous, pour un fils et une fille, c'est le père absent qui a rejeté ses devoirs parentaux, pour un couple, c'est le bébé qui ne naîtra pas, pour un jeune étudiant fougueux et idéaliste, c'est la jeune hongroise enlevée un après-midi... pour un jeune garçon, c'est le petit frère qui s'est égaré dans la neige...
    A travers cette histoire, c'est la quête obsessionnelle d'Erlendur qui transparaît.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Cette fois encore, l'intrigue oscille entre une histoire du passé, sombre et mystérieuse, et une enquête au présent, qui ne l'est pas moins. Celle-ci est menée par Erlendur et ses habituels comparses Sigurdur Oli et Elinborg que nous retrouvons une fois de plus sur les lieux d'un crime assez ancien, révélé par la découverte d'un squelette immergé au fond d'un lac. Cette enquête n'est pas sans rappeler celle de "La femme en vert", le ressort de l'intrigue reposant sur la recherche d'identité du squelette et de son assassin.
    Les chapitres en flashback retracent l'histoire d'une bande d'étudiants islandais idéalistes envoyés en Allemagne de l'Est après la guerre, en pleine guerre froide, et qui ne tarderont pas à ouvrir les yeux sur la réalité d'un système communiste totalitaire soigneusement verrouillé par l'organisation sans faille de sa police politique, la Stasi. On devine rapidement que parmi ces étudiants figurent le futur assassin et la future victime.
    Arnaldur Indridason emboîte les pièces du puzzle alternativement dans les deux niveaux du récit, jusqu'à sa conclusion, dévoilant une histoire complexe mêlant amour, amitié, faux semblant, trahison, perte d'illusion et compassion.
    Au passage, les personnages récurrents du roman évoluent également dans leur propre histoire personnelle : Elinborg montre des talents cachés, Sigurdur Oli veut un enfant, Erlendur s'engage dans une liaison, s'éloigne de sa fille mais redécouvre son fils. Avec Arnaldur Indridason, on reste en famille et on retrouve les vieux amis que l'on avait quittés au roman précédent, et que l'on retrouvera avec plaisir dans le prochain roman.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 21 mars 2010

    Seraphita
    Suite à un mouvement de terrain, le lac de Kleifarvatn a vu le niveau de ses eaux baisser, certaines zones s'asséchant. C'est ainsi qu'une hydrologue découvre un jour, dans un endroit asséché du lac, un squelette qui présente un trou à la tête et qui a été lesté d'un appareil d'écoute russe. le commissaire Erlendur Sveinsson va enquêter à la recherche de l'identité de ce mystérieux homme du lac. Cela l'emmène vers une époque, celle de la guerre froide, vers un lieu : l'Allemagne de l'est, et vers une sombre histoire, celle de l'espionnage.
    Ayant été véritablement conquise par « La femme en vert » du même auteur, j'ai décidé de poursuivre mes lectures en sa compagnie une nouvelle fois. Et je n'ai pas été déçue, même si j'ajouterais un petit bémol.
    J'ai retrouvé avec satisfaction l'équipe d'enquêteurs : le commissaire Erlendur, tout d'abord, dont l'histoire familiale est toujours aussi complexe, entre une fille droguée et paumée, et un fils, jusqu'alors inexistant, et qui réapparaît soudainement dans sa vie, lui demandant des comptes. Ses collègues sont Elinborg, une passionnée de cuisine qui publie avec satisfaction son premier livre de recettes, et Sigurdur Oli, qui ne manque pas, à l'occasion, de laisser transparaître sa couleur politique.
    D'ailleurs, il est beaucoup question de politique dans ce livre, à travers le militantisme socialiste d'étudiants islandais qui vont étudier à Leipzig, en Allemagne de l'est, à l'époque de la guerre froide. Mon bémol se situe précisément là, dans le thème choisi par l'auteur pour servir de cadre à l'intrigue : il s'agit d'une histoire d'espionnage, sur fond politique, et cela m'a un peu déplu, de par l'aspect complexe qui en ressort. Je n'ai pas saisi toutes les subtilités de l'intrigue, même si j'ai tout de même compris la trame globale. L'arrière-fond politique est difficile à saisir quand on ne possède pas toutes les clés de compréhension, tout le background politico-historique. J'avais préféré l'intrigue plus psychologique, mais aussi plus éprouvante de « La femme en vert ».
    Ce polar recèle beaucoup de points communs avec cet autre roman : ainsi, le point de départ des deux romans réside en la découverte d'un squelette, ce qui aiguille les enquêteurs vers une époque reculée (ici les années 60-70) et qui les invite à faire des recherches autour de disparitions. Tout comme dans « La femme en vert », une histoire parallèle est progressivement racontée, une histoire qui se déroule au passé, à l'époque du meurtre et un peu avant. le lecteur découvre progressivement la vérité, à la fois à travers le récit du narrateur en provenance du passé, mais aussi à travers l'enquête d'Erlendur et de ses collègues. Comme dans « La femme en vert », l'auteur nous fait douter de l'identité de L'homme du lac, nous aiguillant sur des fausses pistes. Mais l'auteur nous mène un peu moins en bateau, c'est d'ailleurs un peu dommage, que dans cet autre roman.
    J'ai un peu moins été tenue en haleine que dans « La femme en vert ». Mais j'ai aimé ce roman pour son atmosphère, son rythme très lent, ses nombreuses digressions et histoires parallèles. A l'occasion de certaines notes de bas de page, j'ai mieux découvert l'Islande, avec sa luminosité interminable l'été et ses nuits à n'en plus finir l'hiver. Je compare volontiers Indridason au suédois Mankell, de par le rythme lent que ces deux auteurs imposent à l'intrigue. J'apprécie chez Mankell les nombreuses indications météorologiques que je ne retrouve pas chez Indridason, malheureusement.
    Un polar qui m'a séduite pour son atmosphère, mais dont je regrette un peu le thème, même s'il permet de découvrir une époque et d'en apprendre beaucoup.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par BMR, le 30 mars 2008

    BMR
    Les avis étaient unanimes sur les blogs ici ou là, mais on a essayé de résister un peu, beaucoup, ... pas du tout, à l'achat compulsif du dernier Arnaldur Indridason.
    Polar noir On avait déjà lu tous les précédents opus, déjà tous excellentissimes, mais un de plus, ça pouvait attendre, un peu, beaucoup, ... pas du tout.
    Finalement, valait mieux pas tergiverser : c'est trop bien.
    Il suffit à Indridason de quelques pages, d'un seul chapitre pour vous emporter loin d'ici.
    Alors nous voici donc embarqués de nouveau pour la lointaine et exotique Islande aux côtés de l'impossible inspecteur Erlendur, celui qui vit sur une île où la nuit dure 6 mois ...
    Erlendur toujours obsédé par les disparitions, depuis celle de son jeune frère lors d'une randonnée tragique dans les mystérieuses montagnes islandaises.
    Car il s'agit de nouveau d'une disparition.
    Ou plus exactement d'une ré-apparition : celle d'un squelette qui dormait au fond d'un lac depuis 60 ans et qui refait surface.
    Et avec lui tout un pan de l'Histoire : celle de la guerre froide, quand les jeunes étudiants islandais aux idéaux socialistes partaient étudier en RDA et, une fois passé le rideau de fer, découvraient le communisme ... et la Stasi. La vie des autres, quoi.
    Une alternance de chapitres entre la lente et laborieuse enquête d'Erlendur et ses acolytes autour du squelette remonté du lac ficelé à un vieux poste radio et ce qui s'est passé à Leipzig en ce temps là, au temps où la Stasi régnait sur les consciences.
    Car ce qui intéresse Indridason ce n'est jamais le côté criminel du polar, ce sont «les gens», leurs pensées, leurs rapports aux uns et aux autres, leurs rêves ... et leurs cauchemars aussi.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 14 octobre 2009

    caro64
    A la suite d'un tremblement de terre, le lac de Kleifarvatm se vide à une vitesse anormale, ce que doit surveiller la Compagnie de distribution d'énergie. Au cours d'un relevé de contrôle, une hydrologue tombe sur un étrange squelette au crâne percé, lesté avec un appareil de transmission dont a tenté de faire disparaître les inscriptions, mais que l'on devine composé de caractères cyrilliques. C'est le sympathique commissaire, Erlunder, arraché à des vacances qu ‘il avait bien méritées, qui se retrouve avec son équipe chargé de l'affaire.
    Entre les galères avec Eva Lind, sa fille, droguée habituée des commissariats, les retrouvailles inattendues et chaotiques avec son fils Sindri, la soudaine célébrité de sa collègue Elinburg qui vient de publier un livre de cuisine et enchaîne les cocktails mondains et la relation amoureuse mais platonique qu'il entretient avec une femme mariée, Erlunder mène sa vie de flic taciturne obsédé par la découverte de la vérité.
    Au fur et à mesure de sa lente progression, l'intrigue se corse et semble vouloir l'amener à revisiter une page un peu sombre de l'histoire de l'islande, à l'époque où le pari socialiste envoyait ses étudiants se faire endoctriner dans l'ancienne Allemagne de l'Est. C'est un indice de taille que personne ne veut prendre au sérieux qui va cependant faire tiquer notre cher enquêteur et le mettre sur la piste d'un curieux personnage, disparu sans laisser de traces et en laissant derrière lui une femme toujours follement et profondément amoureuse.
    Traumatisé par la perte de son frère lorsqu'il était enfant, Erlunder est totalement obnubilé par les disparitions inexpliquées et ne peut donc s'empêcher de chercher à aider ceux qui se retrouvent dans la même situation que lui.
    Aidé par les remarques acerbes et les conseils avisés de son ancienne collègue, Marion, dont la grave maladie n'affecte pas la mémoire prodigieuse et un sens du recoupement fort à propos, Erlunder se retrouve à marcher sur les plates-bandes des ambassades et des polices secrètes.
    Faisant alterner les avancées difficiles des enquêteurs et le flash-back d'un personnage dont on ne connaîtra l'identité qu'à la fin, Indrasson montre un visage peu connu de la jeunesse islandaise des années 1960 et nous offre un bon roman policier, en même temps que sociologique et historique, un brin de mélancolie aussi, à l'image de son héros de commissaire.

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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 26 mai 2012

    Rien de moins courageux qu'un homme qui trompe sa femme.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par marina53, le 24 mai 2012

    Tous les meurtres sont prémédités. (...) Ils sont simplement d'une stupidité variable.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par BMR, le 30 mars 2008

    [...] ... cette affaire n'a donné lieu à aucune enquête criminelle. On n'en mène généralement pas sur les disparitions parce que en Islande, on ne voit rien d'étonnant à ce que les gens disparaissent. Peut-être à cause du climat capricieux. Peut-être par paresse.
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  • Par Zora-la-Rousse, le 07 février 2011

    Les hommes n'ont aucune limite quand il s'agit d'être lamentables.
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  • Par sandy73, le 24 décembre 2011

    Aujourd'hui, on ne pense qu'à s'enrichir au maximum. A cette époque, personne ne pensait à s'enrichir ou à posséder quoi que ce soit. Cet esprit mercantile généralisé n'existait pas. Personne ne possédait rien, à part peut-être de grandes idées.
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