> Éric Boury (Traducteur)

ISBN : 2757812874
Éditeur : Points (2009)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 179 notes) Ajouter à mes livres
En juin 2000, un tremblement de terre provoque un changement du niveau des eaux du lac de Kleifarvatn et découvre un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractère cyrillique à demi effacées. Le commissaire Erlendur et son équipe s'intéresse... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 21 mars 2010

    Seraphita
    Suite à un mouvement de terrain, le lac de Kleifarvatn a vu le niveau de ses eaux baisser, certaines zones s'asséchant. C'est ainsi qu'une hydrologue découvre un jour, dans un endroit asséché du lac, un squelette qui présente un trou à la tête et qui a été lesté d'un appareil d'écoute russe. le commissaire Erlendur Sveinsson va enquêter à la recherche de l'identité de ce mystérieux homme du lac. Cela l'emmène vers une époque, celle de la guerre froide, vers un lieu : l'Allemagne de l'est, et vers une sombre histoire, celle de l'espionnage.
    Ayant été véritablement conquise par « La femme en vert » du même auteur, j'ai décidé de poursuivre mes lectures en sa compagnie une nouvelle fois. Et je n'ai pas été déçue, même si j'ajouterais un petit bémol.
    J'ai retrouvé avec satisfaction l'équipe d'enquêteurs : le commissaire Erlendur, tout d'abord, dont l'histoire familiale est toujours aussi complexe, entre une fille droguée et paumée, et un fils, jusqu'alors inexistant, et qui réapparaît soudainement dans sa vie, lui demandant des comptes. Ses collègues sont Elinborg, une passionnée de cuisine qui publie avec satisfaction son premier livre de recettes, et Sigurdur Oli, qui ne manque pas, à l'occasion, de laisser transparaître sa couleur politique.
    D'ailleurs, il est beaucoup question de politique dans ce livre, à travers le militantisme socialiste d'étudiants islandais qui vont étudier à Leipzig, en Allemagne de l'est, à l'époque de la guerre froide. Mon bémol se situe précisément là, dans le thème choisi par l'auteur pour servir de cadre à l'intrigue : il s'agit d'une histoire d'espionnage, sur fond politique, et cela m'a un peu déplu, de par l'aspect complexe qui en ressort. Je n'ai pas saisi toutes les subtilités de l'intrigue, même si j'ai tout de même compris la trame globale. L'arrière-fond politique est difficile à saisir quand on ne possède pas toutes les clés de compréhension, tout le background politico-historique. J'avais préféré l'intrigue plus psychologique, mais aussi plus éprouvante de « La femme en vert ».
    Ce polar recèle beaucoup de points communs avec cet autre roman : ainsi, le point de départ des deux romans réside en la découverte d'un squelette, ce qui aiguille les enquêteurs vers une époque reculée (ici les années 60-70) et qui les invite à faire des recherches autour de disparitions. Tout comme dans « La femme en vert », une histoire parallèle est progressivement racontée, une histoire qui se déroule au passé, à l'époque du meurtre et un peu avant. le lecteur découvre progressivement la vérité, à la fois à travers le récit du narrateur en provenance du passé, mais aussi à travers l'enquête d'Erlendur et de ses collègues. Comme dans « La femme en vert », l'auteur nous fait douter de l'identité de L'homme du lac, nous aiguillant sur des fausses pistes. Mais l'auteur nous mène un peu moins en bateau, c'est d'ailleurs un peu dommage, que dans cet autre roman.
    J'ai un peu moins été tenue en haleine que dans « La femme en vert ». Mais j'ai aimé ce roman pour son atmosphère, son rythme très lent, ses nombreuses digressions et histoires parallèles. A l'occasion de certaines notes de bas de page, j'ai mieux découvert l'Islande, avec sa luminosité interminable l'été et ses nuits à n'en plus finir l'hiver. Je compare volontiers Indridason au suédois Mankell, de par le rythme lent que ces deux auteurs imposent à l'intrigue. J'apprécie chez Mankell les nombreuses indications météorologiques que je ne retrouve pas chez Indridason, malheureusement.
    Un polar qui m'a séduite pour son atmosphère, mais dont je regrette un peu le thème, même s'il permet de découvrir une époque et d'en apprendre beaucoup.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Cette fois encore, l'intrigue oscille entre une histoire du passé, sombre et mystérieuse, et une enquête au présent - menée par Erlendur et ses habituels comparses Sigurdur Oli et Elinborg - déclenchée par la découverte d'un squelette, qui n'est pas sans rappeler celle de "La femme en vert", le ressort de l'intrigue reposant sur la recherche d'identité de ce squelette et de son assassin.
    Les chapitres en flash back retracent l'histoire d'une bande d'étudiants islandais idéalistes envoyés en Allemagne de l'Est après la guerre, qui ne tarderont pas à découvrir la réalité d'un système totalitaire et de la Stasi. On devine que parmi ces étudiants figurent le futur assassin et la future victime.
    Arnaldur Indridason emboite les pièces du puzzle alternativement dans les deux niveaux du roman, jusqu'à sa conclusion, dévoilant une histoire complexe mêlant amour, amitié, faux semblant, trahison, perte d'illusion et compassion.
    Au passage, les personnages récurrents évoluent également dans leur propre histoire personnelle : Elinborg montre des talents cachés, Sigurdur Oli veut un enfant, Erlendur s'engage dans une liaison, s'éloigne de sa fille mais redécouvre son fils. La suite au prochain roman.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par BMR, le 30 mars 2008

    BMR
    Les avis étaient unanimes sur les blogs ici ou là, mais on a essayé de résister un peu, beaucoup, ... pas du tout, à l'achat compulsif du dernier Arnaldur Indridason.
    Polar noir On avait déjà lu tous les précédents opus, déjà tous excellentissimes, mais un de plus, ça pouvait attendre, un peu, beaucoup, ... pas du tout.
    Finalement, valait mieux pas tergiverser : c'est trop bien.
    Il suffit à Indridason de quelques pages, d'un seul chapitre pour vous emporter loin d'ici.
    Alors nous voici donc embarqués de nouveau pour la lointaine et exotique Islande aux côtés de l'impossible inspecteur Erlendur, celui qui vit sur une île où la nuit dure 6 mois ...
    Erlendur toujours obsédé par les disparitions, depuis celle de son jeune frère lors d'une randonnée tragique dans les mystérieuses montagnes islandaises.
    Car il s'agit de nouveau d'une disparition.
    Ou plus exactement d'une ré-apparition : celle d'un squelette qui dormait au fond d'un lac depuis 60 ans et qui refait surface.
    Et avec lui tout un pan de l'Histoire : celle de la guerre froide, quand les jeunes étudiants islandais aux idéaux socialistes partaient étudier en RDA et, une fois passé le rideau de fer, découvraient le communisme ... et la Stasi. La vie des autres, quoi.
    Une alternance de chapitres entre la lente et laborieuse enquête d'Erlendur et ses acolytes autour du squelette remonté du lac ficelé à un vieux poste radio et ce qui s'est passé à Leipzig en ce temps là, au temps où la Stasi régnait sur les consciences.
    Car ce qui intéresse Indridason ce n'est jamais le côté criminel du polar, ce sont «les gens», leurs pensées, leurs rapports aux uns et aux autres, leurs rêves ... et leurs cauchemars aussi.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 14 octobre 2009

    caro64
    A la suite d'un tremblement de terre, le lac de Kleifarvatm se vide à une vitesse anormale, ce que doit surveiller la Compagnie de distribution d'énergie. Au cours d'un relevé de contrôle, une hydrologue tombe sur un étrange squelette au crâne percé, lesté avec un appareil de transmission dont a tenté de faire disparaître les inscriptions, mais que l'on devine composé de caractères cyrilliques. C'est le sympathique commissaire, Erlunder, arraché à des vacances qu ‘il avait bien méritées, qui se retrouve avec son équipe chargé de l'affaire.
    Entre les galères avec Eva Lind, sa fille, droguée habituée des commissariats, les retrouvailles inattendues et chaotiques avec son fils Sindri, la soudaine célébrité de sa collègue Elinburg qui vient de publier un livre de cuisine et enchaîne les cocktails mondains et la relation amoureuse mais platonique qu'il entretient avec une femme mariée, Erlunder mène sa vie de flic taciturne obsédé par la découverte de la vérité.
    Au fur et à mesure de sa lente progression, l'intrigue se corse et semble vouloir l'amener à revisiter une page un peu sombre de l'histoire de l'islande, à l'époque où le pari socialiste envoyait ses étudiants se faire endoctriner dans l'ancienne Allemagne de l'Est. C'est un indice de taille que personne ne veut prendre au sérieux qui va cependant faire tiquer notre cher enquêteur et le mettre sur la piste d'un curieux personnage, disparu sans laisser de traces et en laissant derrière lui une femme toujours follement et profondément amoureuse.
    Traumatisé par la perte de son frère lorsqu'il était enfant, Erlunder est totalement obnubilé par les disparitions inexpliquées et ne peut donc s'empêcher de chercher à aider ceux qui se retrouvent dans la même situation que lui.
    Aidé par les remarques acerbes et les conseils avisés de son ancienne collègue, Marion, dont la grave maladie n'affecte pas la mémoire prodigieuse et un sens du recoupement fort à propos, Erlunder se retrouve à marcher sur les plates-bandes des ambassades et des polices secrètes.
    Faisant alterner les avancées difficiles des enquêteurs et le flash-back d'un personnage dont on ne connaîtra l'identité qu'à la fin, Indrasson montre un visage peu connu de la jeunesse islandaise des années 1960 et nous offre un bon roman policier, en même temps que sociologique et historique, un brin de mélancolie aussi, à l'image de son héros de commissaire.

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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par sentinelle, le 07 octobre 2008

    sentinelle
    Quatrième roman traduit en français de l'islandais Arnaldur Indridason, deuxième roman que je lis de cet auteur après « La femme en vert », « L'homme du lac » m'a convaincue une fois de plus.
    Je ne sais pas pour ses autres romans, mais concernant ceux que j'ai lus, je ne peux m'empêcher de penser à la série « Cold case », vous savez, les enquêtes de Lilly Rush qui déterre d'anciennes affaires classées depuis belle lurette. Et bien, le taciturne commissaire Erlendur est un peu le pendant de Lilly Rush ! Plus qu'une enquête, les romans d'Indridason nous invitent, dans un contexte historique et social précis, à une analyse fine des personnages et de la société islandaise en général.
    Dans « L'homme du lac », le prétexte tout trouvé pour remonter aux années 60 des jeunes étudiants islandais socialistes, invités par le parti communiste de l'Allemagne de l'Est (RDA) à séjourner à l'université de Leipzig en étant nourri et loger gratuitement, est la découverte récente d'un squelette vieux de 40 ans dans les eaux d'un lac qui connaît des changement de niveaux depuis un tremblement de terre, squelette au crâne défoncé et attaché à un émetteur radio portant des inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacées, de fabrication soviétique et datant de la guerre froide.
    Pas de courses poursuites endiablées ni de rebondissements sans fin mais une enquête minutieuse qui cerne au plus près la psychologie des personnages composant cette jeunesse socialiste islandaise prise malgré elle dans la tourmente de la guerre froide. Nous ne pouvons que ressentir une certaine empathie envers ces étudiants au fur et à mesure de l'avancement du récit, lorsque nous cernons au mieux à quels destins tragiques seront voués ces jeunes idéalistes confrontés à la dure réalité du communisme : la police politique - la Stasi ou les services secrets est-allemands – et les outils mis à leur disposition : la surveillance réciproque, l'espionnage, la délation qui conduisent forcément à la trahison…
    Parallèlement au déroulement de l'enquête, nous accompagnons le quotidien du commissaire Erlendur et des membres de son équipe (de ce point de vue là, il est préférable de lire les tomes dans l'ordre, ce que je n'ai évidemment pas fait mais je vous rassure tout de suite, on s'y retrouve malgré tout assez facilement).
    Petite note en passant, le nombre de prénoms se terminant en « dur » est assez affolant en Islande : Haraldur, Thordur, Erlendur, Valgerdur, Lénardur, Sigurdur… je vous mets au défi de déterminer quels sont les prénoms masculins ou féminins ;-)
    « L'homme du lac » est donc un bon polar, mais il est plus que cela, dans la mesure où il dépasse largement tous les codes du genre. Je suis donc plus que convaincue après mes deux lectures et je compte bien ne pas en rester là.

    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-22957338.html
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Citations et extraits

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  • Par BMR, le 30 mars 2008

    [...] ... cette affaire n'a donné lieu à aucune enquête criminelle. On n'en mène généralement pas sur les disparitions parce que en Islande, on ne voit rien d'étonnant à ce que les gens disparaissent. Peut-être à cause du climat capricieux. Peut-être par paresse.
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  • Par sandy73, le 24 décembre 2011

    Aujourd'hui, on ne pense qu'à s'enrichir au maximum. A cette époque, personne ne pensait à s'enrichir ou à posséder quoi que ce soit. Cet esprit mercantile généralisé n'existait pas. Personne ne possédait rien, à part peut-être de grandes idées.
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  • Par toto, le 11 avril 2010

    Erlendur sentit l'alcool lui déchirer la gorge quand il avala la Chartreuse. Il remplit à nouveau les verres en pensant à son parfum, qu'il avait senti lorsqu'elle avait franchi la porte. C'était comme l'odeur d'un été depuis longtemps disparu. L'esprit d'Erlandur s'emplit d'un étrange regret dont les racines remontaient plus loin dans le temps qu'il ne l'imaginait.
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  • Par line70, le 22 mars 2011

    Les gens qui jouent avec le feu courent le risque de se brûler mais ils sont toujours aussi surpris quand ça se produit. Toujours aussi innocents et étonnés de se brûler.
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  • Par Zora-la-Rousse, le 07 février 2011

    Les hommes n'ont aucune limite quand il s'agit d'être lamentables.
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